dimanche 29 septembre 2019

Et ils meurent tous les deux à la fin, Adam Silvera

Quatrième de couv' : « Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? »

Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour fi nal. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.



Mon avis : J'ai acheté ce roman en Mai, après l'avoir repéré des mois auparavant. Jusque là, j'hésitais à l'acheter parce que je ne connaissais pas l'écriture de Silvera. Mais comme j'ai lu Pourquoi pas nous, de Silvera et Albertalli, et que j'ai bien aimé, je me suis dit que j'allais lire ses autres romans.

💀⚰️⚱️

Dans ce livre, nous sommes dans un monde où une société spéciale, Death-Cast, peut prédire le jour de votre mort. Ils ne vous préviennent pas 3 mois avant, mais la veille, entre minuit et 3h, et ensuite, vous pouvez mourir à tout moment avant la fin de cette journée.
Mateo et Rufus se rencontrent grâce à une autre application, Dernier Ami, qui met en relation des gens sur le point de mourir, avec d'autres gens sur le point de mourir, ou bien de bonnes âmes qui ont encore du temps devant eux et souhaitent accompagner dans leur dernière journée ceux qui s'apprêtent à mourir.

💀⚰️⚱️

Bon, je vais encore passer pour la reloue de service, qui déteste tous les livres qui ont du succès...

Globalement ce n'est pas un mauvais livre. Mais je ne l'ai pas aimé. Je croyais que j'allais adorer, je me voyais déjà super émue, triste de quitter des personnages dont le destin est scellé par le titre.
Et finalement, même si c'est un livre que je n'ai pas détesté lire, j'en ressors avec un sentiment d'irritation, d'agacement.

💀⚰️⚱️

Le truc n'°1 qui me déplait, c'est qu'Adam Silvera ne sait pas construire des personnages autres que des jeunes garçons homo/bi latinos. Dans les deux livres que j'ai pu lire de lui jusqu'à présent, ses personnages étaient ce genre de mecs. Autant je trouve ça super de montrer de la diversité au travers de personnages homo et de couleur, autant ça m'agace parce que j'ai l'impression qu'il ne se renouvelle pas. J'ai eu l'impression de voir exactement les mêmes personnages, avec les mêmes traits de caractère que dans Pourquoi pas nous ?
J'imagine qu'il met beaucoup de lui dans ses personnages, mais j'aimerais bien qu'il soit capable, en tant qu'auteur, de me proposer des personnages issus de minorités, qui soient différents de ses précédents personnages. Des personnages moins timorés, que ce ne soit pas des mecs bruns à lunettes tout timides, ou à l'inverse des mecs bruns dont l'héritage familial les plombe. Bref, j'aimerais qu'il renouvelle son catalogue de personnages.

Surtout que dans ce roman, il oppose (encore une fois) deux mecs qui n'ont rien à voir mais qui tombent amoureux. Mateo est timide, garçon sage à lunettes versus Rufus, orphelin en colère qui vient de perdre ses parents, qui se bat et qui fonce dans le tas.
J'ai pas l'impression que dans la vraie vie, les opposés s'attirent. Evidemment, on est attiré par des gens différents de soi, mais pas à l'exact opposé, si ?

En plus, je n'ai pas eu l'impression de voir leur relation amoureuse se développer. Okay ils apprennent à mieux se connaître durant cette journée, mais aucun des deux n'était dans la séduction. J'ai plus l'impression qu'ils se sont mis à s'aimer parce qu'ils ont passé une bonne journée ensemble et que leur fin est inéluctable, et qu'il est plus "agréable" de mourir en se sachant aimé.
Je n'ai pas senti qu'il y avait une attirance entre eux, j'ai plutôt eu l'impression de voir le développement d'une amitié. Et si l'auteur s'était contenté de cette amitié, j'aurais sûrement mieux aimé cette histoire.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas su m'identifier ni m'attacher aux personnages. Difficile dans ce cas d'avoir de l'empathie pour ces garçons qui vont forcément mourir à la fin du roman.

💀⚰️⚱️

L'ambiance très morbide qu'il y a dans ce livre m'a dérangée (okay c'est le thème du livre mais...) : les parents des personnages sont morts, ou dans le coma. Les deux garçons ne peuvent compter que sur leurs amis, mais là encore, ceux-ci ont connu des décès tragiques de personnes qu'ils aimaient, bref la mort est ultra-présente dans cette histoire et je n'ai pas trouvé que c'était très représentatif de la réalité. Je ne sais pas si on peut dire que j'ai de la chance, mais dans mon entourage, à part des personnes très âgées et très malades, personne n'est mort. Alors que dans le roman, c'est une hécatombe dans la vie des deux personnages !

💀⚰️⚱️

Et puis, il faut bien dire que ce roman manque de suspense. Il y a un rebondissement qui arrive dans le roman, mettant en danger nos personnages, mais c'est assez vite résolu, et on passe à autre chose, ou devrais-je dire, on retrouve la lenteur de l'histoire.

Tout reste en surface : l'auteur ne nous explique pas comment fonctionne Death-Cast, comment ils déterminent qui va mourir et sur quels critères.
Il évoque le fait que certaines personnes sur le point de mourir, racontent leur journée minute par minute sur un blog dédié. Ça aurait pu être l'occasion d'évoquer le voyeurisme de ceux qui lisent ce blog... enfin y'avait tellement à dire et on reste sur notre faim !

Je trouve qu'Adam Silvera brode beaucoup autour du fait de vivre toute une vie en une journée. Il tente de répondre à la question "Que ferais-tu si tu n'avais plus qu'une journée à vivre ?" Le truc, c'est que selon lui, il faudrait faire tout ce qu'on n'a pas eu le temps de faire avant. Et c'est peut-être là où l'on n'est pas d'accord.

💀⚰️⚱️

Dernière chose : il y a plein de coquilles dans ce roman, c'est truffé d'oubli de mots.
La traductrice a jugé bon de mettre des mots comme "Wesh" n'importe où, ou des phrases comme "c'est trop de la balle", qu'à mon avis, les jeunes n'utilisent plus.
Je ne sais pas si ça vient de la traduction, mais parfois le texte était lourd, il y avait plein de répétitions, l'auteur écrivait la même chose que deux lignes plus haut, comme si on n'avait pas compris !

💀⚰️⚱️

Honnêtement, je suis déçue de ce roman. J'en attendais beaucoup plus : être bouleversée. Et à cause de tous les défauts d'écriture, je n'ai pas été touchée. Ça manquait vraiment d'un rebondissement de dernière minute.

4/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mercredi 25 septembre 2019

La guerre des mercredis, Gary D. Schmidt

Quatrième de couv' : S’il y a un élève du collège que Mme Baker, la prof d’anglais, ne peut pas voir en peinture, c’est bien lui, Holling Hoodhood.
Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue ou au cathéchisme, Holling Hoodhood, qui n’est ni juif ni catholique, est condamné à rester avec Mme Baker. Elle le lui fait payer. Cela fait plusieurs mercredis qu’il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, décrasse les fenêtres.
Et voilà que Mme Baker s’est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare !
Pendant que Holling Hoodhood découvre La Tempête, l’histoire des États-Unis suit son cours.



Mon avis : Ce livre était sur ma wishlist depuis au moins 3 ans. Quand il est sorti en poche au printemps, je n'ai pas attendu longtemps avant de l'acheter.
Dernièrement, j'ai lu le premier chapitre, et j'ai vraiment accroché.

🏃🏼‍♂️⚾️🚍

Holling Hoodhood raconte son année de cinquième et comment les mercredis, seul en tête à tête avec Mme Baker, sa prof d'anglais, ont donné un sens à sa vie.
L'histoire se déroule à la fin des années 60 à Long Island, l'occasion pour nous, de découvrir en arrière-plan une partie de l'Histoire américaine, avec la guerre du Vietnam, l'assassinat de Martin Luther King, celui de Robert Kennedy ou la menace de la bombe atomique.

On est sur un roman qui traite du quotidien d'un collégien, et contrairement à ce qu'on pourrait croire il se passe plein de choses pour lui : sa vie est trépidante et ses après-midis avec sa prof vont le faire grandir, lui permettre de s'ouvrir à des activités qu'il n'aurait pas faites (le théâtre, le cross), de découvrir les oeuvres de Shakespeare, ainsi que d'entrevoir les conséquences de la guerre du Vietnam sur son entourage proche. Ce roman parle du racisme et de l'évolution de la société à travers le comportement des gens qui vivent chacun un quotidien difficile.

🏃🏼‍♂️⚾️🚍

Malgré quelques longueurs, l'histoire est vraiment agréable à lire. Le style de l'auteur est moderne, fluide et vraiment bien maîtrisé. Le ton est frais et plein d'humour.
On suit le point de vue d'Holling, qui aborde certaines situations cocasses avec angoisse, mais toujours avec humour et ironie.

