jeudi 6 décembre 2018

Une journée d'automne, Wallace Stegner

Quatrième de couv' : Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être.

Dans ce court roman demeuré inédit en France, Wallace Stegner révèle avec la virtuosité qu’on lui connaît les drames qui se jouent derrière les apparences d’une existence paisible.


Mon avis : Un midi, début octobre, je m'embêtais pendant ma pause dèj', alors j'ai fait un tour dans une librairie et j'ai acheté ce livre (j'ai bien envie d'acheter tous les romans de la collection Totem).
J'ai commencé à le lire de temps en temps sur ma pause déjeuner, mais je ne ressentais pas le besoin de le lire, alors j'y revenais peu souvent. Dimanche dernier, j'en ai eu marre de le voir traîner dans mon sac à main, alors j'ai décidé de le finir.

🍂🌾☁️

C'est une histoire que je vais vite oublier. Et là, je sens que je vais avoir du mal à le chroniquer. Ça ne m'a pas spécialement plu, ça m'a laissée plutôt indifférente.
Déjà, j'ai eu un problème avec les prénoms : Alec (pourquoi pas Alex ?), et Elspeth (va prononcer ce prénom !), quand ça commence comme ça, c'est plutôt mauvais signe.

🍂🌾☁️

Quant à l'histoire, on y parle d'infidélité, d'un secret, de l'Amérique rurale aux moeurs puritaines. Alors ces sujets me plaisent (en littérature) mais je crois que j'ai lu ce livre au mauvais moment, je l'ai lu pour le lire, sans aucun plaisir.

🍂🌾☁️

Pour être objective, c'est bien écrit, on sent le drame arriver, mais le texte manque de consistance. On ne sait pratiquement rien des personnages, de leurs tourments. C'est peut-être un peu trop dépouillé pour moi. Mais je vois les qualités de ce texte, je vois bien pourquoi il peut plaire. Peut-être que je le relirai dans quelques années, quand je serai dans un autre état d'esprit.
Pour l'instant je lui mets une note neutre.

5/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 26 novembre 2018

Esprits maléfiques, 1. La maison des possédés, Ellen Oh


Quatrième de couv' : La série qui hantera vos nuits 


Quand Harper emménage dans sa nouvelle maison, elle a un mauvais pressentiment. Très vite, son petit frère change de comportement : il parle avec un ami imaginaire et a des crises de violence. Les accidents étranges se multiplient, Harper est assaillie de cauchemars... Aidée de sa nouvelle amie Dayo, elle va devoir découvrir la vérité si elle veut sauver son frère ! 


Mon avis : J'ai repéré ce roman le jour où j'ai dû le mettre en rayon. La couverture super belle m'a attirée, tout comme le résumé, alors que je n'ai pas l'habitude de lire des romans "d'horreur".
Quand j'ai fait un tour en librairie, je l'ai acheté, après avoir hésité un moment, mais je me suis dit que de toute façon il fallait aussi que je lise des romans pour enfants de 9-10 ans sinon je ne saurai pas quoi conseiller à mes clients.

⦾⦿⦾

Harper a 12 ans, elle vient d'emménager dans une ancienne maison à Washington. Tout de suite, elle s'y sent mal : il fait très froid dans la chambre de son petit frère, Mickael, 5 ans, qui soudainement se met à parler à un ami imaginaire. Harper sent qu'il y a quelque chose de mauvais dans cette maison. Un jour où elle se balade dans le quartier, elle fait la connaissance de Dayo, une adorable petite fille qui va lui apprendre que la maison où vit Harper est hantée. Il s'y est passé de drôles de choses au cours des 100 dernières années.
En quelques jours, Harper va vivre plein d'événements effrayants. Non seulement des souvenirs vont remonter à la surface de sa mémoire, mais elle va aussi découvrir qu'elle a des capacités psychiques, qui l'aideront à vaincre les esprits de sa maison.

⦾⦿⦾

J'ai bien aimé la façon dont s'est écrit : on a une narration à la 3è personne, du point de vue d'Harper et avant chaque fin de chapitre, on lit le journal d'Harper dans lequel elle marque ce qu'elle déteste et les rêves qui la perturbent.

