dimanche 30 août 2015

Triburbia, de Karl Taro Greenfeld

Quatrième de couv' : Quartier de Tribeca, Manhattan. Ici, il faut avoir beaucoup d'argent, sans passer pour un banquier. Affecter un job artistique et un mariage d'amour. Se surprotéger mais feindre l'insouciance bohême. Comme ces quelques pères de famille - journaliste, cuisinier, marionnettiste, photographe - qui se retrouvent chaque matin au café, après avoir déposé leurs enfants à l'école chic du coin.
Au fil de l'année scolaire, ils dévoilent leurs secrets et leurs passions, leurs mariages et leurs adultères, leurs espoirs et leurs illusions perdues. Car ici comme ailleurs, on s'ennuie, on s'aveugle, on se trompe...

Mon avis : L'article sera rapide : je n'ai pas aimé ce livre. J'en attendais autre chose et j'ai été franchement déçue par l'histoire et j'ai eu l'impression d'une sorte de condescendance de la part de l'auteur envers ses personnages. Plus je suis déçue par un livre et plus j'ai tendance à être dégoûtée, c'est le cas pour cette lecture.

Il s'agit surtout de nouvelles, chacune concernant un personnage vivant dans le quartier de Tribeca à New York. Je m'attendais vraiment à un vrai lien entre eux, une intrigue qui les réunisse tous. Au début, on a une vague intrigue : une fillette du quartier s'est faite agresser par un homme et tous le recherchent. Seulement au bout de 3 pages, la recherche est finie, on passe à une autre époque plus tard dans l'année, et on connaîtra le fin mot de l'histoire dans un des portraits de personnages.
Mais c'est dommage, parce que l'auteur aurait pu réunir tous ses personnages pour créer une vraie intrigue autour de cet événement.
En gros ce sont des nouvelles, des portraits d'hommes et de femmes qui n'ont pas de lien entre eux sinon qu'ils sont parents et vivent à Tribeca.
Ils n'ont pas toujours de nom, ou sont appelés par leur métier. C'était compliqué de s'y retrouver. On ne s'attache pas à eux, et j'ai mis plusieurs jours à finir ce livre du coup je ne me souvenais jamais qui était qui.
Il y a sûrement plein de thèmes abordés dans ce livre, mais je n'ai tellement pas apprécié ma lecture que je vous laisserai sur cette note : lisez-le si vous souhaitez vous faire votre propre avis sur ce livre !

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mardi 25 août 2015

Girl Online, de Zoe Sugg

Quatrième de couv' : Gaffeuse et très réservée, Penny a le don de se mettre dans des situations embarrassantes. Derrière la jeune fille maladroite, pourtant, se cache la très populaire blogueuse Girl Online, qui confie ses rêves et ses secrets sur le net.
Grâce au succès de son blog, Penny prend peu à peu confiance en elle, et la vie lui parait soudain plus facile. Si bien qu'un jour, elle s'autorise à croire au grand amour.
Mais l’élu de son cœur ne lui a pas tout dit. Et ce n’est pas n’importe quel garçon. Penny n’est pas au bout de ses surprises…

Mon avis : Dimanche je vous disais que j'aimais bien la youtubeuse Zoella. Et comme à la librairie on avait son livre, je me suis décidée à l'emprunter pour le découvrir. Dès les premières pages j'ai été prise par l'histoire.
Alors évidemment c'est hyper jeunesse, l'héroïne a 16 ans, elle va encore au collège et le roman est bourré de clichés : le meilleur ami homo, le garçon dont on tombe amoureuse mais qui est en fait un demeuré, les parents super cools, etc. Et puis comme par hasard, tout ce qui arrive à Penny est toujours hyper (dans un sens ou dans l'autre.) Par exemple, à Brighton, elle ne vit que des moments hyper dramatiques, j'ai cru à un moment qu'elle était la réincarnation de Bridget Jones !
Une fois à New York, elle ne vit que des moments hyper agréables, elle se sent différente, plus en confiance, comme si l'océan avait laissé d'un côté la Penny maladroite pour révéler une Penny vraiment sûre d'elle. M'enfin... De plus, Penny découvre l'amour à Brooklyn, et comme par hasard son séjour aux USA est prolongé. Idem avec son blog, elle arrive avec des articles tout ce qu'il y a de plus commun à réunir une sacrée communauté autour d'elle. Que des coïncidences qui n'arrivent que dans les livres !

