dimanche 28 avril 2019

Cité 19, T.2 Zone Blanche, Stéphane Michaka

Quatrième de couv' : Faustine se retrouve brusquement plongée dans le XIXe siècle. Voyage dans le temps ou décor grandeur nature ? La réalité est bien plus inquiétante… Tandis qu’elle s’enfonce dans les profondeurs de Cité 19, la jeune fille découvre qu’elle est au coeur d’une expérience diabolique.
Pour en réchapper, elle devra faire vite : le docteur Zapruder guette le moindre de ses pas…


Mon avis : J'avais lu le premier tome fin septembre 2018 et je lui avais attribué la note de 7/10. On nous laissait sur un suspense de folie, et du coup j'étais allée acheter le second tome dans la foulée.
Comme j'ai commencé à travailler quelques jours plus tard, je n'ai pas eu envie de me replonger dans cette ambiance.
Et puis le temps a passé... et dans mes listes de livres achetés, je retrouvais "Cité 19" isolé, et bon, moi j'aime pas trop voir une ligne de texte noire au milieu des lignes de texte en couleur (je surligne mes lectures au fur et à mesure). Bref, il était temps de le sortir de ma PAL, ce que j'ai fait vendredi soir. Au final j'ai décidé de le finir aujourd'hui (et donc de m'enfiler plus de 360 pages dans la journée).

⏳❔🗝

Au début, j'ai eu du mal à reprendre le fil. Je pense qu'il faut vraiment lire les tomes à la suite pour bien saisir les enjeux du roman.
Dans ce second tome (sans trop vous en dévoiler), on poursuit l'aventure de Faustine à travers le temps et l'expérience voulue par Zapruder.

⏳❔🗝

On retrouve malheureusement les mêmes défauts :
- Faustine n'est pas du tout attachante. Je crois que son manque d'intérêt pour retrouver son père se fait encore plus sentir dans ce tome, puisqu'ici elle cherche vraiment à résoudre son enquête puis à lever le voile sur les "Veilleurs". Elle est très solitaire et égocentrique. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir une héroïne très badass, qui ne soucie de rien ni de personne.
- Sa mère. Argh ! que j'ai détesté cette personne ! Y'a pas plus froide que cette mère.
- Le côté roman d'aventure et d'anticipation avec le bâtiment moderne qui renferme le projet C.I.T.E. : j'ai trouvé que ça sentait les années 70 ou les films d'action de cette époque. Ça a un petit côté vintage. Tout comme les méchants dans l'histoire ont l'air d'être issus d'un James Bond : ils sont assez clichés.
- Tout ce qui monte en pression avec la Commune, pour au final avoir quoi ? 3 barricades, des personnages qui s'enfuient, et des monuments en feu ? Pourquoi avoir fait tout un pataquès de cette histoire de révolution populaire pour qu'au final, quand ça arrive on nous en parle aussi peu ?
- La fin m'a déçue : si j'ai bien compris, on débranche tout et le programme s'arrête ? Bon je trouve que c'est un peu léger, qui a pris cette décision par ailleurs ? Et la toute-toute fin ne m'a pas convaincue non plus, j'ai trouvé que c'était prendre les lecteurs pour des jambons que de clôturer le roman sur ça. Quant à l'épilogue en revanche, je l'ai trouvé très poétique et très joli.

⏳❔🗝

Par contre j'ai aimé :
- la finesse du projet : l'auteur va très loin alors qu'on est dans un roman pour adolescents. Il évoque la dictature en Roumanie par le biais de personnages roumains. Il parle de projet pour conquérir des terres et les exploiter. Il y avait un côté très poussé (parfois un poil trop car j'ai mis du temps à voir où ses personnages voulaient en venir).
- le rythme : c'est facile à lire, il y a tellement de rebondissements ! Le temps dans ce roman passe super vite : en une journée l'héroïne a eu le temps de faire 1000 choses. C'est très haletant !
- les conditions de vie au XIXè siècle : j'ai adoré découvrir l'Histoire par les yeux de Vikram et Morgane. C'était fou et triste à la fois.
- les passages dans le bâtiment du projet C.I.T.E. nous ramènent dans la réalité et nous permettent de mieux comprendre les ingénieurs ou les psychologues qui font en sorte que le projet soit mené. Ils ont du mal à diriger l'opération, et on comprend de mieux en mieux pourquoi.
C'est aussi là qu'on découvre la folie de Zapruder, qu'on comprend son ambitieux projet.

⏳❔🗝

Un bon livre, avec une bonne intrigue et un rythme très haletant. En revanche je le conseillerais à de grands ados, car les ramifications sont parfois complexes et le texte peut paraître assez inégal (on voudrait en savoir plus sur certains personnages par exemple).

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

jeudi 25 avril 2019

Quintland, Fred DuPouy

Quatrième de couv' : Cinq enfants, un seul destin. Quintland.
Quintland a tout d’un parc de loisirs. Les touristes s’y bousculent, on s’y rend en famille ou lors d’une excursion scolaire, plusieurs visites par jour sont organisées. Mais à Quintland, vous ne trouverez qu’une seule et unique attraction. Ce sont cinq petites filles que l’on peut regarder vivre derrière une vitre sans tain. Cinq petites filles isolées, surmédiatisées, éloignées de leurs parents. Elles sont les premières quintuplées de l’histoire à avoir survécu. C’était au Canada, en 1934. Quintland, le « Pays des Quintuplées », a existé pour de vrai.


Mon avis : J'ai eu ce livre en SP par la représentante qui m'a dit que si je voulais le vendre, il fallait absolument que je le connaisse pour pouvoir en parler. Et je pense qu'elle a raison. Je vois mal un ado se lancer vers ce livre si il n'en a jamais entendu parler.
Honnêtement, je ne connaissais pas moi-même cette histoire vraie, celle de quintuplées nées en 1934 au Canada francophone.
Je ne lis pas souvent d'histoires vraies ou même des témoignages, j'ai toujours l'impression qu'il est difficile de démêler la fiction de la réalité.

👶🏼🧒🏻🧑🏻

Dans ce livre, l'auteur s'est penché sur l'histoire de 5 fillettes, nées prématurément dans une ferme du Canada en 1934. Au départ, personne ne pensait qu'elles survivraient, et pourtant elles vont toutes les cinq grandir. Mais pas dans n'importe quelles conditions... Leurs parents seront privés de leur droit parental, afin que les quintuplées grandissent dans ce qui sera d'abord nommé une pouponnière, pour devenir "Quintland", un lieu visité par des milliers de touristes... Les petites seront exposées derrière des vitres, 2 fois par jour aux touristes nord-américains.
Exploitées par le gouvernement canadien, qui a vu en ces 5 fillettes, un moyen de relancer l'économie de ce coin de campagne abandonné, les cinq enfants vont grandir recluses dans ce centre, ne voyant que rarement leurs frères et soeurs, ainsi que leurs parents.
Le médecin qui en est l'un des tuteurs légaux, le Dr. Dafoe, ne pourra pas faire grand chose pour empêcher l'exhibition ainsi que la publicité faite par des industriels afin de promouvoir des produits pour enfants. Chacune de ses décisions trouvera à la fois ses inconvénients comme ses avantages : les publicités à l'image des fillettes leur permettront de constituer une fortune qu'elles pourront se partager à l'âge adulte, les mettant à l'abri du besoin. Mais d'un autre côté, cela renforcera le désir malsain des touristes à venir assister aux expositions quotidiennes des petites filles de Quintland.

👶🏼🧒🏻🧑🏻

L'auteur nous fait le déroulé de la vie des fillettes, mettant en scène des personnages inventés : Edith et Alice. Si au début je ne voyais pas le rapport avec Quintland, peu à peu se dessine une nouvelle époque et un nouvel espoir. J'ai beaucoup aimé ces deux personnages qu'on voit aussi évoluer pour devenir des femmes indépendantes, avec une volonté de feu dans une époque où toute tentative de liberté est réprimée.

👶🏼🧒🏻🧑🏻

J'ai moins aimé les quelques changements de points de vue : notamment celui d'Yvonne, l'une des quintuplées, j'ai trouvé que ce n'était pas très fluide car l'auteur voulait en faire quelque chose d'original et ça se sentait trop.

👶🏼🧒🏻🧑🏻

Je suis contente de la lecture de ce roman : le résumé promettait quelque chose qui a une résonance avec notre époque actuelle où certains mettent en scène leurs enfants sur les réseaux sociaux, un peu l'équivalent de ce qui se faisait à la fin des années 30 avec Quintland.

Ce livre m'a aussi permis de découvrir un fait historique que je ne connaissais pas du tout et de me pencher sur l'histoire de ces 5 fillettes, devenues des femmes à la vie un peu compliquée. Bonjour les années de thérapie pour se relever d'une médiatisation pareille, d'une volonté du public et de leurs parents qu'elles ne fassent qu'UNE, alors qu'elles étaient 5 personnes aux identités différentes.

L'auteur évoque aussi avec pudeur des faits qu'on ne saura jamais si ils sont avérés ou non. J'ai bien aimé que ce passage qui laisse entendre des choses, sans risquer d'en dire trop.

Bref, c'est très intéressant de lire ce type de livre. Je pense que je devrais me tourner plus souvent vers ce genre d'histoires.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 21 avril 2019

L'estrange malaventure de Mirella, Flore Vesco

Quatrième de couv' : Moyen-Âge. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes. La véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de quinze ans, qu’on l’a enfin compris. Cette crève la-faim a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a repéré cet homme en noir qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.


Mon avis : La représentante de L'Ecole des Loisirs m'a parlé de ce roman et me l'a proposé en SP pour que je le lise, ça se refuse difficilement. J'avoue que je suis peu attirée par les romans historiques se déroulant au Moyen-Âge, mais j'ai eu envie de diversifier mes lectures ados.

👩🏻‍🦰🎶🐀

Concrètement, les premiers chapitres ont été difficiles à lire, parce que je ne suis pas du tout habituée à lire du vieux français. Ça peut vraiment rebuter, mais en même temps, ça s'inscrit dans une démarche logique : on est au Moyen-Âge, avec des personnages qui vivent cette période terrible, qui verra arriver la peste. C'est surtout ce point qui m'intriguait : j'ai une fascination super morbide pour les romans qui évoquent la peste (j'en ai d'ailleurs un autre sur ce sujet qui m'attend dans ma PAL).

👩🏻‍🦰🎶🐀

Ici, on suit Mirella, une jeune porteuse d'eau dans la ville d'Hamelin. Très mal vue et maltraitée, Mirella plie l'échine devant tout le monde, cachant ses formes qui commencent à naître et ses cheveux flamboyants. Les rats arrivent en très grand nombre dans la ville et déciment une bonne partie de la population. Tout en bas de l'échelle sociale, Mirella doit continuer son travail, et signaler les maisons où la Peste a décimé les habitants.

Dans ce roman on suit une héroïne qui va peu à peu s'affirmer, tout en découvrant son passé, et en révélant ses pouvoirs. Au delà de l'aspect historique, on trouve une dimension fantastique, nous permettant d'en savoir plus sur Mirella et sur la Peste.

👩🏻‍🦰🎶🐀

En ce qui concerne mon avis, je suis plutôt mitigée : déjà j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, à me faire au vocabulaire ancien.
Ensuite j'ai trouvé que l'histoire ne suivait pas une trame très fluide. On abandonne des petites trames après nous les avoir présentées comme un drame (ex : la blessure de Pan. A quoi ça servait concrètement ? à part nous montrer la cruauté et l'indifférence du chirurgien-dentiste ?)
En fait, je vois bien les trames narratives utilisées pour rendre le récit haletant, cependant j'ai trouvé qu'on nous noyait sous des descriptions qui faisaient perdre le rythme de l'action.

Ai-je appris des choses ? Ce roman confirme (encore une fois) que notre époque est bien plus agréable à vivre, à bien des niveaux ! La vie atroce que mène Mirella, je n'en voudrais pour rien au monde !

👩🏻‍🦰🎶🐀

Je n'ai pas adoré ce livre, il est bien, mais je crois que ce n'est pas un livre pour moi. J'ai mis une semaine à le lire alors qu'il ne fait que 215 pages... Je n'étais pas hyper contente à l'idée de le reprendre mais je souhaitais le finir, car après tout, il est assez original, sûrement grâce à l'intervention du fantastique, mais très certainement pour voir l'évolution de son héroïne.

Ah oui et je ne connais pas le conte qui est à l'origine de ce roman, donc bon... je n'ai pas pu être influencée ou quoi.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 16 avril 2019

Viser la lune, Anne-Fleur Multon

Quatrième de couv' : Le bon dosage pour une amitié réussie : une louche d'astronomie et un zeste de geekerie, beaucoup trop de selfies ridicules, une pincée de nanas entêtées, une chaîne YouTube à créer et une bonne tranche d'aventures bien salées !
Attention : la consommation de cette recette entraîne un risque élevé de fou rire incontrôlable etde suspense haletant !


Mon avis : J'ai fini par acheter ce livre qui me faisait envie depuis sa sortie, et puis plutôt que de le ranger directement dans ma PAL, j'ai lu ses 166 pages qui se dévorent en une heure.

🌙💻🤳🏻

Illustré par Diglee, ce roman parle d'adolescentes modernes et déterminées qui luttent contre le sexisme, le racisme et les idées reçues. Venant des 4 coins du monde, elles se rencontrent sur Twitter et deviennent amies. Petit à petit, elles ont l'idée de monter une chaîne sur YouTube, sur laquelle elles publieraient des vidéos où elles mettraient chacune en avant leurs passions. L'histoire est racontée à la première personne par Ali, qui nous implique dans l'histoire, s'adressant directement à nous.

🌙💻🤳🏻

Alors ! Leur parcours est un peu semé d'embûches pour ces ados de 13 ans, mais force est de constater qu'avec beaucoup d'aplomb elles réussissent à obtenir gain de cause.
Certes, c'est pour faire avancer l'histoire, mais je trouve les parents hyper laxistes sur plein de choses : déjà, les laisser continuer leur chaîne, ensuite, les laisser partir seules pour rejoindre la France et participer à une compétition de gaming.
Et enfin pour Ali, la laisser affronter seule un grand-père raciste, à qui elle fait la morale avec beaucoup d'aplomb et qui va suite à ce petit discours, décider de changer d'avis... Bon là, on aborde la partie peu crédible, je veux bien qu'on soit dans un discours ultra positif et optimiste tout au long de ce livre, mais franchement, un type de 75 ans, raciste depuis toujours, hyper froid avec Ali quand il la rencontre et qui finalement change d'avis en un claquement de doigts... Hum, pas crédible.

🌙💻🤳🏻

J'ai bien aimé ce livre, je le trouve très positif, avec un discours hyper intéressant adressé aux jeunes sur des choses comme le sexisme ou le racisme. Par exemple, le père d'Ali est aide-soignant, tandis que sa femme est ingénieure aérospatiale, ce modèle de couple est enfin représenté et je trouve ça très bien ! D'autant plus qu'Ali se sent très proche de son père et passe du temps avec lui, tout en considérant sa mère comme un modèle de réussite.

Par contre, la psychologie des personnages m'a gênée dans le sens où les parents sont hyper compréhensifs, ont peu d'autorité, sont hyper laxistes. Pas seulement les parents d'Ali d'ailleurs. La mère de Maria est vite convaincue qu'il faut laisser les filles avoir une chaîne YouTube, laisser sa fille écrire et publier un livre à 13 ans.

