dimanche 28 février 2016

Nymphéas noirs, de Michel Bussi

Quatrième de couv' : Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes en particulier, se détachent : l'une, les yeux couleur nymphéa, rêve d'amour et d'évasion ; l'autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au coeur d'un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

Mon avis : Je dois avouer que je n'ai pas été conquise par ce roman. Beaucoup ont trouvé ce roman incroyable avec une chute folle. Effectivement, la chute est surprenante, mais j'ai l'impression d'avoir été dupée par l'auteur. Il ne donne aucun indice au cours des 450 longues pages, et c'est seulement sur les 40 dernières que le voile se lève. Ce que je n'apprécie pas tellement non plus c'est qu'on classe ce roman en polar, alors que l'enquête est un prétexte, il y a certes des meurtres et des mystères, mais finalement, on est loin du thriller psychologique ou du roman d'enquête à proprement parler. Dommage. Et puis c'est un procédé trop facile qu'utilise l'auteur pour duper les lecteurs et ça m'agace d'avoir été prise pour une idiote avec un tel procédé !

Ce roman avance à un rythme très lent. Il y a beaucoup de longueurs sur la peinture, les paysages de Giverny, c'est très joli, ça donne un côté original à ce "polar", mais du coup on pourrait carrément le classer en contemporain. L'enquête, comme je le disais est un prétexte car elle est d'un côté bâclée, avec un fonctionnaire un peu trop intéressé par la femme d'un suspect, qui est également peu méticuleux, un peu téméraire et surtout très ridicule dans sa façon de parler et d'agir au cours de l'enquête. Et d'un autre côté, l'autre commandant est plus consciencieux, et s'il n'avait pas été avec ce co***lon de Sérénac, je suis sûre qu'il aurait pu avancer plus facilement sur l'enquête, avec plus de clairvoyance.
J'ai déjà remarqué dans les romans de Michel Bussi qu'on avait un côté fort peu réaliste, tant dans les dialogues que dans les actions des personnages. Ça donne un petit côté parodique à ses histoires et j'ai du coup du mal à prendre au sérieux ses livres.

Grâce à ce roman j'ai eu envie d'en savoir plus sur Monet et sa peinture. Evidemment j'ai eu envie de découvrir les jardins de Giverny, et je le ferai certainement un jour ou l'autre.

Le suspense est présent, l'auteur le maîtrise parfaitement en suscitant chez le lecteur l'envie de continuer sa lecture jusqu'au bout grâce à un découpage astucieux des chapitres. Bien joué, mais je n'aime pas tellement quand les ficelles sont si évidentes quant à l'écriture.

Je ne pense pas réitérer la lecture d'un ouvrage de l'auteur. Ses polars sont un peu trop gentillets et clichés (le récit est truffé de passages romantiques très clichés...) pour moi.

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Un pays pour mourir, d'Abdellah Taïa

Quatrième de couv' : Paris, été 2010. Zahira, une prostituée marocaine en fin de carrière, est une femme généreuse malgré les humiliations et la misère. Son ami Aziz, sur le point de changer de sexe, est dans le doute. Motjaba, un révolutionnaire iranien homosexuel qui a fui son pays, loge chez elle durant le mois du ramadan. Jusqu'au jour où Allal, son premier amour venu à Paris pour la retrouver, frappe à sa porte.

Mon avis : Le résumé de la quatrième de couverture donne l'impression d'un ouvrage assez linéaire, simple. Or l'histoire est plutôt décousue. Bien qu'il y ait une temporalité par les titres des chapitres, on s'aperçoit qu'on nous plonge dans un monde, celui de Zahira, sans vraiment nous la présenter. On découvre peu à peu sa vie, de sa famille au Maroc, à son travail à Paris. A cela, s'ajoutent des personnages à la vie bien compliquée et souvent brisée par les aléas de celle-ci : il y a Aziz, qui en changeant de sexe, perd complètement son identité, Motjaba, qui débarque chez l'accueillante Zahira. Elle va s'occuper de lui durant un mois, prenant soin de lui, le cajolant. Une lettre va nous permettre d'en savoir plus sur sa vie, notamment son passé en Iran. Il reste Allal, un autre personnage étroitement lié à Zahira, légèrement fantasque, un peu sorcier sur les bords.