🏃🏼‍♂️⚾️🚍

On sent aussi fortement l'influence des années 60 à travers l'éducation donnée à Holling par son père. Il devra par exemple reprendre l'entreprise d'architecture de son père. Mais le veut-il ?
Ou encore, parler à table constituait un acte de rébellion. Je ne pense pas qu'on s'en rende vraiment compte aujourd'hui, mais être un jeune dans les années 60, parler de ses idées politiques, c'était clairement tenir tête à ses parents.
J'ai adoré le contexte proposé par l'auteur, ça change de lire des romans avec des ados qui n'ont pas tous les moyens de communication ou de transport qu'on a aujourd'hui. A vrai dire, je trouve ça reposant.

🏃🏼‍♂️⚾️🚍

De plus les personnages sont très attachants. Si au début Holling est persuadé que Mme Baker le déteste, il se rend peu à peu compte qu'elle l'apprécie. Ils sont l'un et l'autre très bienveillants et prêts à s'aider pour affronter les difficultés ou les obstacles mis sur leur chemin. Mme Baker paraît touchante, attentionnée et bien moins sévère qu'elle n'en a l'air au premier abord.
Holling est un garçon sincère, naïf, touchant, qui grandit, prend du recul, s'humanise, et s'oppose à un père, qui lui, visiblement n'a pas beaucoup réfléchi à la personne qu'il souhaite être. Il y a une scène excellente, qui montre l'opposition entre ces deux personnages : la modernité qui s'oppose à un parent resté bloqué dans des valeurs traditionnelles de bien-pensance.

🏃🏼‍♂️⚾️🚍

C'était vraiment agréable comme lecture.
Je m'y suis sentie bien, j'ai adoré le personnage d'Holling et de quelle façon il évolue durant cette année de cinquième.
C'est un roman d'apprentissage, dans une société américaine qui ne propose pas vraiment d'échappatoire.
Par ailleurs, on trouve de belles phrases dans ce livre, ce qui ne gâche rien.
Un magnifique roman sur l'adolescence, qui mériterait sa place sur toutes les étagères des librairies et bibliothèques.

9/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 24 septembre 2019

Five feet apart, Rachael Lippincott, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis

Quatrième de couv' : Depuis son plus jeune âge, Stella a l'habitude de tout contrôler. Surtout à l'hôpital, où ses poumons défaillants l'envoient régulièrement. Traitement, régime, suivi médical, rien n'échappe à son organisation.

Tout l'inverse de Will, qui n'attend qu'une chose : avoir 18 ans, sortir d'ici et vivre enfin.
Ils n'ont rien en commun, en dehors de leur maladie, celle-là même qui leur impose une distance de trois pas à tout instant.

Peut-on vraiment aimer quelqu'un sans jamais l'approcher ?


Mon avis : L'éditeur a recouvert le livre d'une jaquette représentant une image du film, mais si vous la retirez, vous allez découvrir une couverture magnifique.
Le dessin est de Lisa Perrin et c'est sublime.
J'ai acheté le livre uniquement pour sa couverture, parce qu'à vrai dire, une histoire sur des ados malades, ça me branchait moyen. Quand on a lu Nos étoiles contraires, c'est un peu comme si on les avait tous lus.

⬂⥁⬀

Stella est atteinte de la mucoviscidose depuis son plus jeune âge. L'Hôpital Sainte-Grâce, elle le connait comme sa poche puisqu'elle y séjourne chaque fois que son corps a un coup de mou.
Cette fois-ci, elle y fait la rencontre de Will, lui aussi atteint du même mal, avec l'option B. cepacia en plus. Pour lui, la greffe de nouveaux poumons n'est plus possible. En gros, ses chances de survie sont très, très limitées.
Evidemment leur première rencontre va mal se passer : Stella est une control freak, alors que Will est résigné sur son sort et n'attend que sa majorité pour cesser les traitements et vivre au jour le jour.
Mais puisqu'on est dans une romance, ils vont finir par s'aimer.

⬂⥁⬀

En réfléchissant sérieusement à cette histoire, je trouve qu'il manque quelque chose : l'étincelle entre les deux personnages.
Will et Stella se disent amoureux l'un de l'autre, pourtant ils n'ont rien en commun, ne se racontent rien de leur vie en dehors de l'hôpital.
A vrai dire, ils s'aiment, parce qu'ils sont dans la même situation, parce qu'ils vivent au même endroit et que leur histoire d'amour est impossible. Voilà.
En fait, pour moi, ils se bercent d'illusions. Et je crois que si ils éprouvent de l'amour l'un pour l'autre, c'est pour se raccrocher à la normalité, aimer quelqu'un et en être aimé c'est ce qu'il y a de plus normal dans une vie, or leur vie n'est pas normale. Finalement leur histoire d'amour les rapprochent d'une certaine forme de normalité, les pousse à vivre et à garder espoir.
Mais je crois que si ils se connaissaient vraiment, dans un autre contexte, ils ne tomberaient pas amoureux. Plus on t'interdit un truc, plus tu en as envie, pas vrai ? Ici c'est ça : ils n'ont pas le droit de se toucher, de s'approcher, c'est donc l'interdit ultime. Alors forcément, ils veulent le braver. Ce sont les Roméo & Juliette du XXIè siècle.

⬂⥁⬀

Soyons honnête : ce roman manque d'originalité. On passe vite sur les personnages secondaires, comme les parents par exemple, qui auraient pourtant tellement de choses à exprimer. Les amis ne font que de brèves apparitions et ne servent pas à grand chose. Ils sont juste là pour permettre à Will et à Stella de se rendre compte de leur attirance réciproque.
Les personnages sont plutôt stéréotypés. Stella a un côté maniaque, qui veut tout contrôler, et c'est très... fatigant. Elle n'a que 17 ans, elle se raccroche à tous ces rituels, comme la prise de médicaments quotidienne, pour avancer, pour vivre un jour de plus, mais elle a du mal à lâcher prise. Au point qu'elle vit pour ses parents plutôt que pour elle.
Quant à Will, c'est le garçon qui veut se rebeller, mais en même temps il ne le fait pas...
Je les ai trouvé un peu creux ces personnages.

En plus on a des passages narratifs assez lourds, assez longs, et par moments je me suis ennuyée, alors que le roman ne comporte que 306 pages et c'est écrit assez gros...

⬂⥁⬀

Je n'ai pas passé un mauvais moment avec cette lecture, mais pfff... j'ai trop senti les intentions de l'autrice : me faire pleurer. Et moi ça me bloque complètement.
De plus, le style n'a rien de particulier, il n'est ni bon, ni mauvais, c'est juste linéaire et sans accroc. Il n'a pas de poésie non plus, très peu d'éléments humoristiques, bref rien qui ne le fasse sortir du lot.

⬂⥁⬀

Je savais très bien en achetant ce roman, que ce serait tire-larmes, que ce serait fait pour m'émouvoir. Mais voilà, je suis toujours aussi insensible, et ce genre de roman ne me fait pas pleurer (par contre devant le film je pense que je peux me transformer en madeleine).
Ce n'est pas un mauvais livre, mais c'est du vu et revu. Ou alors pour l'apprécier, il faut avoir envie de lire un livre sur la maladie et les histoires d'amour impossibles.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 23 septembre 2019

The Mortal Instruments : Les origines, tome 1 : L'Ange mécanique, Cassandra Clare

Quatrième de couv' : Tessa débarque à Londres pour rejoindre son frère. Mais à peine arrivée, elle tombe dans un piège : enlevée par les horribles Soeurs Noires, elle développe des pouvoirs qu’elle ignorait posséder.
Jusqu’au jour où Will, un Chasseur d’Ombres, la libère et lui apprend qu’elle est une Créature Obscure. Un nouveau destin attend Tessa dans un monde mystérieux, où vampires, sorciers et autres créatures de l’ombre règnent en maîtres…



Mon avis : Vous allez vous demander pourquoi j'ai voulu lire ce livre... Récemment je me suis abonnée à la chaîne Booktube d'une fille (Justine de RedblueMoon) qui n'arrêtait pas de vanter les mérites de cette saga. Elle expliquait que la saga "Les origines" se déroulait à la fin du XIXè siècle à Londres. Il n'en a pas fallu plus pour me convaincre d'acheter le premier tome en poche.

(Pour la petite anecdote, j'ai pris un dont le bord droit était déchiré plutôt que de le mettre au retour. Ce que j'ai découvert plus tard, c'est qu'en fait il y avait eu une erreur d'impression : la page 336 avait été remplacée par la 356. J'imagine donc qu'un libraire d'une autre Fnac avait eu vent de ce problème et avait retourné le livre à la Centrale, qui a été renvoyé dans ma Fnac, sans mention de ce problème...).

𝌡࠲⋇

Alors soyons honnête, j'ai mis un mois à lire ce livre. Les premières 60 pages m'ont plu. Puis je l'ai posé. J'ai avancé un peu. Je l'ai à nouveau posé pendant quelques jours. Je le lisais petit morceau par petit morceau. Jusqu'à ce que j'en ai marre de ne pas réussir à le finir, alors une fois que j'ai dépassé la moitié, je me suis motivée à aller jusqu'au bout, sans le lâcher pour d'autres lectures.