Mais j'ai tout de même accroché. Parce que pour un roman jeunesse plutôt destiné aux filles (comme j'en ai lus plein à 14-15 ans) c'est sympathique, ça se lit vite, et on a envie de rester un peu plus avec Penny parce que derrière ce personnage de papier, on entrevoit surtout Zoë Sugg. Elle a mis pas mal d'elle-même dans ce roman et ça se ressent : les crises d'angoisses, les commentaires, les rumeurs, les jugements, etc. Ça dépeint assez bien la vie d'aujourd'hui avec l'influence parfois néfaste des réseaux sociaux, et en même temps, le blog c'est l'endroit où l'on peut s'épancher et trouver d'autres personnes qui nous ressemblent, vivent les mêmes choses.

Mon article est un peu brouillon, mais tout ça pour dire que c'était une bonne lecture, si on le prend pour ce qu'il est, à savoir un roman pour adolescentes qui ont envie de rire et de rêver au grand amour.

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dimanche 23 août 2015

Il était une ville, de Thomas B. Reverdy

Quatrième de couv' : Ici, les maisons ne valent plus rien et les gens s'en vont, en les abandonnant purement et simplement ; la ville est en lambeaux.
Nous sommes à Detroit en 2008 et une blague circule : que le dernier qui parte éteigne la lumière. On dirait que c'est arrivé.
C'est dans cette ville menacée de faillite qu'Eugène, un jeune ingénieur français, débarque pour superviser une projet automobile. C'est dans un de ces quartiers désertés que grandit Charlie, Charlie qui vient, à l'instar de centaines d'enfants, de disparaître. Mais pour aller où, bon Dieu, se demande l'inspecteur Brown chargé de l'enquête.
C'est là, aussi, qu'Eugène rencontrera Candice, la serveuse au sourire brillant et rouge. Et que Georgia, la grand-mère de Charlie, déploiera tout ce qui lui reste d'amour pour le retrouver.

Thomas B. Reverdy nous emmène dans une ville mythique des Etats-Unis devenue fantôme et met en scène des vies d'aujourd'hui, dans un monde que la crise a voué à l'abandon. Avec une poésie et une sensibilité rares, il nous raconte ce qu'est l'amour au temps des catastrophes.

Mon avis : Detroit. Je m'étais déjà un peu intéressée à cette ville, ayant vu passer des photos d'usines ou de lieux publiques désaffectés. Je trouve ça incroyablement fascinant les villes fantômes. Si on a plus souvent l'habitude de villages fantômes (notamment sur la route 66 aux USA), on conviendra qu'une ville de grande ampleur qui se vide de ses habitants, ce n'est pas courant.
Ce roman se déroule en 2008, au tout début de la crise économique. Mais Detroit s'est déjà pas mal vidé. L'industrie automobile est sur le déclin depuis des années. Le chômage est en hausse constante alors les habitants s'exilent, vont construire une vie ailleurs, parfois juste à côté, dans la banlieue de Detroit si ils en ont les moyens. Et puis l'inactivité entraîne l'accroissement de la violence, des gangs, du trafic. La ville a été pillée de tout ce qui peut se négocier et se revendre. Les maisons ont été brûlées, soit pour toucher l'assurance, soit pour le plaisir de détruire (et peut-être un jour de reconstruire ?)


Dans ce roman, on découvre plusieurs destins : celui d'Eugène un ingénieur français, envoyé à Detroit dans le but de mettre au point un projet automobile et de préparer l'usine afin de lancer la production. Incompréhension devant une hiérarchie qui dès le début de la crise, se fiche éperdument que le travail soit fait ou non, que les conditions de travail d'Eugène et de ses collègues soient réglementaires. Eugène va néanmoins s'approprier cette ville déserte en faisant une belle rencontre.

On va rencontrer Charlie, un pré-ado, qui fait partie d'une bande de garçons, coincés entre l'enfance et sa magie, et l'adolescence, les responsabilités et les restrictions parentales. Charlie vient d'un foyer particulier : il vit avec sa grand-mère, parce que sa mère l'a abandonné quand il était bébé et qu'il n'a jamais connu son père. Sa famille s'est établie à Detroit dans les années 20, quand le Sud des USA vivait la ségrégation raciale la plus intense et que le Nord proposait des emplois dans des usines. "Comment on devient un homme en luttant contre la fatalité" -> cette simple citation résume le parcours d'un ancêtre de Charlie mais peut tout autant s'appliquer à l'histoire du jeune garçon.

