dimanche 24 janvier 2016

Blonde à forte poitrine, de Camille de Peretti

Quatrième de couv' : « La fille était le fantasme absolu, la vierge et la putain réunies. Incroyable, inconcevable que personne ne l’ait encore remarquée. C’est de cette façon qu’il en parlerait à la presse par la suite, la version officielle du moins, et quand on lui demanderait de se justifier, il ferait le parallèle avec les chercheurs d’or : elle était la pépite d’une vie, elle était exceptionnelle. »

À 17 ans, Vickie, jeune fille naïve d’une petite ville texane, tombe enceinte de son copain. Rejetée par sa mère et bientôt par sa belle-famille, elle trouve refuge dans un club de strip-tease avec son bébé. Un peu trop grande, un peu maladroite, elle est pourtant vite remarquée pour le pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les hommes. De playmate à star de la téléréalité, son ascension sera fulgurante. Mais qu’il est dur de rester soi quand le monde entier convoite votre corps…

Mon avis : J'ai reçu ce livre grâce aux éditions Kero, que je remercie. Le roman sortira le 8 février 2016.
Je le disais dans l'article précédent, j'avais du mal à lire ces derniers temps, mais l'envie de lire est revenue (ouf !). Une fois commencé, j'ai été assez prise par l'histoire de cette femme, Vickie. Pourtant la fin me laisse mitigée. On découvre une descente aux Enfers, sans possibilité de rédemption.
Vickie est une jeune fille qui n'a aucune emprise sur son corps, sur son âme, et encore moins sur sa vie. Elle est dépourvue de toute volonté, se rêverait combative alors qu'elle ne fait que suivre le mouvement, accepte sans trop se rebeller les aléas de sa vie. C'est un personnage assez irritant et qui ne finit pas d'agacer le lecteur.
J'imagine que l'auteure a eu de la matière pour l'inspiration (vu le nombre de stars qui ont un mal fou à se sortir de la déchéance dans laquelle elles tombent), et elle a bien mis en scène ce personnage que les hommes peuvent façonner à leur guise. J'y ai vu une critique de notre société qui juge le physique, mais je crois que ce roman arrive 5 à 10 ans trop tard. C'est un peu du réchauffé, on a vu et revu (pas forcément lu) ce genre d'histoire, et du coup l'auteure n'apporte rien puisque tout est négatif jusqu'à la dernière page. J'ai lu ce livre jusqu'au bout, espérant un retournement de situation qui hélas n'est pas arrivé. Ce n'était pas une mauvaise lecture, le début m'a emballée, mais le style et la fin de l'histoire ne m'ont pas convaincue.

Une déception pour ce titre drôlement accrocheur.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Argentine, le tango des ambitions, Camille Lavoix

Quatrième de couv' : Vous avez largué les amarres. Le vieux continent est derrière vous. Cap sur Buenos Aires, le symbole jusque dans les années 1960 de tant d'espoirs de réussite et d'aventure pour des millions d'émigrés européens.
Bienvenue en Argentine, où le drame semble se lover dans les moindres recoins. Ici, la passion s'étale. Les frontières sont un mythe. Le spectre d'un pays blessé par des décennies d'incurie et de populisme pèse sur les esprits comme les mélodies nostalgiques du tango.
L'âme de l'Argentine est un long sentier battu par les vents de Patagonie. Elle plane sur les vignobles ensoleillés de Mendoza et les prairies verdoyantes de la Pampa avant de se fracasser dans le ressac des chutes d'Iguazu. Elle vous fait frissonner, mais engendre une envie folle de retourner dans ce pays des confins.
Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte, au gré d'une plume passée comme un pinceau, les hauts et les bas d'une nation en pleine convulsion. Pour mieux en raconter les passions.
Et nous faire partager les contradictions de ce (toujours) nouveau monde.
Un grand récit suivi d'entretiens avec Osvaldo Bayer, Veronica Giménez Béliveau et Marta Inés Minujin.