Et c'est ça qui est bizarre, c'est que les pages défilaient, j'ai lu très vite, parce qu'on a une alternance de dialogue et de narration, de rebondissements et de discussions, bref, c'est bien foutu, mais je n'étais pas totalement dedans. A la lecture ça me plaisait, mais dès que je fermais le livre pour aller faire autre chose, quand je revenais je n'avais pas envie de le continuer. Je pense que ça vient du fait que je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de roman : c'est un peu steampunk, un peu fantasy, un peu romance. C'est un mélange de genres dont je n'ai pas l'habitude.

𝌡࠲⋇

J'ai aimé découvrir cette histoire, mais c'est très classique dans sa structure narrative. Il y a évidemment tout un tas de rebondissements, mais ils sont toujours attendus, on sait à quel moment ils vont se passer, parce qu'on a toujours le même schéma. Il faut bien dire que même dans les moments où on craint pour la vie des héros, on sait qu'ils vont tous s'en sortir car un Deus Ex-Machina finira bien par arriver.
Je me suis quand même laissée porter par les événements qui s'y déroulaient sans y réfléchir à l'avance, et c'est assez agréable.

𝌡࠲⋇

Les personnages aussi ont un rôle bien attribué à chacun. Will est le mec ténébreux, sarcastique, qui n'avoue jamais ses failles, ni ses sentiments. Jem est le gentil garçon qui souffre d'une maladie mystérieuse. Jessamine est la Chasseuse d'Ombre, peste et très portée sur les apparences. Quant à Charlotte et son mari Henry, ils sont bienveillants et généreux, si l'une endosse des responsabilités de gestion (alors que c'est une femme), l'autre est un peu un savant fou, tête en l'air, qui ne réussit pas grand chose.
Tessa est une jeune Terrestre, qui ne comprend pas bien où elle a atterri. Peu à peu elle va s'habituer à ce monde qui met en scène des créatures fantastiques, et comme elle, on va découvrir qui est qui, quelle place a chacun dans cette société.

En ce qui concerne les méchants, eh bien... ils sont méchants. Les vampires sont des créatures infréquentables, sauf une. Les sorciers et sorcières ont un rôle un peu particulier et ne sont pas très bien vus. Et les Chasseurs d'Ombres sont les gentils censés régler leur compte aux démons qui feraient n'importe quoi.

Et puis il y a des Automates ! voilà ce qui fait de ce roman un roman steampunk : on voit arriver une dizaine d'automates, qui oeuvrent sous les ordres du Magistère. Ce qui ne les rend pas très sympathiques par ailleurs...

𝌡࠲⋇

L'ambiance est aussi très bien retranscrite, c'est sombre, c'est gris, il fait froid et ce Londres est plutôt morose. L'Institut m'a donné l'impression d'être une sorte de grande bâtisse froide et noire, avec des tentures lourdes qui cachent les fenêtres. Et puis ça se déroule à une époque où il n'y a pas d'électricité, donc dans mon imagination tout paraît plus sombre.

𝌡࠲⋇

J'ai bien aimé découvrir l'histoire en suivant une jeune fille qui se croyait être une Terrestre et finit par comprendre que ses pouvoirs la classent plutôt dans la catégorie des sorcières. Ça nous permet de tout découvrir avec autant de naïveté qu'elle. (C'est un procédé qu'on a évidemment eu l'occasion d'observer dans Harry Potter, mais je dois dire que ça fonctionne toujours.)

Je ne sais pas encore si je lirai la suite. Les tomes 2 et 3 sont aussi en poche. Dans sa vidéo, Justine de RedBlueMoon, disait qu'il lui fallait absolument le tome 2 à la fin du 1. Moi, je trouve qu'il n'y a pas un cliffhanger de folie, je crois que je peux m'en passer.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 22 septembre 2019

La sélection, tome 1, Kiera Cass

Quatrième de couv' : Pour les jeunes filles choisies, la Sélection représente une chance unique de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes, en séduisant Maxon, le prince héritier. Mais pour America Singer, cette sélection relève du cauchemar. Cela signifie renoncer à son grand amour, quitter sa famille, et entrer dans une compétition sans merci. Puis America rencontre le prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…


Mon avis : Ça fait une éternité que je veux découvrir cette saga. Mais je ne voulais pas payer les 3 voire 5 tomes en grand format, parce que j'avais peur de trouver ça trop jeunesse.
Et comme les deux premiers tomes sont sortis en poche en avril, que le 3è vient de sortir, je me suis dit que ce serait l'occasion de commencer à découvrir la saga, j'ai alors acheté le premier tome en poche.

👸🏽💗🤴🏼

Au cas où vous ne le sauriez pas, la Sélection met en scène l'histoire d'America, une jeune fille de la caste des 5, qui est choisie pour faire partie des 35 filles à participer à la Sélection, en vue de devenir l'épouse de Maxon, le fils du roi du pays.

👸🏽💗🤴🏼

Je m'étais fait une idée assez précise de cette histoire, et finalement je suis surprise par ce que je lis.
America est une jeune fille, une artiste, chanteuse, qui aime la musique, et surtout qui est très jolie. Elle a un caractère bien différent de ce que je pouvais imaginer : au lieu d'être une jeune fille effacée, America fonce dans le tas. Elle s'exprime avec naturel, franchise et honnêteté. Elle est aussi maligne ; puisqu'elle ne veut pas être celle que le prince épousera, elle lui propose un marché : être son amie et l'aider à trouver sa future femme. J'aime bien le fait qu'elle ne soit pas folle de Maxon comme le sont les autres filles de la Sélection. Et puis on voit peu à peu comment les choses changent entre eux.

D'un autre côté il y a aussi un aspect politique, mais qui est malheureusement peu expliqué. Dans ce monde, le pays s'appelle Illéa et il rassemble tout le continent américain. Mais il existe des Renégats, qui sont contre la monarchie et le pouvoir. Bien souvent ils font partie de la Caste des 8, et ils apparaissent seulement pour mettre le château à sac. Evidemment personne ne sait ce qu'ils veulent, qu'elles sont leurs revendications. Même le Roi, si peu présent dans l'histoire, ne sait pas ce qu'ils exigent de la Royauté. Etonnant. Mais j'espère que ce sera un peu plus développé dans les tomes suivants.

👸🏽💗🤴🏼

Ce que je n'ai pas aimé c'est que les personnages sont parfois lunatiques. Aspen change d'avis du jour au lendemain à propos d'America, juste parce qu'il a une mentalité de mec orgueilleux et machiste. Ça fait 2 ans qu'ils sont ensemble, pourtant il la quitte parce qu'elle lui a préparé un repas. Sérieux, mec, redescends sur terre. On casse pas avec quelqu'un parce qu'il nous aide !
Ça trahit un manque de cohérence chez les personnages, et ça rend l'histoire moins crédible selon moi.
Les filles de la Sélection sont aussi très stéréotypées : il y a la méchante qui fait des coups bas mais qui arrive à se faire bien voir par les gens importants, la super gentille un peu naïve et douce, le Prince est forcément gentil et bienveillant, il s'intéresse à tout le monde et ne s'énerve jamais. Bref, chaque personnage rentre bien dans sa case et manque de nuance. Seule America parvient à me surprendre parce qu'elle a des réactions étonnantes.

👸🏽💗🤴🏼

Un dernier point : je n'aime pas trop la traduction faite sur ce roman. Je trouve le style simple dans la narration et en même temps pompeux dans les dialogues. Les jeunes filles sont à la Cour, et du coup quand les personnages parlent (et plus particulièrement Maxon) c'est de façon guindée.
Par ailleurs, le style est vraiment simple et très fluide, ça se lit vite.

👸🏽💗🤴🏼

En bref, j'ai bien aimé, ça m'a surprise dans le bon sens et je n'en attendais pas forcément quelque chose d'exceptionnel. Ce n'est pas un dystopie vraiment très recherchée, même le côté spectaculaire avec la diffusion à la télé n'est pas du tout mis en avant. On suit vraiment America et quels sentiments elle développe pour Maxon. C'est de la romance avant tout.
Je lirai la suite, parce que je suis curieuse de voir ce que l'autrice va broder dans les tomes 2 et 3.

5/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

samedi 21 septembre 2019

La sirène et la licorne, Erin Mosta

Quatrième de couv' : La licorne, c'est Lili, passionnée de cinéma et d'effets spéciaux.
La sirène, c'est Cris, prête à tout risquer pour naviguer.
Toutes les deux cachent une blessure...
Elles ont un été pour se reconstruire, se découvrir et s'aimer.

Une comédie romantique qui bouscule les préjugés !