Aussi, j'ai peu aimé le fait que tout réussisse aux filles : elles publient des vidéos et très vite elles connaissent un succès fou. Elles excellent dans tout ce qu'elles font, sans jamais connaître de réelles difficultés.
Parfois aussi j'ai eu l'impression qu'elles faisaient plus que leur âge : elles sont censées avoir 13 ans mais elles en paraissent 3 ou 4 de plus. Leur aplomb me sidère, la façon dont elles parlent à certains adultes m'a laissée pantoise.

🌙💻🤳🏻

Bref, un livre court, qui se lit facilement et qui promet une histoire originale, avec des thématiques importantes à évoquer en littérature jeunesse. Juste un manque de crédibilité autour de certaines parties du livre. J'aime l'idée qu'on ne réussit pas toujours tout du premier coup et qu'il faut souvent encaisser des échecs, ça fait partie de notre histoire personnelle.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Les déclinaisons de la Marguerite, Séraphine Menu

Quatrième de couv' : Depuis que leur père est parti, Marguerite et ses frères et sœurs vivent seuls avec leur mère Vivi. La maison est grande, peuplée de coussins douillets et colorés, de rires et de secrets partagés autour de délicieux chocolats chauds agrémentés de guimauve multicolores. Mais pour Marguerite, cette maison est aussi une prison, et Vivi réclame toujours plus d'aide et d'attention de la part de sa fille aînée. Alors quand la prof de latin organise un grand voyage de classe en Italie, Maggie n'hésite pas une seconde. C'est l'occasion rêvée de mettre les voiles et de tenter de se rapprocher enfin du bel Anatole dont elle est secrètement amoureuse depuis la cinquième.


Mon avis : J'ai trouvé ce livre par hasard en librairie jeunesse et comme je ne l'avais vu nulle part sur la blogo, je l'ai acheté. Le résumé me tentait aussi beaucoup.

❧○❧

Ce roman est assez court, il se lit facilement et surtout, il est très bon !
Honnêtement c'est une lecture douce, où les problèmes sont juste effleurés. On a quelques problématiques liées à l'adolescence, ou à la séparation parentale, et pourtant elles sont juste évoquées comme ça au passage. J'ai trouvé que c'était agréable de lire un roman où on ne tombe pas dans le pathos, et où, comme dans la vie, parfois on voit les choses mais on ne veut pas forcément s'y attarder.

❧○❧

Dans ce roman, Marguerite, surnommée Maggie, vit avec ses deux soeurs et son petit frère, ainsi que leur mère célibataire. Leur père est parti quelques années auparavant, sans qu'ils ne sachent pourquoi. Nous suivons d'abord le quotidien de cette petite famille, pour ensuite se concentrer sur le voyage en Italie que feront Pennie et Maggie avec leurs classes de latin. A partir de là, vont s'enchaîner plusieurs événements, nous apportant une jolie fin, bien que teintée de tristesse.

❧○❧

J'y ai retrouvé des parties de mon adolescence : les amitiés qui changent du jour au lendemain sans qu'on ne comprenne bien pourquoi, la rivalité entre camarades, les amours qui vont et viennent, les crush pour des adultes qui nous remarquent à peine, l'envie de liberté quand on vit dans un cocon. Ça m'a bien parlé et j'ai aimé le traitement qui en est fait, ça m'a semblé juste et crédible.

❧○❧

Au niveau du style, j'ai noté que les dialogues produisaient des rimes et ça m'a fait sourire, même si je ne suis pas une grande fan de ce procédé. Autrement c'est assez simple, avec des ellipses narratives qui allègent le roman.
J'ai eu le sentiment de lire un roman qui s'apparentait à la série Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh, et c'était vraiment ce que je recherchais dans cette lecture.

❧○❧

Pour finir, c'est une lecture très agréable, très douce et qui fait du bien au coeur.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 14 avril 2019

Renversante, Florence Hinckel

Quatrième de couv' : Tout va bien pour Léa ! À l’école, elle aime jouer au foot dans la cour avec ses amies. Elle est naturellement douée en maths, comme le sont souvent les filles. Elle sait déjà qu’elle est promise à une brillante carrière, de chirurgienne, huissière ou, pourquoi pas, ministresse ! Quel que soit son choix, elle n’aura pas à s’occuper de ses enfants, puisque c’est leur père qui s’en chargera. Les hommes sont naturellement faits pour ça, non ? « C’est comme ça ! On n’y peut rien ! » a tendance à penser Léa. Mais son père et son frère, Tom, vont la pousser à remettre en question l’ordre établi…


Mon avis : J'ai reçu ce livre en SP en début de semaine et comme je n'ai pas beaucoup de temps pour lire aujourd'hui, j'ai pris celui-ci, histoire d'être sûre de le finir dans l'heure.

🤦🏼‍♀️✊🏻🤦🏼‍♂️

Roman très simple : on inverse simplement la situation qu'on vit dans notre société patriarcale. Ça fait catalogue de toutes les situations que les femmes connaissent aujourd'hui, mais vécues par des hommes. Léa et son frère jumeau Tom réalisent que l'avenir ne sera pas le même pour eux. Pour Léa : la possibilité de devenir chirurgienne par exemple. Pour Tom, les métiers littéraires lui permettront de vivre de peu, tout en se consacrant à sa famille. Les deux enfants découvrent les différences qui incombent à leur genre.

🤦🏼‍♀️✊🏻🤦🏼‍♂️

Pour moi, ça faisait tellement catalogue que ça manquait de consistance. J'attendais quelque chose de plus romancé, une histoire avec un fil rouge. J'attendais du changement, une révolte.
Alors certes ça dénonce le sexisme de notre société actuelle, en nous faisant prendre conscience (une fois qu'on renverse les propos de l'autrice) de ce que les femmes vivent (enfin, certaines femmes, parce qu'on n'a pas toutes eu affaire à un exhibitionniste ou été de faire le ménage pendant que nos frères se tournaient les pouces), mais ce côté catalogue m'a gênée dans le sens où ça n'apporte rien, y'a pas de solution, ni de réelle remise en question du système. Je n'ai pas trouvé que c'était un roman très original parce que n'importe qui aurait pu écrire ce texte.

🤦🏼‍♀️✊🏻🤦🏼‍♂️

En fait, peut-être parce que j'ai été élevée de façon tout à fait égale avec mes frères, je n'ai jamais ressenti le sexisme au sein de ma famille, et à l'école non plus (les filles jouaient aussi aux billes et au foot) mais il faudrait peut-être que j'y réfléchisse en plongeant dans mes vagues souvenirs.
Au boulot, oui beaucoup plus, combien de fois j'entends : "On va demander à la petite dame !", est-ce que les clients disent la même chose en parlant d'un "petit monsieur" ?! Je ne crois pas. (Déjà arrêtez de dire que vous allez demander à un∙e vendeur∙se, juste faites-le !)
Bref, je ne m'identifie pas toujours aux problématiques relevées par les féministes parce que je n'ai pas vécu les situations dont elles parlent et pour lesquelles elles se révoltent, du coup j'ai tendance à être vite irritée par les romans qui traitent de la distinction des genres, parce que je ne le ressens pas autant que d'autres.

🤦🏼‍♀️✊🏻🤦🏼‍♂️

Pour en revenir au livre, c'est un bon livre, mais pas excellent. 
Je l'ai lu avec mon regard d'adulte, mon expérience de femme, alors qu'il est destiné à un public d'enfant, de pré-ados qui n'ont pas forcément été conscients des distinctions liées à leur genre. Ça éveillera peut-être leur conscience, leur donnera peut-être envie de lutter contre les problématiques de genre et contre le sexisme. 

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Une histoire des loups, Emily Fridlung

Quatrième de couv' : Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.


Mon avis : J'avais beaucoup vu ce livre sur Bookstagram en début d'année, du coup je l'avais acheté, et récemment j'ai eu envie de lire du contemporain et de faire baisser ma PAL Totem - Gallmeister. Mais quelle déception !

🌲🏡🏫

Le résumé me faisait penser à une histoire à la David Vann. Sauf qu'on n'a pas le niveau de suspense et de drame que chez David Vann...
Madeline/Linda est une jeune fille au passé un peu particulier. Ses parents ont vécu dans une sorte de communauté hippie, puis quand celle-ci s'est désintégrée, Madeline s'est retrouvée dans cette famille. (Sont-ils ses parents biologiques ? on ne saura jamais, mais bon ce n'est pas si important ici, d'autant plus qu'ils n'existent presque pas pour Madeline). Ils vivent dans une cabane délabrée, avec 4 chiens attachés devant une remise, aux abords d'un lac.
Un été, va emménager une famille de 3 personnes de l'autre côté de la rive. Le père repart pour son boulot et la femme se retrouve seule avec son petit garçon, Paul, 4 ans. Madeline va devenir la baby-sitter de Paul, sans toutefois comprendre les liens qui unissent ces trois personnes.

Dès le début on sait que quelque chose de grave s'est passé, puisqu'on nous parle d'un procès. Mais avant ça, Madeline se focalise sur une autre histoire, qui a lieu dans son lycée : un professeur aurait eu une relation avec une élève. Cette histoire va troubler Madeline, au point qu'elle en parle régulièrement tout au long du roman, alors que ça n'a pas de rapport avec ce qui se passe de l'autre côté du lac.

🌲🏡🏫

Ce roman est très, très décousu. On suit les pensées de Madeline, il n'y a aucune ligne directrice. Parfois on se trouve dans le passé, parfois dans le présent. Parfois Madeline a 16 ans, d'autres fois la trentaine. Parfois elle raconte ses après-midis avec Paul, parfois elle évoque le procès.
C'est une narration à la première personne qui met énormément de distance avec le lecteur, c'est d'une telle froideur clinique, comme si Madeline était un robot. C'est perturbant, je n'ai pas compris ce personnage, ni adolescent ni adulte.
Il m'a semblé qu'elle était cruelle, n'éprouvait pas d'émotion ou ne savait pas les exprimer, et qu'elle était paumée - aime-t-elle Patra ? M. Grierson ? Lily ? - elle n'a personne à qui se confier, et ce ne sont pas ses longues balades en forêt qui vont l'aider à apprivoiser ses émotions.

🌲🏡🏫

Honnêtement, je me suis sentie perdue avec ce roman. Dès les 50 premières pages je me suis demandée où l'autrice voulait en venir. J'ai été jusqu'au bout, je désirais absolument finir ce roman, pourtant je n'ai pas aimé.  Parce que j'ai eu l'impression d'être bête, de ne pas comprendre ce texte. J'ai eu l'impression que l'autrice voulait faire quelque chose de très psychologique, mais à mon sens c'est trop décousu et ça reste beaucoup trop en surface. Les thématiques ne sont pas du tout approfondies : on comprend très tardivement le poids d'une religion sur l'éducation donnée à un enfant. J'aurais aimé que l'autrice dénonce bien plus l'impact de la religion.

🌲🏡🏫

J'ai aussi trouvé que les dialogues sonnaient faux. Comme si dans la vie, on se parlait en langage codé , qu'il y avait des subtilités derrière les phrases des personnages et malgré tout, ils arrivaient à se comprendre. Bin écoutez, laissez le lecteur bien en dehors de vos histoires les gars.

🌲🏡🏫

C'est un roman d'ambiance... qu'est-ce qu'on nous bassine avec les arbres, la forêt, les lacs et les oiseaux dans les arbres ! Pfffiou, quel ennui. Oui l'atmosphère est troublante, confuse, poisseuse. Mais très froide aussi à cause de la façon dont Madeline ressent (ou ne ressent pas) les choses, et ça dessert l'histoire selon moi. De plus les personnages sont tous très fades. Même le père de Paul n'a pas la carrure qu'il aurait dû avoir, il était vide à mes yeux. Les parents de Madeline sont totalement inexistants. Seul son professeur M. Grierson a l'air d'avoir une personnalité, peut-être parce qu'il échange une lettre avec Madeline et qu'on le sent vivant à travers ses propres mots. Mais pour le reste, les personnages sont seulement vus et décrits par Madeline et sont très fades, un peu  fantômatiques.

🌲🏡🏫

Ce roman se veut sûrement proche de ceux de Laura Kasischke, que j'adore, mais là j'ai été super déçue. L'événement terrible qui survient, est tellement mal amené, on dirait un détail dans l'histoire, alors que c'est LE gros truc qu'on attendait depuis le début. Je n'ai pas compris pourquoi c'était balancé comme ça super négligemment, il n'y a aucune montée de la tension, aucun suspense. C'est noyé au milieu des pensées décousues de Madeline. C'était dommage. Le paragraphe suivant Madeline nous parlait d'autre chose. MAIS POURQUOI ? Pourquoi nous imposer un tel rythme, pourquoi passer du coq à l'âne sans arrêt ?

🌲🏡🏫

Une grosse déception pour moi. J'attendais beaucoup plus de ce roman, d'entrer plus dans la psychologie du personnage principal. J'attendais un événement fort et terrifiant, qui remette tout en question.

4/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 7 avril 2019

Les aventures du jeune Jules Verne, L'île perdue, C. Nemo


Quatrième de couv' : En route pour d’incroyables aventures avec Jules Verne, onze ans, explorateur en herbe !


Quand Jules Verne et ses amis du Club des aventuriers du XIXème siècle entendent parler de l’arrivée d’une montgolfière en ville, ils ne résistent pas à la tentation d’aller la voir en cachette. Mais alors qu’ils explorent l’intérieur de la nacelle, des saboteurs délient les attaches… et l’engin s’envole ! Après un fabuleux voyage en ballon, Jules et ses amis atterrissent en catastrophe sur une mystérieuse île déserte…


Mon avis : En Janvier on a eu une opé "2 poches achetés, un livre offert parmi une sélection". Comme on est des gros rapiats de libraires, on s'est tous servis allègrement. Le problème avec les livres gratuits c'est que tu te retrouves à prendre des livres que tu n'as jamais eu l'intention de lire, et ta PAL prend un grand +10 d'un coup...
J'ai pris (trop) de livres, même si les résumés ne m'ont jamais intéressée, juste parce que le nom de l'auteur me disait quelque chose ou parce que j'avais les livres dans mon rayon et plutôt que de les emprunter j'ai préféré les prendre parmi les gratuits.
Ce livre en fait partie. J'ai les 5 tomes des Aventures du jeune Jules Verne dans mon rayon 9-12 ans et je n'avais pas l'intention de les lire.

Comme mon week-end de 3 jours s'achève dans quelques heures, j'avais envie de le finir en ayant lu au moins 2 romans, donc il me fallait un roman facile à lire et court. Ça tombait bien, celui-ci fait 215 pages et se lit super vite.

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L'histoire est celle de Jules Verne, à l'âge de 11 ans et de ses 3 amis : Huan, Caroline et Marie. Ils entendent parler d'une montgolfière qui sera à Nantes dans quelques jours. Ils veulent absolument la voir ! Cependant, curieux et intrépides, ils vont s'y rendre tôt le matin, et par un malheureux concours de circonstances, le ballon s'envole, les emmenant au loin, sur une île "déserte".
Nous sommes en 1839 : île non habitée, contrebandiers, cirques, existent encore et vont créer le sel de cette histoire. Je n'en dirai pas plus...