Mon avis : J'ai du mal à lire des romans ces derniers temps, entre le boulot et les aller-retour chez mes parents pendant lesquels je profite d'internet, je n'ai pas trop envie de lire une histoire avec des personnages auxquels il faudrait s'attacher. Du coup, lors d'un tour en librairie, je suis allée dans la section récits de voyage et mes yeux se sont posés sur ce mot accrocheur "Argentine". C'est un pays qui me fascine et que j'ai envie de découvrir. A l'école on n'apprend pas du tout l'histoire de ce pays, ni même de l'Amérique latine ! Du coup, c'est un pays qui a une aura mystérieuse.
Dans ce petit récit, on découvre un peu l'histoire, la politique, la géographie, les us et coutumes, les traditions de l'Argentine. Bref, grâce à une écriture fluide et sympa, qui parle aux lecteurs, on part à la conquête de ce pays aux mille identités.
Si un jour je me décide enfin à partir en vacances à l'autre bout de la planète, je relirai certainement ce petit ouvrage à propos de l'Argentine, en complément d'un guide touristique (évidemment). J'ai également noté qu'il existait d'autres titres sur d'autres pays qui m'intéressent dans cette collection (L'Âme des peuples) et je serais ravie de compléter la collection.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 17 janvier 2016

Exercices de style, de Raymond Queneau

Quatrième de couv' : Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus.
Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes. Mise en images, portée sur la scène des cabarets, elle a connu une fortune extraordinaire. Exercices de style est un des livres les plus populaires de Queneau.

Mon avis : J'ai finalement mis un temps fou à lire ce livre qui est pourtant assez court. Comme c'est expliqué dans le résumé, l'auteur ré-écrit son histoire de diverses façons. Alors c'est comme l'indique le titre, un véritable exercice de style, mais pour la lectrice que je suis, je n'ai pas trouvé ça très intéressant à lire. On découvre l'histoire sous 99 styles différents.
Je conçois que c'est un exercice pour l'auteur, que c'est une façon de changer son style, d'explorer la langue, de mettre en scène de façons différentes une même histoire avec des contraintes, mais c'est finalement très lassant et peu intéressant pour moi.
J'ai connu ce livre il y a une dizaine d'années parce que je suivais une troupe de théâtre qui avait mis en scène certains textes dans leurs représentations. C'était visuellement plus drôle que de le lire en fait.

A lire par étapes, pas d'un seul coup, sinon ça devient vite lassant.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 11 janvier 2016

Ta façon d'être au monde, de Camille Anseaume

Quatrième de couv' : "C'est l'heure du départ, la fin de l'été. Il faut rentrer. Dans la chambre, je reste
transie, incapable de bouger. C'est l'angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n'ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu'on y voit la mer, il est temps de m'y arracher. Le séjour est passé sans moi. J'étais là, et je ne le savais pas. J'en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits. Tu connais ce rêve étrange que je t'ai souvent décrit. Il m'a hantée chaque nuit pendant des années. Et puis un jour je ne l'ai plus fait.
Ce jour-là, j'ai compris que l'été avait duré vingt-six ans."

Elles sont amies d'enfance. L'une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l'autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l'amour. Jusqu'à ce qu'un drame bouleverse le monde qu'elles se sont bâti... Un roman poignant sur l'amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l'insouciance.

Mon avis : J'avais bien aimé, comme beaucoup, le premier roman de Camille Anseaume. Les éditions Kero m'ont contactée pour me proposer de découvrir son nouveau roman avant sa sortie. J'ai accepté, et je les remercie pour cet envoi.

L'histoire est celle d'un groupe d'amis et plus particulièrement de deux filles. On découvre leur vie, de l'enfance et de la construction de l'amitié, à un événement dramatique, qui va modifier la trajectoire de leurs vies.

J'ai eu du mal avec les points de vue. Dans la première partie, on a une sorte de narrateur omniscient qui raconte l'enfance d'une des petites filles, puis ce même narrateur utilise le pronom "tu" pour parler de l'autre petite fille. C'est assez perturbant cette façon de raconter une histoire, du coup je me suis souvent perdue, je ne savais pas de qui on parlait, si c'était de l'enfant un peu triste et soucieuse et sage dans laquelle je me retrouvais, ou de l'autre fillette, un peu plus extravertie, souriante. Evidemment on ne connaît pas leurs prénoms, on détermine difficilement les contours des deux enfants et je pense que c'est voulu. Elles cherchent à ne faire qu'une et c'est presque le cas.
Dans la seconde partie, on a une narration plus commune avec un narrateur interne, qu'on devine être la jeune fille plus en retrait. Elle assiste à un événement déterminant pour son groupe d'amis, et elle observe, nous raconte comment tout cela se met en place.
La troisième partie est très courte, la narration est toujours interne, la narratrice parle de l'autre fille en utilisant le pronom "tu" comme si elle mettait en scène ce que l'autre fille va faire ou exécute.
Evidemment tout ceci est un procédé narratif voulu et important pour l'histoire, mais pour le lecteur j'ai trouvé que c'était un peu confus, surtout dans la première partie où en plus, on attend qu'il se passe quelque chose. Or, on ne fait que découvrir la vie des deux jeunes filles, d'enfants à adolescentes, puis devenant de jeunes femmes. On attend que ça décolle, c'est un peu morne, un peu triste, mais en même temps ça raconte la vie, des vies. Et on sait très bien que tout n'est pas dramatique dans la vie, qu'il y a des moments de répit, qu'enfant on est protégés par nos parents et que rien ne peut nous arriver, jusqu'à ce qu'on devienne adulte, et alors là, tout peut basculer, notre monde s'effondrer, nos modèles disparaître.