Mon avis : J'avais acheté ce roman en novembre dernier, en me disant que ça devait être intéressant, et surtout, que ce serait une histoire d'amour entre deux filles, donc l'occasion de promouvoir la littérature LGBT.
Mais comme j'avais lu Pourquoi pas nous en fin d'année aussi, une histoire d'amour mettant en scène deux garçons, je n'avais pas envie de lire à la suite des histoires que je soupçonnais se ressembler. Donc j'ai attendu.

⚢♥︎⚢

Dans ce roman, Lili vient de banlieue parisienne pour passer ses vacances près de Royan, chez sa tante qu'elle connait très peu. Dès le premier jour, elle sauve un petit chat, nommé Ecume, qui appartient à la voisine, Cris. A partir de là, les deux filles vont passer leurs journées ensemble, se rapprocher, apprendre à se connaître.
Mais il y a plusieurs mystères dans cette histoire : Qui est Julia, la tante de Lili ? Que cache-t-elle dans le grenier de la ferme qu'elle rénove ?
Et de l'autre côté, il y a Cris, qui cache un secret sous ses vêtements, qui se sent oppressée par ses parents. Que lui est-il arrivé l'été dernier ?

⚢♥︎⚢

Alors je ne dirais pas que j'ai particulièrement aimé ce roman. L'histoire est sympa, mais pour le côté amour de vacances, c'est du vu et revu.
L'aspect romance lesbienne n'est pas un problème aux yeux ni des parents de Cris, ni de la tante de Lili, ni même des amis de Cris, ce que je trouve bien, vu que c'est entré dans les moeurs et que de toute façon ça ne devrait pas porter à débat.

Selon moi, l'histoire ne concerne pas tellement l'amour ni les relations homosexuelles. Mais plutôt les difficultés et les épreuves qu'on a pu vivre et qui nous poussent à agir de telle ou telle façon.
C'est une histoire sur la reconstruction. En effet, que ce soit Julia, Lili ou Cris, chacune doit se reconstruire après avoir vécu un événement traumatisant.

⚢♥︎⚢

Les deux jeunes filles bousculent les clichés : l'une, Lili est passionnée de maquillage, et plus particulièrement d'effets spéciaux dans le cinéma. Elle est talentueuse et s'amuse à maquiller son meilleur ami, Rayan, en troll ou en monstres.
Quant à Cris, elle adore faire de la voile. C'est une jeune fille douée pour les études, qui se consacre l'été à sa passion pour la navigation.
J'ai trouvé que c'était bien d'avoir des filles aux passions qui sortent de l'ordinaire et qui en plus ne sont pas constamment sur les réseaux sociaux.

⚢♥︎⚢

Vers la fin, l'une des filles fait un truc la mettant réellement en danger, un peu et surtout pour punir son entourage, et même si elle a 16 ou 17 ans, j'ai trouvé que c'était un manque de maturité. J'ai eu du mal à trouver cela crédible, ça ne cadrait pas tellement avec le personnage à la fois fort et sérieux qu'on nous présente tout au long du roman.

⚢♥︎⚢

Si je mets une note aussi basse pour un roman qui a pourtant tant plu aux gens, c'est parce que je suis trop âgée pour ce genre d'histoire. Au début, j'ai adoré m'embarquer dans ce roman, je trouvais ça fluide et prometteur, mais par la suite je n'ai pas été particulièrement intriguée par le devenir des personnages.

Je pense que c'est en présentant des romances homosexuelles, qui ne suscitent aucun problème à qui que ce soit dans le roman, qu'on fera avancer les choses.

C'est un roman qui peut vraiment plaire aux ados, ce n'est pas une lecture aux thématiques légères (harcèlement, homosexualité, accident, etc.), pourtant on en ressort sans avoir le moral plombé.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

jeudi 19 septembre 2019

I am, I am, I am, Maggie O'Farrell

Quatrième de couv' : Après le succès d’Assez de bleu dans le ciel, Maggie O’Farrell revient avec un nouveau tour de force littéraire. Poétique, subtile, intense, une œuvre à part qui nous parle tout à la fois de féminisme, de maternité, de violence, de peur et d’amour, portée par une construction vertigineuse. Une romancière à l’apogée de son talent.
Il y a ce cou, qui a manqué être étranglé par un violeur en Écosse.
Il y a ces poumons, qui ont cessé leur œuvre quelques instants dans l’eau glacée.
Il y a ce ventre, meurtri par les traumatismes de l’accouchement…

Dix-sept instants.
Dix-sept petites morts.
Dix-sept résurrections.

Je suis, je suis, je suis.
I am, I am, I am.



Mon avis : J'avais très envie de découvrir ce titre depuis sa sortie. Par chance je suis tombée dessus chez ma bouquiniste, et même si il était un peu abîmé, ça se voyait qu'il n'avait été lu qu'une fois et il n'était pas sale. Après en avoir entendu que du bien sur Bookstagram, j'avais envie de me pencher dessus.

⦉⧱⦊

D'une façon très originale, Maggie O'Farrell, autrice dont je n'avais jamais lu de livres, présente toutes les fois où sa vie a été mise en jeu. Ce sont des portraits de chaque partie de son corps, qui ont heureusement échappé à la destruction ou à la mort, mais de peu...

⦉⧱⦊

Cette autobiographie allie vraiment le corps et l'esprit. Personnellement j'ai tendance à séparer les deux, et je serais bien incapable de me souvenir de toutes les fois où j'ai frôlé la mort. Peut-être parce qu'il n'y en a pas eu tant que ça, à vrai dire. 17 fois pour Maggie O'Farrell.

J'ai été assez bouleversée qu'un corps puisse subir tant de choses, et pourtant continuer à fonctionner. Certains textes ne racontent pas vraiment la mort, comme la fois où elle veut se faire tester pour savoir si elle est séropositive ou non. Disons plutôt que ce texte aborde une maladie contemporaine, et c'est très touchant de voir qu'elle a invité son ami, Eric, à se faire aussi dépister.

Le dernier texte est... effrayant. Honnêtement ça me conforte dans mon désir de ne PAS avoir d'enfant. Quelle plaie. Sérieusement. Et puis quelle angoisse, partout, tout le temps. Pas pour soi, mais pour son enfant, devoir s'en inquiéter constamment. C'est tellement de pression !

⦉⧱⦊

Je reconnais qu'il y a une belle sensibilité dans ces textes et c'est difficile de ne pas avoir d'empathie pour tout ce que l'autrice a pu vivre.

Par contre je n'ai pas toujours aimé la façon dont c'était raconté : avec des ellipses temporelles, puis retour à l'événement... je trouvais qu'on se perdait dans des digressions, qui se justifiaient, mais qui n'étaient pas forcément placées au meilleur moment.

Le petit côté mystique ne m'a pas trop plu dans l'un des derniers textes, où l'autrice s'imagine que la petite fille qu'elle voit régulièrement en rêve durant son adolescence et durant ses années difficiles de jeune adulte, serait en fait sa fille à venir. Mouais, faut pas pousser le délire trop loin quand même.

⦉⧱⦊

Je ne pense pas me souvenir longtemps de ce livre. Ce n'est pas mon histoire, et j'ai toujours du mal avec les autobiographies. Mais c'est un livre qui a sa place en littérature parce qu'elle écrit son portrait à travers ses presque morts.
Il y a quelque chose de novateur à parler des rencontres manquées avec la mort. Personnellement j'y ai vu un aspect morbide, tandis que d'autres y voient une ode à la vie, ça doit dépendre de notre rapport au corps et à la mort et de quelle façon on perçoit ces textes.
Je ne conseillerais pas de lire ce livre d'un seul trait, parce que c'est quand même assez anxiogène.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 16 septembre 2019

La tête dans les étoiles, Melissa Keil

Quatrième de couv' : Quand Sam, le "geek", rencontre Camilla, la it girl, dans les couloirs du lycée, leur rencontre fait des étincelles.
Au lycée, Sam n’est ni cool ni populaire. Fan de jeux vidéo, spécialiste des films d’horreur, il a même le profil idéal du souffre-douleur. Pour survivre à l’enfer de l’adolescence, Sam le geek a un plan : rester invisible, bien à l’abri dans sa routine, protégé par son sens de l’humour et par ses rares amis. Mais un jour, Camilla déboule dans sa vie. Belle, solaire, elle se fiche des normes et navigue avec aisance d’un groupe à l’autre. Tout le monde l’aime. Sam l’adore. Soudain, son quotidien morne mais rassurant menace de voler en éclats. Jusqu’à quel point son existence sera-t-elle chamboulée ?



Mon avis : Parfois je passe un peu à côté des sorties PKJ, celui-ci m'intriguait mais je ne sautais pas le pas pour l'acheter... Jusqu'en juillet quand je suis allée dans une librairie jeunesse, où je l'ai finalement pris.
C'est tout à fait le genre de livre que je sors de ma PAL quand j'ai envie de lire un truc mignon. Je savais que ce ne serait pas un coup de coeur, mais qu'au moins je passerai un bon moment.