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Ça se lit très facilement, très vite. L'histoire comporte un certain suspense et beaucoup de rebondissements.

Les personnages sont des enfants ingénieux, qui arrivent à s'en sortir seuls sur une île déserte, sans s'entretuer ! Chapeau !
Ils sont plutôt attachants, les deux filles sont assez téméraires. L'une vient de la haute société et malgré ce statut, elle vit ce moment comme une véritable aventure, pas une seule fois elle ne joue la petite fille précieuse et capricieuse et honnêtement ça fait du bien !
Seul Huan, l'ami de Jules, est moins courageux et a plus tendance à sangloter quand il voit une nouvelle épreuve arriver, mais finalement, on sent qu'il ressort grandi de cette aventure.

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En bref, c'est un bon roman d'aventure, rythmé, qui prend place dans une époque différente de la nôtre, avec des personnages courageux et plein d'ingéniosité. J'ai bien aimé et je le conseillerai très certainement aux lecteurs qui ont entre 9 et 12 ans.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Dry, Neal & Jarrod Shusterman

Quatrième de couv' : Avez-vous déjà eu vraiment soif ?

La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.


À la croisée des sagas U4 et la 5e vague, un roman catastrophe aux accents prophétiques.


Mon avis : Quand j'ai vu ce livre arriver dans mes bacs en Novembre, j'ai eu très envie de le lire, mais comme il était plutôt épais, je ne pensais pas avoir le temps de le lire (surtout en période de Noël). Malgré tout, je l'ai conseillé à plusieurs reprises sans même l'avoir lu, juste parce que le résumé était très attrayant.
Puis dernièrement, je l'ai acheté et je ne voulais pas le laisser dans ma PAL trop longtemps, alors j'ai profité de la perspective de mon week-end de 3 jours pour le découvrir. Au final je l'ai dévoré en une journée.

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Pire scénario catastrophe que cette sécheresse ! Dès le début on est plongé dans la famille d'Alyssa et Garrett, au sud de la Californie, au moment où les robinets n'émettent plus la moindre goutte d'eau. Pourtant les médias font peu état de ce qu'ils nommeront le "Tap-Out". Ce silence de leur part est étrange, d'autant plus que très vite la situation va dégénérer. A partir du moment où les vannes sont vides, c'est toute la société qui change. Des voisins polis et courtois vont peu à peu se transformer en voisins assoiffés et intrusifs. Les animaux de compagnie mettront 3 jours avant de revenir à l'état sauvage. L'Etat va complètement paniquer et laisser l'Armée gérer la situation, au risque de contraindre la population dans des centres d'évacuation inadaptés à la crise et de faire des milliers de morts.

🔥💧🔥

C'est un roman choral, on passe d'un personnage à l'autre : Alyssa, Garrett, Kelton, Jacqui et enfin Henry. On découvre aussi beaucoup d'autres personnages : les parents ne sont pas totalement absents de cette histoire, mais ils tentent comme tout le monde de trouver des solutions, au risque de devoir s'absenter, de ne pas endosser leur rôle de parents protecteurs, mais tout simplement d'humains qui cherchent à sauver leur peau. Chacun adopte une méthode différente pour survivre : certains vont piller, d'autres troquer le peu qu'il leur reste contre quelques gouttes d'eau, certains vont tenter de se sauver ailleurs, certains vont avoir l'ingéniosité de trouver de l'eau par n'importe quel moyen.

Même parmi les ados, j'ai trouvé que chacun réagissait différemment et avait développé voire modifié sa propre morale au cours de cette semaine en enfer. C'était intéressant de voir comment chacun percevait une même situation et comment chacun y réagissait selon son éducation, puis finalement ses propres réflexions en temps de crise.

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Grâce à ce roman, on se rend compte qu'on n'est rien sans eau, le corps ne peut supporter plus de quelques heures sans être hydraté. Alors comment faire quand l'eau ne coule plus ? Quand les réserves d'eau saine et potable sont à sec ?
J'ai adoré que les auteurs posent cette question, en situant l'histoire dans un lieu où la consommation d'eau excessive des Californiens met en jeu les ressources de la nature. On a l'impression que ça peut arriver demain.
Je découvre que j'aime bien les romans avec une situation apocalyptique, j'adore le traitement qu'il est fait des personnages : comment chacun réagit dans une situation pareille ? Quel mode de survie chacun décide-t-il d'adopter ? Qui parvient à s'adapter ?

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C'est un très bon roman, avec une idée de base qui m'a beaucoup plu. J'ai aimé la façon dont les auteurs ont envisagé les conséquences de cette pénurie d'eau et la sécheresse qui sévit en Californie, tant au niveau de l'impact sur la nature que sur les humains et leurs réactions.
C'est hyper palpitant et assez difficile de lâcher le roman tant on a envie de savoir ce qu'il va se passer.

🔥💧🔥

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui comporte assez peu de défauts. Sauf peut-être vers la fin quand on a l'impression que les personnages ne s'en sortiront pas, car tout ce qu'ils mettent en oeuvre pour sauver leur peau échoue à cause de mauvaises décisions et des conditions extérieures extrêmes.
J'ai été assez choquée par ce qu'il se passe à la fin, puis soulagée. J'ai fait un parallèle avec les histoires tragiques contées par David Vann. Mais heureusement, on est dans un roman destiné aux jeunes, et ce genre de choses n'est pas censé se passer. Ouf, j'ai failli avoir la nausée ! Merci au deus ex machina !