Pour finir, on découvre Zineb, la tante de Zahira, disparue à l'âge de 16 ans. Tout au long du roman, on entend parler d'elle, elle s'invite dans tous les chapitres, et si j'étais lassée par ce personnage présent en pensées, dont on ne savait rien, j'ai été satisfaite par ce que nous révèle le dernier chapitre.

Le style est original. Sans trop changer pourtant, il aborde par différents points de vue la vie de Zahira, sous forme de lettres, de discours intérieur, ou de dialogue.

J'ai bien aimé ce roman, même si je me demande encore où l'auteur voulait m'emmener. J'imagine que parfois il faut se satisfaire d'une lecture qui nous présente la vie d'un personnage, qui nous y plonge, puis nous en éjecte.

Ce roman est court, mais c'est amplement suffisant pour découvrir la dureté de la vie de certains.

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dimanche 21 février 2016

En attendant Bojangles, d'Olivier Bourdeaut

Quatrième de couv' : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis : Si je commence à lire des livres qui ne sont pas dans ma PAL, je ne vais jamais réussir à la faire diminuer ! Pour vous expliquer : ma mère a acheté ce livre après en avoir entendu parler à la Grande Librairie (critique très élogieuse de Busnel apparemment, comme d'hab quoi...), et elle m'a prêté le livre.
Et ça tombe bien puisque je ne lis que très rarement des nouveautés. Mais heureusement je ne suis pas vendeuse dans le rayon Littérature. Quoi qu'il en soit, c'est toujours pas mal de découvrir un livre récent. Qu'en ai-je pensé ?

J'ai bien aimé. L'histoire est on ne peut plus banale : c'est l'histoire d'une famille. Là où réside l'originalité, c'est dans les personnages. Un petit garçon nous raconte la rencontre de ses parents. Parents qui sont fous-fous-fous. Complètement déjantés. Ils font des fêtes, vivent à 100 à l'heure, mentent, rejettent la réalité du monde. Bref, c'est un couple hors-norme. Mais même dans une si belle vie, tout ne peut pas être parfait. Je vous laisse le soin de découvrir ce qui arrivera à ce couple et à cette famille.

J'ai été plutôt émue par la fin. Le début m'a beaucoup enthousiasmée, j'y ai retrouvé des notes de L'écume des jours de Vian, j'ai eu l'impression d'aller à la rencontre de Zelda Fitzgerald, et puis il y a un brin de poésie dans les écrits issus des carnets du père. J'ai eu l'impression de sautiller, à la lecture de ce roman, mais pas sans légèreté, car il y a des passages plus difficiles, plus sombres.

C'est une jolie lecture, émouvante, bien écrite, pleine de couleurs, envoûtante, à l'image de ses personnages.

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Debout-payé, de Gauz

Quatrième de couv' : "Debout-payé : désigne l'ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance."
De son expérience de vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Elysées, Gauz a tiré un roman puissant, intelligent et satirique où il dénonce notre indifférence à l'égard des immigrés. A travers différents personnages, dont Ossiri, un étudiant ivoirien sans papiers devenu "debout-payé", il raconte l'épopée de l'immigration africaine en France et son histoire politique et coloniale. De son regard acéré, le vigile scrute avec ironie, colère et humour l'évolution de son métier et de notre société. Le portrait implacable d'un consumérisme effréné.

Mon avis : J'avais eu envie de lire ce livre à sa sortie, mais je ne l'avais finalement pas emprunté. Du coup, quand je l'ai vu en poche, je me suis dit que pour 6,60€ ça valait sûrement la peine de découvrir ce récit.