👦🏼⭐️👩🏻‍🦱

Ce roman nous emmène en Australie, là où les saisons sont inversées : leur Bal de Printemps a lieu en Novembre. Quoi de plus normal ?
Sam a 17 ans ans, il est considéré par les élèves de son lycée comme le geek souffre-douleur. Entouré de Mike, son meilleur ami gay, Adrian, un ami qu'il faut constamment surveiller, et Allison, la petite blonde de la troupe, Sam fait son possible pour disparaître afin d'échapper aux brutes du lycée. Mais difficile d'avoir l'air invisible quand la nouvelle, Camilla, débarque dans son lycée et décide de se lier d'amitié avec cette petite bande, orientant les projecteurs sur eux.

👦🏼⭐️👩🏻‍🦱

J'ai beaucoup aimé découvrir l'année scolaire que passent Sam et ses amis. Entre amitié qui s'effrite, divorce des parents, découverte du sentiment amoureux et longues, très longues discussions sur les films d'horreur, ce roman nous présente le quotidien d'un adolescent, avec ses doutes, ses questionnements sur l'avenir amoureux. Mais il y est surtout question d'amitié : c'est avant tout les aléas d'une bande d'amis qu'on nous présente.

👦🏼⭐️👩🏻‍🦱

Je n'ai pas aimé les références cinématographiques à outrance. Ça faisait vraiment étalage de culture et ça devient vite lourd. Je conçois que le personnage de Sam soit passionné de cinéma (il veut devenir scénariste de films), mais le fait de citer des dialogues, faire des top 5 de ses films préférés dans chaque chapitre, etc., au bout d'un moment je n'en pouvais plus.

👦🏼⭐️👩🏻‍🦱

J'ai adoré le personnage de Camilla : elle est lumineuse, solaire, bienveillante, tendre et ouverte d'esprit. Elle a vécu à droite, à gauche avec son père, qui est un critique musical. Même si elle a pu rencontrer des tas de célébrités, la pauvre, n'a passé que peu de temps avec son père, ou avec sa mère, qui n'est pas "branchée enfants".

Mais Sam n'est pas en reste, il a aussi beaucoup de qualités. C'est d'ailleurs pour ça qu'on prend plaisir à le suivre et à voir se dérouler devant nous les erreurs d'un ado débutant en amour.

Ce roman est d'ailleurs très chaste, le seul moment un peu olé-olé est un baiser. Wahou. Donc si vous avez 12 ans et que ce roman vous intéresse, foncez !

Autre point positif : le fait que le roman soit raconté du point de vue d'un garçon. On a l'habitude de lire des romances adolescentes du point de vue des filles, et pour une fois, ça change. C'est peut-être un peu plus pudique, un peu plus lent dans la compréhension et l'expression des sentiments.

L'ambiance est vraiment très agréable et tendre. On sent que l'autrice a fait des efforts pour créer un roman "cosy" avec des personnages qui sont vraiment gentils.

👦🏼⭐️👩🏻‍🦱

Par ailleurs ce livre a été publié en Australie pour la première fois en 2013, eh bien je trouve que les sujets abordés sont toujours d'actualité et bien traités. C'est vraiment le genre de roman frais et mignon qu'on prend plaisir à lire, histoire de se changer les idées.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 15 septembre 2019

Simple, Marie Aude Murail

Quatrième de couv' : Simple dit « oh, oh, vilain mot » quand Kléber, son frère, jure et peste.
Il dit « j'aime personne, ici » quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental.

Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie, à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule.

Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.


Mon avis : J'ai emprunté ce livre à ma mère il y a un an et demi. Je l'avais déjà noté, parce que j'étais persuadée de l'avoir déjà lu durant mon adolescence. Mais en découvrant le texte, je me suis rendue compte que non, je ne l'avais jamais lu, ou pas en entier en tout cas. Comme d'habitude, on notera que j'ai bien pris mon temps avant de le sortir de ma PAL !

🐰🐰🐰

L'histoire est celle de Kléber, 17 ans, qui a un frère plus âgé, surnommé Simple, parce qu'il est simple d'esprit. En fait, son cerveau s'apparente à celui d'un enfant de 3 ans. Après avoir été mis en institution où on l'a abruti de médicaments, Kléber a décidé de le sortir de Malicroix et de lui permettre de vivre normalement avec lui. Le truc c'est que la normalité, Simple ne connaît pas !
Difficile pour un jeune garçon de 17 ans, encore au lycée, de s'occuper de ce frère déficient mental. Pourtant, et contre toute attente, les deux garçons vont intégrer une coloc.

🐰🐰🐰

Le sujet du handicap mental n'est pas quelque chose qui trouve écho en moi. A vrai dire, je suis très démunie et mal à l'aise quand je rencontre quelqu'un avec une déficience mentale. C'est lié à un traumatisme de l'enfance, mais passons. Je disais donc que si je n'étais pas si pressée de lire ce livre c'est certainement à cause du handicap de l'un des personnages principaux, parce que c'est un sujet qui ne me plait pas tellement.

🐰🐰🐰

Pourtant, j'ai adoré ce roman. Je pense que ça tient de la plume de Marie Aude Murail, qui présente des situations parfois très dures ou tristes, avec une grande touche d'humour.
Elle a su créer des personnages géniaux : Simple est un garçon très attachant. Chiant. Mais attachant. D'ailleurs les colocs ne peuvent plus se passer de lui à force. Il joue avec son lapin en peluche, Monsieur Pinpin. Il dit "oh oh vilain mot" quand les colocs disent des gros mots, et il se met dans des situations pas possibles ! Sa relation avec son frère, plus jeune mais qui s'occupe de lui, est faite de disputes, de lassitude mais aussi de beaucoup de tendresse. Pour son âge, Kléber est très mature et souhaite protéger son frère d'une institution qui ne lui convient pas.

Enzo est sûrement mon personnage préféré, il est tout en nuances, direct, sensible, râleur et pourtant touché par la différence de Simple.
Même le vieux voisin, M. Villededieu finit par s'attacher aux jeunes et à se montrer moins dur avec eux.

Aux côtés de Simple, chacun des personnages en sort grandi.


🐰🐰🐰

L'ambiance qui est créée dans ce roman rend l'histoire très agréable à lire. Le rythme est bon, on n'a pas vraiment envie de refermer le livre avant de connaître le dénouement. C'est une jolie histoire de vie, mettant en scène de jeunes adultes confrontés au handicap et aux difficultés vécues par les aidants.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

samedi 14 septembre 2019

Bandiya la fille qui avait sa mère en prison, Catherine Grive

Quatrième de couv' : Une prison, c’est un endroit où la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n’entre pas.
Mais une prison, ça peut aussi être un endroit où vit sa mère. Une mère comme toutes les autres, qui gronde quand il faut, vous montre vos boutons comme si on ne les avait pas déjà vus.
Et pas seulement sa mère, mais aussi, sa tante et sa grand-mère.
C’est le cas de Zoé, quatorze ans, issue de cette famille de braqueuses de bijouteries, qui grandit dans ce contexte loufoque, auprès de personnalités hautes en couleurs, persuadée d’avoir à se montrer à la hauteur d’une telle hérédité.


Mon avis : J'ai acheté ce livre parce qu'il était dans mon rayon depuis plus d'un an et que personne ne l'avait acheté. Mais je ne pouvais pas me résoudre à le retourner sans l'avoir lu ! Sa couverture, son titre, ça m'attirait. Je m'étais déjà fait une idée du contenu. Sauf que... je me suis trompée et j'ai découvert une histoire qui se déroulait dans un lieu que je n'avais pas imaginé.

↳■⥀

Je pensais, bêtement, avec un nom comme Bandiya, qu'on serait au Mexique ou dans un pays d'Amérique centrale, or on se trouve à Paris et à Orléans. Vachement dépaysant hein ?
En fait, Bandiya est le surnom de Zoé, qui a 14 ans et qui vit à Paris chez son père et son grand-père. Sa mère, ainsi que sa tante et sa grand-mère sont emprisonnées dans 3 prisons, chacune à un bout de la France parce qu'elles ont fait plusieurs braquages. Ainsi, Zoé n'a jamais connu sa mère hors de prison. Elle va la voir régulièrement, toutes les 2 semaines. Mais pour elle, l'ado qui commence tout juste à le devenir, ce n'est pas facile d'être à la hauteur de ces 3 femmes qui ont risqué leurs vies pour voler aux riches et redistribuer aux plus pauvres.

↳■⥀

J'ai été décontenancée au début, parce que je situais l'action dans une autre partie du monde, alors qu'en fait, on est en France. De plus, je trouvais que c'était lent, qu'il ne se passait pas grand chose, que l'autrice partait dans tous les sens avec des digressions qui se rapportaient au passé de Zoé. Bref, j'étais confuse. Et puis comme le roman est court, il se lit d'une traite et un rebondissement arrive. Ça devient plus intéressant, un peu drôle, et touchant parce que Zoé est assez naïve et crédule.

