samedi 30 novembre 2013

La traversée de l'été, de Truman Capote

Quatrième de couv' : Grady McNeil a dix-sept ans et l'âme passionnée. Alors que ses riches parents vont passer l'été en Europe, elle se retrouve seule dans un New York vibrant sous la canicule. Délaissant le luxe de la Cinquième Avenue, elle tombe amoureuse de Clyde, gardien de parking à Broadway. Ils s'aiment, mais de façon différente. La fierté provocante de Grady et la nonchalance de Clyde vont peu à peu les entraîner vers de dangereux précipices. Cette saison sera toute leur vie.

Une sorte d'East Side Story où l'amour se heurte aux barrières de la vie. Capote avant Capote. 
Christophe Mercier, Le Figaro.

Depuis De sang-froid, on savait que Truman Capote était un grand écrivain. Avec cette Traversée de l'été aux accents très fitzgeraldiens, on découvre qu'il était en plus précoce. 
Guillaume Allary, Elle.

[...] il ne faut pas rater cette pépite. 
Claire Julliard, Le Journal du Dimanche.

Mon avis : Première chose : apparemment ce roman n'a été découvert qu'en 2004, soit 20 ans après la mort de Capote. Il ne voulait pas qu'il soit publié : il pensait que le manuscrit serait jeté mais son concierge l'avait gardé. Et à la mort de ce dernier, le manuscrit a refait surface. Comme Capote n'en avait jamais parlé à son avocat, c'était à lui de décider de la publication ou non.

Le style de l'auteur : J'ai un peu de mal parce que c'est très, trop (?) bien écrit, et clairement aujourd'hui plus aucun auteur contemporain n'a cette plume. Il a un style assez imagé. Et de ce fait, je suis assez vite larguée... parce que j'ai tendance à imaginer toutes les scènes, donc je perds un temps fou dans ma lecture. D'autant plus que j'ai buté sur des phrases que je n'arrivais pas à visualiser.

Quant au récit il ne m'a pas émue, ni même plu. Je pense que j'ai dû louper ce qui est sous-jacent dans ce texte... Heureusement que ce livre est court parce que je m'y suis ennuyée et j'ai eu trop de difficultés à apprécier les personnages, à comprendre leur attirance et même à saisir les situations. Pour moi, leurs actes étaient pour la plupart totalement incohérents... Certes c'est une histoire d'amour "impossible" entre deux personnes venant de catégories sociales différentes mais je n'ai pas vu le moment où ils étaient "amoureux". Pour moi l'un comme l'autre se rebellaient en prétendant aimer qqn d'une autre sphère...

Donc c'est un 3/10 pour mon 100è livre lu en 2013. Dommage.

Si vous avez compris ce roman et vu où voulait en venir l'auteur, vous pouvez tout à fait me l'expliquer dans les commentaires, ça m'éclairera peut-être ! Merci. 

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mercredi 27 novembre 2013

Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol

Quatrième de couv' : Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge.
Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.

Mon avis : C'est une lecture distrayante. On s'attache à peu près à tous les personnages, même si il sont détestables. C'est un livre où on voit une palette de personnalités très différentes mais assez représentatives de la société actuelle, bien que fort caricaturales.
Attendez-vous à ce que l'argent soit une valeur fondamentale dans ce livre. Au point que ça en devient presque gerbant... Car oui, presque tous les personnages ont vocation à s'en mettre plein les poches, d'une manière plus ou moins orthodoxe.
Heureusement l'héroïne de ce roman, Joséphine, réussit à changer, et pourtant on partait de loin ! Elle est la cruche incarnée !
Les autres en revanche gardent leur caractère tel quel. Soit. J'attends de voir avec les deux tomes suivants si certains personnages sont approfondis (notamment Philippe ou Hortense).
Concernant l'histoire, peu de rebondissements. On s'attend un peu à tout.
L'histoire de Shirley m'a paru tellement débile dans le genre "oh mon Dieu, j'ai un secret trop mystérieux et dangereux", alors que non pas du tout. Donc beaucoup de bruit pour rien.
L'histoire entre Chef et Josiane m'a amusée. Mais heureusement que le roman n'est pas centré uniquement sur eux parce que leur façon de parler me lasserait très vite je pense...
Quant à Antoine et Mylène, belle façon de se débarrasser des personnages. J'admire parce que je ne l'avais pas vu venir.