L'originalité réside dans le fait que ce n'est pas tout à fait un roman. Ou alors un roman qui serait entrecoupé par des observations sur la clientèle. On trouve des titres avec quelques lignes expliquant une situation, décrivant des comportements plus ou moins atypiques de clients. Gauz s'amuse aussi de l'ironie de certaines situations, soulignant les contradictions des différents clients et on rit avec lui.
Mais à cette "étude sociologique", il apporte un roman décrivant la situation des émigrés sub-sahariens en France. Il traverse les époques, nous plongeant dans les années 70-80, 90-2000, décrivant les périodes et situations dans lesquelles le héros et ses aînés se sont retrouvés, arrivés en France. Finalement, rien n'a vraiment changé. Les attaques terroristes ont renforcé le sentiment d'insécurité, impliquant plus de recrutement d'agent de sécurité dans la communauté africaine sans-papier.

J'ai vraiment apprécié le recul qu'il a pour traiter des rapports entre la France et l'Afrique, ou pour évoquer le consumérisme occidental. C'est un ouvrage intéressant, caustique et lucide qui nous fait réfléchir.

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vendredi 19 février 2016

L'élixir d'amour, d'Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couv' : L'amour relève-t-il d'un processus chimique ou d'un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l'élixir qui jadis unit Tristan et Iseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d'aimer ?
Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l'un de l'autre, lui à Paris, elle à Montréal. Ils entament une correspondance, où ils évoquent les blessures du passé et leurs nouvelles aventures, puis se lancent un défi : provoquer l'amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ? En fin observateur des caprices du coeur, Eric-Emmanuel Schmitt explore le mystère des attirances et des sentiments.

Mon avis : C'est un court roman épistolaire qui se lit en une heure. J'ai beaucoup moins aimé que Le Poison d'Amour. Ici, on assiste à un échange de lettres ou de mails (?) entre Louise et Adam. Ils ont été en couple durant 4 ans, puis Louise a quitté Adam qui passait son temps à aller voir ailleurs.
Adam souhaite échanger avec Louise et lui propose son amitié. Si Louise est au départ sur la réserve, elle finit par se laisser aller et correspond avec Adam à propos de l'amour.
La fin m'a déplu. J'y vois une manipulation qui serait carrément une forme de trahison. J'émets beaucoup de réserve quant à ce roman qui m'a mise mal à l'aise. Les deux personnages sont assez détestables et malsains dans leurs interactions avec autrui. Ils sont plutôt prétentieux, bien trop sûr d'eux et leurs propos sur l'amour ne m'ont pas convaincue. Je les ai trouvés trop littéraires, pas assez réalistes, sans nuances. C'est dommage que ces personnages n'aient pas été plus construits, plus étoffés. C'est pareil pour l'histoire, il n'y a pas grand chose à en dire, et il ne se passe pas grand chose non plus dans leur vie personnelle qui leur permette de s'épancher.

Vite lu, vite oublié.

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dimanche 14 février 2016

Le Poison d'amour, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couv' : Comment éviter les désastres affectifs que les parents affichent au quotidien ? Enfants hier encore, quatre adolescentes sont liées par un pacte d'amitié éternelle. Elles ont seize ans et sont avides de découvrir le grand amour. Chacune tient un journal dans lequel elle livre son impatience, ses désirs, ses conquêtes, ses rêves. Au lycée, on s'apprête à jouer Roméo et Juliette, tandis qu’un drame, aussi imprévisible et fatal que le dénouement de la pièce, se prépare. "Si tu ne m'aimes plus, c'est que tu ne m'as jamais aimé."

Mon avis : Récemment j'ai acheté L'élixir d'amour et Le Poison d'amour. En lisant les quatrièmes de couverture, je me suis aperçue que ça n'était pas des tomes qui se suivaient, mais des histoires indépendantes autour du thème de l'amour. J'ai été plus attirée par la lecture du Poison d'amour, que par l'autre, que je lirai d'ici peu.

J'ai beaucoup aimé plonger dans les journaux intimes des 4 jeunes filles. Cependant j'ai eu du mal au départ à les dissocier les unes des autres. J'ai peiné à les imaginer, parce qu'elles sont décrites surtout par leur caractère et non leur physique, ce qui est logique vu que dans un journal intime on a peu tendance à décrire le physique de ses amis. Peu à peu les contours se dessinent et j'ai réussi à associer les éléments à chacune.
Toutes les quatre sont à un âge critique : 16 ans, le lycée, l'année de première. Leur soucis, leurs drames quotidiens sont ceux qu'on a connus à cette époque aussi, peut-être pas avec autant d'intensité. Quoique...

Semblable à Roméo et Juliette, on sait qu'un drame va se produire, les phrases des jeunes filles sont emphatiques, intenses, parfois un peu désuètes. Le final apporte ce drame, surprenant et terrible.
L'histoire est courte, 160 pages, on pourrait penser que c'est rapide, peu approfondi, et pourtant la rapidité des événements montre qu'on peut écrire une histoire profonde, mêlant le quotidien de jeunes filles et leurs pensées, en peu de pages et obtenir un résultat bouleversant.
Je découvre Eric-Emmanuel Schmitt avec ce texte poignant et surtout d'une grande justesse quant aux émotions de ces adolescentes. Le thème de l'amour est parfaitement disséqué à travers l'histoire de chacune ; nous découvrons la routine d'un couple et la fin d'une relation, le sentiment amoureux qui naît, le coeur qui palpite pour un garçon puis pour un autre, les questionnements, l'attente, le désir, les déceptions.

Une lecture courte mais intéressante, bien écrite, dans laquelle j'ai pris plaisir à plonger.

(Et puis la couverture est vraiment trop jolie.)

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mercredi 10 février 2016

Axolot, Histoires extraordinaires & sources d'étonnement, Patrick Baud

Tiens je n'ai plus pensé à vous faire un article sur le tome 2 que j'ai lu fin décembre. Pas grave, je vais donc vous parler des 2 tomes d'Axolot. Ce sont des BD, produites par divers illustrateurs et illustratrices, s'inspirant des histoires extraordinaires dont Patrick Baud parle sur son site ou sur sa chaîne Youtube.


J'ai dévoré ces histoires qui sont plus ou moins longues. On découvre un tas de choses, avec des histoires stupéfiantes, et surtout des dessinateurs de talent !
Les planches sont entrecoupées de notes explicatives de Patrick Baud sur une longue histoire, ou de BD en une planche à propos d'un thème.
Dans le tome 1 il y a les arbres hors du commun par Guillaume Long, ainsi que 10 façons dont votre esprit vous manipule par Adrien Ménielle, ou encore le bestiaire extraordinaire par Patrick Baud et Boulet.
Dans le second tome, on trouve sur ce même principe, les rites amoureux stupéfiants du règne animal par Eric Salch, les savants fous sont prêts à tout pour la science par Davy Mourier, ou encore les troubles mentaux sidérants par Julien Neel.


La couverture du tome 2 m'avait énormément plu, mais au niveau du contenu, je dirais que le premier tome m'a plus parlé. J'aime mieux les dessins du tome 1, parce que j'aime le style des illustrateurs. Tandis que dans le second, dont je connaissais plus d'illustrateurs, j'ai moins apprécié l'ensemble, qui finalement me parait un peu bancal : l'impression qu'il y a moins de longues histoires et plus de planches courtes aux dessins et aux couleurs un peu vifs.

En tout cas, si comme moi vous êtes curieux(se), n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à ces livres si vous les trouvez en librairie. Ce sont de beaux objets (y'a du doré sur la couverture !), qui vous étonneront par leurs contenus et les dessins d'illustrateurs de talent.

dimanche 7 février 2016

Murmures à la jeunesse, de Christiane Taubira

Quatrième de couv' : «  Attentats, lutte antiterroriste, état d’urgence… comment, dans ce contexte, préserver les valeurs qui sont le socle de la République ?
Déchéance de nationalité : peut-être est-ce faire trop de bruit pour peu de chose ? Peut-être serait-il plus raisonnable de laisser passer ?
Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m’avisais de bâillonner ma conscience. » Ch. T.

Christiane Taubira revient sur les tragiques événements de 2015, raconte comment ils ont été vécus au sommet de l’État, quelles sont les forces obscures qui structurent ce nouveau terrorisme, comment on embrigade de jeunes Français pour les transformer en tueurs…
Mais la République possède en elle-même la puissance de riposte nécessaire, une riposte qui ne requiert aucun reniement si elle s’inspire de l’histoire de ses combats. L’auteure appelle les citoyens à trouver dans la culture et la beauté les raisons de défendre avec la plus farouche détermination les valeurs de notre société.
Par ces temps troubles et incertains, les paroles de Christiane Taubira élèvent le débat et redonnent espoir à la jeunesse.
Paroles d’une femme de conviction, paroles d’une femme libre.

Mon avis : Je lis rarement des ouvrages de politiciens, parce que ça ne m'intéresse pas. Lundi dernier, un client m'a demandé le livre de Christiane Taubira, que nous n'avions pas encore reçu. Mais ce client m'a convaincue de le lire, que c'était important que des jeunes comme moi s'y intéressent. Du coup mercredi, lors d'une sortie "gros craquage en librairie", comme le livre était en présentation et pas très cher, après l'avoir feuilleté, je l'ai acheté. Lu dans la foulée.

Il faut savoir que je ne m'intéresse pas à la politique, ça fait des années que je ne regarde plus les infos, je ne m'informe pas du tout, hormis quand sur Twitter passe une info intrigante.
Taubira je ne la connaissais pas plus que ça. Je me suis pris une petite claque en découvrant que son ouvrage était enrichissant, de la vraie nourriture littéraire pour le cerveau ! C'est très bien écrit. Parfois je me suis retrouvée à lire des phrases sans les comprendre, comme en cours de philo au lycée. Ça ne veut pas dire pour autant que c'est un ouvrage inaccessible, au contraire, elle essaie de rendre sa pensée la plus claire possible (c'est juste moi qui manque de vocabulaire et de compréhension de termes). Elle aborde évidemment le sujet de la déchéance de nationalité, nous proposant son avis.

Je trouve plus intéressant de lire un ouvrage comme celui-ci, qui nous donne un point de vue sur la situation actuelle de la France juste après les attentats, plutôt que de lire des "promesses" de campagne.
Je vous déconseille vivement les sites d'info qui parlent de son bouquin, c'est du Taubira-bashing pour le buzz et je trouve que c'est une attitude déplorable, assez caractéristique de notre époque malheureusement.

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mercredi 3 février 2016

Les Filles, Nuits Blanches (t.7), de Christopher

Quatrième de couv' : Issues d'origines diverses et avec des conceptions sur la vie, l'amour et les parents différentes, les cinq "filles" franchissent ensemble une nouvelle étape douce-amère dans leur nouvelle vie d'adultes.

(je ne vous indique pas la suite du résumé qui risquerait de vous spoiler sur l'intégralité de la série).

Mon avis : J'étais très contente de la lecture de ce tome jusqu'à ce que je tombe sur le mot "FIN" sous la dernière case, de la dernière page. J'espère que ce n'est pas véritablement la fin.
Comme je l'ai dit à propos du tome 6, j'ai commencé cette série de BD il y a des années, à l'adolescence. Elle était publiée chez d'autres éditeurs, et j'ai attendu terriblement longtemps entre chaque tome (et plus particulièrement entre le 5 et le 6).
Je n'avais pas été super conquise par le 6, alors que celui-ci, est vraiment bon, bourré de rebondissements, les dessins et les couleurs sont toujours aussi accrocheurs. L'histoire me plait et je me suis attachée aux caractères des filles (depuis le temps !)
Un bémol : on n'approfondit finalement assez peu les relations amicales entre les 5 filles dans ce tome, chacune vaque à ses occupations et je les trouve de moins en moins présente les unes pour les autres, mais c'est peut-être ça, entrer dans la vie d'adulte ?
Quant à l'action qui se déroulait dans Tours dans les premiers tomes, ici, l'auteur créé des décors qui ne mettent pas cette ville en avant. C'est un détail, mais pour moi qui ai commencé à lire cette BD, en partie parce que ça se passait à Tours, c'est un peu triste d'abandonner ce lieu.

Si jamais c'était le dernier tome de la série, je trouve ça un peu dommage, vu la dynamique qu'on trouve dans ce tome. La fin ne sonne pas vraiment comme la fin d'une série, alors peut-être que je m'avance en parlant de fin définitive ? J'espère en tout cas me tromper !

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