Et puis il y a le détective Brown, qui ne comprend pas où disparaissent tous ces garçons. Des tonnes de fichiers de disparitions dans son bureau et pas l'ombre d'un indice. Pourtant, le destin va mettre sur son chemin une mort particulièrement atroce, lui permettant d'avancer.


Ce roman est très bien écrit. Moi qui râle toujours après les écrivains français qui ont tendance à se contempler le nombril avec des romans introspectifs, là on a une histoire qui se mêle à la vraie Histoire contemporaine. Découvrir ainsi Detroit, découvrir à travers ces 3 personnages, ces 3 points de vue, celui de l'étranger, celui de l'enfant et celui du flic, j'ai trouvé ça hyper bien. En plus de lire une histoire passionnante on en apprend plus sur cette ville à l'abandon. C'est réellement un livre intéressant pour son contenu géopolitique (?), sociologique et son contenu romanesque.

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(Les photos viennent du site DetroitUrbex)

vendredi 21 août 2015

Ressources inhumaines, de Frédéric Viguier

Quatrième de couv' : "La vie d'un hypermarché bat au rythme de l'humanité manipulée. Et cela fait vingt ans qu'elle participe à cette manipulation."

Un univers absurde, construit sur le vide et les faux-semblants. Un premier roman implacable, glaçant, dérangeant.

Mon avis : Ce livre m'a passionnée par sa première partie, puis m'a un peu lassée avec la seconde.
Dans la première partie, on découvre une femme de 22 ans qui entre en tant que stagiaire au rayon textile d'un hypermarché. Très vite, elle va comprendre comment agir pour gravir les échelons. Parce qu'elle se dit vide, elle absorbe tout du microcosme de cet hypermarché. Elle devient vite un requin, ambitieuse, prête à tout, et prétendant toujours que ses actes et ses paroles sont innocentes.
Dans la deuxième partie elle a une quarantaine d'années, elle a stagné, mais conserve un poste qui lui insuffle du prestige. Grâce à ce boulot, elle s'imagine remplir son existence. Elle calcule ses mots, ses phrases, ses actes. Demande conseil à son ancien chef de secteur. Puis entre dans sa vie un jeune loup, comme elle à 22 ans, qui veut révolutionner le rayon textile.

Il n'est pas tellement possible de s'identifier à cette femme. Sa vie est entièrement consacrée à son emploi dans cet hypermarché, à son statut de chef. Elle ne s'autorise aucune faiblesse, peut jouer les indifférentes, est paranoïaque et fourbe.
Autant le livre est intéressant puisqu'il dénonce les pratiques cruelles qu'on trouve dans les grandes surfaces commerciales. Le management et les ressources humaines apparaissent alors comme des secteurs qui ne font pas envie, tant ils sont dénués d'humanité, basés sur la pression et la compétition entre les employés. Toute structure commerciale immense efface et gomme les personnalités afin de modeler au mieux des employés modèles, qui peuvent à tout moment devenir des "exemples" au sens négatif du terme : une faute peut leur être attribuée et ainsi ils dégringolent dans l'échelle sociale.

Le style durant les premières pages ne m'a pas tellement plu. Puis ça s'est arrangé au fil du roman. Parfois j'avais l'impression qu'on tombait dans la caricature ou la moquerie. L'auteur crée des personnages dont il se moque, afin de montrer leur vanité, leur froideur ou d'autres traits de caractère. Je n'ai pas apprécié l'utilisation répétée du "Il" dans la deuxième partie, c'était lassant, je n'ai d'ailleurs pas aimé ce personnage qui débarque et croit tout connaître de la femme, alors qu'elle tend à ne rien laisser paraître d'une personnalité autre que celle qu'elle est au travail. J'ai eu l'impression de tomber dans une pseudo-romance et ça m'a gênée.
La fin peut nous sembler dramatique, mais là encore, un retournement de situation bourré de cynisme vient pimenter le récit, un peu comme si on disait "eh tu l'as bien mérité d'être rétrogradé !"

Bref, entre cynisme et dénonciation d'un univers particulier que l'on côtoie au quotidien, ce premier roman pourrait bien vous faire envisager un autre mode de consommation afin de ne pas cautionner un système cruel et inhumain qui se déroule dans les coulisses de nos hypermarchés.