↳■⥀

J'ai beaucoup aimé les discussions de Zoé avec sa mère ou sa grand-mère, j'y ai trouvé des conseils et des petites leçons de vie.
Des explications aussi sur les rapports parents-enfants : un parent peut ne pas aimer son enfant, peut s'en détacher totalement. C'est dur, mais ça arrive. Dans cette histoire, la grand-mère explique qu'elle a voulu tout faire pour que sa mère la reconnaisse. Mais elle s'est compromise pour plaire à sa mère et  a pris le même chemin qu'elle. Au final, la leçon est de "savoir rester libre dans sa tête. Ne pas se mentir quand une situation ne vous convient pas". Je trouve que c'est un message important à faire passer : on veut toujours plaire aux autres, au point d'en oublier que c'est d'abord à soi-même qu'on doit plaire, c'est sa propre liberté qu'on doit respecter et tout faire pour la préserver.

Finalement ce roman ne parle pas tant de la prison, que du fait de trouver sa place au sein d'une famille où chacun des membres est très atypique et indépendant.

↳■⥀

Je pense que c'est un bon livre, qui a des qualités, seulement il est peut-être un peu trop court et un peu trop jeunesse pour le public qu'il vise.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 13 septembre 2019

Marche ou crève, Stephen King

Quatrième de couv': Garraty, un jeune adolescent natif du Maine, va concourir pour « La Longue Marche », une compétition qui compte cent participants. Cet événement est très attendu. Il sera retransmis à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n’est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi…Garraty a tout intérêt à gagner. Le contraire pourrait lui coûter cher. Très cher…


Mon avis : J'avais ce livre dans ma PAL depuis 2014. Bon Dieu ça remonte à loin, je ne sais même plus à quel moment de l'année je l'ai acheté.
Plusieurs fois j'ai eu envie de le sortir de ma PAL au cours de ces dernières années. Et puis la flemme.
Il y a eu une période vers 2013 où j'ai lu des ouvrages de Stephen King et j'avais adoré. Et puis comme beaucoup de choses ça m'est passé.
C'est en triant ma PAL récemment que je me suis dit que ce serait bien de le lire, ENFIN. 

👣👣👣

Dans ce roman, une centaine de jeunes garçons sont invités à une sorte de challenge. Ils doivent "marcher" aussi longtemps que possible. Si ils s'arrêtent ils reçoivent un avertissement, et au bout de 3, c'est la mort. 
Les mecs ont accepté, en connaissance de cause, de participer à cette longue marche. Et ils savent qu'à la fin, il n'en restera qu'un. 

👣👣👣

On est d'accord que c'est timbré ? Qu'il faut avoir un grain pour participer à un truc pareil, mettant ta vie en danger ? Déjà, pourquoi devoir marcher sans jamais s'arrêter ? Est-ce que le corps peut supporter ça ? Les mecs ne peuvent ni s'assoir, ni s'allonger. Ils ne peuvent pas faire leurs besoins, ils doivent continuer à marcher. Et tout ça, encadré par l'armée. Pourquoi ils acceptent ça ?

👣👣👣

Ce que j'ai apprécié, c'est qu'on commence par suivre un garçon, Ray Garraty. Puis on va découvrir une dizaine d'autres garçons qui marchent à ses côtés et comment peu à peu ils s'intéressent les uns aux autres. Au début, ils se chamaillent, ils se cherchent, testent un peu les limites. Au fur et à mesure, ils vont se livrer, raconter leurs secrets, des trucs sombres.
Ce qui m'a plu, c'est l'attachement qu'ils éprouvent les uns pour les autres en quelques heures seulement. Ils ne se connaissaient pas avant, ils vont tous mourir, et pourtant certains vont développer de l'amitié et s'entraider.

👣👣👣

En revanche vers la fin, j'ai été déçue. Déjà chaque nouveau mort (qu'on suit pourtant depuis plus de 300 pages) ne me provoquait plus aucune émotion à part un petit "oh dommage". J'aurais aimé que l'auteur en fasse un peu plus dans le drame.
Si au début les morts sont surprenantes, au fil du livre elles deviennent habituelles, et malheureusement, après s'être attaché à certains personnages, les morts arrivent tellement vite et facilement que je n'ai rien ressenti.

J'ai le sentiment que l'auteur a fait traîner en longueur le début avec la première journée qui donne l'impression d'en lire 3 d'affilée, pour accélérer ensuite le récit, et passer très rapidement sur ce qui devrait tenir lieu d'événements importants.

J'ai aussi été très agacée par un procédé que l'auteur utilise à plusieurs reprises : lors des dialogues et notamment des réflexions, il interrompt ses personnages en parlant de coups de feux, ou un autre personnage intervient et coupe la parole à un autre, bref, on ne va jamais au bout des réflexions et c'est très frustrant. 

👣👣👣

Au delà de l'histoire morbide qui nous est contée, c'est véritablement une histoire de mise à l'épreuve d'adolescents, qui acquièrent une maturité soudaine en réalisant qu'ils ne peuvent pas y arriver seuls. Qu'il faudra forcément à un moment ou à un autre, pour supporter la douleur physique et prévenir le craquage mental, s'entraider. Ces ados vont passer par diverses émotions, souvent la fatigue, la lassitude, mais aussi la colère, le regret de s'être embarqué dans cette Marche, et parfois la crise de nerfs, ou la joie d'apercevoir ses proches. Bref, seuls, ils craquent. Mais en comptant sur l'un ou l'autre de leurs camarades, ils peuvent aller plus loin. Cette histoire ne raconte pas qu'une marche physique, qui va les épuiser au delà de toutes les limites du corps, mais elle montre que l'individualisme à outrance précipite l'humain dans sa chute, notamment mentale.

👣👣👣

J'ai ni aimé ni pas aimé. Je suis contente de l'avoir enfin lu, mais j'ai trouvé que le début était long à se mettre en place et la fin expédiée. J'ai senti une grande tension au début, mais de moins en moins vers la fin. C'est un bon livre, mais ça ne m'a pas touchée ou bouleversée autant que d'autres. 

6/10


mercredi 11 septembre 2019

Dix, Marine Carteron

Quatrième de couv' : Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l'aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

Après Les autodafeurs (prix Libr'à nous) et Génération K (élu meilleur roman ado par la rédaction de Lire), Marine Carteron adapte librement les Dix petits nègres d'Agatha Christie. Sanglant et haletant !


Mon avis : J'avais commencé la lecture de ce roman le lundi de Pâques, quand j'avais dû venir bosser (car oui, la France aime bien bosser les jours fériés, pas vrai ?), en lisant une vingtaine de pages peut-être. Puis j'avais reposé le livre, gardant en tête ce début prometteur. 
Fin Juillet je me suis décidée à l'acheter pour pouvoir le lire quand je serai au chômage. Je lis peu souvent des romans noirs pour adolescents, j'ai de vraies lacunes dans ce domaine, et je regrette de ne pas m'être penchée plus sur ce genre de littérature, parce que ça aurait été bien de pouvoir en conseiller sans avoir l'impression de patauger. 
Il a l'air épais (surtout comparé à d'autres romans de cette maison d'édition) et pourtant il se lit très vite. 

⚖︎✝︎⚖︎

Avec ce roman, nous plongeons dans une histoire noire, sanglante et gore. Je préfère prévenir parce que je ne m'y attendais pas du tout ! 
Le ton est tout de suite donné : le proviseur du lycée Sainte Scholastique a été abattu. Pendant ce temps, 7 adolescents, accompagnés de 3 adultes vont se rendre sur l'île de Sareck, pour participer à une émission de télé-réalité sous la forme d'un Escape Game Littéraire. Dès leur arrivée sur l'île, les morts vont s'enchaîner, mais qui se trouve derrière toute cette mise en scène macabre ? 

⚖︎✝︎⚖︎

J'ai très vite été intriguée par cette histoire. Les personnages sont tous plus suspects (et insupportables) les uns que les autres. L'autrice distille des indices, mais surtout elle créé une ambiance angoissante où la vie dans ce manoir isolé n'est pas de tout repos. 
Chaque personnage a quelque chose à se reprocher, malgré leur jeune âge, ils sont tous mis en cause dans une histoire qui a eu lieu quelques années plus tôt dans leur lycée. 

⚖︎✝︎⚖︎

Même si on peut remettre en doute la crédibilité de cette histoire, je me suis prise au jeu, comme quand je lis un roman policier pour adulte. J'ai suspecté plusieurs personnages, avant de découvrir qu'ils n'étaient pas responsables, du moins pas des meurtres en série. Mais néanmoins responsables d'un autre crime. 

⚖︎✝︎⚖︎

Personnellement, j'aime beaucoup les huis clos et je n'ai pas eu le temps de me sentir à l'étroit dans cette histoire dont le suspense est parfaitement maintenu. C'est vraiment haletant et les courts chapitres nous invitent à continuer notre lecture jusqu'au dénouement final. 
La dimension psychologique donnée à cette intrigue est aussi très importante et révèle beaucoup de ce que la nature humaine est capable de faire pour cacher ses méfaits. 
J'ai aussi beaucoup aimé les références littéraires contenues dans ce roman : que ce soit les contes mythologiques ou les contes de Perrault, ou la référence aux Dix Petits Nègres d'Agatha Christie (que je n'ai pas encore lu !) 