Si on est un peu trouillard(e), on peut facilement flipper. J'avoue que la thématique des esprits qui hantent une vieille maison, ça a tendance à m'effrayer (enfin surtout en film). Là le roman est quand même destiné à des pré-ados donc c'est plutôt soft, même si assez imagé, comme dans un film d'horreur (surtout vers la fin du livre, quand la tension est à son comble).

⦾⦿⦾

L'autrice évoque aussi le thème du racisme. Harper est d'origine coréenne et réalise à 12 ans qu'elle en est victime. J'ai bien aimé que ce ne soit pas un élément dont on parle dans tout le roman, mais qu'il en soit question par moments. Par ailleurs, certaines traditions coréennes s'incluent avec une grande facilité au roman.

⦾⦿⦾

Ce livre se suffit à lui-même, l'autrice clôture ce premier tome, tout en ouvrant des pistes pour un prochain tome. Mais en gros, on peut aisément lire uniquement ce livre. Personnellement, je lirai sûrement le tome suivant, car Harper est un personnage attachant et j'aimerais savoir ce qu'elle devient ensuite.  

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 25 novembre 2018

Mates, Dates & Diamond Destiny, Cathy Hopkins


Quatrième de couv' : Nesta's life is thrown into upheaval when she gets involved in charity work, thinking that it might be a cool way to meet people (i.e. boys). But as her eyes are opened to the plight of the world, she begins to genuinely want to help others.

On top of this, Nesta meets William, who questions her motives. She's convinced he hates her - and the feeling is mutual. But Izzie, Lucy and TJ think it is something more like love.


Mon avis : 11è tome de la saga Mates, Dates &... J'avais peur de lâcher la lecture en VO sur ces derniers mois de l'année vu que j'ai du travail et peu de temps pour lire, mais finalement j'arrive tout de même à trouver du temps pour retrouver Nesta, Izzie, TJ et Lucy.

Cette fois, on suit Nesta, qui découvre les joies des quêtes d'argent pour les reverser à des associations.
Tout commence quand elle a un crush sur William, un jeune homme, membre d'une association. Si elle refuse d'accepter son attirance pour lui, elle va néanmoins se rendre compte qu'elle donne beaucoup aux associations, tout en ayant l'impression de ne pas en faire assez. Du coup elle va se demander ce qu'elle et ses amies peuvent faire pour aider à faire avancer les choses.
Si au départ, on peut se dire que Nesta a des raisons assez superficielles de rejoindre une association, en l'occurrence rencontrer des garçons, on réalise peu à peu qu'elle ouvre son esprit et son coeur (elle fait preuve de beaucoup d'empathie malgré son côté grande gueule) afin d'aider les autres. Dans cette "mission" elle s'entoure de TJ, Izzie et Lucy, qui l'aident à trouver des idées afin de récolter de l'argent. Elles font face à des échecs, avant de trouver de bonnes idées qui vont leur permettre d'amasser assez d'argent pour apporter les financements nécessaires à une association importante.

J'ai bien aimé ce tome, même si tout est centré sur la quête d'argent pour les asso. J'aurais aimé peut-être un peu plus de vie quotidienne, de passages au lycée, de moments plus légers je dirais.
Je trouve intéressante l'idée de parler des associations et des actions qu'on peut mener pour des combats qui nous tiennent à coeur. Surtout si ça peut parler à des adolescent(e)s.

... Plus qu'un tome à découvrir désormais !

7/10

dimanche 18 novembre 2018

La théorie de l'iceberg, Christopher Bouix

Quatrième de couv' : Six mois après un accident de surf, Noé, quinze ans, reste choqué. Il en a gardé un bégaiement gênant la terreur de l'océan. Alors que faire en plein mois d'août à Figerolles-sur-Mer, sans la mer?
Un job d'été, le pouvoir des livres, la rencontre de Lorraine, une drôle de fille passionnée d'astronomie... et le monde pourrait bien basculer.
Le cheminement d'une renaissance qui se savoure comme une fin d'été.

Mon avis : J'ai d'abord craqué sur la couverture qui est franchement jolie. Ensuite j'ai trouvé le résumé intéressant : une histoire réaliste, un garçon passionné de livres et d'écriture, une histoire de reconstruction.

🌊🏄🏻‍♂️📝

Dès les premières pages j'ai été conquise. Noé a 15 ans, quelques mois plus tôt, il a eu un accident lorsqu'il surfait. Depuis cette épreuve, il rencontre des problèmes d'élocution et a perdu son intérêt pour l'océan et le surf. Mais il s'est trouvé une nouvelle passion : l'écriture. Doué pour cela, encouragé par sa prof de français, il va occuper ses grandes vacances à écrire. Durant cet été entre la 3è et la seconde, Noé va faire des rencontres : la bibliothécaire et ses usagers, un écrivain prétendument disparu, une jolie fille pleine de vie et de centres d'intérêt. Tout cela va l'amener à évoluer, à s'ouvrir aux autres, à l'écriture, à sa passion, à des réflexions sur la vie.

🌊🏄🏻‍♂️📝

Noé est un personnage attachant. Garçon de 15 ans ayant subi un traumatisme, il manque de confiance en lui, est un peu perdu, a l'impression de ne pas savoir qui il est.
Les deux personnages importants qu'il rencontre durant cet été, sont très bien développés par l'auteur. J'ai adoré les découvrir peu à peu, comprendre qui ils sont et surtout faire tomber mes préjugés, comme le fait Noé. Il est touchant et attendrissant, il se pose des questions sur l'existence et de quelle manière en profiter.
Les liens qu'il tisse avec ces deux personnes sont très réalistes. L'auteur pose les bases, développe leurs relations sans se précipiter, sans créer du drame pour rien ou de la romance à l'eau de rose. Ça fait du bien de lire une histoire d'amour qui prend son temps.

🌊🏄🏻‍♂️📝

C'est très bien écrit, bien construit, qu'il s'agisse des personnages ou du récit. On assiste aux 2 mois d'été, sans perdre une miette des réflexions de Noé sur sa vie ou sur ses propres actions.
J'ai ri à haute voix à deux ou trois reprises parce que Noé est un garçon bourré d'humour et d'autodérision.
Par ailleurs, l'auteur met à l'honneur l'écriture. Il explique, grâce au personnage écrivain, les procédés d'écriture, un peu comme une mise en abîme. Il évoque aussi bon nombre de titres de la littérature de l'Imaginaire.

🌊🏄🏻‍♂️📝

Deux petits bémols : les chapitres au début sont assez longs, par la suite ils sont plus courts. Parfois on sent un peu trop la patte de l'auteur adulte, notamment dans les réflexions de Noé, qui peuvent parfois se révéler un peu trop matures, comme celles de quelqu'un qui a déjà beaucoup vécu.

🌊🏄🏻‍♂️📝

Ce roman est une pépite. Sérieusement. Lisez-le !

9/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 16 novembre 2018

Mauve, Marie Desplechin


Quatrième de couv' : Mais… mais qu’est-ce qui se passe, en ce moment ? Pome est d’une humeur terrible, Verte va s’enfermer dans sa chambre. On les connaît pourtant, cela ne leur ressemble pas du tout. Une crise d’adolescence ? Ce serait trop facile. La fatigue ? Certainement pas.

Lorsque Pome revient des cours avec un bleu au visage, le doute n’est plus permis : quelque chose ne va pas. Depuis l’arrivée d’une nouvelle au collège, tout semble détraqué.
Une nouvelle… quelle nouvelle ? Verte et Pome ne veulent absolument pas en parler. Dès que l’on prononce son nom, une scolopendre surgit !
Et que fait la police dans ces cas-là ?
Et que font les sorcières ?


Mon avis : J'ai fini la trilogie Verte-Pome-Mauve ! J'ai beaucoup aimé ce troisième tome qui prend une tournure beaucoup plus sérieuse et parlera plus à ceux/celles qui souhaitent lire une vraie histoire de sorcières. 