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jeudi 20 août 2015

Mates, Dates & Inflatable Bras, by Cathy Hopkins


Quatrième de couv' : Lucy feels like everything is changing around her, and suddenly she is required to make all sorts of decisions. 

Everyone else knows who and what they want to be except her. 
Izzie has become friends with glamorous Nesta and Lucy isn't certain she likes this new threesome. 
Nesta and Izzie look sixteen, but Lucy, at fourteen, can easily pass for a twelve-year-old. 
But then the day Lucy sees the most wonderful boy crossing the street, things do start to change - in all areas of her life. 

Mon avis : (20/08/2015) Quand j'étais au collège, j'avais découvert cette série de livres de Cathy Hopkins. Je ne les avais pas en anglais évidemment, mais dernièrement, en furetant sur le net, je me suis aperçue qu'il existait 12 tomes (en VO) et je n'en avais que 6 ou 7 peut-être (en VF).
Je les lisais et les relisais. Je suis très déçue que Pocket n'ait pas continué à les publier (ils sont épuisés et ne sont même plus au catalogue de la maison d'édition).
Bref, tant qu'à faire de lire en VO, je me suis dit que j'allais me replonger dans ces livres, puisque je connais déjà l'histoire, les personnages et vu que ça s'adresse à des ados, l'écriture et le vocabulaire sont franchement simples à comprendre.

J'adore ces livres. Ça a accompagné mon adolescence, j'aime tellement les personnages. En français ce sont Lucy, Lizzie et Tasha. Lucy vient d'une famille de hippies et se sent en marge, Lizzie vit avec sa mère et son beau-père mais ne s'entend pas trop avec eux parce qu'ils sont très stricts, et Tasha est la fille absolument superbe et sûre d'elle qui a une famille de rêve (en apparence). Toutes les trois vont au collège, sortent le vendredi soir, vont à Camden Market. J'ai adoré Londres à travers leurs yeux. J'ai adoré leurs aventures et leurs famille.

L'histoire est un peu facile, mais pour un livre qui fait 140 pages, et qui introduit la série, on ne va pas lui en demander plus. D'autant que les sujets abordés touchent les ados, je me souviens parfaitement qu'à cette époque-là, j'étais dans le même état que Lucy : je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard, ni qui j'étais. Je tombais amoureuse tous les 4 matins et comme Lucy, je ne voulais pas que ça se sache !

Dans ce livre il y a aussi, à la fin de certains chapitres, des petites anecdotes comme par exemple : les "Angel Card" ou "Horoscopes" ou "Profile Sheet", je me souviens qu'avec ma meilleure amie on s'en inspirait aussi pour s'amuser.

Pour moi cette série de livres a une immense valeur sentimentale et je suis contente de m'y replonger, qui plus est dans la langue originale !

Si vous voulez voir la fiche Wikipedia de la série de livres (en anglais).

Relecture en Janvier 2018. 

dimanche 16 août 2015

Complice(s), d'Eireann Corrigan

Quatrième de couv' :

Jusqu'où seriez vous prêt à aller pour devenir célèbre ? 
Leur plan : simuler un enlèvement. 
Leur but : Faire parler d'elles. 

Chloé et Finn en sont convaincues : être intelligente, jolie et sportive ne suffit pas. Pour avancer dans la vie, il faut devenir quelqu'un.
Quel que soit le moyen, et à n'importe quel prix.
Leur plan est parfait.

Mon avis : J'ai bien aimé ce livre, l'histoire est tellement originale par rapport à ce qu'on trouve d'habitude pour les ados.
Comme le résumé l'explique, deux jeunes filles qui ont 16 ou 17 ans, vont simuler un enlèvement pour devenir célèbres, afin d'avoir une vraie histoire pour se démarquer et pouvoir entrer dans une prestigieuse université américaine.

L'histoire se situe sur la côte est, dans une petite ville nommée Colt River où il ne se passe jamais rien. Chloé est arrivée dans cette ville à l'âge de 9 ou 10 ans et a emménagé dans la grange réaménagée par ses parents juste à côté de chez Finn. C'est ainsi qu'elles vont devenir amies au fil des ans. Elles vont grandir ensemble, partager leurs secrets, leurs rêves, leurs journées et leurs soirées.
Chloé, de petite fille pas très jolie, va devenir une ado magnifique. Finn, quant à elle, est issue d'une famille plutôt rurale, moins cultivée. Aux côtés de Chloé, elle se sent moche et pas très confiante.
A l'adolescence, on sent déjà qu'il y a une dominante et une dominée, ce qui arrive très souvent dans les relations amicales.

Quand vient le moment de faire des choix concernant l'université, elles vont apprendre qu'il ne suffit pas d'avoir de bonnes notes, de faire plein d'activités extra-scolaires et de pondre une excellente dissertation, il faut qu'elles se démarquent. Ainsi leur vient l'idée de simuler un enlèvement, afin de se faire connaître au niveau national.

Nous suivons alors la dizaine de jours où Chloé disparaît. Durant cette période, Finn doit faire face à ses camarades de classe, le psy, les enquêteurs, la presse, ainsi que ses parents et ceux de Chloé.
C'est tout un monde qui s'effondre et à partir de là, tout changera. Nous voyons alors comment tout se bouscule dans leurs vies suite à cette disparition.

J'ai bien aimé cette histoire, même si elle n'est pas hyper joyeuse. On a un vrai sentiment d'impatience au cours de la lecture : Que va-t-il se passer ? leur plan va-t-il se dérouler comme prévu ? Finn va-t-elle réussir à aller jusqu'au bout, sachant que c'est elle qui doit faire le plus d'effort pour ne pas laisser échapper la vérité ? Finn est quelqu'un d'honnête et d'empathique, c'est donc difficile pour elle de voir les autres être si malheureux de la disparition de Chloé.

J'aurais bien aimé aussi avoir le point de vue de Chloé car on n'a que celui de Finn tout au long du roman. Et peut-être que ça m'aurait permis d'apprécier un peu plus Chloé de connaître un peu plus son profil psychologique. Même si Finn l'adore, on sent vraiment qu'il y a un rapport un peu malsain entre elles, et j'aurais aimé savoir pourquoi Chloé est ainsi.

Je conseille ce roman. L'histoire est bien ficelée, intéressante, les sentiments de Finn sont bien décrits. Certains dialogues ne sont pas hyper crédibles du côté des parents, mais ce n'est pas le plus important.

Je viens de voir que le prix est peu élevé (14,90€) pour un roman ado de 300 pages, franchement ça vaut le coup !

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vendredi 14 août 2015

La fille seule dans le vestiaire des garçons, d'Hubert Ben Kemoun

Quatrième de couv' : Tout commence par un baiser, comme une chance, une promesse pour Marion. Une aubaine pour une jeune fille toujours si maladroite avec les garçons. Mais ce baiser va faire de sa vie un enfer. Peu à peu, la honte laisse toute la place à la rage, et Marion prépare sa vengeance. Sans réfléchir aux conséquences de ses actes...

Mon avis : C'est un livre pour les adolescents, qui traite principalement du harcèlement scolaire lié aux nouvelles technologies.
Marion est en 3è, jeune fille à part, elle se fait embêter par un type de sa classe durant un après-midi. Il lui prend son sac et sort du collège avec. Elle le rattrape, lui colle une sacrée raclée. Il lui promet de se venger.  Une fois chez elle, elle s'aperçoit que son précieux carnet noir a disparu. Elle accuse alors ce type, Enzo, qui va brusquement changer d'attitude avec elle, devenant tout mielleux. Naïve, elle tombe dans le panneau et accepte de le retrouver le lendemain dans un parc pour récupérer son carnet. C'est à ce moment-là que sa vie va basculer.

Marion a la rage. Pas seulement contre Enzo. Elle est une ado en colère, forte et fragile à la fois, hyper sensible, triste à cause de la solitude, gavée par un petit frère trop envahissant et une mère peu présente. (Elle aime cependant son frère de tout son coeur). Elle contrôle difficilement ses émotions, et celles-ci sont amplifiées par le harcèlement qu'elle subit. J'ai été surprise de la découvrir si forte, si téméraire et prête à tout pour se venger. Elle ne se laisse pas placée en position de victime bien longtemps, et c'est intéressant de voir que même quelqu'un qui exprime une certaine force, puisse autant se faire attaquer par d'autres.

J'ai trouvé ce livre bien écrit (comme souvent les livres de cet auteur). Le style est bon, les paroles rapportées ne semblent pas dénoter avec les paroles qu'ont les ados de nos jours. Il y avait peut-être quelques longueurs et un happy end qui sonnait un peu comme la fin d'un conte de fées. Cependant je trouve que n'importe qui, ayant bien ou mal vécu ses années collège, peut se reconnaître dans cette description de cette période qu'est le collège.

Un point négatif (assez important du coup) : il est regrettable de faire vengeance soi-même (ou grâce aux amis), et je pense qu'en cas de harcèlement scolaire, il est plus judicieux d'en parler à des adultes. Je sais que les ados ont tendance à garder ça pour eux (c'est normal et ce roman est très juste à ce propos) mais il aurait été important d'écrire une histoire dans laquelle on voit qu'en parlant avec un CPE ou un professeur, un ado harcelé peut-être aidé et s'en sortir. Que les adultes sont aussi là pour protéger les enfants et les ados des souffrances qu'on leur inflige.

Une bonne lecture, à partir de 13 ans.

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jeudi 13 août 2015

La lettre oubliée, de Nina George

Quatrième de couv' : Jean n’est pas un libraire comme les autres. Avec sa « pharmacie littéraire », il prescrit des livres pour guérir les maux de l’âme. S’il connaît le remède pour les autres, lui n’a pas encore trouvé le sien. Quand Manon l’a quitté, 21 ans plus tôt, elle lui a laissé pour toute explication une lettre qu’il n’a jamais eu le courage d’ouvrir. Depuis, sa vie s’est arrêtée. Mais son destin va basculer le jour où il découvre le terrible secret de Manon. Pour Jean, c’est le début d’un long périple au pays des souvenirs, en plein cœur de la Provence, qui sera son voyage vers la renaissance.

Mon avis : J'ai du mal à lire en ce moment et ce livre est bien tombé. Il est agréable à lire, bien écrit, pas trop niais, bref, un livre dans lequel on se plonge volontiers.

J'avais vraiment peur que ce soit un ouvrage facile, bourré de clichés, mais non, ça allait. Il m'a même permis de mettre des mots sur des choses que j'avais comprises mais jamais su exprimer.

Ce qui m'a surprise aussi, c'est la justesse avec laquelle l'auteure décrit les paysages de la Provence alors qu'elle est Allemande. Elle en parle comme si c'était sa terre et on sent que c'est un endroit qu'elle aime. Elle a su capter les couleurs, les odeurs et les sons de cette jolie région française. La nature est très présente dans ce roman et on vit à son rythme.

Le roman contient 3 parties : la première où Jean Perdu vit une vie monacale à Paris, vend des livres pour soigner les peines des clients, sans réussir à se sortir de la dépression qui le cloue au sol depuis 20 ans, suite à une rupture amoureuse.
Puis l'aventure commence quand il largue les amarres et navigue sur la Seine afin de rejoindre le sud de la France en péniche ! Il ne part pas seul et va faire de jolies rencontres au cours de ce voyage, un premier pas vers la rémission, donc.
Puis il arrive en Provence, toujours en quête d'explications à propos de Manon, mais il prendra son temps parce qu'il n'est pas encore prêt à faire face à tout ça. Jean va s'habituer à cette région, patienter, panser ses plaies et renaître.

C'est un joli roman qui évoque les difficultés de la vie, le deuil, l'amour, l'acceptation de soi et de faire entrer les autres dans sa vie. Bref, un roman qui fait du bien au moral ! (Ou un feel-good book) (pardon je n'ai pas pu m'empêcher de mettre un petit lien vers le Comité des Reprises)
(et je crois que je vais le garder dans ma bibliothèque !)

La fiche du livre sur le site de l'éditeur : ici en poche, en grand format.

vendredi 7 août 2015

La pyramide des besoins humains, de Caroline Solé

Quatrième de couv' : L’ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd’hui, cette théorie est le principe d’un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains.
Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n’en restera plus qu’un.
Et moi dans tout ça ? Disons que je m’appelle Christopher Scott. Disons que j’ai dix-huit ans. Que
j’habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres.
Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat n° 12778. Je n’existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu’un, et même quelqu’un de célèbre.
Et c’est bien ça le pire.

Mon avis : Un peu déçue. Si au début je trouvais l'histoire et l'intrigue originale et intéressante, la fin m'a semblé expéditive.

On part d'une théorie élaborée par Maslow selon laquelle il existe 5 besoins humains formant une pyramide. Il faut remplir chaque étape pour passer à la suivante.
Ajoutons là-dessus les dérives de la télé-réalité alliée aux médias sociaux et vous obtenez ce roman.

Le personnage principal est Christopher, un jeune garçon de 15 ans vivant dans la rue. Un jour, il va tomber sur ce nouveau jeu en ligne et diffusé à la téle : La pyramide des besoins humains.
J'ai bien aimé Christopher, il vit dans la rue, en explique les raisons, parle de son quotidien, nous donne un éclairage différent sur les marginaux. Christopher ne se leurre pas du tout sur son existence, il est très lucide, refuse de troquer sa vie actuelle pour retourner chez ses parents, regrette seulement l'absence de son frère. Il est très mature pour son âge, la rue lui apprend beaucoup sur les autres autour de lui.
Et puis sans trop savoir pourquoi, Christopher va participer à ce jeu en ligne. Il crée un profil sur lequel il faut parler de soi, se montrer, s'exprimer sur son quotidien à travers des photos, des vidéos et un texte de 500 mots minimum par semaine. Plus on a de visites, plus on réussit à gravir la pyramide (et plus on fait le buzz forcément...).
C'est difficile pour lui de s'exprimer, puisqu'il survit plus qu'il ne vit. De plus il voit clairement que si son avatar possède un nombre incroyable d'amis en ligne et suscite beaucoup de réactions, lui, est à peine regardé dans la rue par les habitants de Londres ou les touristes.

Les manipulations de la télé-réalité et l'influence des réseaux sociaux sont remis en cause par l'auteure. Mais je n'ai pas trouvé que c'était une réflexion assez aboutie, notamment en ce qui concerne la célébrité et le fait que tout soit commercialisable.
Je me demande pourquoi l'action se déroule à Londres ? Pourquoi pas en France ? Est-ce que qu'elle se situe en Angleterre parce que les anglo-saxons sont plus prompts à créer des programmes télé trash ?

La fin m'a paru facile, un peu trop rapide. Dommage parce qu'on aurait pu en tirer un peu plus de conclusions.

Les thèmes abordés sont la marginalité, la survie dans la rue ainsi que la quête de reconnaissance par les médias comme la télé ou les réseaux sociaux.

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dimanche 2 août 2015

La maison d'à côté, de Lisa Gardner

Quatrième de couv' : Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect nº 1 : son mari Jason. Dès que l'inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d'empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse « chérie »... Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille ? Mais de qui ? Après Sauver sa peau, une nouvelle enquête particulièrement surprenante de la non moins surprenante D.D. Warren. Vous ne regarderez jamais plus une porte déverrouillée, une fenêtre entrouverte ou une page Web de la même façon...

Mon avis : Malaise. J'ai commencé à lire ce livre à la plage, et je me suis sentie mal, nauséeuse. Mais j'ai mis ça sur le compte du soleil, de mon corps, bref, que ça n'avait rien à voir avec le livre. Puis j'ai continué à le lire à intervalles irréguliers. Et pareil. Cette même sensation de malaise à la lecture.
J'ai voulu aller jusqu'au bout du roman, parce que c'est un thriller et je voulais savoir le fin mot de l'histoire.

Mais j'ai été déçue. Les rebondissements ne sont pas hyper intéressants, et toute cette histoire m'a plus ennuyée qu'exaltée.
Je n'ai pas vraiment aimé le style. Peut-être la traduction? Je ne sais pas trop. On alterne les passages de l'enquête des flics, avec la vie du mari, Jason, qui ne comprend pas ce qui lui arrive mais reste hyper stoïque, et des passages en italique où c'est la femme disparue qui s'exprime. C'est assez inégal.
Les personnages sont assez clichés. L'enquêtrice est plutôt mauvaise et peu intéressante.
Le titre (même original) est assez mal choisi.
Quant à l'histoire elle est assez sombre, trash presque, puisqu'il y a toute une histoire autour d'enfants maltraités. D'où sûrement mon sentiment de malaise. D'autant plus que les flics ne sont pas au courant de ce sujet et se focalisent sur une disparition, alors qu'il y a beaucoup plus à creuser.

Je ne conseillerai pas ce livre, il date un peu en plus. Mais j'avais envie de le lire parce qu'il me rappelait Les Apparences (du moins à la lecture du résumé), qu'il avait reçu Le grand prix des lectrices ELLE policier, donc je me disais que ça devait vraiment être du bon thriller et ... même pas.

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