C'est ma 99è lecture de l'année et je ne regrette pas, car j'avais besoin d'une lecture qui me divertisse, pas trop sérieuse mais dans laquelle je puisse m'investir un minimum.

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samedi 23 novembre 2013

Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot

Quatrième de couv' : «Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.»
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant – et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin.
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l'on se lave de tout, Plonger est l'histoire d'un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d'une époque où il devient de plus en plus difficile d'aimer.

Mon opinion : Ce roman mérite son prix, à savoir le Grand Prix du roman de l'Académie Française 2013.
J'ai bien aimé parce qu'on voyage, l'auteur décrit des villes, des pays.
Son écriture est limpide mais on sent que ça a été travaillé. Le narrateur écrit à son fils, le tutoie parfois, ça peut paraître étrange quand on a passé des dizaines de pages sans le moindre tutoiement et là, hop il réapparaît.

Le roman parle d'une histoire d'amour. Qui ne se finit pas bien et qui se finit bien malgré tout. Le narrateur, est en couple avec Paz, une artiste espagnole. A sa place, je l'aurais déjà quittée 1000 fois vu comment elle se comporte... Mais bon, chacun aime et suit qui il veut. Pour le coup je trouve le narrateur, non pas lâche, mais incapable de la remettre en place, juste parce qu'il l'aime et ne veut pas la perdre. Et finalement, il va la perdre.

Alors c'est vrai, une bonne partie du roman, le narrateur n'est pas très à l'aise avec son époque, préférant l'Antiquité, l'Odyssée, les statues de marbre des musées, et Venise. Ah Venise, la ville des amoureux, où le seul amour qui y règne est celui du narrateur pour l'ancienneté de la cité des Doges. Certes la conception de son enfant dans cette ville est d'un cliché ! Mais un cliché qui n'en est pas totalement un...

Pour conclure, avec ce livre, on oscille entre deux  : c'est bien mais ça manque de [...], c'est cliché mais en fait pas tout à fait, le narrateur est un anti-moderne et pourtant tout commence grâce à une recherche sur internet, il y a de l'amour et il n'y en a pas...

Bien entendu j'ai lu ce roman, notamment la dernière partie en mettant la bande son que nous propose le narrateur : l'artiste Oum Kalthoum, et on "plonge" vraiment dans l'histoire.

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mercredi 20 novembre 2013

Homo erectus, de Tonino Benacquista

Quatrième de couv' : Et s'il existait, au coeur de Paris, une société secrète où les hommes puissent enfin confier leurs dérives sentimentales, leurs expériences rocambolesques, leurs fantasmes inavouables ?

C'est à cette société que ce roman de Benacquista inscrit ses lecteurs, et surtout ses lectrices.

Mon opinion : Après Malavita que j'ai lu en octobre, je redécouvre Benacquista avec Homo Erectus. Et c'est totalement différent. Rien à voir !
Mais Benacquista est un très bon auteur. Ce livre est vraiment bon. Le style est parfait, pas de longueurs, tout est clair, bien écrit.
L'histoire est passionnante. On suit 3 hommes qui assistent à ces réunions secrètes, dans leur vie post-relations amoureuses foirées.
Je n'en dis pas plus, pour vous laisser le plaisir de découvrir ce livre !

Un roman agréable à lire. Pour peut-être mieux comprendre les hommes ?

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dimanche 17 novembre 2013

Voyage à Pitchipoï, de Jean-Claude Moscovici

Quatrième de couv' : Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre, une tragédie qui fut celle de millions d'autres familles.
En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemands et français, et déportée.
Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : "L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas." Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade, par malnutrition.
Sortis miraculeusement du camp, ils retrouvèrent quelques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide.
Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée.
Ils ne devaient jamais revoir leur père.

Mon opinion : Je pensais ce récit de vie plus émouvant et même si l'auteur a vécu des moments terribles j'ai eu du mal à les imaginer. Non seulement le nom des villes et villages est rarement cité donc on ne sait jamais où ils se trouvent, et puis tout me semble expédié un peu vite. Alors certes l'auteur était très jeune quand il a été embarqué avec sa petite soeur pour la prison puis Drancy, donc ses souvenirs sont un peu altérés par le temps.
Avec ce titre, Voyage à Pitchipoï, je m'attendais à un véritable voyage, celui vers les camps d'extermination. Pitchipoï est le nom donné aux camps dans l'est de l'Europe par les personnes qui étaient en transition à Drancy, en effet ils ne connaissaient pas la destination.
En réalité, seul leur père a fait le "voyage à Pitchipoï" et il n'en est jamais revenu.
Je ne minimise pas les effets que cela a pu avoir dans la vie de l'auteur, de sa soeur et de sa mère par la suite, mais j'ai déjà lu des témoignages beaucoup plus bouleversants.
C'est un livre pour les ados, entre 12 et 16 ans.

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La femme que j'aimais, de Franck Hériot

Quatrième de couv' : Sa femme était là dans leur lit, à côté de lui.
Elle semblait dormir.
Elle ne respirait plus.
Elle était morte étranglée.
Ses enfants ? Disparus...
Antoine Jolimai hésite entre croire à une histoire absurde ou nager en plein cauchemar. Pour la police, Antoine Jolimai est l'homme que tout accuse.
Condamné, il n'a plus qu'une idée en tête : prouver son innocence.

Mon opinion : J'ai bien aimé. Le début m'a semblé un peu laborieux à lire. On sent que l'auteur rame un peu à écrire la première partie du roman. Vers le milieu du roman on est totalement conquis et on se prend à tourner les pages sans plus pouvoir s'arrêter. à la fin, on a l'impression que l'auteur tire sur toutes les cordes du genre pour trouver des coupables. Le roman aurait pu s'arrêter plus tôt, la logique serait restée intacte, là il complique le truc encore plus. Et l'auteur a beaucoup de mal à écrire quand il s'agit des sentiments, des retrouvailles, ce genre de choses, on sent que ça l'emmerde et qu'il n'est pas "doué" pour ça. 
Du coup, ça n'en fait pas un coup de coeur. Juste un bon roman policier. 

vendredi 15 novembre 2013

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan

Quatrième de couv : Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.
D. de V.

Il fallait oser pour s’attaquer à un sujet déjà investi par les plus grands écrivains : le livre de ma mère. Et, pourtant, D. de Vigan a apporté sa touche originale, en plus de son talent à maîtriser un récit. [...] Ce roman intrigue, hypnotise, bouleverse. Il interroge aussi. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

Malédiction familiale en même temps que questionnement passionnant sur les rapports entre l’écriture et la vie, [un] livre éblouissant. Olivia de Lamberterie, Elle.

Prix du roman Fnac 2011  - Prix Renaudot des lycéens 2011  - Prix roman France Télévisions 2011 - Grand prix des lectrices de Elle 2012

Mon opinion : Bouleversant. J'ai même dû parfois arrêter la lecture tellement l'émotion me submergeait. On sait tout de la vie de la mère de l'auteur. Et ce n'est pas tout rose. Tout est dit : la famille, les oncles, tantes, les événements qui marquent à jamais une famille. Puis les crises de folie, la distance qu'a la mère avec ses filles. Le répit qui n'en est pas toujours un.

Delphine de Vigan cherche vraiment à travailler son écriture, elle se questionne sur la façon dont elle peut retranscrire les événements, la façon dont ses proches vont recevoir le livre.

Je crois que pour lire ce livre il faut être dans de bonnes dispositions. Aller soi-même bien dans sa vie, prendre du recul par rapport au livre. Peut-être ne pas le lire d'une traite. Pour être honnête j'avais peur de le commencer. Et il me laisse une impression de tristesse.

