lundi 30 janvier 2017

La nébuleuse Alma, de Luc Blanvillain

Quatrième de couv' : Le jour où Alma a embrassé Robin pour la première fois devant le lycée, après huit semaines de patience, de faux espoirs, de SMS, et près de vingt-six nuits passées à dormir le téléphone contre l’oreille au risque de griller ses neurones déjà bien endommagés par le coup de foudre, ce jour-là, elle a perdu sa meilleure amie.
Comment aurait-elle pu deviner que, en venant partager avec Jade son bonheur tout neuf, cette dernière lui annoncerait que tout était fini entre elles ? Et pour quelle raison ? L’ennui ! Jade s’est lassée d’Alma qu’elle trouve trop gamine, égoïste et superficielle. Certes, contrairement à son amie Jade, Alma ne s’est jamais souciée des sans-papiers ni des SDF ; elle ne milite dans aucune association et n’a jamais pris la peine de lire un seul article sur la guerre en Syrie. Mais est-ce une raison pour la chasser comme une malpropre ?
Il y a autre chose. Forcément.

Mon avis : J'ai entendu parler de ce roman avant qu'Audrey, du Souffle des Mots, n'en parle avec enthousiasme sur sa chaîne. Cependant j'ai emprunté le livre après qu'elle en ait parlé, et du coup je suis déçue par le roman qui n'est pas à la hauteur de mes espérances. J'ai inconsciemment placé la barre trop haute.

Je n'ai pas su m'attacher aux personnages. J'ai trouvé certaines interactions assez improbables notamment entre Jade ou Alma et leur prof de français. Je trouve que leurs interactions dépassent le cadre scolaire et je trouve ça irréaliste.

Il y a une intrigue qui nous tient en haleine : pourquoi finalement, Jade a-t-elle jeté Alma de sa vie ?
C'est vrai que s'il n'y avait pas eu cette intrigue j'aurais certainement lâché le roman parce que je n'arrivais pas à accrocher au déroulement de l'histoire. La fin propose une explication à cette intrigue, qui m'a convenue.

Cependant j'ai bien aimé la morale que dispense ce roman. Je trouve qu'il nous remet en question sur notre investissement dans la société et ce, à n'importe quel âge. On nous propose par exemple d'aider des étrangers à lire le français, en faisant partie d'une association. C'est tout bête mais c'est déjà une bonne action en tant que citoyen.

Je n'ai pas trouvé cette lecture désagréable, j'ai passé un bon moment de lecture, mais je ne sais pas trop pourquoi, j'ai l'impression que quelque chose ne collait pas, que tout ne s'enclenchait pas avec fluidité dans ce roman. Bizarre.

Je le conseillerai cependant aux ados qui ont envie d'une jolie histoire.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 22 janvier 2017

Ces rêves étranges qui traversent mes nuits, de Stéphanie Leclerc

Quatrième de couv' : Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?
Cette question, tout le monde se la pose à propos de Robin.Il vient d’être exclu du collège. Sa mère ne veut plus s’occuper de lui. Son père, pris entre son travail à l’imprimerie et sa nouvelle histoire d’amour, n’a pas beaucoup de temps à lui consacrer. Robin doit attendre le mois de septembre maintenant pour envisager une formation. Et c’est loin, septembre.D’ici la prochaine rentrée, Robin doit trouver à s’occuper. Il va souvent au cinéma, trouve des petites combines pour se faire un peu d’argent de poche et pouvoir manger au Bosphore, le kebab du coin.C’est là qu’il remarque une fille mystérieuse, aux yeux verts, qui enflamme son imagination. Mais il est peut-être en train de se faire des films…


Mon avis : J'ai encore une fois adoré ce livre publié à L'Ecole des Loisirs. On est très clairement devant un degré de fanatisme assez élevé de ma part pour cette maison d'édition qui publie ce qu'il y a de mieux pour les ados. 

Robin est un ado banal et ça fait un bien fou ! 
Il s'est fait exclure du collège à quelques mois de la fin. Ses parents sont séparés, sa mère l'a élevé seule jusque là, mais devant ce nouvel événement, elle abandonne et décide de refiler le bébé à son ex-compagnon en envoyant Robin chez son père avec qui il n'a que peu de liens. 
Son père est souvent absent entre son travail à l'imprimerie et sa compagne, chez qui il passe ses soirées. L'appartement est un studio minuscule où Robin tourne en rond. Il sort et se découvre un intérêt pour les salles de cinéma de son quartier qu'il va fréquenter avec assiduité. Mais très vite le manque d'argent se fait sentir, il faut bien pouvoir payer le kebab du midi et les séances de cinéma. Robin se voit lié à une combine malhonnête mais des moins risquées. 
Son père ignore tout de lui et de son quotidien, de ses envies. Il lui impose le choix de son avenir : travailler comme lui dans une imprimerie. Il accepte avec résignation ce choix. 
Robin va rencontrer Guilaine, la compagne de son père et son jeune fils, "Jujube" un personnage que j'ai trouvé un peu trop excentrique pour un enfant de 9 ans. Il va s'attacher à eux, va prendre en assurance, se découvrir, tolérer autrui. Etrangement, plutôt que mieux connaître son père, Robin va apprendre à connaître des personnages qui vont le tirer vers le haut. En dehors de Guilaine et Jujube, il va faire la rencontre de jeunes de 17-18 ans, passionnés de cinéma, qui l'aideront à trouver sa voie. 

L'auteure parvient à nous rappeler que le choix d'un avenir est difficile à déterminer quand on a 15 ans. Avec lenteur et patience, sans jamais s'ennuyer, nous suivons Robin dans son quotidien, ses nouveaux choix pour faire de lui-même une meilleure personne. Il mûrit, ça ne se fait pas du jour au lendemain, et son évolution est très bien amenée. 

Le discours de sa mère sur la tristesse est touchant et réaliste. Je n'ai pourtant pas ressenti beaucoup d'empathie pour cette femme qui abandonne son enfant et attend de lui qu'il ne la contacte que le jour où il sera heureux. J'ai trouvé cette attitude égoïste. Tout comme le père de Robin, qui a de soudains accès de colère et ne s'excuse jamais, ne protège jamais son fils. Ce sont des personnages dont on ne sait pas grand chose, sinon qu'ils sont malheureux dans leur vie, en grande partie à cause de leur travail. On se pose alors la question de l'utilité d'un travail qui ne nous convient pas et nous rend malheureux, question de société très intéressante ! 

Malgré cet environnement familial, Robin s'en sort. Pas à pas. Sans précipitation. Tout doucement. On sait qu'il va galérer. Mais il surmontera toujours les épreuves, car il a trouvé un entourage encourageant et qui l'aidera à s'élever. Robin est un peu comme un chat, il retombe toujours sur ses pattes.

Encore une fois, c'est une très bonne lecture qui met en lumière les difficultés de l'adolescence, sans tomber dans le mélodramatique. J'ai beaucoup aimé Robin, je me suis attachée à lui, et il est le genre de personnage à qui je ne peux souhaiter que de belles choses. C'est aussi un roman plein de bienveillance et encourageant.  


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lundi 16 janvier 2017

La folle rencontre de Flora et Max, de Martin Page et Coline Pierré

Quatrième de couv' : Lorsqu’elle découvre l’étonnante lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit si peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon excentrique qui semble persuadé qu’ils ont des points communs ? Que peut-il partager avec une lycéenne condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille qui la harcelait ? Max ne tarde pas à révéler qu’il vit lui aussi enfermé. Il a quitté le lycée après une grave crise d’angoisse. Depuis, il ne peut plus mettre un pied dehors et vit retranché chez lui, avec ses livres, son ordinateur, son chat gourmet et son ukulélé. 
Flora et Max vont s’écrire, collecter chaque jour des choses lumineuses et réconfortantes à se dire, apprivoiser leur enfermement et peu à peu, avec humour et fantaisie, se construire une place dans le monde.

Pour écrire ce livre, Coline Pierré, alias Flora, la détenue, et Martin Page, alias Max, le reclus, se sont échangé des lettres pendant quatre mois, comme s’il s’agissait d’une vraie correspondance. «C’était une expérience passionnante et très fertile, car la surprise, la découverte de la lettre de l’autre nous donnait envie de rebondir, de nouvelles idées germaient sans cesse. »
Une expérience stimulante pour les deux auteurs qui ont d’autres projets, d’autres envies de textes à quatre mains.



Mon avis : Vous vous en rendez compte depuis quelques temps, je suis fan de tout ce que publie l'Ecole des Loisirs dans sa collection Médium. Un soir j'ai pris 1h à regarder tout ce qui composait cette collection et dès le lendemain j'ai commandé pour le magasin, tout ce qui pourrait me plaire. 

Evidemment, ce nouvel article vous présente un ouvrage sorti en avril 2016, que j'ai beaucoup aimé. 
Tout d'abord il sort un peu de l'ordinaire par sa forme : c'est un échange épistolaire. 

On nous propose une série de lettres entre Flora, emprisonnée pour 6 mois, et Max qui ne sort plus de chez lui, parce qu'il craint l'extérieur. 
Max est libre, pourtant il est incapable de mettre un pied dehors. Cette situation est difficile à vivre pour lui, car auparavant rien ne l'empêchait de sortir. Et puis un jour... une crise de tétanie au lycée et c'est le drame. Max ne peut plus mettre un pied dehors. Sa famille ne le comprend pas toujours, tente de le faire sortir par quelques stratagèmes, mais ça lui est impossible. Il s'enferme chez lui, avec ses livres, internet, son ukulélé. Il connaît l'importance de suivre des cours alors il continue sa scolarité par le CNED. Sa rencontre avec un inspecteur va mettre en lumière quelque chose que je ressens aussi : la difficulté à vivre en société, à accepter et respecter toutes les règles qu'on nous impose, alors qu'on aimerait juste vivre comme on l'entend, enfermé tranquillement chez soi. 
Flora quant à elle, est une jeune fille banale, qui a commis une délit. Elle est mise en prison pour 6 mois. (Je vous laisse découvrir pourquoi). Elle raconte à quel point l'emprisonnement est difficile mais aussi révélateur d'un aspect créatif. 

J'ai bien aimé cette lecture parce qu'elle est pleine de bienveillance. On pourrait penser qu'elle contient de la violence, de la rage, mais non, ce sont deux jeunes désabusés, qui vont tout faire pour s'en sortir, sortir de leur situation déplaisante et vont s'aider. J'ai trouvé que c'était très touchant. 

C'est un livre original, qui aborde des maux d'adolescents avec beaucoup de justesse, du courage et de la bienveillance. C'est ce genre de livre que j'aime découvrir ! 

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dimanche 15 janvier 2017

Le grand saut, de Florence Hinckel

Quatrième de couv' : Florence Hinckel nous entraîne au coeur de l'âme adolescente, avec un roman choral sensible et ultra-réaliste, entre ombre et lumière.

Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam sont amis depuis la sixième. Aujourd'hui, ils entrent en terminale, cette dernière année tant attendue, tant redoutée. Enfin la libération ? Une chose est sûre, bien que le soleil baigne leur petite ville de La Ciotat, chacun sent que l'orage gronde... Les sentiments depuis trop longtemps inavoués certains, les relations familiales bancales des autres, la pression de l'avenir... Tout devient insupportable.
Et si c'était l'année où tout basculait ?

Mon avis : Je me suis replongée dans l'adolescence avec ce roman. Nous découvrons une bande de 6 jeunes, 3 filles et 3 garçons. Tous se sont connus en 6è, et ont grandi côte à côte jusqu'à cette année déterminante qu'est la terminale. Ils ne sont pas dans la même classe mais se retrouvent régulièrement pour discuter, partager des moments et vivent ensemble les difficultés de l'amour, du bac, du harcèlement en ligne, de la drogue, des secrets de famille.

J'ai trouvé 3 personnages moins développés que les autres : Sam, Alex et Marion. Peut-être le seront-ils plus dans le(s) prochain(s) tome(s) ?
Dans celui-ci qui se déroule assez lentement - j'ai trouvé quelques longueurs - nous passons 2 mois à découvrir Iris et son histoire de famille, Paul et sa relation difficile avec son grand frère et Rebecca qui a aussi son lot de problèmes avec sa mère et son beau-père.
Tous sont en quête d'identité et d'amour, et ça passe souvent par la famille. Malheureusement, si les amis sont présents les uns pour les autres dans ce roman, ce n'est pas le cas des différentes familles, qui semblent toutes porter leur lot de dysfonctionnements.

Pour ce qui est de l'histoire, je l'ai trouvée suffisamment réaliste (et moderne) pour que je m'y plonge complètement. On retrouve les problématiques de l'âge adolescent : de quoi sera fait l'avenir ? mais il faut profiter de la dernière année au lycée, tout en se concentrant sur le bac. C'est l'âge des désillusions, où l'on découvre que nos parents ne sont pas infaillibles.

Ce roman est plein d'émotions et touchant, on sourit souvent, on s'amuse de cette amitié entre ces 6 protagonistes, on se retrouve dans certains côtés de leur personnalité et puis on s'émeut aussi du grand saut qui les attend. Celui, inéluctable, qui va tout changer, qui va faire éclater les secrets, les craintes, les non-dits.

Conquise par ces 6 personnages, je suis très curieuse de lire la suite !

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dimanche 8 janvier 2017

Notre famille, d'Akhil Sharma

Quatrième de couv' : Ajay n’a pas dix ans lorsque sa famille quitte l’Inde pour s’installer aux États-Unis. Lui et son grand frère Birju découvrent émerveillés ce pays plein de promesses. Mais un drame va bouleverser toute la famille. Alors que Birju ne sera plus jamais le même, le père s’enfonce dans l’alcool, la mère dans le bigotisme et Ajay se réfugie dans la littérature. Dans l’ombre de son frère aîné, ce dernier reste seul à porter les espoirs de ses parents. Adolescent rêveur, tiraillé entre deux cultures, il va devoir lutter pour trouver sa voie – sans jamais oublier les siens.

« On est touché en plein coeur devant tant de beauté. » The New York Times

Mon avis : Je l'ai trainé en longueur ce court roman. Malheureusement il n'a pas su me toucher, et je n'y ai pas vu de "beauté" comme le dit le NYT.

Nous suivons Ajay, un petit garçon au début du roman, qui vit en Inde. Son père part travailler aux Etats-Unis, et peu de temps après, fait parvenir à sa famille des billets pour l'Amérique. Ajay, son frère Birju et leur mère arrivent dans ce pays qui n'a rien à voir avec l'Inde. Si les différences avec leur pays d'origine sont vite expédiées, le roman prend un tournant très dramatique quand Birju survit à une noyade, avec malheureusement des lésions cérébrales importantes.
Le cours de la vie de cette famille indienne va changer du tout au tout : le père va devenir alcoolique, la mère sera inquiète en permanence et Ajay fera tout pour attirer l'attention de ses parents, en travaillant bien, ainsi que l'attention de ses camarades en mentant sur l'accident de son frère.
Tous leurs rêves d'avenir en Amérique sont complètement brisés par cet accident duquel aucun d'eux ne se remettra vraiment. Cependant malgré les difficultés, la famille restera soudée.

Si le résumé parait intéressant, je n'ai pas été touchée par cette histoire. Ce drame m'a mise mal à l'aise. L'attitude de chacun face à l'accident et ses suites, m'a rendue plus que mal à l'aise.
On évoque moins l'intégration (ou alors avec un racisme anti-blanc extrêmement dérangeant) que la vie dramatique des membres de cette famille.
J'ai aussi trouvé le style dérangeant car trop cru, trop honnête.
La fin m'a paru bâclée, comme si il avait fallu un épilogue quelques années plus tard.
Je me suis ennuyée avec ce roman.

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dimanche 1 janvier 2017

iM@mie, de Susie Morgenstern

Quatrième de couv' : À seize ans, Sam est un junkie, un accro, un drogué d’Internet et des jeux vidéo. Pour le sevrer de l’écran et sauver son âme, ses parents ont décidé de l’envoyer à Nice, en pension chez Martha, sa grand-mère, qui coule une retraite paisible, sans ordinateur ni télévision ni portable. Arrivé là-bas, Sam n’a rien d’autre à faire que de lire, réviser son bac de français et jouer du piano tout en se faisant dorloter par sa grand-mère. Comme cure de désintoxication, on a connu pire, et Sam admet qu’il n’est pas vraiment malheureux… Juste terriblement en manque des moyens de communication que des milliers d’années de progrès technique ont mis à la disposition de l’homme moderne. Mais ça, comment le faire comprendre à Martha ?…

Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce roman ! Il se lit hyper facilement (pour preuve j'ai réussi à en lire 1/4 sur mon lieu de travail, coupée par les clients et les commandes)
Les personnages sont super attachants. J'ai adoré cette mamie, Martha, qui va prendre soin de son petit fils, Sam, en lui faisant des bons petits plats, en l'aidant pour son bac de français, en lui apportant le calme dont il a besoin pour se concentrer.
Il y a beaucoup d'ellipses narratives, le rythme est rapide, les chapitres sont courts.

Si l'intrigue tient en quelques mots : un jeune garçon est envoyé vivre chez sa grand mère pour se couper d'internet, l'histoire est cependant bien riche : Martha, toujours curieuse, va vouloir découvrir les ordinateurs et internet, mais pour ça, il faudra qu'elle se cache de son petit-fils, qui lui en est privé. Quant à lui, en quittant Paris, il a laissé Mona, la jeune fille pour qui il a le béguin.

Être coupé d'internet est avant tout un prétexte pour se reconnecter à sa grand-mère, ainsi qu'à son amie, et à ses activités non-numériques. C'est une réflexion qui n'est pas trop moralisatrice, sur l'usage que nous faisons des ordinateurs, tablettes et portables. L'auteure aurait pu écrire quelque chose qui ne tourne qu'autour de ça, pourtant elle a su nous emmener dans l'année de première de Sam, sans nous faire crouler sous les détails du lycée, elle dose parfaitement son histoire entre l'usage du numérique, et les retrouvailles avec l'entourage ou soi-même.
Il y a tellement de thèmes abordés dans ce roman, sans que ce soit lourd, ou trop visible.

Cependant l'histoire nous présente un personnage, Sam, 17 ans, franchement agréable. Il adore sa grand-mère, joue tellement bien du piano et arrive facilement à se couper d'internet. Je ne suis pas sûre que ce serait aussi simple avec des enfants vraiment accro.
On est dans un environnement privilégié : familial et matériel, ça facilite grandement les choses !

Cela dit, c'est une très bonne lecture, la relation entre Sam et Martha est touchante et les personnages sont assez attachants.

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Faut jouer le jeu, d'Esmé Planchon

Quatrième de couv' : Chaque pause déjeuner, j’attends de rejoindre Armand et Gabriel avec impatience et curiosité. Ils me font découvrir un escalier en colimaçon qui débouche sur le toit du lycée. On y monte tous les trois pour s’époumoner « I like to be in America » en dépit de cette jolie vue sur la tour Eiffel. Même les endroits qui faisaient du lycée une allégorie de l’ennui deviennent des lieux de magie en leur compagnie : la salle de permanence rebaptisée salle « d’amusements permanents », le CDI décoré en autel à la gloire du film Chantons sous la pluie

Lorsque Armand et Gabriel lui ont présenté « Entrons dans la fiction », un jeu de leur invention, Solange a foncé. Les autres élèves de terminale lui ont alors conseillé de se concentrer sur les choses importantes, le bac, les choix d’orientation, la vraie vie ! Mais Solange ne veut pas d’une vie où il n’y a aucune place pour le jeu, pour la fiction, pour tout ce qui la rend heureuse…

Mon avis : J'ai bien aimé ce roman.
Solange est au lycée, elle en a marre qu'on lui parle du bac et des admissions post-bac. Elle fait la rencontre d'Armand et Gabriel, deux frères, garçons un peu à part, qui jouent à un jeu quotidiennement, pas seulement pour se sortir de la réalité, mais pour ajouter un peu de magie à la vie !
Amour, amitié, homosexualité, harcèlement à cause de leur différence sont les nombreux thèmes abordés dans ce roman qui met en lumière l'imagination et la culture.
C'est une histoire très positive, les liens qui unissent les personnages se renforcent au fil des épreuves de la vie, pourtant ils continuent à jouer.
C'est un roman un peu loufoque, assez particulier, mais avec de belles valeurs : celle de prendre soin de ses proches, avec douceur, celle de donner à la vie un aspect magique, celle de choisir son mode de vie.

Un petit bémol cependant : je ne pense pas qu'il existe beaucoup d'ado qui connaissent de telles références à moins d'être très cultivés et curieux.

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