🧙🏼‍♀️🔮🎆

Dans ce tome, on retrouve tous nos chers personnages : Anastabotte, Ursule, Ray, Soufi, Pome et Verte. Et puis il y a une nouvelle au collège : Mauve. On pourrait croire que le roman va la mettre en scène de manière positive, mais ce n'est pas le cas. Mauve amène avec elle son lot de dangers. Pome et Verte sont harcelées et les choses s'enveniment dans le quartier de Pome. 

🧙🏼‍♀️🔮🎆

Contrairement aux deux autres tomes, ce roman est sérieux car il aborde une thématique plus difficile : comment sont perçues les sorcières et quel sort on leur réserve quand leur existence est découverte. Au départ, on parle de harcèlement dans le cadre scolaire, puis on passe au niveau supérieur, puisque la mère de Pome est victime de "racisme" (je ne sais pas si on peut vraiment dire ça, puisque ce n'est jamais exprimé très clairement mais ça y ressemble salement). Et pour le dire sans détour : on lit une chasse aux sorcières.  

🧙🏼‍♀️🔮🎆

Il y a encore plus de rebondissements dans ce tome. Nos personnages vont devoir affronter un ennemi maléfique qui envoûte la population. On pénètre aussi un autre univers, celui de l'entre-deux-mondes. C'est bien fait, c'est aventureux et ça met vraiment en scène Verte et son courage. Mais elle ne serait rien sans l'aide de sa grand-mère, de Soufi ou même des autres sorcières de son entourage. 

🧙🏼‍♀️🔮🎆

C'est une trilogie que j'ai vraiment pris plaisir à lire. C'est fluide, ça bouge, ça donne envie de tout lire. On s'attache aussi aux personnages, dont les défauts les rendent très humains. 
Marie Desplechin parvient avec succès à mêler le quotidien banal de Pome et de Verte avec le monde de l'imaginaire dans lequel la sorcellerie trouve sa place. 
Les thématiques abordées sont très intéressantes et véhiculent de bonnes valeurs : l'amitié, la solidarité, l'entraide, la famille et la transmision. 

7/10

lundi 12 novembre 2018

Dix jours avant la fin du monde, Manon Fargetton


Quatrième de couv' : Et vous, que feriez-vous s'il ne restait que dix jours ?


Deux lignes d'explosions ravagent la Terre. Nul n'en connaît l'origine mais quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, le monde sera détruit. 
Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d'échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde...

Un compte à rebours implacable, une aventure initiatique qu'on ne lâche plus.


Mon avis : Ce genre de roman apocalyptique n'est pas du tout le genre de livre vers lequel je me tourne, cependant j'ai eu ce service presse dans mon bac au boulot, donc je me suis dit que quitte à avoir un SP (c'est tellement rare !) autant le découvrir.

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Comme le résumé l'indique, deux lignes d'explosions sont apparues sur la planète et détruisent peu à peu la terre. On n'en connaît pas l'origine (à vrai dire, on ne le saura jamais... très frustrant) mais on sait à quelle vitesse elles avancent et l'endroit où elles se rejoindront : sur la côte atlantique française.
A partir de là, la population mondiale tente de survivre en se sauvant vers l'extrême pointe de la Bretagne. Nous, nous suivons plusieurs personnages de Paris ou ses alentours qui vont se rencontrer lors de leur migration vers l'ouest. Trouveront-ils un moyen de survivre ? Que vont-ils faire des 10 jours qu'il leur reste à vivre ?

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Mon avis est mitigé : le suspense quant à leur survie est maintenu tout au long du roman, cependant le rythme n'était pas toujours bon. Par moments j'avais très envie de continuer ma lecture, de voir comment les choses allaient avancer, et puis à d'autres moments je trouvais qu'on se perdait dans des choses longues (le trajet semble interminable) et inintéressantes.
Pour moi les passages du roman de Gwenaël étaient franchement ennuyeux (tout comme le personnage de Gwen), le concept de l'histoire dans l'histoire ne m'a jamais plu, et là le fait qu'on ne sache pas si Gwenaël est à l'origine de ce qu'il se passe dans la réalité ou pas, c'était agaçant. Pourquoi et comment parvient-il à connaître des détails si précis de la vie de ses contemporains ? Alors qu'il est si plongé dans son processus d'écriture au point de ne pas réaliser le manque d'amour que ressent sa compagne ?

D'autant plus qu'on nous laisse sur une fin ouverte, et alors il n'y a rien de pire que de ne pas avoir de réponses à mes questions : d'où viennent les explosions ? Sont-elles un produit de l'homme ? d'une forme extra-terrestre ? Que sont ces formes d'énergies qui se baladent à la surface de la terre dans le roman de Gwenaël ? Quel rapport avec ce qui se passe dans le roman de Manon Fargetton ?

Et puis la solution de survie trouvée par les personnages ne m'a pas paru crédible. Genre personne d'autre n'y a pensé ?
Le fait que les gouvernements de tout pays se désengagent totalement, laissant leur population mourir, c'était tout aussi peu crédible.
Bref, le manque de réponses et le manque de crédibilité de certains arcs narratifs m'ont irritée.

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En revanche, même si je ne me suis pas attachée aux personnages, je les ai trouvés sympathiques, très différents les uns des autres et bien construits (encore un détail : qui est vraiment Valentin ? parce qu'on laisse le mystère planer sur son identité véritable quasiment jusqu'à la fin et moi je m'attendais à un truc plus fou que ça). Ils ont tous une façon différente d'aborder leur mort prochaine. Ils ne se connaissaient pas avant, et vont pourtant apprendre à vivre leurs derniers jours ensemble. Le fait qu'ils ne deviennent pas trop proches d'un coup, que certains aient besoin de s'apprivoiser, ça, ça m'a semblé crédible. Malgré ce qui se passe autour d'eux, il reste très humains les uns envers les autres, prêts à s'aider, avec la même pointe d'espoir afin de survivre.

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Globalement c'est une intrigue originale et pour moi inédite. Les personnages sont bien construits, leur psychologie assez développée, l'aspect social de cette fin du monde est parfaitement dépeint à travers des personnages différents. Mais il m'a manqué quantité de réponses à mes questions.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 2 novembre 2018

Tous nos jours parfaits, Jennifer Niven

Quatrième de couv' : Un matin, sur le toit du lycée, Finch sauve Violet. À moins que ce soit Violet qui sauve Finch ? Instable et excentrique, fasciné par la mort, il s'est toujours senti différent des autres. Violet, de son côté, avait tout pour elle; mais un drame lui a fait perdre pied et elle s'est isolée, submergée par la culpabilité. Retrouveront-ils, ensemble, le goût de vivre ?

Romantique et bouleversant, une ode à la vie, pour ceux qui aiment les romans de John Green. 


Mon avis : Quand j'ai acheté ce roman en Février 2018, c'était pour me faire un avis sur ce livre dont j'avais beaucoup entendu parler. Mais le sujet était lourd et j'étais moyennement emballée pour lire un roman sur le suicide chez les adolescents.
Finalement, ce roman a fini par se retrouver seul au milieu de mes livres lus et ça m'agaçait de ne pas l'avoir encore barré de mes listes de lecture. Du coup j'ai décidé de le sortir de ma PAL début Octobre. Le problème c'est que j'ai mis un mois pour le lire. Vous comprendrez donc que je n'ai pas eu de coup de coeur sur ce roman.

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Theodore Finch est considéré comme un ado fêlé par ses camarades de classe. Violet Markey est plutôt une fille populaire et bien vue de tous. Ces deux personnages vont se rencontrer en haut du clocher de leur lycée, l'un et l'autre s'apprêtant à sauter. Ce moment va les pousser à se parler, à passer du temps ensemble, à vivre des "jours parfaits"... Jusqu'à ce que la situation se détériore. Non pas à cause d'une histoire d'amour, mais à cause des problèmes psychologiques de Theodore. Ensemble ils vont découvrir les lieux touristiques de leur état, l'Indiana.

