dimanche 27 avril 2014

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne, d'Antoine Paje

Quatrième de couv' : Certaines rencontres peuvent-elles changer le cours d'une existence ? Assurément. Une extraordinaire leçon de vie attend Paul Lamarche, Paul qui pense que réussir sa vie, se résume à... réussir.
Un Noir américain à la carrure d'athlète rencontré en prison et un puissant homme d'affaires japonais qui parle de cerisiers et de poussières, d'autres encore, lui permettront enfin de comprendre que l'on ne réussit que lorsque l'on se met debout. Paul admettra enfin que les peurs ont mené sa vie jusque-là. On ne peut marcher que lorsqu'on dépasse les craintes qui nous entravent tous et nous empoisonnent. La vie est au bout du chemin.
Un roman tour à tour parabole moderne de la découverte de soi, récit d'une amitié profonde et histoire d'amour incandescente.

Mon opinion : Pour être honnête j'ai acheté ce livre pour sa couverture. Mais vu la petitesse du livre ça valait le coup de le lire. Et quel livre ! Je dirais que c'est dans la même veine que les livres de développement personnel, mais avec une histoire, une fiction dans laquelle on plonge. L'idée de ce livre c'est de nous faire prendre conscience qu'on vit souvent des peurs irraisonnées, des fausses peurs. Et qu'il faut apprendre à les vaincre, pour commencer à vivre, sans crainte. J'ai trouvé ce livre très enrichissant et j'ai pris mon temps pour le lire, parce que chaque mot, chaque paragraphe a son importance. Il est tout petit, mais vraiment riche de conseil, de révélations.
Je pense que c'est le genre de livre qu'il faut relire tout au long de sa vie.

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La maison aux 52 portes, d'Evelyne Brisou-Pellen

Quatrième de couv' : Maïlys sent qu'elle devient folle. La vieille bâtisse où sa famille vient d'emménager cache un secret. Derrière les nombreuses portes de la maison, Maïlys entend des voix, croise des silhouettes surgies du passé. Quel message tente-t-on de lui transmettre ?

Mon opinion : J'ai adoré ! J'ai vraiment été embarquée par cette histoire un peu fantastique qui nous emmène aussi à l'époque de la Première Guerre Mondiale. C'est très bien écrit, ce n'est pas niais, et l'héroïne, sans être hyper brave et courageuse, a quand même un coeur bien accroché avec tout ce qui lui arrive. Elle comprend vite ce qui ce passe, est très curieuse et très réfléchie. Un bel exemple !

Ce livre est destiné aux 9-12 ans.

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mardi 22 avril 2014

Rêves de garçons, de Laura Kasischke

Quatrième de couv' : A la fin des années 1970, trois pom-pom girls quittent leur camp de vacances à bord d’une Mustang décapotable dans l’espoir de se baigner dans le mystérieux Lac des Amants.
Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Mauvais choix au mauvais moment. Soudain, cette journée idyllique tourne au cauchemar.
Rêves de garçons est une plongée au coeur d’un univers adolescent dépeint avec une justesse sans égale. Une fois de plus, Laura Kasischke s’attache à détourner avec beaucoup de férocité certains clichés de l’Amérique contemporaine et nous laisse, jusqu’à la révélation finale, dans l’imminence de la catastrophe.

Mon opinion : J'ai bien aimé. Dès le début on sait qu'il va se passer quelque chose, la tension monte au fil des pages et parfois on entrevoit un peu de fantastique dans cette histoire très réelle. Les chapitres sont très courts, ce qui est assez agréable pour la lecture. On ne lâche pas si facilement le livre. Les passages sur la vie de Kristy ne m'ont pas franchement enthousiasmés, mais sans ça le bouquin ferait 100 pages de moins. J'imagine que ça se justifie aussi pour construire le personnage, qui pourrait être à première vue, une pom-pom girl un peu idiote, mais qui est beaucoup plus que cela. Son amie Desiree, en revanche est un cliché sur pattes, très désagréable, grande gueule, le genre de fille que je ne supporte pas. Du coup, j'avais envie que Kristy la lâche et arrête de s'en remettre à elle, ce qu'elle parvient à faire à la toute fin du roman. 
C'est un bon livre, bien écrit, et qui m'a assez plu. 


lundi 21 avril 2014

à l'été qui commence, de Silvia Soler

Quatrième de couv' : « La mer est calme. Roser et Elvira se laissent bercer un moment. Dans l'eau, les bébés ne pèsent plus rien. Elles se sentent légères malgré leur grossesse.
- Ils iront ensemble au jardin d'enfants, à l'école et au lycée. Tu imagines ?
- Si c'est deux filles, elles seront très amies...
-  Si c'est des garçons aussi, ils joueront dans la même équipe !
- Et si c'est un garçon et une fille ?
- Si c'est un garçon et une fille, ils seront amoureux, non ? »

« À l'été qui commence ! », c'est le toast que portent, le jour de la Saint-Jean, les familles Reig et Balart. En 1961, Roser et Elvira, enceintes, rêvent que leurs enfants s'aimeront et, à leur tour, célébreront chaque année l'amitié et l'été. Avant même leur naissance, Júlia et Andreu ont donc un avenir tout tracé. Ils refusent pourtant ce destin inventé par leurs mères.
Des années plus tard, ils se retrouvent. Le toast à l'amitié et à l'été retentit de nouveau le soir de la Saint-Jean. Et le voeu de Roser et d'Elvira n'est pas oublié.

Une chronique tendre et débordante de joie sur la famille, les petits détails de la vie, et les traditions qui maintiennent les liens vivants entre les gens, envers et contre tout.

Mon opinion : Un bon livre pour se détendre. C'est vraiment un livre sur la famille, l'amitié, les traditions auxquelles on est habitué. C'est une lecture facile, parfois un peu lente, mais on survole presque toute la vie de de Júlia et Andreu, une vie faite de drames (mais point trop n'en faut !), de bons moments, de quelques réflexions sur la vie. Et puis c'est un livre qui fait penser aux vacances, peu de scènes se déroulent en dehors de l'été, de plus leur village est en bord de mer, donc on a un peu l'impression que c'est un livre destiné à être lu en été. Le style n'est pas exceptionnel mais ça se laisse lire.

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dimanche 13 avril 2014

Robe de marié, de Pierre Lemaître

Quatrième de couv' : Nul  n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite ; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape...
Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

Mon opinion : Un très bon thriller, encore divisé en plusieurs parties, une pour chaque personnage, puis deux qui rassemblent deux personnages. Un roman bien construit, qui nous fait douter un peu, nous embarque dans la folie des personnages.
Moi ça m'impressionne toujours quand un auteur réussit aussi bien à m'amener là où il veut.
Il y a dans ce livre tellement de cynisme, presque un plaisir pervers à créer des personnages et des situations terribles, effrayantes...
Mais la dernière partie m'a un peu déçue, on sort de la seconde partie complètement bouleversé(e) par tant de perversité, on s'attend donc à quelque chose d'aussi fort... Ce n'est pas le cas, même si cette dernière partie se tient, se justifie.

Si vous aimez les thrillers bien écrits, choisissez un polar de Pierre Lemaître, mais attendez-vous à des passages glauques, effrayants sur un plan psychologique. Bref, à ne pas mettre entre toutes les mains !

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samedi 12 avril 2014

Qui ? de Jacques Expert

Quatrième de couv' : 1994, Carpentras, résidence pavillonnaire du Grand-Chêne. Un jour de mars, Laetitia Doussaint, 10 ans, est violée et assassinée. L'auteur du crime ne sera pas identifié.
2013. A la télévision, l'émission "Affaires non résolues" revient sur le drame de Carpentras. Quatre hommes sont devant leur écran. Tous les quatre habitaient le Grand-Chêne et faisaient partie du groupe qui a retrouvé Laetitia. Depuis dix-neuf ans, le souvenir de la fillette, de son corps martyrisé, les hante. Ce soir-là, de 22h25 à 23h28, ils se souviennent. Leurs épouses également. Certains secrets remontent à la surface, des suspicions, des non-dits, des regrets. Au terme de l'émission, le voile sera levé. L'un d'eux est le coupable du viol et du meurtre de Laetitia. Mais qui ?

Mon opinion : Et c'est une petite déception sur la fin du roman.
On suit une émission du genre "Faites entrer l'accusé", émission que je ne regarde que très rarement car elle me fait bien flipper...
Bon, ce roman m'a intriguée par son thème, la manière dont l'assassinat est présenté, les différentes voix qui font ce roman : il y a celle du présentateur télé qui raconte 19 ans d'enquête, celle de l'assassin, celle de sa femme, et on suit 4 hommes suspectés du meurtre et leurs réactions devant l'émission (parmi eux 4, l'assassin). C'est novateur, inédit que le récit se déroule sur une durée si courte (1h d'émission) alors que l'assassinat s'est déroulé 19 ans plus tôt (cela dit on a beaucoup de flash-back pour raconter ces 19 ans d'enquête).

Ce qui m'a déplu c'est que les 4 hommes sont quasi-identiques : ils sont âgés, ont mal vieilli, ont les mêmes caractères forts, ne sont pas divorcés, vivent toujours à Carpentras, ont tous 2 enfants, un garçon et une fille. Bref, ça ne m'a pas semblé très plausible, et puis, difficile de les différencier, ce qui est totalement voulu par l'auteur qui laisse quelques indices ici et là.

L'idée générale c'est quand même d'essayer de deviner qui est l'auteur du crime. Alors on doute, tout au long du roman on se dit "tiens ça pourrait être lui !". Et au final, pour moi c'est une grosse déception. Pas parce que je n'avais pas deviné de qui il s'agissait, mais parce que j'aurais voulu que l'assassin soit un autre. Eh oui, la version que l'auteur nous offre ne me convient pas, ne se justifie pas assez selon moi. Je dois avouer que j'ai envie de relire le livre avec ce regard neuf puisque je sais maintenant qui est l'assassin.

En revanche, il y a un bon rythme, j'avais du mal à lâcher le livre. J'aime vraiment ce genre d'histoires et je dois avouer que je rêvais d'un vrai retournement de situation, quelque chose qui nous retourne le cerveau tellement c'est surprenant. Du coup petite déception.

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mercredi 9 avril 2014

Mère et fille, un roman, d'Eliette Abécassis

Quatrième de couv' : Deux personnalités du monde de la mode, mère et fille.
Une histoire d'amour, de possession, d'admiration et d'émancipation. Où la séduction et le désir sont le fil conducteur de la relation, la féminité un héritage.
A travers le destin de deux femmes et le lien si particulier qui les unit, Eliette Abécassis, l'auteur d'Un heureux événement, interroge dans ce texte à la fois pudique et dérangeant le rapport mère-fille, la maternité, la transmission.

Mon opinion : Je n'ai pas trop, trop aimé. Même si ça m'a fait prendre conscience de ce qu'est une femme, une mère, quel est l'importance de la transmission.
Je n'ai pas aimé parce qu'il ne se passe rien, c'est trop introspectif. Le style ne m'a pas convaincue, trop d'adjectifs, de métaphores. Les phrases ne sont pas construites sur le mode sujet-verbes-compléments. Là, on a des mots mis les uns à la suite des autres, avec un tas de virgules pour faire venir l'idée. Et quand 120 pages sont sur ce mode-là il y a un moment où ça lasse et où on ne fait même plus attention à l'histoire. Pourtant c'est l'histoire de deux personnalités fortes de la mode, Sonia Rykiel et sa fille, Nathalie. La première doit laisser sa fille diriger la maison Rykiel. Elles-mêmes ne se posent pas la question de la transmission, c'est l'auteure qui aborde ce sujet durant tout son roman...
Un livre correct mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Cet article du site 20 minutes questionne l'auteure sur ses choix.

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lundi 7 avril 2014

Jours sans faim, de Delphine de Vigan

Quatrième de couv' : "Cela s'est fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir.
En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaitre.
Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir."

Mon avis : Je pense qu'il faut lire ce livre après avoir lu Rien ne s'oppose à la nuit. Etant donné que ce récit est quasi autobiographique, on peut mieux comprendre l'auteure quand on connait l'histoire de sa famille. En revanche il faut tout de même s'intéresser un minimum au sujet : l'anorexie. Ici on a un personnage, Laure, qui s'est détruite, mais dans un sursaut de vie, elle a demandé à être admise dans un service hospitalier qui prend en charge les personnes qui ont des troubles alimentaires importants.
Ce roman est le récit de sa renaissance, si je puis dire. On ne la voit pas se détruire, au contraire. Elle reprend le contrôle, tant qu'elle peut, pour lutter contre cette maladie. Elle apprivoise son corps qui reprend des formes. Elle essaie de s'accepter avec ses nouveaux kilos.
J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de courage, beaucoup d'espoir et que la façon dont cet hôpital prend en charge les malades est bien plus bénéfique que ceux où le patient est puni jusqu'à ce qu'il reprenne du poids.
C'est un récit très court, mais qui a beaucoup de qualités, notamment dans l'écriture et le style.

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vendredi 4 avril 2014

Le théorème du homard ou comment trouver la femme idéale, de Graeme Simsion

Quatrième de couv' : L'amour n'est pas une science exacte.
Peut-on trouver une épouse sur mesure ? Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son "Projet Epouse", il met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences. Et celles-ci sont nombreuses, car pour Don :
La femme idéale NE DOIT PAS :
1. Fumer et boire
2. Etre végétarienne et aimer la glace à l'abricot
3. Se lever après 6 heures.

Mais elle DOIT :
1. Faire du sport.
2. Etre ponctuelle
3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.

S'il y a bien une personne qui ne remplit aucun des critères établis, c'est Rosie Jarman, étudiante le jour et barmaid la nuit, dont la vie est aussi désordonnée que celle de Don est méthodiquement organisée...

Mon avis : J'ai eu un mal fou à me mettre dans ce livre. Surtout au début où on remarque que Don est complètement paralysé par ses habitudes auxquelles il a du mal à déroger. Cela dit c'est un personnage intéressant. Rosie n'est pas aussi "lumineuse" qu'elle pourrait l'être (pour contrebalancer).
Je n'ai pas compris la fin. Durant tout le roman, Don cherche le père de Rosie, à l'aide d'échantillons d'ADN. A la fin il teste 3 derniers échantillons et... bah la construction des phrases fait que je ne sais pas de qui Rosie est la fille. Bravo à l'auteur, ou au traducteur je ne sais pas. Si qqn a lu ce roman, je veux bien qu'il écrive dans les commentaires qui est le père de Rosie, MERCI !
Sinon c'était une lecture assez rude, même si il s'agit d'une "comédie", d'un livre a priori bourré d'humour. Malheureusement j'ai eu du mal à m'accrocher, je n'ai pas aimé le style et l'histoire pourtant intéressante tourne en rond. Le personnage de Don évolue, certes. Mais je ne me suis pas attachée à lui ni à Rosie. Les personnages secondaires sont très peu mis en avant mais je pense que ça fait partie du truc vu que Don est narrateur et a peu d'empathie, c'est normal qu'il évoque relativement peu ses connaissances amicales.
Un titre prometteur mais un roman qui m'a déplu.

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