La fin surprend un peu, des éléments égrenés au cours du roman permettaient de se douter d'une telle finalité.

Je ne suis pas entièrement conquise par ce roman, où s'emmêlent les voix, mais en même temps je reconnais que c'était malin de présenter son histoire ainsi. C'est surtout en y repensant, et en faisant cette chronique, que je me rends compte des qualités de ce roman.

Ce livre sort le 18 janvier 2016 en librairies.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 3 janvier 2016

Le Journal de Bridget Jones, d'Helen Fielding

Quatrième de couv' : 58,5 kg (mais post-Noël), unités d'alcool : 14 (mais compte en fait pour deux à cause de soirée de nouvel an), cigarettes : 22, calories : 5 422.

À presque trente ans, Bridget Jones consigne ses déboires amoureux dans son journal. Elle sort trop, fume trop, boit trop, compte les calories et fantasme sur son play-boy de patron. Sa hantise : finir vieille fille. Ses objectifs : perdre du poids et trouver son prince charmant.

L'irrésistible confession de la célibataire la plus célèbre de la planète.

Mon avis : J'avais lu ce roman à Noël il y a quelques années, et en le relisant ces jours-ci je n'en avais aucun souvenir ! Les images du film ont vraiment remplacé les souvenirs que j'aurais pu gardés du roman. D'autant plus que le film est une adaptation pas très fidèle. Il y a effectivement des passages qu'on retrouve, mais d'autres sont exagérés dans le film. Bref, je ne vais pas vous parler des différences entre le film et le roman !

J'aime bien Bridget Jones, alors que je ne suis pas particulièrement friande de roman de chick-lit. Mais étrangement, j'avais envie de lecture légère et rapide pour commencer l'année. Comme j'avais ce roman dans ma PAL depuis fin 2013, je me suis dit qu'il était grand temps de le lire (ou de le relire plutôt). Il me reste le tome 2 "L'âge de raison" à lire et à découvrir mais je me le réserve pour plus tard, je ne voudrais pas faire une overdose de Bridget Jones. Parce que tout de même, elle est un peu agaçante cette Bridget ! ...à tourner autour de Daniel Cleave qui gagne la palme de l'enfoiré affectif ! Mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime, elle est humaine, touchante et attachante. Et comme nous (moi?) elle galère aussi à être reconnue comme une adulte par ses parents. Elle enchaîne les échecs dans pas mal de domaines, elle y est régulièrement confrontée par les "adultes" mais elle se fiche de tout ça, et réussit à s'en tirer, à sa manière, avec son humour et le soutien de ses ami(e)s.

Personnellement j'aime beaucoup l'humour d'Helen Fielding, on passe notre temps à sourire des embûches et des petits drames qui font la vie de Bridget, qui possède un grand sens de l'auto-dérision.
J'ai bien aimé l'aspect "journal", ça permet des ellipses narratives, mais aussi une approche intime du personnage principal (évidemment !) et de son petit monde.

Par contre je suis un peu déçue de ne pas mieux connaître Mark Darcy. La fin paraît un peu abrupte alors qu'on ne voit pas se dessiner entre lui et Bridget de réelle complicité... Dans le film il me semble que ça paraît plus logique, mieux exprimé.

Ce n'est pas un roman que je recommanderais forcément, mais si comme moi, vous lisez peu de chick-lit, vous pouvez éventuellement lire celui-ci, qui est léger et amusant.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur