lundi 28 juillet 2014

La vie épicée de Charlotte Lavigne, Bulles de champagne et sucre à la crème, de Nathalie Roy

Quatrième de couv' : Charlotte, 34 ans, est désormais fiancée, pour son plus grand bonheur, au beau Maximilien qu'elle a l'intention de suivre à Paris dans quelques mois. Pressée de préparer son mariage, elle angoisse devant l'organisation de cet événement qu'elle veut tout simplement parfait. Mais rien ne se passera comme elle l'avait imaginé. Et elle va devoir mettre beaucoup d'eau dans son vin – ce qui n'est pas son genre ! – pour encaisser le coup...

Mon avis : J'ai emprunté ce second tome parce que ça m'intriguait de connaître la suite des aventures foutraques de Charlotte. Oui ça suit une bonne trame, une bonne continuité logique, mais le personnage de Charlotte m'apparaît de plus en plus exécrable. Elle n'est jamais raisonnable. C'est à dire que quand une situation embarrassante et déplaisante lui tombe sur le bout du nez, elle fait tout soit pour la cacher à son entourage, soit pour trouver une solution complètement irraisonnée !
Alors si dans le premier tome, ce côté maladroit me plaisait, dans celui-ci ça me lasse et Charlotte ne me fait plus rire. Elle veut tellement tout contrôler, c'est maladif !
Quant à ses amis, il n'y a plus qu'Ugo qui compte pour elle (d'ailleurs ce qui pourrait lui arriver (être séropositif) est bien triste et montre bien qu'il y a encore des choses à faire du côté de la prévention du sida. Pire ! à un moment Charlotte sous-entend que ça ne lui serait pas arrivé si il sortait avec une femme. EUH WHAT ? Beaucoup d'hommes (homo ou pas) sont touchés par le sida, mais ça ne veut pas dire que les femmes ne peuvent pas être contaminées et ne peuvent pas le transmettre !) (bref, aparté fini), Aïsha disparait totalement dans ce second tome.
Charlotte s'entoure (à ses dépends) de gens imbuvables, et même Maxou son mari n'a pas grand chose à offrir de plaisant... Il travaille tout le temps, il est macho, ne fait rien à la maison, ne voit pas quand une autre femme le drague, ramène un ami à la maison sans prévenir. Bref, il n'est plus le prince charmant du premier tome.

C'est pour moi une lecture qui m'a lassée. Hormis les expressions québécoises qui peuvent se révéler originales. Peut-être que je lirai le troisième tome si il sort, vu qu'apparemment il s'agit d'une trilogie. Mais ce genre de chick-lit, très peu pour moi finalement !

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samedi 26 juillet 2014

La reine des lectrices, d'Alan Bennett

Quatrième de couv' : Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.
Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Mon avis : C'est un court roman qui se lit très vite, qui ne restera pas dans les mémoires, mais qui est divertissant. Eh oui, que se passerait-il si la Reine se mettait à lire nuit et jour ? Comment la lecture est vue par la haute société ? Quels effets peuvent avoir la lecture sur une personne hautement placée ?
Des questions auxquelles l'auteur nous répond à travers ce roman, sur une passion soudaine, celle de la lecture.

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Glacé, de Bernard Minier

Quatrième de couv' : Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Prix du meilleur roman francophone au Festival polar de Cognac

Mon avis : Encore un très bon polar ! C'est donc le premier écrit par Bernard Minier. Alors bon, faut que j'avoue j'ai été moins emballée que par Le Cercle (du même auteur) que j'ai lu il y a 15 jours. Peut-être l'atmosphère (les Pyrénées, le mois de décembre), les rebondissements moins impressionnants, et puis ce fameux centre psychiatrique, pas assez exploité à mon goût. Moi j'avais envie d'être terrorisée, de flipper pour Servaz et son équipe. Alors, certes, vu que j'avais lu le suivant avant celui-ci, je savais que Servaz serait bien vivant (je ne spoile pas plus, promis). Je l'ai quand même dévoré, surtout passé les 250 premières pages. 
C'est très bien ficelé, et je ne m'attendais pas non plus à tout ça. Mais je crois que j'attendais autre chose d'où mon manque d'enthousiasme. 
Après, la plupart des personnages sont attachants, les chapitres donnent toujours envie d'en savoir plus, difficile de lâcher ce livre ! 


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lundi 14 juillet 2014

Le cercle, de Bernard Minier

Quatrième de couv' : Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens... et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers.
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Mon avis : C'est le premier thriller que je lis de cet auteur. Faut dire qu'avec l'été, Pocket nous a envoyé un tas de livres en grande quantité (dans le cadre d'une opé) et on se retrouve avec une bonne vingtaine de Minier "Le cercle". 
J'ai donc emprunté ce pavé (800 pages presque) pour le lire durant ce long week-end de 3 jours. Et je dois bien dire que je l'ai dévoré. Je viens aussi de passer 6h pour lire au moins 450 pages, sans rien faire d'autre que lire. J'ai le cerveau un peu en bouillie. MAIS ça ne m'empêche pas de vous conseiller vivement ce polar ! 

C'est une enquête avec pas mal de rebondissements, un peu trop de personnages à mon goût (ouais j'avais du mal à démêler la toile d'araignée qui s'était tissée pour monter le stratagème final). J'étais pas loin d'avoir compris le truc, mais les explications à la fin étaient les bienvenues ! On a juste un happy end un peu... foireux, qui sonne faux par rapport au reste du livre, qui dégage tout de même une atmosphère hyper sombre, pleine de tensions. 
Pour une fois on a un flic qui sort un peu du lot de flic aigri et solitaire. Certes Servaz agit seul la plupart du temps, mais on le voit protéger sa fille, retrouver d'anciens amis, c'est un flic qui a une passion pour la littérature, le latin et Mahler. Il exerce son métier avec beaucoup d'énergie et les journées sont hyper longues (parfois trop, quand on nous raconte 7 jours j'ai l'impression que ça se déroule sur 2 semaines ou un mois) pour lui et ses adjoints. 
L'intrigue est hyper bien menée, les twists sont surprenants, Servaz se fait quand même souvent berné et je le sentais à des kilomètres, je n'arrêtais pas de me dire qu'il tombait dans tous les pièges, et puis finalement il s'en sort plutôt pas mal. J'aurais pas fait mieux !
Ce qui me laisse perplexe en revanche c'est la vivacité intellectuelle des "méchants", leur faculté à dissimuler les preuves ou à comprendre des détails (la scène où Servaz se bat avec une personne sur la propriété du type qui élève des chiens pour le combat, l'autre comprend rapidement que Servaz est désarmé, j'ai trouvé ça dingue. Ou encore les réflexions que se fait Servaz quand il est dans une situation hyper critique, enfin, il réfléchit, il analyse - et il sauve sa peau - mais comment il fait ?).

Les intermèdes sont hyper flippants et on se demande souvent quels liens ils ont avec le reste de l'histoire mais tout s'éclaire à la fin. Et c'est ... surprenant. 

Bref, je vous conseille de foncer !

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lundi 7 juillet 2014

Tabarly, une vie, de Yann Queffélec

Quatrième de couv' : Dans la nuit du 13 juin 1998, Eric Tabarly disparaît en mer d'Irlande, entrant ainsi dans la légende. En quarante ans de victoires avec son bateau fétiche, le Pen Duick, il s'impose comme l'un des plus grands marins français du XXè siècle. En les entrelaçant à ses propres passions maritimes, Yann Queffélec retrace la vie d'un amoureux des bateaux et d'un compétiteur exceptionnel qui forma toute une génération de skippers.

Mon avis : Il est rare que je lise des biographies. Mais en ce moment, on a quelques livres sur des navigateurs en stock et je ne sais pas trop, ce livre m'a attirée. Tabarly, j'en ai entendu parler durant mon enfance, dans ma famille, j'ai des oncles et tantes qui aiment la navigation, alors ça doit être pour ça, et puis 98, ça a été une année où il s'est passé tellement de choses en France. Tabarly, c'est un mythe.
Et moi ça m'a toujours fascinée les gens qui sont capables de passer des jours seul sur la mer.
Alors j'ai pris ce livre et je l'ai lu en une journée. Il fait 240 pages et il est extrêmement bien écrit. Normal, Yann Queffélec l'a écrit. (Il a été nommé Prix Goncourt en 1985 pour Les noces barbares.)
Je pensais que j'allais en apprendre plus sur la vie de Tabarly, mais Queffélec parle aussi beaucoup de la sienne. De la passion qui naît pour les bateaux, pour la mer. Ils partagent tous les deux cette passion pour la mer, la navigation.

La fin de ce livre est vraiment bien écrite. On sait comment ça va se finir, mais l'explication complète nous laisse... triste. 


Un bémol seulement : quand on n'est pas familier des termes marins on n'y comprend rien (ce qui est mon cas). Mais bon soit on se munit d'un dictionnaire, soit on laisse passer, ça n'empêche pas d'imaginer.
En lisant, je me rends compte que ce livre me donne envie de connaître tout ce qui est lié à la navigation, de moi-même apprendre à manier la barre et tout. Et même si c'est quelque chose que je ne ferai pas, le simple fait que ce récit parvienne à me donner cette envie, c'est que c'est déjà une belle réussite.

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Les hommes meurent, les femmes vieillissent, d'Isabelle Desesquelles

Quatrième de couv' : Elles sont mères, soeurs, cousines ou nièces, petites et arrière-petites-filles. Dix femmes d'une même famille se croisent, se toisent, s'aiment et se racontent à l'Eden, l'institut de beauté d'Alice. Elles y disent sans détour les heures qui ont marqué leur existence faite de désillusions, de joie et d'espoirs. L'amour et le sexe y sont en première ligne, ainsi que cet étrange compagnon, notre corps. Face à la complexité du lien entre les êtres, ces dix-là ont trouvé leur modus vivendi. Toutes, sauf Eve, l'absente, sans laquelle les dix ont appris à vivre.

Tour à tour troublants, provocants, mélancoliques et fantasques les hommes meurent, les femmes vieillissent.

Mon avis : Ce roman paraitra le 14 août, j'ai lu les épreuves non corrigées.
Pour être honnête, si la quatrième de couv' me plaisait bien, le contenu du livre pas trop. Chaque chapitre est consacré à une femme de la famille dont Alice s'occupe.
On trouve d'abord une fiche sur la personne rédigée par Alice, complétée au fil de ses discussions avec ses "clientes". Je m'attendais à des confidences orales, des dialogues, mais en fait il s'agit, pour chaque femme, de dialogue avec elle-même. Elle se raconte sa propre vie. Toutes évoquent à un moment ou un autre Eve, la fameuse Eve qui s'est suicidée 15 ans plus tôt et qui aurait laissé une lettre.
Franchement, ça ne m'a pas branchée. Parler d'Eve tout le temps, même celles qui l'ont moins connue l'évoquent, c'est relou. Ensuite, les passages de sexe m'ont gênée. J'en ai marre que les auteurs nous parlent de sexe dans leur livre, si je veux lire un livre avec de tels passages, j'achète un livre érotique. Là, on est dans de la littérature française, on n'a pas besoin de ça à chaque chapitre, merci, au revoir.
Ensuite je ne me suis attachée à aucun personnage. Peut-être parce qu'ils sont malmenés par la vie, peut-être parce qu'on a l'impression qu'ils cherchent à se rendre intéressants. Je ne sais pas, mais quelque chose m'a gênée dans ce livre qui m'a empêchée de l'apprécier et de le trouver agréable à lire.

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jeudi 3 juillet 2014

Eleanor & Park, de Rainbow Rowell

Quatrième de couv' : 1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.


Mon avis : J'ai cédé, j'ai lu ce livre. Et bon, je ne suis pas mécontente. Déjà parce que c'est bien écrit. Ensuite parce que l'histoire est tellement belle.
Même si parfois je n'avais qu'une envie, c'est de secouer la mère d'Eleanor (punaise cette vie de famille affreuse, j'avais du mal à croire que ça existait mais ce livre semble le rendre si réel). J'avais envie de secouer Eleanor parce qu'elle a un caractère limite pénible, oui okay elle a du mal à faire confiance, mais être si susceptible et avoir autant de problèmes à se confier à Park, c'est relou.
Park est l'ado parfait, à 15 ans on voudrait toutes un copain comme lui. J'ai vraiment préféré Park à Eleanor.

La scène où ils se tiennent la main, c'est tellement sensuel ! Ça m'a rappelé Les Poupées Russes, le film de Klapisch quand Xavier raconte son début d'histoire avec Neus. C'est exactement pareil, les deux mains qui se tendent l'une vers l'autre, qui se touchent. Y'a pas plus sensuel que cette scène dans le film, et pareil dans Eleanor & Park, on y est, on est avec eux, on vit par procuration ce moment magique, si doux, si extatique !

Et la scène des mains dans le film de Klapisch


Bref, un bon livre, une belle histoire d'amour, et vraiment lisez-le.

👩🏻‍🦰🌟🧑🏻

Relecture 10 Avril 2020. 
L'été dernier j'ai acheté ce livre que j'avais emprunté à l'époque (en juillet 2014) à la librairie où je travaillais. Depuis août 2019, je voyais ce roman dans ma PAL, j'avais envie de le relire, mais en même temps j'avais peur d'être déçue.

Je l'ai commencé et j'ai savouré les cent premières pages. Après, sûrement à cause de la situation qu'on vit actuellement (le confinement et tout), j'ai eu du mal à me concentrer pour lire. Hier j'ai réussi à avancer et je viens de le finir. (en temps normal je l'aurais lu en 2 jours)

👩🏻‍🦰🌟🧑🏻

J'aime toujours autant cette histoire d'amour.
J'aime la famille de Park.
J'aime l'époque (1986) de ce roman.

👩🏻‍🦰🌟🧑🏻

En revanche, j'ai toujours le même avis sur Eleanor. Je comprends qu'elle n'ait jamais su faire confiance, mais là, il s'agit de Park, elle n'est pas obligée d'être sur la défensive avec lui tout le temps. Elle peut lui dire les choses au lieu de toujours tout garder pour elle et refuser la moindre main tendue. Elle cultive un côté très frustrant que ce soit dans ses paroles comme dans ses actions.

Les personnages sont assez attachants. Surtout du côté de la famille de Park. J'aime énormément ce personnage, peut-être parce qu'il a un côté banal et discret tout en ayant des passions secrètes.

L'autrice casse aussi les clichés : si pendant une grande partie du roman on pense que Steve et Tina sont des personnages infects, la fin du roman nous montre qu'ils ont un peu plus d'humanité que ce que l'on pouvait leur accorder jusque là.

👩🏻‍🦰🌟🧑🏻

Un passage qui pourrait passer inaperçu, m'a touchée à la relecture : quand Park et sa mère coréenne aperçoivent Eleanor et sa famille dans les rayons d'un supermarché et que la mère de Park est bouleversée de découvrir qu'Eleanor vient d'une famille nombreuse, comme elle, et qu'elle doit toujours tout partager. C'est un détail, mais ça fait partie des choses qui rendent la vie d'Eleanor plus crédible. Le fait que la mère de Park ait vécu la même chose plus jeune, ça fait évoluer la façon dont on perçoit les personnages.

👩🏻‍🦰🌟🧑🏻

J'aurais aimé une fin moins ouverte : par exemple, il aurait été judicieux de nous dire ce que les frères et soeur d'Eleanor sont devenus, ainsi que sa mère.
Et puis j'aimerais beaucoup une suite, que sont devenus Eleanor & Park ? Se sont-ils retrouvés après le lycée ? à l'âge adulte ?

👩🏻‍🦰🌟🧑🏻

Eleanor & Park était le premier roman que j'ai lu de l'autrice. Tout en racontant une histoire d'amour d'adolescents avec son lot de premières fois et de premiers émois, elle développe des thématiques qu'à l'époque on lisait encore peu en littérature ado : le harcèlement scolaire, le harcèlement par un proche, la maltraitance. Au delà de la romance genre première relation amoureuse, c'est un roman de société, qui met en lumière des populations pauvres et loin d'être privilégiées. Ça évoque des thèmes difficiles et qui peuvent nous bouleverser.

8/10

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mardi 1 juillet 2014

L'île des beaux lendemains, de Caroline Vermalle

Quatrième de couv' : Après cinquante ans d'un mariage monotone, Jacqueline sent poindre une immense lassitude : il faut partir, et sans préavis. Deux jours, trois trains et un bateau plus tard, l'alerte septuagénaire débarque sur l'île d'Yeu. Là demeure sa cousine Nane, vue pour la dernière fois il y a fort longtemps, qui recueille les âmes - un peu - perdues...
Il n'y a pas d'âge pour suivre un rêve... D'une maison blanche aux volets bleus, la vie s'envole à nouveau, comme un papillon dans le vent.

Mon avis : J'ai trouvé la couverture magnifique et le titre prometteur. Comme c'était un roman court, j'ai décidé de l'emmener à la plage (je ne vous raconte pas dans quel état il est maintenant...) et clairement si j'avais eu autre chose à lire, j'aurais lu autre chose. Mais voilà j'avais pris ce livre et je me suis embarquée dans cette histoire, qui ne m'a pas tenue en haleine, qui ne m'a pas bouleversée même si la morale de cette histoire c'est de toujours suivre ses rêves pour ne jamais avoir de regrets.
J'ai trouvé que le secret de Jacqueline tardait à arriver, même si on sentait bien qu'il se passait quelque chose, rapport à sa famille et à son mari, Marcel. Les raisons pour lesquelles elle parraine des enfants au Bénin sont évidentes une fois qu'on connaît son secret mais l'auteure a un peu passé ce sujet pour en évoquer d'autres. Nane est une vieille femme, qu'on nous présente avec un fort caractère et je l'ai trouvée pourtant très invisible à certains moments du roman.
Marcel, ah le pauvre homme ! J'ai trouvé Jacqueline bien égoïste surtout à partir du moment où elle découvre qu'il fait un parcours de ouf, pour venir la rejoindre. Un homme qui traverse la France à la nage/en canoë pour vous rejoindre ça pèse quand même plus dans la balance qu'un type que vous avez aimé à 17 ans, non ?
C'est vraiment un roman de plage, pas forcément pour notre âge, parce qu'il est difficile de s'identifier à des personnes qui ont plus de 70 ans...

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