⚖︎✝︎⚖︎

J'ai vraiment bien aimé cette histoire, même si certains éléments sont particulièrement choquants (la violence, les meurtres, l'inceste, le viol, le harcèlement). 

8/10


lundi 9 septembre 2019

Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin

Quatrième de couv' : Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au cœur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs.
Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du « beau volcan ». Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour « chats errants ».
Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de « l'amour interdit » et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.

Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de cette saga.


Mon avis : Il y a des années j'avais eu ce livre dans une sélection de livres offerts. Je l'avais lu mais comme ça faisait bien 10 ans, j'ai décidé de le relire, après avoir vu une des adaptations sur Netflix (Enfin l'adaptation récente se base sur des éléments du livre mais surtout elle se passe de nos jours, alors que le premier livre a été publié en 1978).
J'ai commencé à lire le roman en juillet, et comme c'était des chapitres courts, j'en lisais 2-3 de temps en temps. Mais ça m'ennuyait de le laisser traîner, à chaque fois que je le reprenais, je ne me souvenais plus de ce qu'il s'était passé quelques pages plus tôt.

🌉🏠☕️

L'histoire est celle de plusieurs personnages vivant à Barbary Lane, dans la maison d'Anna Madrigal. L'accent est carrément mis sur l'ambiance de San Francisco de la fin des années 70. C'est libre, c'est osé. Bref, quand on pense à l'Amérique, on pense puritanisme, or San Francisco est carrément à l'opposé de ça. C'est très vif, c'est lumineux, et on suit divers personnages qui sont tous très ouverts d'esprit.

🌉🏠☕️

Honnêtement, en le relisant je me suis rendue compte que je n'avais pas du tout ces images en tête. Je pense que le fait d'avoir vu la série, donc la maison vue par les scénaristes de Netflix, a complètement bousculé l'idée que je m'étais faite de ce livre. J'en avais le souvenir d'un livre agréable, cocooning. Alors qu'en fait, à la relecture je me rends compte que c'est surtout une comédie. Il y a assez peu d'éléments tendres, si on excepte les relations d'amitié entre Mary Ann et Mouse ou d'amour entre Edgar et Anna.

🌉🏠☕️

Je ne me suis pas attachée aux personnages, je pensais que leurs liens aussi seraient plus forts, mais ce n'est pas le cas. Leur aspect psychologique est peu développé, ce sont des personnages qui sont parfois dans le drama, alors qu'ils n'ont pas véritablement de raison de l'être.

🌉🏠☕️

Il manquait aussi un fil rouge : on lit beaucoup de dialogues, ça avance uniquement grâce à ça et à des ellipses narratives, mais vers la fin je me suis demandé où l'auteur voulait en venir. Peut-être parce qu'à la base les Chroniques de San Francisco sont sorties sous le format du feuilleton, du coup on n'a pas vraiment une histoire suivie, avec des rebondissements ? Ça ressemble plus à un tome d'introduction qu'à un roman avec une intrigue pertinente.

🌉🏠☕️

Je suis satisfaite de l'avoir relu, même si ça m'a paru long (forcément à le traîner sur plusieurs mois...), mais je ne me suis pas assez attachée aux personnages pour avoir envie de lire la suite. Ou peut-être plus tard, quand ma PAL aura considérablement diminué.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Les eaux troubles du mojito, Philippe Delerm

Quatrième de couv' : Elles sont nombreuses les belles raisons d’habiter sur terre. On les connaît, on les savoure, parfois on les oublie. Mais elles n’apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire.
Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse, contempler un enfant qui lit en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage…


Mon avis : Je ne saurai dire combien j'ai lu de livres de Philippe Delerm dans ce registre, celui des petites phrases qui font le sel de la vie. Peut-être en ai-je lu suffisamment et fait le tour.
Mais ces couvertures aussi ! Elles sont si jolies, comment y résister ?
Je me suis achetée ce livre la semaine dernière en vacances, et il est resté dans mes mains ce matin en re-disposant ma PAL dans mes étagères, alors je l'ai lu, puisqu'il ne fait même pas 100 pages.

✨🔒✨

Une nouvelle fois, Philippe Delerm nous invite à découvrir des textes consacrés aux petits plaisirs de la vie.

J'ai adoré Les cadenas sont d'or, à mon avis c'est le texte le plus poétique de ce recueil.

✨🔒✨

Je me lasse un peu de ce catalogue de textes, qui restent un peu en surface, qui dépeignent le quotidien d'un monsieur plus âgé que moi, qui a la sagesse de retenir le temps en nous racontant tous ces instants de vie.
Malheureusement j'ai l'impression de lire toujours les mêmes choses dans les recueils de textes de Philippe Delerm.

✨🔒✨

J'ai passé un bon moment en lisant ce recueil. C'est agréable et lumineux, cependant ce sera aussi vite oublié que ça a été lu.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Les loyautés, Delphine de Vigan

Quatrième de couv' : Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.

Sobre, subtil, d’une force magistrale. On ne lâche pas ce roman qu’on lira d’une traite. L’Express.

Delphine de Vigan décrit avec une rare acuité les relations qui se tissent et se nouent entre les êtres. Le Figaro.

Son propos est aussi rêche que sa voix est douce. À travers ces lignes, on sent qu’elle revient de loin, de ces années où « rien ne s’oppose à la nuit ». C'est peut-être pour ça qu'elle est montée si haut et si magnifiquement dans sa façon d'écrire le monde. Elle.

Delphine de Vigan ne juge rien ni personne. Elle s'interdit toute forme de compassion, et ne tire aucune morale. Elle témoigne, et c'est l'essentiel. BibliObs.


Mon avis : J'aime bien les écrits de Delphine de Vigan. J'ai un peu hésité avant d'acheter celui-ci, parce que je trouvais que 7,20€ pour un roman aussi court, c'était un peu cher. Et à force de le voir partout dans les librairies, je l'ai acheté. Je ne connaissais rien de l'histoire et c'est plutôt une bonne chose d'aborder ce roman sans rien en connaître.

💧💠💧

Je vais vous résumer l'histoire sans spoiler : Dans un collège parisien, nous suivons Théo, 12 ans et demi, garçon calme mais souvent fatigué. A ses côtés il y a Mathis, un autre garçon calme qui éprouve une certaine fascination pour son ami Théo. Nous suivons 2 adultes : Cécile, la mère de Mathis, qui va faire une découverte ahurissante sur son mari. Et enfin Hélène, la prof principale des 2 garçons, qui se rend bien compte que quelque chose cloche chez Théo. Tout tourne autour de ce garçon et des non-dits.

💧💠💧

Ce roman se lit très vite. Sous forme de roman chorale, nous suivons le point de vue des 4 personnages. Comme d'habitude avec l'autrice, le style est simple et un peu rude, alternant les points de vue. Mais on sent que c'est un style travaillé, elle passe sous silence des passages, laisse au lecteur le soin de lire entre les lignes.
Je ne suis pas une grande fan des fins ouvertes, mais avec ce livre-ci, je trouve que ça s'y prête bien. On peut s'inventer la fin qu'on veut, positive ou dramatique.

💧💠💧

J'ai été assez touchée par les deux garçons. Peut-être plus par Théo, qui a dû laisser assez tôt son enfance derrière lui, malgré son apparence juvénile. Quant à Mathis, on perçoit le lien qui l'attache à Théo, on sent le petit garçon un peu fragile, qui évolue dans un environnement qui n'est pas forcément plus sain que celui de Théo, et qui éprouve une fascination pour son ami, qui est déjà très autonome, très fort, très résilient.
Les deux adultes sont aussi très intéressantes à suivre, même si elles m'ont moins émue. L'une fait face à un événement qui va la révéler, qui va la pousser à prendre une décision irrévocable.
L'autre voit surgir les fantômes du passé, pensant s'en être débarrassée, elle devra s'y confronter et trouver de quelle manière venir en aide à l'enfant qui pleure en silence. Mais peut-être est-ce son propre passé qu'elle projette sur lui ?

💧💠💧

Les thématiques abordées sont le divorce, la maltraitance, les non-dits. Voit-on vraiment la souffrance de ceux qui nous entourent ? Mais aussi l'alcoolisme, le chômage, la dépression et la solitude.
Il y a aussi toute une réflexion autour du couple et de ses secrets, et de quelle façon on participe à monter une histoire du couple. Connait-on vraiment la personne avec qui l'on vit ? Les années nous changent-elles au point que nous ne soyons plus en phase avec l'autre ?

💧💠💧

Même si je l'ai trouvé trop court, c'est un bon roman, assez sombre. L'autrice explore les liens qui existent entre ses personnages avec finesse.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

samedi 7 septembre 2019

Un coeur brisé, Jacqueline Wilson

Quatrième de couv' : A quatorze ans, je n'étais jamais allée à l'école. Mon père m'interdisait de sortir et me donnait des cours à la maison. Quand il est tombé malade, j'ai dû m'inscrire au collège. Moi qui en rêvais, me voilà dans une classe où tout le monde me déteste et se moque de moi. Heureusement, il y a Rax, mon beau professeur d'arts plastiques. Il me comprend, et quand il me regarde, mon coeur bat à tout rompre.

Avec justesse et sensibilité, Jacqueline Wilson aborde le sujet délicat des sentiments d'une adolescente pour son professeur.


Mon avis : Début Août je m'ennuyais un peu au boulot, au point que je passais du temps sur les sites des éditeurs que j'aime bien pour voir quoi commander pour le magasin. Je ne sais plus trop comment, je suis tombée sur des Folio Junior qui dataient un peu mais qui avaient l'air franchement bien. J'en ai donc commandé. Le truc, c'est que je savais que les clients ne les achèteraient pas, alors je les ai pris pour moi.

💗❤️💔

Celui-ci me tentait parce qu'il parle des sentiments d'une adolescente pour un adulte, son prof d'arts plastiques. Personnellement mes profs étaient bien trop âgés pour être attirants, donc je n'ai jamais eu de coups de coeur comme celui de notre héroïne. Cependant j'ai trouvé que la passion qui la dévorait était bien retranscrite. Ce qui m'a un peu plus gênée c'est la façon dont son professeur répond à ses avances, j'ai trouvé que ce n'était pas très naturel.

💗❤️💔

Par contre je n'ai pas trop aimé la famille de Prudence. Son père est absolument horrible, une vraie terreur. Il a un tel pouvoir sur sa femme, j'espère vraiment qu'on ne trouve plus d'homme comme lui, parce qu'il est imblairable. La mère de Prudence connaît une certaine évolution, même si il est dommage que ça n'arrive que vers la fin du roman. Quant à Grace, on reconnaît bien en elle l'enthousiasme des pré-ados. Elle est drôle et légère, tout en sachant que ce qu'on lui fait vivre à la maison n'est pas très agréable.
Prudence, notre héroïne, a un caractère affirmé, passionné, mais elle peut aussi être méchante avec les autres, notamment avec sa soeur. Son amour pour son professeur et surtout ses rêves sont vraiment ceux d'une adolescente, je trouve délicat cependant que lui les trouve à son goût, qu'il y prenne part en lui disant qu'il aimerait aussi ce qu'elle voudrait. Toutefois la fin nous montre que ce genre d'amour entraîne des conséquences irrémédiables.

💗❤️💔

Un roman que j'ai bien aimé, sur un sujet un peu délicat. L'histoire est bien construite, je ne me suis pas ennuyée.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mercredi 4 septembre 2019

Daisy Jones & the Six, Taylor Jenkins Reid

Quatrième de couv' : Daisy Jones & The Six... le groupe de rock le plus mythique de tous les temps. Leurs concerts remplissaient les stades aux quatre coins de la planète et ils ont enflammé les nuits de toutes une génération. De leurs débuts dans les bars miteux d'un Sunset Strip écrasé de soleil californien à la gloire, leur histoire est celle d'une ascension fulgurante. De l'euphorie qui vient avec le succès, des excitants qu'on prend pour entretenir la magie et des calmants qu'on avale pour essayer de dormir. C'est l'histoire du rock'n'roll. C'est aussi celle de Daisy Jones, l'icône ultime.
Mais le 12 juillet 1979, après le plus mémorable des concerts, le groupe a éclaté. Personne n'a jamais su pourquoi... Jusqu'à aujourd'hui.
Musiciens, fans, managers, amants, gardiens d'immeuble... ils ont tous été les témoins de cette histoire... Mais quarante ans plus tard, chacun a sa propre version de la vérité.
Cet ovni littéraire, qui a enflammé les lecteurs des deux côtés de l'Atlantique, nous plonge avec frénésie au coeur d'une des périodes artistiques et sociales les plus exaltantes de notre époque.

"Le récit d'une rare authenticité et pourtant entièrement fictif, de tous les excès du rock'n'roll." The Times



Mon avis : J'ai pas mal vu ce roman sur Bookstagram et les avis étaient unanimes, ce livre était génial. J'ai un peu hésité avant de l'acheter parce que je m'achète rarement des livres contemporains en grand format. Et puis finalement je l'ai pris, et je me suis surtout obligée à le lire avant qu'il ne reste trop longtemps dans ma PAL. Je l'ai donc commencé durant mes vacances et finis en quelques jours.

🗣🎸💊

Ce roman est très bon. J'ai rarement lu quelque chose d'aussi réaliste sur un groupe qui n'a jamais existé. Sous forme d'interview, l'autrice nous fait avancer dans l'histoire de ce groupe des années 70.

Au départ, il y a Billy et Graham Dunne, deux frères passionnés de musique, qui décident de monter un groupe. Ils font appel à des types tout aussi doués qu'eux. Ils vont finir par former le groupe The Six.
A l'autre bout du pays, Daisy Jones, est une jeune femme douée pour le chant. Véritable indépendante, Daisy est belle et a le monde à ses pieds. Mais très vite, l'alcool et les drogues qui circulent sans problème dans leurs milieux musicaux, vont peu à peu détruire nos protagonistes.
Leur rencontre va les propulser au sommet : Billy et Daisy excellent lorsqu'ils créent des chansons ensemble. Et les fans voudront savoir : sont-ils ensemble ?

Histoires d'amour, jalousies dans le groupe, drogues et défonces, ce roman rassemble beaucoup de thématiques propres aux groupes de rock.

🗣🎸💊

On s'attache aux personnages. Personnellement plutôt à Karen, qui pour l'époque, refuse totalement les conventions qu'on impose aux femmes.
Même si je me suis beaucoup retrouvée dans l'histoire de Daisy et Billy, dont j'ai trouvé certaines paroles très touchantes, même quand ils racontent leur histoire 40 ans plus tard.

🗣🎸💊

J'ai adoré le format interview, je trouve que ça rend le roman palpitant, on a envie de savoir qui a pensé quoi, qui a vécu quoi à l'époque. Certains personnages ne prennent pas beaucoup la parole, mais ça permet aussi de nous éclairer sur la dynamique de groupe, qui était vraiment investi ? qui vivait au jour le jour ?
Quant aux personnages principaux qui interviennent souvent, j'ai bien aimé connaître leur point de vue sur leur histoire et celle du groupe. C'était très intéressant de voir leurs personnalités se dessiner à travers leurs paroles.

🗣🎸💊

On est aussi plongés dans une époque, qu'on n'a pas vécue, mais qui est si bien retranscrite, qu'on visualise très bien les scènes et l'ambiance, qu'on soit dans le bus pendant les tournées ou au studio d'enregistrement.

🗣🎸💊

En bref, un excellent roman, surtout si vous aimez les années 70, les histoires d'amour contrariées, les personnages libres, forts et indépendants.


9/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 3 septembre 2019

Rose, Tatiana de Rosnay

Quatrième de couv' : Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé...


Mon avis : J'avais déjà lu ce roman il y a bien longtemps, avant que je créé ce blog, donc je n'en avais pas fait de chronique, ni attribué de note. Mais je gardais un bon souvenir de ce roman, sans me souvenir réellement de l'intrigue. 
Récemment j'ai décidé de le relire, principalement sur ma pause dèj'. Le problème c'est que c'est rarement le moment où je suis la plus concentrée, ou très motivée à lire. Donc j'ai commencé à le lire et puis j'ai un peu laissé tomber, jusqu'à ce que je m'y mette à fond dimanche dernier. 

🌹🌹🌹

Rose est une femme de 60 ans, qui a vécu quasiment toute sa vie dans sa maison, rue Childebert. 
Le problème ? Le Baron Haussmann a décidé que sa maison devait être détruite, pour l'aménagement des grands boulevards parisiens. 
Depuis quelques années, Rose vit seule dans cette maison, mais elle a su s'entourer de voisins sur lesquels elle peut compter. Dans cette histoire, elle raconte à son mari décédé des années plus tôt, l'avancée des travaux, mais aussi comment elle vit ses années de veuvage. Grâce à ce procédé, nous découvrons sa vie, son amour pour son mari, qui étaient ses enfants, ou encore ses liens avec ses voisins. On plonge totalement dans le XIXè siècle, à travers le style mais aussi l'ambiance. 

🌹🌹🌹

J'ai bien aimé ce roman, peut-être parce que je n'ai pas l'habitude de lire des romans historiques. Je trouve que c'est un roman divertissant, même si il y a des éléments assez durs dans ce livre... Mais je crois que la présence bienveillante de Rose atténue le côté un peu sombre de certains événements. En fait, on ne peut éprouver que de la tendresse pour cette femme, qui a vécu des moments douloureux et s'apprête à vivre ses derniers jours dans une maison vouée à la destruction. 

7/10