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mardi 12 novembre 2013

Journal d'un mythomane, vol.1, de Nicolas Bedos

Quatrième de couv' : Cette année, Nicolas Bedos a séquestré Laurent Fabius et ruiné Liliane Bettencourt, il a dragué Jean Dujardin au ski, tué Edouard Baer et Johnny Hallyday, travesti Jean d'Ormesson, il a présenté Anne Frank à deux cosmonautes, pris un bain chez Hortefeux, il a détesté plein de gens, il en a aimé tant d'autres, bref, il a passé une année de merde mais vous n'imaginez pas ce qu'il pense de la vôtre...

"Car l'époque est aux lâches, aux traîtres, à l'ouverture, seuls les miroirs nous font la gueule. Et on peut se coucher, la conscience presque tranquille, tout en se répétant : "Non je ne suis pas un enculé : je vis avec mon temps.""

Les chroniques de ce mythomane autoproclamé sont devenues cultes. Caustiques, polémiques, virtuoses, elles sont réunies ici avec celles qu'il a écrites pour la radio et une série de nouvelles parues dans la presse.

Mon opinion : Ne surtout pas tout lire d'une traite. On se lasse vite des blagues récurrentes, du rythme et finalement de l'humour de Nicolas Bedos. Les nouvelles à la fin du livre sont mieux, car beaucoup plus éloignées de sa façon d'écrire dans ses chroniques. D'ailleurs, quand j'ai ouvert le bouquin dans la librairie, je suis direct tombée sur la nouvelle sur Jocelyn Quivrin et je l'ai trouvée vraiment bien écrite. Du coup, confiante, j'ai acheté le livre. (puis le tome 2 récemment... mais je vais attendre avant de le lire) J'ai été déçue de la récurrence des "blagues" dans les chroniques. Dommage.

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vendredi 8 novembre 2013

Juste une ombre, de Karine Giebel

Quatrième de couv' : D'abord, c'est une silhouette, un soir, dans la rue... Un face-à-face avec la mort.
Ensuite, c'est une présence. Le jour : à tous les carrefours. La nuit : à ton chevet. Impossible à saisir, à expliquer, à prouver.
Bientôt, une obsession. Qui vous ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule.
Juste une ombre. Qui s'étend sur ta vie et s'en empare à jamais.
Tu lui appartiens, il est déjà trop tard...

Mon opinion : ...Et c'est la déception ! parce que je m'attendais à quelque chose de très flippant. Alors certes, si ce qui arrive à Cloé devait m'arriver bien sûr que je flipperais à mort. Mais je crois que je n'ai pas plongé dans l'histoire autant que dans d'autres thrillers.
J'ai été beaucoup plus soufflée par les deux nouvelles que j'avais lues de cette auteure que par ce pavé. Même les personnages je ne les ai pas appréciés plus que ça (ni Cloé, ni le flic, Gomez).
Certes, ce n'est pas un mauvais livre, il est bien construit, bien écrit et on doute parfois tout autant que les personnages. Mais je ne sais pas, il manque un truc... Le frisson.

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mardi 5 novembre 2013

Méfiez-vous des jeunes filles ! de Madeleine Chapsal

Quatrième de couv' : « Un ruisseau de lumière ! » s'émeut Fanny, cinquante ans, face à Marie-Claire, dix-huit ans, qu'elle n'a plus vue depuis des années. Celle-ci vient de perdre ses parents et Fanny, sa marraine, décide de la recueillir chez elle. Mais la bienveillante Fanny ne mesure pas le danger ! Car il y a des hommes à la maison : Paul son fils, Julien le fiancé de sa fille, et Alain son mari. Qui pourrait résister à une créature aussi désirable qui joue, sans états d’âme, à séduire et à susciter la jalousie, bien décidée à se venger sur ceux qui l'approchent de la tragédie qu'est pour elle la mort de son père ? Fanny, naïve et jusque-là heureuse en ménage, s'aperçoit un peu tard du drame qui couve. Un roman rose et noir sur les dangers de l'amour.

Mon opinion : Divertissant. Sans plus. Heureusement, les chapitres sont courts et le fait qu'on passe d'un narrateur à l'autre dynamise assez le récit. Autrement ce n'est qu'une histoire d'adultère, liée à une certaine forme d'inceste. On pourrait avoir envie de connaître la suite, mais ce n'est pas plus mal que ça se termine ainsi. Ce livre rappelle simplement qu'il faut se méfier de chacun, de nos pulsions, et de la portée de nos actes.

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lundi 4 novembre 2013

Les Apparences, de Gillian Flynn

Quatrième de couv' : Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s'installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L'enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu'il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu'elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d'autres plus inquiétantes.
Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l'intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.
Best-seller international, Les Apparences est indétrônable des listes des meilleures ventes et fait actuellement l'objet d'une adaptation cinématographique de David Fincher avec Ben Affleck.

Mon opinion : Après une petite semaine où je n'arrivais vraiment pas à lire (j'ai dû lire un petit poche policier et le début des chroniques de Nicolas Bedos), je me suis dit qu'il me fallait un bon polar, bien prenant. Et j'ai choisi Les Apparences.

Ce livre est un objet superbe : la couverture brille, y'a du rose, du noir, du gris, bref des coloris que j'apprécie. Et puis la quatrième de couv', même si elle ne révèle rien (et heureusement) donne sacrément envie. J'ai donc lu ce livre en deux après-midi et à peine 2h hier soir. C'est un pavé de 700 pages en poche.

DONC. Mon avis sur ce livre : WAHOU. Toutes les parties sont égales en termes de révélations. Tout se tient à la perfection. On s'investit à fond dans le livre. On est retournés complètement par le récit.
Les deux personnages sont des manipulateurs, mais l'auteure manipule le lecteur aussi énormément.
A chaque fin de chapitre, j'étais incapable de deviner la suite. Et ça, c'est plutôt pas mal, ça veut dire que l'auteure nous amène là où on ne s'y attendait pas.
Au niveau de l'écriture, le roman est en trois parties, mais elles se ressemblent puisqu'il y a alternance de points de vue. Les répétitions ne sont pas dérangeantes, quelques clins d'oeil dans l'histoire...

Bref, j'ai TOUT aimé dans ce livre. Gros gros coup de coeur !

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dimanche 3 novembre 2013

La mort n'oublie personne, de Didier Daeninckx

Quatrième de couv': 8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s'acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l'aient traité de «fils d'assassin».
Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirme au contraire et jusque dans la mort : «Mon père n'est pas un assassin».
Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d'ouvrier dans le nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu'il est advenu après guerre qui autorise des gamins à pousser l'un des leurs au désespoir.

Mon opinion : Je partais avec un avis très positif puisqu'il s'agissait d'un livre de Didier Daeninckx, et en 3è (il y a fort longtemps donc) j'avais lu un de ses livres (Meurtres pour Mémoire) qui m'avait laissée sur le c*l tellement c'était génial.
Qu'elle ne fût pas ma déception en finissant celui-ci. Je n'ai pas été emportée. Ce n'est pas une histoire policière, une enquête ou même un thriller. Un journaliste vient poser des questions à un vieil homme, Jean Ricouart, à propos de son bref passage dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale. Cette partie est très intéressante, bien construite, bien développée. Mais le pitch de départ c'est le jeune Lucien Ricouart, retrouvé noyé en 63. Et là dessus pas grand chose. L'histoire est trop banale. Et même le twist de fin n'en est pas vraiment un puisqu'on s'y attendait beaucoup. Bref, ce premier chapitre du livre n'est qu'un prétexte pour finalement nous plonger dans les années 40, au plus fort de la guerre. Et à la sortie de la guerre, quand certains Résistants ont été condamnés.
Donc pour moi, pas une réussite. Un petit 5/10 car je sais que cet auteur est capable de pondre des romans dix fois mieux !

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