J'aurais apprécié un épilogue plus long, avec une remise en question plus importante sur les impacts écologiques d'une consommation d'eau excessive.
Tout comme j'aurais apprécié qu'il n'y ait pas l'utilisation d'armes dans ce roman, mais le contexte américain fait qu'on ne peut pas faire l'impasse totale sur ce sujet.

🔥💧🔥

Dans les remerciements, j'ai compris que ce roman sera adapté en film, et effectivement, il est très visuel, les actions sont rapides et on imagine aisément les scènes.

Je n'ai, par ailleurs, pas fait la distinction entre l'écriture de Neal et de son fils, sauf peut-être dans certains passages un peu plus grossiers (j'imagine qu'il s'agit des passages écrits par Jarrod ?). Cela dit on peut supposer que ces passages traduisent l'état de panique dans lequel se trouvent les personnages.

🔥💧🔥

En bref, j'ai adoré ce roman, j'ai été complètement prise par cette histoire palpitante aux allures apocalyptiques.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 1 avril 2019

Les huit montagnes, Paolo Cognetti

Quatrième de couv' : Pietro est un enfant de la ville. L’été de ses onze ans, ses parents louent une maison à Grana, au cœur du val d’Aoste. Là-bas, il se lie d’amitié avec Bruno, un vacher de son âge. Tous deux parcourent inlassablement les alpages, forêts et chemins escarpés. Dans cette nature sauvage, le garçon découvre également une autre facette de son père qui, d’habitude taciturne et colérique, devient attentionné et se révèle un montagnard passionné.

Vingt ans plus tard, le jeune homme reviendra à Grana pour y trouver refuge et tenter de se réconcilier avec son passé.

Hymne à l’amitié, histoire familiale, ce texte splendide nous fait aussi et surtout ressentir la force de la montagne, personnage à part entière, capable de bousculer des existences et de transformer des êtres.

Un livre de vie, puissant, universel, où le désenchantement et le doute sans cesse se confrontent à l’émerveillement et à l’espoir. Philippe Claudel, L’Express.

Ce roman touche au cœur. Sophie Pujas, Le Point.


Mon avis : J'avais repéré ce livre à sa sortie en grand format, mais je ne l'avais pas acheté, parce que je n'étais pas sûre que ça me plairait. Finalement j'ai attendu la sortie en poche et je crois que j'ai bien fait...

🏔🌲🌨

Honnêtement je ne sais pas si je peux dire si j'ai aimé ou pas.

Déjà, je ne suis pas une personne attirée par la vie en montagne, or dans ce roman, c'est de ça dont il est question. Même si Pietro n'y passe pas sa vie, il aime marcher en montagne, escalader des parois, grimper jusqu'aux sommets. Son amitié avec Bruno l'invite à explorer ce terrain de jeu durant leur adolescence. Cependant des événements vont s'imposer, les empêchant de se revoir pendant des années. Jusqu'à ce qu'ils renouent.

🏔🌲🌨

Dans ce roman il ne se passe rien. Pas d'actions, pas de rebondissements. Juste le quotidien un peu lent de gars vivant à la montagne, travaillant de leurs mains.
Les passages où Pietro est au Népal ou à Turin ou Milan, sont aussi peu intéressants et assez brefs. C'est un roman très très contemplatif et pour l'impatiente que je suis, ça a été très long. Des descriptions de la montagne, il y en a énormément, et ça n'a pas su me captiver.

🏔🌲🌨

Peut-être que ce que j'ai préféré dans cette histoire, est la relation au père. Les deux enfants, l'un de la ville, l'autre de la montagne, ont chacun une relation compliquée avec leurs pères. C'est seulement une fois ado-adulte, qu'ils s'en détachent, pour devenir des hommes, mais le chemin vers la réconciliation ne se fait pas facilement, voire pas du tout.

🏔🌲🌨

Même l'amitié entre les deux garçons, si elle m'a semblé crédible lorsqu'ils étaient pré-ados et ado, m'a paru tellement plus factice par la suite. Ils ne se sont pas vus pendant presque 20 ans, ne partagent rien, passent des soirées sans se parler de leurs vies si différentes, et malgré tout, on veut nous faire croire qu'ils sont amis ? Mais sur quelles bases ? parce qu'ils ont été amis plus jeunes, alors à 40 ans ils doivent l'être encore ?

🏔🌲🌨

Pour ce qui est du style, je suis franchement déçue. Je m'attendais à quelque chose de plus poétique, de plus doux. Mais c'est assez froid et rêche. Si j'avais su parler italien, j'aurais aimé le lire en langue originale, parce que j'ai le sentiment qu'on y perd beaucoup de la beauté de la langue à la traduction. Peut-être que je ne suis pas très touchée par ces descriptions de la nature après tout.

🏔🌲🌨

Bon finalement mon avis est plus tranché maintenant : je n'ai pas aimé. Je n'ai pas du tout été touchée par l'amitié entre les deux hommes, ni par les descriptions de paysage de montagne. Je me suis ennuyée, attendant vainement quelque chose.

4/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur