vendredi 31 janvier 2014

C'est pas grave, de Jo Hoestlandt

Quatrième de couv' : C'est pas grave 
de s'engueuler avec sa mère. 

C'est pas grave
de se faire larguer par son mec. 

C'est pas grave
un père absent. 

C'est pas grave 
d'être trahie par sa meilleure amie. 

C'est pas grave 
d'en pincer pour son prof. 

C'est pas grave tout ça... 

C'est pas grave, peut-être. Mais Chloé est en colère, alors elle balance tout. Faut que ça sorte. Et puis un coup de gueule, c'est pas grave



Mon avis : C'est un roman pour ados, construit d'une manière atypique : chaque chapitre représente un pronom personnel (je, tu, il, etc.) et une histoire liée à quelqu'un de l'entourage de Chloé, parfois à Chloé elle-même. Si le début est un vrai coup de gueule - elle râle sur tout le monde - on voit dans les derniers chapitres se profiler une réflexion qui fait grandir Chloé, lui fait apprendre ce qu'est le monde et la vie, les possibilités qu'elle a de changer les choses qui ne lui conviennent pas, de s'emparer de son destin. Chloé est loin de se laisser abattre par les problèmes de son âge.

Ensuite, je dois avouer que cette période de l'adolescence où tout nous emmerde, est bien loin derrière moi, donc je lis ce livre avec un oeil goguenard et ça ne m'a pas plus branché que ça. Mais l'adolescence et les réflexions, les emportements sont très bien traduits dans ce livre. Donc je pense que beaucoup d'ados peuvent se retrouver dans cet ouvrage. Et en plus il est vraiment court donc pour celles qui ont du mal avec les longues lectures, ça peut être un bon début !

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mardi 28 janvier 2014

Elle a disparu, de Gwendolen Gross

Quatrième de couv' : Rien ne semble jamais devoir ébranler cette tranquille banlieue résidentielle américaine, avec ses maisons proprettes, ses jardins soignés et ses voisins affables. Pourtant, le jour où une adolescente disparaît, le vernis des apparences se fissure. Jour après jour, d’une porte à l’autre, d’un univers à l’autre, se dévoilent ces vies qui se côtoient et s’épient, sans vraiment se connaître… De l’étrange professeur de musique à la trop parfaite maîtresse de maison, de la mère éplorée au petit ami plein de culpabilité, chaque personnage se dépouille peu à peu de ses faux-semblants pour révéler sa vraie nature et ses secrets… Au fil d’une semaine d’attente, de questions et de doutes, se dessine un subtil portrait de groupe, porté par une écriture sensuelle.

Mon opinion : Si le début et le résumé paraissait prometteur, je suis très déçue de la fin. Tellement que cette nuit en me réveillant plusieurs fois je me suis dit "tiens j'aurais le temps de finir le livre demain matin" Sauf que non, je l'ai déjà fini et la fin ne m'a pas plu. 

Nous sommes au coeur d'une banlieue résidentielle non loin de New York. On s'imagine une allée un peu comme celle de Desperate Housewives. Les événements qui vont s'y tenir seront moins flippants que ceux de DH. Et heureusement ! Un peu plus réaliste c'est certain. Une jeune fille disparait un matin. La seule personne l'ayant vue pour la dernière fois est un vieux monsieur, un peu bargeot, complètement mélomane et atteint d'un cancer. Pourtant il ne sait rien. On visite avec le narrateur chaque maison du quartier, et on y découvre la vie de chacun des habitants.
Souci : l'auteure part dans des histoires qui n'ont aucun lien avec la disparition. On a le droit à des flashbacks inintéressants qui, je pense, sont plus là pour remplir le livre que pour apporter quelque chose aux personnages dont on nous parle. J'ai le sentiment que les personnages ne sont pas suffisamment développé, à part peut-être Geo, un enfant qui, d'ailleurs comme tous les enfants dans ce livre ont l'air très intelligents et matures pour leur âge... 

Le bandeau mis sur le livre par l'éditeur indique une citation d'Harlan Coben : "Si vous entrez dans leurs maisons et leurs secrets, vous ne pourrez plus en sortir". Et bien si, justement, je n'ai pas accroché autant que je le pensais. Au début oui, je trouvais intéressant de découvrir les personnages de cette manière, mais au final, à part être voisins et vivre dans la rue où une fille a disparu, ils ne partagent rien, aucun lien n'est établi entre eux (presque aucun lien j'exagère). Et je ne me suis attachée à aucun personnage. à cause du bandeau, je m'attendais à une histoire un peu policière, à un récit qui m'aurait fait dire "waouh", mais ce n'est pas pour rien qu'on range ce roman dans la littérature étrangère, et non pas en polar, car véritablement, ça n'a rien d'un polar qui va vous empêcher de dormir. 

lundi 27 janvier 2014

Les princes charmants n'existent pas, de Maïa Brami


Quatrième de couv' : Cher voisin, 
J'ai trouvé cette lettre qui semble vous appartenir. Je me permets de vous la retourner. Pas trace de votre corps écrasé dans la cour ! Vous avez été bien avisé de jeter seulement la lettre. Après tout, l'amour pourrait frapper à nouveau à votre porte. Rien de pire qu'un chagrin d'amour, ou peut-être si... ne jamais en avoir vécu aucun ? 

Prompts rétablissements
Votre voisine du 34, 1er étage, 
Nora C... 


Mon opinion : Tout d'abord, c'est un livre qui va paraître en avril (le 3 plus précisément) et il s'agit d'épreuves non corrigées que j'ai pu lire grâce à la représentante Nathan qui nous a donné ce service de presse. Livre destiné aux jeunes filles, plutôt de 12 à 15 ans je dirais.

Nora est une jeune fille, en 3è, qui a pour passion l'écriture et Ava Gardner. C'est un personnage un peu atypique, qui a du mal à se fondre dans son époque, et encore plus dans son corps.
Un jour, Nora tombe sur une lettre destinée à son voisin, Rodrigue, un garçon de 17 ans. Pour lui rendre la lettre, elle va y ajouter un petit mot et va s'ensuivre une correspondance. Sauf que Nora n'est pas du tout comme les jeunes filles de son âge... Très inspirée par Les liaisons dangereuses (qu'elle n'a pas encore lu au début du roman), elle va entretenir une correspondance avec Rodrigue dans un langage extrêmement châtié, à la limite du ridicule en fait. Mais bon, on accepte cette partie de l'histoire parce que ça s'inscrit dans quelque chose que Nora veut : préserver son idylle, la protéger de notre époque (elle va refuser de rencontrer Rodrigue en chair et en os, ne voudra pas échanger de sms, ni de mail, ni d'appel avec lui, et surtout refusera de le tutoyer). Bref, Nora, c'est une grande romantique et grande rêveuse, mais surtout une fille très complexée qui n'ose pas prendre de risques.

On retrouve dans ce livre les préoccupations des ados : le premier amour, le corps qui change, la relation qui se détériore avec les parents, Facebook et les problèmes qu'il pose.
C'est un roman qui est bien écrit (très peu de fautes dans les épreuves non corrigées en plus !), et je pense qu'il peut toucher et émouvoir pas mal d'ados qui se cherchent et qui rêvent au premier amour.

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dimanche 19 janvier 2014

Les autres c'est rien que des sales types, de Jacques A. Bertrand

Quatrième de couv' : C'est bien connu : les sales types, ça court les rues ! Les cons, les imbéciles heureux, les touristes, les voisins, les malades... Autant de gens non fréquentables, venus sur terre pour nous pourrir l'existence. Avec une verve jubilatoire, Jacques A. Bertrand croque une série de portraits corrosifs et subtils qui nous ferait (presque) aimer les autres.

Un catalogue brillamment salvateur, récompensé par le Grand Prix de l'humour noir.

Mon avis : Je l'ai pris sur un coup de tête, vu qu'il était court, que c'était un petit catalogue acerbe des personnalités diverses et variées. Et j'ai DE-TES-TE. Vraiment, au point de mettre 1/10. Et j'ai TOUT lu parce que j'ai du mal à abandonner un livre surtout quand il est si court.
C'est un livre qui ne m'a pas touchée (pas dans le sens affectif), plutôt ça ne m'a pas percutée par son style, ni son humour, qualifié de "noir" alors que c'est un humour très intellectuel, très subtil. Je n'ai pas les clés pour le décoder, je n'ai pas fait d'études littéraires, je ne capte pas tous les jeux de mots et donc je passe totalement à côté de ce livre. Honnêtement c'est un bouquin que j'aurais du mal à conseiller parce qu'il faut être sûr que la personne est en mesure de comprendre les références intellectuelles qui font ce livre...

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vendredi 17 janvier 2014

L'arabesque, d'Erik Poulet-Reney

Quatrième de couv' : - J'avais promis de te le dire quand tu aurais dix-huit ans ma chérie... écoute... comprends... accepte. Ton père n'est pas ton père.
Nora, jeune danseuse, refuse d'en rester là. A l'envers du cocon familial se trouve le Maroc, l'errance d'une ville à l'autre.

Beau roman initiatique : la part de légende et de vérité dans les histoires familiales... Robin Renucci, acteur, réalisateur.

Mon opinion : C'est joliment écrit. Sauf le tout début où on n'a vraiment pas l'impression que c'est une ado qui parle. C'est un peu ce que je pourrais reprocher à la plupart des écrivains pour la jeunesse, ils ne savent pas ou plus comment s'expriment les jeunes.
Sinon très jolie histoire d'une jeune fille, Nora qui apprend le jour de ses 18 ans que l'homme qui l'a élevée n'est pas son père biologique. Elle va donc partir à la recherche de son "vrai père" au Maroc. Elle va découvrir l'amour, la peur, et beaucoup d'événements vont se dérouler lors de son séjour au Maroc. Peut-être un peu trop pour ce court roman de 140 pages ?

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Maladie d'amour, de Nathalie Rheims

Quatrième de couv' : Alice est une jolie jeune femme. Actrice, elle rêve de jouer Claudel, mais on ne lui propose que des rôles de potiche dans des pièces de boulevard. Sa vie amoureuse n'est guère plus brillante, faite d'aventures qui se terminent toujours mal. Elle raconte tout à Camille, sa confidente qui, de son côté, mène la vie calme et rangée d'une mère au foyer.
Au moment où Alice décide enfin de renoncer à la passion, elle s'éprend d'une homme marié, le Dr Costes, qui aurait eu un coup de foudre pour elle. Camille suit cette nouvelle histoire à la manière d'un feuilleton dont elle serait l'unique spectatrice, même si d'étranges contradictions apparaissent dans les confidences de son amie.
Pour protéger Alice, Camille tente d'en savoir plus sur cet homme insaisissable. Cette démarche la fait progressivement basculer : elle se met à douter de tout, au risque de se perdre.

Dans ce quinzième roman, Nathalie Rheims explore, utilisant l'art du suspens, l'infime frontière qui sépare l'amour fou de la folie.

Mon avis : Un bon livre sur le thème de la frontière ténue entre la passion amoureuse et l'érotomanie. C'est un sujet que j'avais déjà vu à l'écran dans un film avec Samuel le Bihan et Audrey Tautou. Là on est pris de doute, on ne sait pas si Alice ment, si Daniel ment. Et pour quelles raisons Camille s'investit autant ? Est-ce pour son amie, ou par amour pour Dan ? C'est un roman qui perturbe un peu, remet en question la façon d'aimer.
L'écriture est fluide, et les 3 grandes parties regroupent des petits chapitres. A chaque fin de chapitre, j'ai eu du mal à lâcher le bouquin pour aller me coucher tellement c'était bien écrit, surprenant, avec du suspense. Cependant, la dernière phrase m'a laissée perplexe et frustrée...
En tout cas, je suis contente que l'un des romans de cette rentrée littéraire d'hiver m'ait plu.

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dimanche 12 janvier 2014

Chandelles noires, de John le Carré

Quatrième de couv' : Une enquête de George Smiley
Stella Rode, femme d’un professeur de Carne, une prestigieuse école privée pour jeunes gens de l’élite britannique, a été assassinée. Quelques jours auparavant, elle avait envoyé une lettre dans laquelle elle disait craindre pour sa vie et accusait son mari... Retiré de l'Intelligence Service, George Smiley, à la demande de l’une de ses amies, se rend à Carne pour aider la police. Le milieu enseignant est un petit milieu où tous se connaissent, se jalousent, s’espionnent... Difficile de s’y faire accepter. Pourtant les langues se délient peu à peu jusqu’à faire jaillir une vérité qui est bien loin des convenances.

Mon opinion : J'ai pas aimé. C'est tordu, même si c'est bien écrit.
Je n'ai pas ressenti le suspense.
Là on a une enquête (et pas un thriller comme j'aime), en Angleterre, dans les années 50-60, dans le milieu professoral. Mais honnêtement je n'ai pas capté grand chose et j'ai vraiment peiné à lire ce roman de 230 pages...
Je ne sais pas si c'est le contexte qui ne m'a pas plu, ou si c'est le thème (une enquête). Peut-être que je suis moins branchée polar british que français après tout ?

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dimanche 5 janvier 2014

Alex, de Pierre Lemaitre

Quatrième de couv' : Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu'on l'a enlevée, séquestrée et livrée à l'inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n'oublie rien ni personne.
Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l'on retrouve le talent de l'auteur de Robe de marié.

Prix des lecteurs du Livre de Poche - Polar 2012.

Mon opinion : Encore un thriller dans lequel je me suis plongée à fond. Il est découpé en 3 parties, les deux premières m'ont vraiment plu. La troisième un peu moins, elle ne m'a pas "retournée le cerveau" autant que je l'aurais souhaité, et ce n'est pas cette fin là que j'attendais. Cela dit elle se tient. Mais je voulais une autre explication, un autre dénouement.
Un point qui me lasse : le flic de 50 ans veuf ou célibataire, solitaire... on a le droit à ce cliché dans tous les thillers... Pas très nouveau quoi.
Pour lire ce roman faut quand même avoir le coeur bien accroché, il y a des détails glauques, très bien retranscrits, mais vraiment, y'a de quoi faire quelques cauchemars.

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mercredi 1 janvier 2014

Le banc, de Sandrine Kao

Quatrième de couv' : Le midi, Alex mange incognito dans le parc le repas que lui a préparé sa mère. Mais depuis quelque temps, une main anonyme s'amuse à tracer sur son banc des inscriptions au Tipp-Ex qui le visent directement. Alex tronche de nem, Alex bol de riz...
Alex est d'origine taïwanaise. Blessé et en colère, il efface chaque nouvelle insulte. Heureusement , son amie Sybille a d'autres idées pour affronter ce problème délicat.

Mon opinion : Un autre roman court pour la jeunesse. Les éditeurs ont mis à partir de 10 ans, mais je dirais plutôt à partir de 12 ans. L'écriture, le style fait déjà adulte. L'histoire est très intéressante et évoque le racisme et les préjugés envers les asiatiques. Ce n'est pas extrême, mais on ressent bien le malaise que ressent Alex quand il est insulté sans savoir par qui. De plus, il y a toute une partie de l'histoire qui est consacrée au père d'Alex, retourné vivre à Taïwan pour avoir un emploi. Ça parle donc de séparation, de la façon dont la vie nous sépare des nôtres. Mais aussi de la colère qu'on ressent quand on se sent abandonné. Et comment on y fait face.
Un très bon roman, qui a beaucoup de points positifs.

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L'île du crâne, d'Anthony Horowitz

Quatrième de couv' : David Eliot vient d'être renvoyé du collège et cette fois, ses parents ont décidé de sévir ! Il se retrouve alors dans une école bien étrange, sur la sinistre île du Crâne, au large de l'Angleterre. Très vite, il soupçonne le pire. Mais il est encore loin de la vérité...

Mon opinion : J'ai adoré. Il y a beaucoup d'humour dans cette "parodie" d'Harry Potter, version noire.
Il y a beaucoup de ressemblance avec Harry Potter : une famille qui n'aime pas son fils (David, le héros), une lettre qui arrive mystérieusement pour convaincre les parents de l'envoyer dans cette école, une école perdue sur une île, un voyage en train avec deux nouveaux amis : Jill et Jeffrey.
Pourtant David ne sait pas dans quel type d'école il est tombé, il va d'ailleurs mettre un moment à le découvrir, et nous aussi. Même si quelques indices sont laissés çà et là.
Ce récit est très bien construit, est court (175 pages) et je l'ai trouvé très intrigant. Il m'a bien plu.
C'est un livre à conseiller aux jeunes de 11-12 ans qui aiment les intrigues mais aussi les mondes de sorciers, vampires et autres créatures.

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