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Je ne dirais pas que je n'ai pas aimé ce livre. Il est bien écrit, il mêle dialogues et narration. Les personnages de Theo et de Violet sont bien construits et on dépasse les clichés que l'on pourrait avoir sur eux. Je me suis peut-être plus attachée à Violet, qui est une jeune fille ayant vécu un drame et va devoir apprendre à se dépasser pour reprendre sa vie en main. Quant à Theo, j'ai eu plus de mal à le suivre et c'est certainement voulu par l'autrice.

🦋🚙🗝

Ce roman est certainement touchant. Mais je n'étais pas du tout dans l'humeur idéale pour l'apprécier. D'autant plus que j'ai repris le boulot et j'ai peu de temps pour lire. J'ai failli abandonner ce livre vers le milieu du mois d'octobre, je l'ai laissé de côté pendant quelques temps et je l'ai repris ces derniers jours, même si l'histoire ne m'emballait toujours pas, je souhaitais en connaître la fin.
Je le relirai peut-être un jour, parce que je suis un peu déçue de ne pas l'avoir aimé à sa juste valeur.

5/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 21 octobre 2018

Dans la nuit de New York, Anna Woltz

Quatrième de couv' : Je m'appelle Emilia December De Wit. J'ai quatorze ans. Je viens de tout perdre.

Est-ce que l'histoire pourrie qui circule sur Internet parle de la vraie moi ? Mon histoire, ma vraie histoire, où est-elle ? Je suis la seule au monde à savoir ce que je m'apprête à faire, si j'en ai le cran, ce qui n'est pas gagné.

Six mille kilomètres plus tard. L'air est glacial. New York est en fête. Je marche dans les rues. J'ai repéré le commissariat de police et me suis dirigée dans le sens opposé. Je suis libre.


Mon avis : Je n'avais pas prévu d'acheter ce livre, je n'en avais même jamais entendu parler avant de le voir dans ma librairie jeunesse habituelle.
Il avait l'air original et intrigant. Le résumé est très succinct et heureusement révèle assez peu l'histoire. Du coup je ne vais pas me lancer dans des spoilers qui vous gâcheraient le plaisir de la découverte.

✈️🚖🏙

Emilia est hollandaise, mais un événement a bouleversé sa vie et elle décide de partir à New York. Elle n'a que 14 ans mais elle est déterminée à s'éloigner de son milieu familial qui lui apparait alors nocif. Arrivée à New York, tout ne se déroule pas comme elle l'avait imaginé.
C'est à la fois une aventure et des rencontres qu'elle va vivre. 4 jeunes paumés qui vont trouver refuge ensemble. Ils sont si jeunes mais ont déjà vécu leur lot de problèmes qu'ils ont dû apprendre à gérer. Ils sont tous très matures pour leur âge, sauf Abby qui a 9 ans, et représente plutôt bien son âge.

✈️🚖🏙

Le début du livre est très intrigant, on ne sait pas vraiment ce qu'Emilia fuit, on ne connaît pas les raisons qui la poussent à couper son téléphone et les réseaux sociaux. Puis les raisons se dessinent et on réalise l'impact que cela a eu sur cette jeune fille qui a tant de mal à gérer ses angoisses.

✈️🚖🏙

J'ai vraiment aimé les différents personnages et leurs histoires, ils vont complètement à l'encontre de l'image qu'on pourrait avoir d'eux. Ce roman rassemble peu de clichés et c'est très bien ! 

Seul bémol : la durée du manque d'électricité. J'ai eu l'impression que ça durait bien trop longtemps et que les journées se ressemblaient beaucoup. C'était presque aussi long que pour les personnages. 

✈️🚖🏙

Ce n'est peut-être pas une histoire dont je me souviendrais longtemps mais en tout cas c'est bien écrit, l'intrigue est originale et on ne tombe pas dans un pathos extrême comme on peut le lire dans certains romans pour adolescents.
Même si j'ai mis une semaine à lire ce roman (parce que j'ai repris le travail et que j'ai du mal à trouver du temps pour lire ou même en avoir envie), c'est une histoire que j'ai pris plaisir à lire et qui était à la hauteur de mes attentes.

8/10

lundi 15 octobre 2018

Mates, Dates & Chocolate Cheats, by Cathy Hopkins


Quatrième de couv' : Izzie has always been "curvy", but since Christmas, she has gained eight pounds, and nothing seems to fit any more ! In an attempt to lose weight, Izzie tries everything - one diet after another, a punishing exercise programme and every bit of conflicting advice anyone can give her.


Her constant worrying about her weight causes her to lose her confidence, and she stops appreciating the things in her life that are special - her supportive friends, the fact that she has been selected for a TV teen panel and the cute boy at the studio who seems to appreciate her just the way she is.


Mon avis : Dixième tome, on approche de la fin ! Comme d'habitude il m'a fallu 2 jours pour lire ce livre de 167 pages en anglais.

La thématique de celui-ci se dessine très nettement : il s'agit de la prise de poids et des régimes. Dans ce tome, Izzie/Lizzie revient du séjour en Italie (qu'on a découvert dans le tome précédent) et réalise qu'elle a pris du poids depuis Noël. Si tout son entourage l'assure que ça ne se voit pas, Izzie est persuadée qu'elle ressemble à une baleine et décide de se priver en mangeant selon différents types de régime. Très vite, elle s'aperçoit que c'est un casse-tête sans fin. Puis elle découvre les boissons qui font office de repas, mais celles-ci apportent leur lot d'inconvénients (l'estomac qui crie famine, les flatulences, le manque de concentration). Bref, ses amies et sa mère lui proposent de faire une activité physique, elle va alors tester chaque soir un nouveau cours de sport. Avant finalement de rejoindre un groupe dans lequel on se donne des conseils afin de perdre du poids sur le long terme.

Ce tome manque de légèreté. Le sujet est important, mais Izzie est absolument obsédée par l'idée de perdre du poids rapidement. Rien n'existe plus dans sa vie et nous la suivons durant ces quelques semaines où Izzie n'a plus que son rapport à son corps qui compte. J'ai trouvé que c'était trop lourd. Je vois très bien que l'autrice a voulu montrer ce qu'une jeune fille peut faire dans ce cas, cependant j'aurais aimé qu'on ait d'autres sujets. Il y a juste un petit passage de romance au début et à la fin du roman, mais c'est assez frustrant car rien ne se passe et ce sont juste des déceptions de plus pour Izzie.

La fin de chaque chapitre se fait soit sur une chanson d'Izzie, soit sur une petite phrase amusante.


Un tome qui aborde une thématique bien spécifique mais qui manque du coup de légèreté. C'est dommage qu'on évolue uniquement dans la tête d'Izzie avec ce tome, parce qu'on ne sait pas grand chose de ses amies. Le côté amitié est trop peu présent. C'est une déception, mais j'imagine que le sujet intéressera d'autres personnes.

5/10

jeudi 4 octobre 2018

Aquarium, David Vann

Quatrième de couv' : Caitlin, douze ans, vit avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin, qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes les deux à cet homme.


Mon avis : Comme tout le monde cette année, j'ai craqué sur ce livre, le centième de la collection Totem chez Gallmeister. C'est fou comme la couverture joue un rôle important dans le choix d'un achat... en grand format ce roman ne m'attirait pas du tout, au point que j'avais laissé ma responsable de l'époque lire et conseiller ce livre, sans m'y intéresser. La couverture en poche est incroyablement belle.
Par contre j'avais un peu peur que ce soit de la même teneur que Sukkwan Island, un drame psychologique, et que ça me trouble complètement.

🦀🐡🐠

Caitlin a 12 ans, elle est passionnée par les poissons et le monde sous-marin. Tous les jours après l'école, elle fonce à l'aquarium les observer. Elle les connaît par coeur.
Sa mère vient la chercher quand elle finit son boulot, vers 17h30. En attendant, Caitlin reste à l'aquarium, où un jour, elle fait la rencontre d'un vieux monsieur.

Je n'en dis pas plus. Je trouve déjà que le résumé de la quatrième de couverture est assez spoilant, du moins il laisse suffisamment d'indices pour comprendre certains liens.

🦀🐡🐠

L'auteur traite une nouvelle fois des relations familiales, de l'impact laissé sur un enfant par un parent.
C'est assez dur, parce que le contexte de précarité est difficile et complexe, que ce soit dans le présent comme dans le passé, la situation de Caitlin et de sa mère est franchement triste.

🦀🐡🐠

J'ai eu du mal à m'attacher à Caitlin. Elle est assez pénible avec ses histoires de poisson. Ça n'intéresse personne dans son tout petit entourage, alors quand ce vieux monsieur fait mine de s'y intéresser, elle se laisse aller à discuter avec lui. La relation entre eux est particulièrement touchante. J'ai beaucoup aimé cette façon qu'avait Caitlin de vouloir le protéger.
Par moments Caitlin me donnait l'impression d'avoir moins de 12 ans, par ses réactions, sa façon de s'accrocher à sa mère au tout début, comme une enfant. Et à d'autres moments, notamment par la découverte de l'amour, je lui aurais facilement donné 15 ou 16 ans. Son personnage oscille vraiment entre la pré-puberté et la puberté +++ C'était assez bizarre.

Au début, présentée comme une maman combattive, qui mène sa vie de mère, de femme et de travailleuse, on sent Sheri dévouée et j'ai eu le sentiment de quelqu'un d'équilibré. Jusqu'au moment où tout bascule... où la rage contenue explose dans une déflagration puissante. Plus rien ne compte pour elle à part sa rancoeur.

Le vieux monsieur a tellement de choses à se faire pardonner qu'il en devient faible. Il accepte toutes les punitions, toutes les horreurs qu'on lui dit. Cette façon de se ratatiner parce qu'il a commis une erreur 20 ans plus tôt, ça m'a attristée. Il porte sa culpabilité sur son visage, c'est un véritable fardeau. Il ne m'a pas fait pitié, il m'a agacée, jusqu'au moment où il décide de ne plus se laisser marcher sur les pieds, de ne pas tout accepter.

Finalement le seul personnage équilibré est Steve, le nouveau compagnon de la mère, et je m'attendais à ce que lui aussi ait des failles insoupçonnées. Je pensais découvrir un truc sale sur lui, mais non, tant mieux ! Il est patient, et tente d'apaiser les situations quand il le peut.

🦀🐡🐠

Le style d'écriture est fluide et simple.
Seul bémol : les dialogues ne sont pas introduits par des tirets ni des guillemets. C'est peut-être un choix du traducteur ? Ça donne une succession de phrases et on ne sait parfois plus qui parle ou si c'est de la narration ou du dialogue.
Aussi, je m’attendais à retrouver le point de vue de Caitlin adulte nous décrivant sa vie actuelle, vu que certains passages laissaient entendre qu’elle racontait ses souvenirs d'adolescence, avec le recul de l'adulte.

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Il y avait des passages très attendus, que j'ai vus venir de loin, qui allaient créer le drame.
Et puis il y a eu ce passage dans la forêt avec cette histoire de bonhommes de neige qui courent, qui est complètement what the fuck. Alors certes, ça permet de créer la scène suivante qui est une scène importante du livre, mais je n'ai pas compris ce délire des deux jeunes filles qui s'enfuient en croyant être poursuivies par des bonhommes de neige, elles ont 12 ans bordel ! Elles ne sont pas si idiotes et naïves !

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Malgré ce passage que je n'ai pas compris, ce roman traduit une atmosphère tellement dure et violente... Psychologiquement c'est parfois insoutenable, certaines scènes sont au-delà de l'imaginable, mais c'est très percutant.
Ce roman raconte des histoires de famille dans lesquelles on n'aimerait pas vivre. Il raconte des histoires de fuite, de peur, de maladie, d'obligation familiale. Est-on plus libre quand on n'a plus de famille ?
C'est étrange, en y repensant j'ai l'impression d'avoir été basculée de gauche à droite, par moments on savoure de beaux moments et juste après le drame arrive et nous projette loin. C'est d'une intensité rare, portée par une écriture toute simple. L'atmosphère créée y est sûrement pour quelque chose.
C'est une véritable expérience de lire un livre de David Vann, je vois mal comment cela pourrait laisser indifférent∙e.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur