lundi 30 décembre 2013

Mon Bilan Livres 2013

J'ai lu cette année. En masse, même ! 111 livres lus en 2013. Soit, j'ai un peu triché avec des livres courts pour adolescents. J'en étais à 100 fin novembre, j'en ai lu 11 de plus pour finir l'année.

Bilan :  
- 11 livres avec des notes en dessous de 5/10
- 23 livres avec une note de 5/10
- 46 livres avec une note supérieure à 7/10


Le Top du Top avec une note de 10 :
0, je suis comme certains profs, je suis incapable de mettre un 10, pour moi ça correspond à la perfection et aucun livre ne l'a égalée !


Qui a obtenu 9/10 ?

Dôme, le tome 1, de Stephen King
Forgotten, de Cat Patrick
Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître
Les Apparences, de Gillian Flynn

4 genres très différents ! 


Qui a obtenu 8/10 ? 

Le petit cupidon, de Pascal Quignard
Carnages, de Maxime Chattam
Adolphe, de Benjamin Constant
La tectonique des plaques, de Margaux Motin
En Amazonie, de Jean-Baptiste Malet
Spirales, de Tatiana de Rosnay
La liste de mes envies, de Grégoire Delacourt
Felicidad, de Jean Mollat
Misery, de Stephen King
Ce que je n'aurais pas dû voir, de Christophe Miraucourt
Et te voici permise à tout homme, d'Eliette Abécassis
Parce que tu me plais, de Fabien Prade
Kamo. L'agence Babel, de Daniel Pennac
Maîtres du jeu, de Karine Giebel
Paroles de poilus
Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
Homo erectus, de Tonino Benacquista
Un avion sans elle, de Michel Bussi

Bref, c'est très varié ! Et ceux-là je les conseille sans hésitation. 


Qui a obtenu 7/10 ? 

Quinze jours dans le désert, d'Alexis de Tocqueville
Piège nuptial, de Douglas Kennedy
Nos étoiles contraires, de John Green
Le quai de Ouistreham, de Florence Aubenas
Syngué Sabour, d'Atiq Rahimi
Le crime parfait, de Peter James
13 petites enveloppes bleues, de Maureen Johnson
Une femme normale, d'Eliette Abécassis
Le film de Jacky Cukier, d'Emilie Frèche
Des yeux bleu trottoir, d'Anaïs Sautier
J'ai perdu tout ce que j'aimais, de Sacha Sperling
La guerre de Catherine, de Julia Billet
Un écrivain à la maison, de Roland Fuentès
Une affaire conjugale, d'Eliette Abécassis
Carbon Diaries 2015, de Saci Lloyd
Ecarlate, d'Hillary Jordan
Malavita, de Tonino Benacquista
Pavillon 38, de Régis Descott
Juste une ombre, de Karine Giebel
La femme que j'aimais, de Franck Hériot
Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot
Le dîner, d'Herman Koch
Dôme, tome 2, de Stephen King
Polaroïd, de Séverine Vidal et Julien Castanié

Encore une fois, des genres très variés. On retrouve quelques auteurs déjà cités plus haut, donc des valeurs sûres.  


J'ai du mal à en revenir, jamais je n'avais lu autant. Le fait de travailler en librairie y est pour beaucoup, le fait de m'être mise à regarder de plus en plus de vidéos sur Youtube y est aussi pour beaucoup. 

En 2014, je ne chercherai pas à faire mieux. Si j'atteins les 100 livres ce sera déjà bien. 
Je prévois de reprendre ma chaîne sur Youtube dès que j'aurais assez d'argent pour m'acheter un appareil pour filmer. 

Concernant les achats, au début de l'année 2013 j'étais plutôt calme, je n'allais pas trop en librairie, sauf quand nos profs nous demandaient de lire certains livres. Ça a été un tour chez Mollat à Bordeaux, puis à la fin de mon premier stage je m'en suis donnée à coeur joie, chez Richer à Angers, idem fin juin. 
Et puis ensuite au boulot j'ai pu emprunter des livres, MAIS j'ai eu la bonne idée d'aller visiter toutes les librairies de ma nouvelle ville, et bien sûr il est impensable pour moi d'entrer dans une librairie sans rien acheter, du coup à partir de l'été j'ai acheté de 2 à 7 livres chaque fois que j'allais en librairie. Et en novembre, pour la première fois depuis bien longtemps je n'ai acheté AUCUN livre ! Efforts réduits à néant en décembre... Donc en 2014, j'essaierai de faire attention, même si les librairies ici sont hyper tentantes... 



Quel a été votre livre préféré lu en 2013 ? Quel est votre bilan ? 

Kinderzimmer, de Valentine Goby

Quatrième de couv' :
“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.

Mon opinion : Le sujet m'intéressait car je n'en avais jamais entendu parler dans les autres récits des camps de concentration que j'avais pu lire. Etant donné que j'ai lu des récits d'hommes, de jeunes hommes ou encore d'enfants, je ne savais pas qu'il existait une "Kinderzimmer" une pièce pour les nouveaux-nés. L'histoire est intéressante, le personnage de Mila est assez forte, on la voit assez peu perdre foi en la vie. Elle porte un enfant en elle, mais le nie, ne sait pas ce qu'il va lui arriver et finalement c'est une fois né, qu'il prend véritablement vie. Elle trouve alors en elle l'instinct maternel, elle voudra sauver son fils... Mais dans les camps, la réalité est toute autre, et le choix qu'elle aura à faire sera extrêmement difficile.

En revanche le style de l'auteure est ... horrible. J'ai galéré à dépasser les 50 premières pages tellement j'ai détesté cette façon d'écrire, très saccadée, très hachée. Vraiment, ce n'était pas agréable à lire. Pour avoir lu des récits de déportés, leurs façons d'écrire étaient très loin de correspondre à celle-ci. Pour moi ce roman sonne faux, justement à cause de cette écriture, qui se voudrait être la pensée décousue d'une déportée. Or il n'était pas nécessaire de nous imposer ce style qui m'a empêchée de rentrer dans l'histoire et d'en être bouleversée.

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dimanche 22 décembre 2013

Hellraiser, de Clive Barker

Quatrième de couv': Lorsque Rory emménage dans la maison de son enfance avec Julia, sa jeune épouse, il est convaincu que c’est le début d’une nouvelle vie, même si la bâtisse n’est pas en très bon état. Et puis il y a Frank, son frère, dont il n’a pas entendu parler depuis le mariage. Mais ce n’est pas inquiétant : celui-ci a toujours été un aventurier, parcourant la planète à la recherche de sensations inédites. Pourtant, cette fois, il se pourrait que Frank ait trouvé la clé d’un monde d’où l’on ne revient pas, un monde où plaisir rime avec douleur.

Surtout connu des amateurs de cinéma d’horreur, Hellraiser est une des pièces maîtresses de l'œuvre de Clive Barker. Il y invente un univers qu’il ne cessera de visiter tout au long de sa carrière, et des personnages hors du commun, les Cénobites, qui vous hanteront longtemps.

Mon opinion : Affreux. Très bien écrit du coup on imagine toutes les scènes mais c'est un roman affreux. Âmes sensibles s'abstenir...
C'est de la SF, le plus court que j'ai pu trouver à la librairie et j'ai décidé de le lire en me disant que je pourrais peut-être le conseiller. Eh bien... Je ne le conseillerai qu'à des adultes ayant le coeur bien accroché.
On est très vite dans le récit, le premier chapitre peut paraître un peu obscur puisqu'on n'est dans notre monde actuel MAIS qu'il s'y passe des choses nous dépassant complètement. C'est un roman très imagé. Personnellement j'aurais bien imaginé une adaptation par un réalisateur de films gore. (D'ailleurs je vois qu'il en existe une adaptation ciné mais vu la bande annonce ça n'a rien à voir avec ce que j'ai imaginé !). Au final les Cénobites ont un petit rôle dans l'histoire et heureusement. Là on est plus sur du roman angoissant.
Après, j'ai pas détesté, ça se lit vite, mais finalement ça ne m'a branchée plus que ça.

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lundi 16 décembre 2013

Le jour de gloire est @rrivé, d'Hubert Ben Kemoun

Quatrième de couv' : Comment réussir à exister quand on a 15 ans, un nom ridicule, une timidité maladive et aucun succès auprès des filles ?
Le faux profil de Kenny Machin sur Facebook pourrait être une solution pour devenir très populaire... Surtout quand une chanteuse de renommée internationale s'intéresse à ce double virtuel.
Cette fois c'est sûr, pour Kenny, le jour de gloire approche.
Enfin, peut-être...

Mon opinion : Sympa. C'est un livre pour les plus de 12 ans, assez dans l'air du temps. On a un jeune homme, Kenny, qui n'assume pas trop son identité et se cache derrière un pseudonyme pour entrer en contact avec les gens, et notamment avec la star du moment, une rockeuse un peu borderline, qui tente, en vain, de se racheter une image après quelques débordements.
C'est sympa, je pense que ça fera rire les 12-13 ans. Au-delà je ne suis pas sûre que cela plairait car ça reste un peu naïf comme histoire.

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Attirance, le baiser des sirènes, d'Anne Greenwood Brown

Quatrième de couv' : Quand l'amour devient un piège mortel...
Lily pensait que son petit ami était un type normal. Mais Calder cache un terrible secret : il fait partie d'une fratrie de sirènes meurtrières, qui puise l'énergie vitale des humains en leur ôtant la vie. Calder et ses soeurs n'ont qu'un but : venger la mort de leur mère en tuant le coupable. Et cet homme n'est autre que le père de Lily...

Mon opinion : Pas mal. Mais la traduction doit être un peu... trop élaborée pour un roman jeunesse.
Avec ce roman, on désapprend tout ce qu'on savait sur les sirènes, puisque dans ce livre les sirènes sont meurtrières.
Au début je pensais que le roman allait être du point de vue de Lily, mais en fait le point de vue est celui de Calder, un mec. Calder a 3 soeurs, qui sont des sirènes redoutables et doivent tuer pour se nourrir de vie humaine. On en apprend assez peu sur elles, sauf que Maris est manipulatrice, Pavati une séductrice et Tallulah est douce. C'est très important : les sirènes ne vivent plus uniquement dans les mers, elles peuvent aussi vivre sur terre, pas longtemps mais leur queue se transforment en une paire de jambes.
L'histoire n'est pas des plus palpitantes. Disons que les actions sont mal amenées, on ne sent pas que le rythme s'accélère quand vient le danger pour les personnages.

Ce qui m'a attirée, et je pense que c'est voulu par l'éditeur et ça colle parfaitement au fait que les sirènes sont attirantes, c'est la couverture, elle a des reflets miroitants, avec une sirène qui plonge au fond de l'eau.

Je ne sais pas encore si je vais lire le second tome puisque d'après moi, le premier tome se suffit néanmoins à lui-même.

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dimanche 15 décembre 2013

Polaroïd, de Séverine Vidal et Julien Castanié

Quatrième de couv' : (rien hormis des dessins de polaroïds et le mot "flash")

Mon opinion : C'est un roman graphique pour adolescents qui parle d'amitié. Ce livre est très court et coûte 17€. Je doute que beaucoup de gens acceptent de mettre autant d'argent pour si peu de pages... Je l'ai emprunté à la librairie et je pense marquer "Coup de coeur" dessus parce que les dessins sont beaux, ont quelque chose de jeune.
Quant à l'histoire, j'ai pas été super convaincue, sauf sur la forme. On découvre le carnet d'Anna dans lequel elle écrit comme dans un journal intime, puis c'est son copain Manel qui prend le relai en écrivant dans son carnet (sans qu'elle ne le sache), puis Clo, la meilleure amie d'Anna va s'emparer elle aussi du carnet et enfin "Mollusque" le quatrième de la bande. Tous vont y laisser leur trace et c'est ce que j'ai trouvé amusant puisqu'ils vont tous s'y épancher et découvrir ce qu'ils pensent les uns des autres. Rien de catastrophique pour cette petite bande sympathique.
Cela dit l'histoire des polaroïds la représantant qu'Anna trouve au fur et à mesure des jours qui passent ne m'a pas interpellée, j'ai trouvé ça même un peu enfantin. Un peu comme si l'auteur ne savait pas trop où en venir avec cette histoire.
Sinon les dessins sont tops, la mise en page aussi. Sur ce point je dirais que c'est un beau livre pour adolescents. En tout cas c'est certain, celui-ci je vais essayer de le vendre pour les fêtes !


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jeudi 12 décembre 2013

Dôme, tome 2, de Stephen King

Quatrième de couv' : Un matin d'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand - ou si - il finira par disparaître. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur se raréfient.
Jim Rennie, premier adjoint de Chester Mill, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe.
Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran d'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...

Mon opinion : Je viens de lire ce tome 2, au moins 6 mois après le premier, qui m'avait bien plu. J'ai mis du temps à avoir envie de retrouver Chester Mill et son ambiance oppressante. Et puis surtout, c'est un pavé... mais comme je voulais regarder la série Under the Dome, adaptée du livre, je me suis dit qu'il était temps, avant de reprendre le travail à plein temps, de lire ce second tome. 
Ce deuxième tome m'a paru moins bon que le permier. Pourtant il se passe de plus en plus de choses. Je n'ai pas trop aimé la raison pour laquelle le dôme est là. à vrai dire, j'ai trouvé ça grotesque et très américain comme idée. Une autre chose qui me dérange maintenant que j'ai lu quelques Stephen King, c'est la présence de la religion, j'ai l'impression qu'il y a toujours un fanatique de Dieu, et surtout l'auteur n'hésite pas à placer Dieu ou des extraits de la Bible dans les romans. 
Et surtout, ce qui me gêne c'est le sexe qui est sale. Il y a toujours des viols, ou un aspect crade donné au sexe. Et quand c'est du sexe qui s'accompagne d'amour, l'auteur l'expédie très vite. Certes on ne lit pas un roman érotique, mais Stephen King raconte le truc en deux lignes. Alors que quand c'est du sexe non-consentant on a le droit à des pages bien crues qui te font perdre foi en l'humanité. 
Bref, pour moi cette deuxième partie du roman m'a moins plu. Cela dit le livre m'a tenu en haleine toute la journée et je l'ai dévoré. C'est un bon livre, bien conçu qui prend en compte tous les aspects de la vie d'une communauté qui est mise sous cloche et qui doit se débrouiller par elle-même. Des thèmes comme le totalitarisme et la résistance y sont évoqués. C'est intéressant de voir comment tout cela se met en place, qui sont les leaders, qui sont aussi les personnes indispensables à la survie du groupe. 

A présent je vais regarder la série Under the Dome, par laquelle je ne suis absolument pas convaincue puisqu'elle est vraiment très différente du livre : les personnages sont changés, leur rôles sont différents, certains sont à l'extérieur du Dôme alors qu'ils devraient être dedans... Bref c'est pas très fidèle au livre et j'ai dû mal à comprendre que Stephen King en soit le producteur exécutif et ait laissé passer tous ces changements, qui font perdre un peu de leur sens au livre.

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dimanche 8 décembre 2013

Tes mots sur mes lèvres, de Katja Millay

Quatrième de couv' : Je m'appelle Nastya.
Voilà 452 jours que je ne parle plus.
A personne.
Depuis que quelqu'un m'a volé ma vie et ma seule passion.
Dans mon nouveau lycée, personne ne sait qui je suis et tout le monde me fuit.
Sauf Josh Bennett.
Il est toujours seul, comme moi.
Un jour, il me parle.
Et ma vie change.
Encore une fois.

Mon opinion : Il s'agit d'un livre pour ados qui va sortir le 2 janvier 2014, collection Territoires, chez Fleuve Noir. Je suis un peu contrainte de le lire puisque je reprends le boulot à la librairie fin de semaine prochaine et je serai plus ou moins en charge du rayon jeunesse (entre autres bien sûr).

Que dire sur ces 500 pages ? Eh bien que parfois on a envie que l'auteure aille plus vite ! Elle nous laisse des indices au fil des pages pour savoir ce qu'a vécu Nastya, mais on ne le sait qu'à la fin... Long le dénouement...
Globalement j'ai à peu près apprécié. Même si certains passages sont nuls ! Genre lors de la première fois de Nastya, UNE phrase m'a choquée : il était dit que comme Nastya ne peut pas avoir d'enfant ce n'est pas grave que son copain ne mette pas de préservatif. NAN MAIS OH ! on est en 2013, il faut faire comprendre aux jeunes que le préservatif ne protège pas QUE de la fécondation, mais aussi des infections sexuellement transmissibles !
Un défaut majeur de ce livre : Josh ne cesse d'appeler Nastya "Mon Ange" alors que ça sonne faux dès le début.
Personnellement je trouve qu'on voit toutes les "lignes" tracées par l'auteure, on devine ce qui va se passer, on connaît le schéma : ils s'aiment puis ils se déchirent, ils déconnent, etc... Pour moi il n'y avait pas vraiment de surprise.

Sinon j'imagine que les thèmes : "recherche d'identité", isolement, difficulté à accepter l'amour, ça doit plaire à pas mal d'ados. Là on a deux personnages qui ont été brisés par la vie. Qui ont connu des difficultés et on comprend parfaitement qu'ils aient du mal à vivre une vie "normale". C'est même tellement tragique sur certains points que bon... c'est à se demander si c'est plausible...

En dehors de ça, j'ai les épreuves non corrigées et j'espère vraiment que le texte final sera relu et bien corrigé car il y a des fautes (du traducteur ?) inacceptables !

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vendredi 6 décembre 2013

Un avion sans elle, de Michel Bussi

Quatrième de couv' : 23 décembre 1980. Un crash d'avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd'hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu'il s'apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu'il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus qu'un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité...

Mon opinion : J'ai dévoré ce livre, j'y ai passé 6 à 7h hier après-midi, sans rien faire d'autre tellement je ne pouvais plus le lâcher.

MAIS la fin est improbable. Alors l'autre jour je disais que ce n'était pas grave (dans ma chronique sur Le Dîner) si tout n'était pas possible dans un roman, mais là c'est différent : on est dans un polar, y'a des unités de temps. Elles doivent être respectées, d'autant plus que l'auteur les dit tout au long du roman.
Pour vous donner une idée sans trop spoiler, le type met 1h30 à descendre de la montagne, puis 45 min à se rendre dans une ville, puis il fait des recherches, enfin il reprend la route vers un village à 45 min de là. En gros il a mis plus de 3h. La fille se réveille à 7h12 et il est écrit qu'elle met "une bonne heure" à descendre (déjà la meuf est plus rapide que le gars...), donc il est logiquement 8h15 (ou un peu plus).
Hors plus loin dans le roman, on apprend qu'à 8h14 elle est ailleurs, au même endroit que le mec. Et en plus il est dit qu'elle a fait le même parcours que le mec, en voiture, soit au minimum 1h30 !! Elle devrait arriver sur le lieu du mec à 9h45-10h. Mais non, elle débarque à 8h15...
On ne peut pas laisser passer un truc pareil quand on écrit un polar.
Ça a tout cassé pour moi et la fin m'a moins embarquée.

D'ailleurs il y'a une autre erreur, dans les années. C'est écrit 82 au lieu de 80. C'est peut-être juste une erreur de frappe mais quand même. Je suis super vigilante quand je lis un polar parce que tous les éléments doivent se tenir. Tout doit être cohérent !

Vraiment ce livre m'a plu mais je ne lui mets que 8/10 parce qu'on ne peut pas déconner à ce point sur la fin...

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mercredi 4 décembre 2013

Le dîner, d'Herman Koch

Quatrième de couv' : Deux frères se donnent rendez-vous avec leur épouse dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors d'oeuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances. Dessert : piques et banalités. On évite soigneusement le véritable enjeu de ce dîner à huis clos : leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Jusqu'au couperet de l'addition...

"Une des paraboles les plus impitoyables qu'on ait lues depuis longtemps, des plus noires aussi. Rien d'étonnant à ce que le livre soit placé, dès l'épigraphe, sous le haut patronage de Tarantino !" 
Jean-Claude Perrier - Livres Hebdo

Mon avis : On assiste à un repas en famille. Mais contrairement à un repas ordinaire, là, la famille doit parler d'un sujet très important, qu'on va découvrir au cours du récit.
Parfois j'ai trouvé qu'il y avait des longueurs, des passages qui me paraissaient inutiles sur le coup mais qui prenaient leur sens à la fin du roman. Parfois on ne comprend pas l'attitude du personnage principal, il nous paraît même détestable,  lui et sa femme se complètent bien dans le sens où ils sont des personnages avec une morale très relative... Certains de leurs propos m'ont choquée, mais si j'avais été dans leur situation je ne sais pas comment j'aurais réagi. Sûrement pas dans les extrêmes comme ils le font. Alors ça peut paraître improbable, mais n'oublions pas que c'est un roman !
Bien entendu, comme vous l'aurez compris, le dîner au restaurant n'est qu'un prétexte pour évoquer un sujet bien plus important : le lien familial.

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lundi 2 décembre 2013

La liste de Freud, de Goce Smilevski

Quatrième de couv' : Récompensé notamment par le prix européen pour la Littérature, un roman fascinant sur un épisode méconnu de la vie de Sigmund Freud. Dans une Vienne en pleine effervescence artistique et intellectuelle, une oeuvre vibrante, hommage aux femmes oubliées de l'Histoire.

1938. L'Allemagne nazie s'apprête à envahir l'Autriche, les Juifs cherchent à fuir.
Alors qu'on lui délivre des visas pour l'Angleterre, Freud est autorisé à soumettre une liste de vingt personnes qu'il souhaite emmener avec lui.
Y figurent, entre autres, son médecin et ses infirmières, ses femmes de ménage, son chien et sa belle-soeur ; mais pas ses propres soeurs, qui mourront toutes les quatre dans les camps nazis, tandis que le père de la psychanalyse terminera ses jours à Londres.

Et Adolfina de raconter : l'enfance, les souvenirs, les regrets aussi, et l'incompréhension devant la décision de celui dont elle était pourtant la plus proche... Mais également ses rencontres de hasard avec Otla Kafka, Klara Klimt, sacrifiées comme elle sur l'autel de la célébrité de leur frère.

Mon opinion : Le roman est découpé en 6 parties. La première est la plus intéressante, la plus banale aussi puisqu'elle tient du roman comme on a pu en lire d'autres. Mais déjà cette première partie se finit comme on croit que le roman devrait se finir. Cependant l'auteur va partir de cette "fin" pour raconter l'histoire complète d'Adolfina. Un énorme défaut : on ne sait jamais quel âge elle a. Parfois on passe plusieurs années en 20 lignes... Du coup à ce niveau, la maîtrise du temps dans le récit n'est pas idéale.

La cinquième partie est la plus pénible à lire, l'auteur nous ressort des thèses de psychologie, nous invite à réfléchir à des sujets de philo, reprend des textes écrits par Van Gogh ou Schopenhauer pour appuyer ses propos. L'internement du personnage principal dans un asile n'est qu'un prétexte pour parler de la folie et donner un avis philosophique sur la question. J'ai détesté ce passage parce que quand je lis un roman je n'ai pas envie de me retrouver avec un essai philosophique sous les yeux !

J'ai presque détesté le personnage principal, parce qu'elle est terne, n'a jamais d'avis, se tient toujours dans l'ombre de personnages qui eux, en ont dans le cerveau et sont capables d'exprimer leurs idées. Mais si Freud ne l'a pas inscrite sur sa liste pour la sauver des camps c'est aussi parce qu'elle-même a été incapable d'insister, de se révolter devant son frère, afin qu'il fasse quelque chose ! Et je ne pense pas que Freud était uniquement l'homme mauvais qu'a voulu nous dépeindre l'auteur. Je crois vraiment qu'Adolfina a sa part de responsabilité à cause de son tempérament trop en retrait. Elle se laisse marcher sur les pieds toute sa vie et où cela la conduit-elle ?

Les dernières pages m'ont énervée, parce que c'est à nouveau des questionnements, des doutes philosophiques. Et comme ce n'est pas ce que je veux lire dans un roman, j'ai lu en diagonale pour venir à bout de ce récit...

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samedi 30 novembre 2013

La traversée de l'été, de Truman Capote

Quatrième de couv' : Grady McNeil a dix-sept ans et l'âme passionnée. Alors que ses riches parents vont passer l'été en Europe, elle se retrouve seule dans un New York vibrant sous la canicule. Délaissant le luxe de la Cinquième Avenue, elle tombe amoureuse de Clyde, gardien de parking à Broadway. Ils s'aiment, mais de façon différente. La fierté provocante de Grady et la nonchalance de Clyde vont peu à peu les entraîner vers de dangereux précipices. Cette saison sera toute leur vie.

Une sorte d'East Side Story où l'amour se heurte aux barrières de la vie. Capote avant Capote. 
Christophe Mercier, Le Figaro.

Depuis De sang-froid, on savait que Truman Capote était un grand écrivain. Avec cette Traversée de l'été aux accents très fitzgeraldiens, on découvre qu'il était en plus précoce. 
Guillaume Allary, Elle.

[...] il ne faut pas rater cette pépite. 
Claire Julliard, Le Journal du Dimanche.

Mon avis : Première chose : apparemment ce roman n'a été découvert qu'en 2004, soit 20 ans après la mort de Capote. Il ne voulait pas qu'il soit publié : il pensait que le manuscrit serait jeté mais son concierge l'avait gardé. Et à la mort de ce dernier, le manuscrit a refait surface. Comme Capote n'en avait jamais parlé à son avocat, c'était à lui de décider de la publication ou non.

Le style de l'auteur : J'ai un peu de mal parce que c'est très, trop (?) bien écrit, et clairement aujourd'hui plus aucun auteur contemporain n'a cette plume. Il a un style assez imagé. Et de ce fait, je suis assez vite larguée... parce que j'ai tendance à imaginer toutes les scènes, donc je perds un temps fou dans ma lecture. D'autant plus que j'ai buté sur des phrases que je n'arrivais pas à visualiser.

Quant au récit il ne m'a pas émue, ni même plu. Je pense que j'ai dû louper ce qui est sous-jacent dans ce texte... Heureusement que ce livre est court parce que je m'y suis ennuyée et j'ai eu trop de difficultés à apprécier les personnages, à comprendre leur attirance et même à saisir les situations. Pour moi, leurs actes étaient pour la plupart totalement incohérents... Certes c'est une histoire d'amour "impossible" entre deux personnes venant de catégories sociales différentes mais je n'ai pas vu le moment où ils étaient "amoureux". Pour moi l'un comme l'autre se rebellaient en prétendant aimer qqn d'une autre sphère...

Donc c'est un 3/10 pour mon 100è livre lu en 2013. Dommage.

Si vous avez compris ce roman et vu où voulait en venir l'auteur, vous pouvez tout à fait me l'expliquer dans les commentaires, ça m'éclairera peut-être ! Merci. 

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mercredi 27 novembre 2013

Les yeux jaunes des crocodiles, de Katherine Pancol

Quatrième de couv' : Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge.
Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.

Mon avis : C'est une lecture distrayante. On s'attache à peu près à tous les personnages, même si il sont détestables. C'est un livre où on voit une palette de personnalités très différentes mais assez représentatives de la société actuelle, bien que fort caricaturales.
Attendez-vous à ce que l'argent soit une valeur fondamentale dans ce livre. Au point que ça en devient presque gerbant... Car oui, presque tous les personnages ont vocation à s'en mettre plein les poches, d'une manière plus ou moins orthodoxe.
Heureusement l'héroïne de ce roman, Joséphine, réussit à changer, et pourtant on partait de loin ! Elle est la cruche incarnée !
Les autres en revanche gardent leur caractère tel quel. Soit. J'attends de voir avec les deux tomes suivants si certains personnages sont approfondis (notamment Philippe ou Hortense).
Concernant l'histoire, peu de rebondissements. On s'attend un peu à tout.
L'histoire de Shirley m'a paru tellement débile dans le genre "oh mon Dieu, j'ai un secret trop mystérieux et dangereux", alors que non pas du tout. Donc beaucoup de bruit pour rien.
L'histoire entre Chef et Josiane m'a amusée. Mais heureusement que le roman n'est pas centré uniquement sur eux parce que leur façon de parler me lasserait très vite je pense...
Quant à Antoine et Mylène, belle façon de se débarrasser des personnages. J'admire parce que je ne l'avais pas vu venir.

C'est ma 99è lecture de l'année et je ne regrette pas, car j'avais besoin d'une lecture qui me divertisse, pas trop sérieuse mais dans laquelle je puisse m'investir un minimum.

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samedi 23 novembre 2013

Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot

Quatrième de couv' : «Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.»
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant – et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin.
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l'on se lave de tout, Plonger est l'histoire d'un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d'une époque où il devient de plus en plus difficile d'aimer.

Mon opinion : Ce roman mérite son prix, à savoir le Grand Prix du roman de l'Académie Française 2013.
J'ai bien aimé parce qu'on voyage, l'auteur décrit des villes, des pays.
Son écriture est limpide mais on sent que ça a été travaillé. Le narrateur écrit à son fils, le tutoie parfois, ça peut paraître étrange quand on a passé des dizaines de pages sans le moindre tutoiement et là, hop il réapparaît.

Le roman parle d'une histoire d'amour. Qui ne se finit pas bien et qui se finit bien malgré tout. Le narrateur, est en couple avec Paz, une artiste espagnole. A sa place, je l'aurais déjà quittée 1000 fois vu comment elle se comporte... Mais bon, chacun aime et suit qui il veut. Pour le coup je trouve le narrateur, non pas lâche, mais incapable de la remettre en place, juste parce qu'il l'aime et ne veut pas la perdre. Et finalement, il va la perdre.

Alors c'est vrai, une bonne partie du roman, le narrateur n'est pas très à l'aise avec son époque, préférant l'Antiquité, l'Odyssée, les statues de marbre des musées, et Venise. Ah Venise, la ville des amoureux, où le seul amour qui y règne est celui du narrateur pour l'ancienneté de la cité des Doges. Certes la conception de son enfant dans cette ville est d'un cliché ! Mais un cliché qui n'en est pas totalement un...

Pour conclure, avec ce livre, on oscille entre deux  : c'est bien mais ça manque de [...], c'est cliché mais en fait pas tout à fait, le narrateur est un anti-moderne et pourtant tout commence grâce à une recherche sur internet, il y a de l'amour et il n'y en a pas...

Bien entendu j'ai lu ce roman, notamment la dernière partie en mettant la bande son que nous propose le narrateur : l'artiste Oum Kalthoum, et on "plonge" vraiment dans l'histoire.

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mercredi 20 novembre 2013

Homo erectus, de Tonino Benacquista

Quatrième de couv' : Et s'il existait, au coeur de Paris, une société secrète où les hommes puissent enfin confier leurs dérives sentimentales, leurs expériences rocambolesques, leurs fantasmes inavouables ?

C'est à cette société que ce roman de Benacquista inscrit ses lecteurs, et surtout ses lectrices.

Mon opinion : Après Malavita que j'ai lu en octobre, je redécouvre Benacquista avec Homo Erectus. Et c'est totalement différent. Rien à voir !
Mais Benacquista est un très bon auteur. Ce livre est vraiment bon. Le style est parfait, pas de longueurs, tout est clair, bien écrit.
L'histoire est passionnante. On suit 3 hommes qui assistent à ces réunions secrètes, dans leur vie post-relations amoureuses foirées.
Je n'en dis pas plus, pour vous laisser le plaisir de découvrir ce livre !

Un roman agréable à lire. Pour peut-être mieux comprendre les hommes ?

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dimanche 17 novembre 2013

Voyage à Pitchipoï, de Jean-Claude Moscovici

Quatrième de couv' : Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre, une tragédie qui fut celle de millions d'autres familles.
En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemands et français, et déportée.
Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : "L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas." Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade, par malnutrition.
Sortis miraculeusement du camp, ils retrouvèrent quelques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide.
Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée.
Ils ne devaient jamais revoir leur père.

Mon opinion : Je pensais ce récit de vie plus émouvant et même si l'auteur a vécu des moments terribles j'ai eu du mal à les imaginer. Non seulement le nom des villes et villages est rarement cité donc on ne sait jamais où ils se trouvent, et puis tout me semble expédié un peu vite. Alors certes l'auteur était très jeune quand il a été embarqué avec sa petite soeur pour la prison puis Drancy, donc ses souvenirs sont un peu altérés par le temps.
Avec ce titre, Voyage à Pitchipoï, je m'attendais à un véritable voyage, celui vers les camps d'extermination. Pitchipoï est le nom donné aux camps dans l'est de l'Europe par les personnes qui étaient en transition à Drancy, en effet ils ne connaissaient pas la destination.
En réalité, seul leur père a fait le "voyage à Pitchipoï" et il n'en est jamais revenu.
Je ne minimise pas les effets que cela a pu avoir dans la vie de l'auteur, de sa soeur et de sa mère par la suite, mais j'ai déjà lu des témoignages beaucoup plus bouleversants.
C'est un livre pour les ados, entre 12 et 16 ans.

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La femme que j'aimais, de Franck Hériot

Quatrième de couv' : Sa femme était là dans leur lit, à côté de lui.
Elle semblait dormir.
Elle ne respirait plus.
Elle était morte étranglée.
Ses enfants ? Disparus...
Antoine Jolimai hésite entre croire à une histoire absurde ou nager en plein cauchemar. Pour la police, Antoine Jolimai est l'homme que tout accuse.
Condamné, il n'a plus qu'une idée en tête : prouver son innocence.

Mon opinion : J'ai bien aimé. Le début m'a semblé un peu laborieux à lire. On sent que l'auteur rame un peu à écrire la première partie du roman. Vers le milieu du roman on est totalement conquis et on se prend à tourner les pages sans plus pouvoir s'arrêter. à la fin, on a l'impression que l'auteur tire sur toutes les cordes du genre pour trouver des coupables. Le roman aurait pu s'arrêter plus tôt, la logique serait restée intacte, là il complique le truc encore plus. Et l'auteur a beaucoup de mal à écrire quand il s'agit des sentiments, des retrouvailles, ce genre de choses, on sent que ça l'emmerde et qu'il n'est pas "doué" pour ça. 
Du coup, ça n'en fait pas un coup de coeur. Juste un bon roman policier. 

vendredi 15 novembre 2013

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan

Quatrième de couv : Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.
D. de V.

Il fallait oser pour s’attaquer à un sujet déjà investi par les plus grands écrivains : le livre de ma mère. Et, pourtant, D. de Vigan a apporté sa touche originale, en plus de son talent à maîtriser un récit. [...] Ce roman intrigue, hypnotise, bouleverse. Il interroge aussi. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

Malédiction familiale en même temps que questionnement passionnant sur les rapports entre l’écriture et la vie, [un] livre éblouissant. Olivia de Lamberterie, Elle.

Prix du roman Fnac 2011  - Prix Renaudot des lycéens 2011  - Prix roman France Télévisions 2011 - Grand prix des lectrices de Elle 2012

Mon opinion : Bouleversant. J'ai même dû parfois arrêter la lecture tellement l'émotion me submergeait. On sait tout de la vie de la mère de l'auteur. Et ce n'est pas tout rose. Tout est dit : la famille, les oncles, tantes, les événements qui marquent à jamais une famille. Puis les crises de folie, la distance qu'a la mère avec ses filles. Le répit qui n'en est pas toujours un.

Delphine de Vigan cherche vraiment à travailler son écriture, elle se questionne sur la façon dont elle peut retranscrire les événements, la façon dont ses proches vont recevoir le livre.

Je crois que pour lire ce livre il faut être dans de bonnes dispositions. Aller soi-même bien dans sa vie, prendre du recul par rapport au livre. Peut-être ne pas le lire d'une traite. Pour être honnête j'avais peur de le commencer. Et il me laisse une impression de tristesse.

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mardi 12 novembre 2013

Journal d'un mythomane, vol.1, de Nicolas Bedos

Quatrième de couv' : Cette année, Nicolas Bedos a séquestré Laurent Fabius et ruiné Liliane Bettencourt, il a dragué Jean Dujardin au ski, tué Edouard Baer et Johnny Hallyday, travesti Jean d'Ormesson, il a présenté Anne Frank à deux cosmonautes, pris un bain chez Hortefeux, il a détesté plein de gens, il en a aimé tant d'autres, bref, il a passé une année de merde mais vous n'imaginez pas ce qu'il pense de la vôtre...

"Car l'époque est aux lâches, aux traîtres, à l'ouverture, seuls les miroirs nous font la gueule. Et on peut se coucher, la conscience presque tranquille, tout en se répétant : "Non je ne suis pas un enculé : je vis avec mon temps.""

Les chroniques de ce mythomane autoproclamé sont devenues cultes. Caustiques, polémiques, virtuoses, elles sont réunies ici avec celles qu'il a écrites pour la radio et une série de nouvelles parues dans la presse.

Mon opinion : Ne surtout pas tout lire d'une traite. On se lasse vite des blagues récurrentes, du rythme et finalement de l'humour de Nicolas Bedos. Les nouvelles à la fin du livre sont mieux, car beaucoup plus éloignées de sa façon d'écrire dans ses chroniques. D'ailleurs, quand j'ai ouvert le bouquin dans la librairie, je suis direct tombée sur la nouvelle sur Jocelyn Quivrin et je l'ai trouvée vraiment bien écrite. Du coup, confiante, j'ai acheté le livre. (puis le tome 2 récemment... mais je vais attendre avant de le lire) J'ai été déçue de la récurrence des "blagues" dans les chroniques. Dommage.

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vendredi 8 novembre 2013

Juste une ombre, de Karine Giebel

Quatrième de couv' : D'abord, c'est une silhouette, un soir, dans la rue... Un face-à-face avec la mort.
Ensuite, c'est une présence. Le jour : à tous les carrefours. La nuit : à ton chevet. Impossible à saisir, à expliquer, à prouver.
Bientôt, une obsession. Qui vous ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule.
Juste une ombre. Qui s'étend sur ta vie et s'en empare à jamais.
Tu lui appartiens, il est déjà trop tard...

Mon opinion : ...Et c'est la déception ! parce que je m'attendais à quelque chose de très flippant. Alors certes, si ce qui arrive à Cloé devait m'arriver bien sûr que je flipperais à mort. Mais je crois que je n'ai pas plongé dans l'histoire autant que dans d'autres thrillers.
J'ai été beaucoup plus soufflée par les deux nouvelles que j'avais lues de cette auteure que par ce pavé. Même les personnages je ne les ai pas appréciés plus que ça (ni Cloé, ni le flic, Gomez).
Certes, ce n'est pas un mauvais livre, il est bien construit, bien écrit et on doute parfois tout autant que les personnages. Mais je ne sais pas, il manque un truc... Le frisson.

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mardi 5 novembre 2013

Méfiez-vous des jeunes filles ! de Madeleine Chapsal

Quatrième de couv' : « Un ruisseau de lumière ! » s'émeut Fanny, cinquante ans, face à Marie-Claire, dix-huit ans, qu'elle n'a plus vue depuis des années. Celle-ci vient de perdre ses parents et Fanny, sa marraine, décide de la recueillir chez elle. Mais la bienveillante Fanny ne mesure pas le danger ! Car il y a des hommes à la maison : Paul son fils, Julien le fiancé de sa fille, et Alain son mari. Qui pourrait résister à une créature aussi désirable qui joue, sans états d’âme, à séduire et à susciter la jalousie, bien décidée à se venger sur ceux qui l'approchent de la tragédie qu'est pour elle la mort de son père ? Fanny, naïve et jusque-là heureuse en ménage, s'aperçoit un peu tard du drame qui couve. Un roman rose et noir sur les dangers de l'amour.

Mon opinion : Divertissant. Sans plus. Heureusement, les chapitres sont courts et le fait qu'on passe d'un narrateur à l'autre dynamise assez le récit. Autrement ce n'est qu'une histoire d'adultère, liée à une certaine forme d'inceste. On pourrait avoir envie de connaître la suite, mais ce n'est pas plus mal que ça se termine ainsi. Ce livre rappelle simplement qu'il faut se méfier de chacun, de nos pulsions, et de la portée de nos actes.

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lundi 4 novembre 2013

Les Apparences, de Gillian Flynn

Quatrième de couv' : Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s'installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L'enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu'il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu'elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d'autres plus inquiétantes.
Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l'intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.
Best-seller international, Les Apparences est indétrônable des listes des meilleures ventes et fait actuellement l'objet d'une adaptation cinématographique de David Fincher avec Ben Affleck.

Mon opinion : Après une petite semaine où je n'arrivais vraiment pas à lire (j'ai dû lire un petit poche policier et le début des chroniques de Nicolas Bedos), je me suis dit qu'il me fallait un bon polar, bien prenant. Et j'ai choisi Les Apparences.

Ce livre est un objet superbe : la couverture brille, y'a du rose, du noir, du gris, bref des coloris que j'apprécie. Et puis la quatrième de couv', même si elle ne révèle rien (et heureusement) donne sacrément envie. J'ai donc lu ce livre en deux après-midi et à peine 2h hier soir. C'est un pavé de 700 pages en poche.

DONC. Mon avis sur ce livre : WAHOU. Toutes les parties sont égales en termes de révélations. Tout se tient à la perfection. On s'investit à fond dans le livre. On est retournés complètement par le récit.
Les deux personnages sont des manipulateurs, mais l'auteure manipule le lecteur aussi énormément.
A chaque fin de chapitre, j'étais incapable de deviner la suite. Et ça, c'est plutôt pas mal, ça veut dire que l'auteure nous amène là où on ne s'y attendait pas.
Au niveau de l'écriture, le roman est en trois parties, mais elles se ressemblent puisqu'il y a alternance de points de vue. Les répétitions ne sont pas dérangeantes, quelques clins d'oeil dans l'histoire...

Bref, j'ai TOUT aimé dans ce livre. Gros gros coup de coeur !

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dimanche 3 novembre 2013

La mort n'oublie personne, de Didier Daeninckx

Quatrième de couv': 8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s'acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l'aient traité de «fils d'assassin».
Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirme au contraire et jusque dans la mort : «Mon père n'est pas un assassin».
Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d'ouvrier dans le nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu'il est advenu après guerre qui autorise des gamins à pousser l'un des leurs au désespoir.

Mon opinion : Je partais avec un avis très positif puisqu'il s'agissait d'un livre de Didier Daeninckx, et en 3è (il y a fort longtemps donc) j'avais lu un de ses livres (Meurtres pour Mémoire) qui m'avait laissée sur le c*l tellement c'était génial.
Qu'elle ne fût pas ma déception en finissant celui-ci. Je n'ai pas été emportée. Ce n'est pas une histoire policière, une enquête ou même un thriller. Un journaliste vient poser des questions à un vieil homme, Jean Ricouart, à propos de son bref passage dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale. Cette partie est très intéressante, bien construite, bien développée. Mais le pitch de départ c'est le jeune Lucien Ricouart, retrouvé noyé en 63. Et là dessus pas grand chose. L'histoire est trop banale. Et même le twist de fin n'en est pas vraiment un puisqu'on s'y attendait beaucoup. Bref, ce premier chapitre du livre n'est qu'un prétexte pour finalement nous plonger dans les années 40, au plus fort de la guerre. Et à la sortie de la guerre, quand certains Résistants ont été condamnés.
Donc pour moi, pas une réussite. Un petit 5/10 car je sais que cet auteur est capable de pondre des romans dix fois mieux !

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lundi 28 octobre 2013

Haute Fidélité, de Nick Hornby

Quatrième de couv' : Disquaire à Londres, Rob vient de se faire plaquer. A trente ans passés, il doit se rendre à l'évidence : s'il maîtrise le répertoire de Dylan, il n'a jamais rien compris aux femmes. Serait-il passé à côté de l'essentiel ? Depuis son premier flirt autour d'un bac à sable à cette nuit avec une chanteuse country, Rob dresse le top ten de ses ruptures les plus déprimantes et une compilation désopilante des états d'âme de l'homme moderne.

Mon opinion : Enfin fini ! Il n'est pas très long, mais tout de même, il y a du contenu. La fin malheureusement s'essouffle lamentablement dans un dénouement nul. Le personnage principal n'a pas tant que ça évolué au cours du roman.
Le début m'a fait sourire, m'a même bien plu, mais à partir de la moitié j'avais du mal. Certains passages étaient inintéressants. Les remises en question du personnage sont parfois longues. J'ai pas été emportée par ce livre autant que je ne l'aurais souhaité. Et bizarrement quand je lisais ce livre je me disais qu'il était vraiment bien, c'est seulement maintenant en faisant la chronique que je me rends compte, que ... pas tant que ça. En fait, je trouve que le livre est assez inégal.

Gardez bien ouvert près de vous Deezer ou Spotify, car ce livre est bourré de références musicales et vous pourriez avoir envie de le lire en écoutant ces musiques.

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samedi 26 octobre 2013

Paroles de Poilus

Quatrième de couv : Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers...
Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revêtir l'uniforme mal coupé, chausser les godillots cloutés...
Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures...

Huit mille personnes ont répondu à l'appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu'ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance, comme au devoir d'humanité.

Mon opinion : Pour rester dans le thème de la Première Guerre Mondiale (après avoir lu Au revoir là-haut), j'ai récupéré dans la bibliothèque de ma mère un vieux Librio à 10 Francs (!) nommé Paroles de Poilus, Lettres et carnets du front 1914-1918.
J'ai mis 8/10 parce que ce sont des lettres, c'est très personnel. Certaines sont très détachées, d'autres expriment vraiment la peur de mourir. D'autres sont terribles : elles sont précédées par un petit texte expliquant qui en était l'auteur et quand il est décédé. Parfois la lettre qui est proposée, était sa toute dernière.
Je ferais un reproche à ce livre c'est sa forme : pourquoi avoir tout séparé en saison ? Pourquoi ne pas les avoir mises dans un ordre chronologique ?

Malgré la lecture de ces lettres, je n'arrive pas à imaginer cette guerre. Comment se déroulaient les combats ? Qui étaient ces hommes qui se battaient ?
Et surtout comment peut-on faire durer cela durant 4 ans ?

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vendredi 25 octobre 2013

Pavillon 38, de Régis Descott

Quatrième de couv' : Il y a des erreurs qu'on aimerait n'avoir jamais commises. Expert psychiatrique dans un asile pour fous dangereux, Suzanne Lohmann ne pensait pas, en libérant Dante, l'un de ses patients du Pavillon 38, mettre en danger sa propre existence. Dehors, les fous n'ont pas de camisole.

Mon opinion : Un bon thriller. Malgré des longueurs et un twist final qui tombe à l'eau. On ne s'attache pas trop aux personnages, le rôle du flic est assez peu exploité, la psychiatre est un peu trop naïve, pas forcément très professionnelle finalement dans ses approches du patient.
Un problème au niveau des dialogues : on ne sait pas toujours qui s'exprime.
Sinon je n'ai pas flippé autant que je l'aurais imaginé. Un peu dommage.

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mercredi 23 octobre 2013

Forever Bitch, de Diglee

Quatrième de couv : "Sortir avec un ex c'est comme ravaler son vomi : c'est toujours acide". Maud.

Mon opinion : Déçue. La plupart des planches ne m'ont pas fait rire, ni même sourire.
C'est écrit trop petit dans certaines planches.
Parfois j'avais du mal à reconnaître les personnages.
Et bordel ce que ça parle de cul ! Nan mais c'est à en faire une overdose. Et puis, je ne sais pas du tout si ça se passe comme ça les amitiés entre filles (sous entendu : parler des positions qu'on fait avec son mec à ses copines)... Enfin c'est hyper orienté sex cette BD. Et honnêtement ça m'a choquée à plusieurs reprises. Notamment parce que Diglee est lue par des centaines d'adolescentes, et à leur âge je trouve ça limite de leur "imposer" certaines visions du sexe à travers la BD. Certaines ne sauront pas faire la part des choses. Ni estimer qu'elles ne sont pas obligées de faire "certains trucs avec les mecs".
Donc voilà, je viens même d'interdire à mon petit frère de feuilleter la BD parce que je considère que certaines vignettes vont trop loin dans la représentation. C'est pas du tout édulcoré et je regrette sincèrement l'évolution de Diglee avec cette BD.
(autant dire que la quatrième de couv' annonçait pourtant bien les festivités...)

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mardi 22 octobre 2013

Le Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry

Quatrième de couv'  : « J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : ... »

Mon opinion : Déjà à 10 ans je n'avais pas aimé ce livre, et faut croire qu'à 23, je ne l'aime toujours pas.
C'est métaphorique et pourtant ça sonne comme des clichés.
Je trouve qu'on s'ennuie avec ce livre !
Ah oui et le Petit Prince est sacrément prétentieux de vouloir montrer qu'il a tout compris comparé aux adultes. Non vraiment, le petit prince, je ne peux pas.

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vendredi 18 octobre 2013

Maîtres du jeu, de Karine Giebel

Quatrième de couv' : Il y a des crimes parfaits. Il y a des meurtres gratuits. Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s'insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c'est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D'où viendra le coup fatal ? De l'ami ? De l'amant ? De cet inconnu à l'air inoffensif ? D'outre-tombe, peut-être...

Mon opinion : GENIAL. J'ai adoré la première nouvelle surtout ! On croit que c'est fini et non ! rebondissements ! Cette nouvelle "Post Mortem" est oufissime ! J'ai été bluffée.

La seconde "J'aime votre peur" m'a moins plu, non pas parce que c'est prévisible mais parce que les personnages sont moyens. Et il n'y a pas de retournement de situation dingue.

(sur la couverture ils donnent l'ordre des nouvelles, or c'est l'inverse et vous trouverez ce livre en librairie sous le nom "Maîtres du jeu")

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mercredi 16 octobre 2013

Malavita, de Tonino Benacquista

Quatrième de couv' : "Ils prirent possession de la maison au milieu de la nuit. Une autre famille y aurait vu un commencement. Le premier matin de tous les autres. Une nouvelle vie dans une nouvelle ville. Un moment rare qu'on ne vit jamais dans le noir."
Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous.
Une famille apparemment comme les autres en somme. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner...

Mon opinion : J'ai bien aimé. Ce résumé ne laisse rien présager des caractéristiques de cette famille. D'ailleurs je ne dirais rien sur cette famille, hormis qu'elle est DINGUE. On plonge assez vite dans l'univers qui est écrit. Tout est simple, coule de source. Pas de phrase compliquée, tout se tient. Le père est très très égocentrique, mais on s'y fait. Le reste de sa famille est peu mise en lumière. Bref, un livre que je n'aurais pas pensé aimé si j'avais su de quoi il parlait, à la base !

Petit plus : ce livre est adapté par Luc Besson et il sort le 23 octobre au cinéma.

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dimanche 13 octobre 2013

Tu verras, de Nicolas Fargues

Quatrième de couv' : Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d'écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu'il voulait m'emmener au musée. Il ajoutait toujours : "Plus tard, tu comprendras que c'est pour ton bien que je te disais ça, tu verras."

Mon opinion : ARGH. Je n'ai pas aimé le style d'écriture et ça m'a perturbée tout au long du roman. Narration à la première personne. Le narrateur se perd dans des phrases, des pensées... ce qui fait que les phrases sont incroyablement longues, on perd totalement l'idée de départ et oh comme je déteste ça.
Je ne révèlerai rien de l'histoire, c'est intéressant en théorie mais l'écriture m'a vraiment gâché toute réflexion autour de ce livre, qui est parfois vraiment insupportable. J'ai détesté le narrateur, vraiment.

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jeudi 10 octobre 2013

L'hiver le plus froid, de Paula Fox

Quatrième de couv' : En 1946, Paula Fox entreprend un voyage dans l'Europe d'après-guerre avec l'espoir bien américain d'acquérir de l'expérience, voire d'y trouver un salut. Elle a vingt-deux ans, et passera une année à traverser les villes meurtries de Londres, Paris, Varsovie, Prague, Madrid et autres, comme correspondante pour une petite agence britannique. Elle décrit au fil de ses déplacements à travers les frontières brouillées de l'Europe ses visites imprévues de châteaux à l'abandon, d'églises détruites ou encore de Varsovie dévastée ; ses nuits passés dans les appartements de lointains parents ou d'amis, et dans des pensions miteuses.

Mon opinion : Tout est dit dans le résumé. Il est très fidèle aux 146 pages de ce livre. J'ai pas spécialement apprécié mais c'était néanmoins intéressant de voir comment une jeune Américaine considérait l'Europe de l'après-guerre. Paula Fox a autant de mal à se sentir américaine qu'européenne. Quoique, elle aime qu'on la reconnaisse comme espagnole (ses origines)... : "Et d'une certaine manière moi aussi, en renforçant ma position d'outsider et en m'empêchant d'absorber trop facilement toute présomption définitive quant à une éventuelle supériorité nationale, phénomène grotesque, prédominant dans notre pays [les USA], fait, alors et maintenant, en grande partie de déportés, captifs et immigrants."

Un paragraphe qui résume assez bien le roman : "Mais je pense maintenant que c'était parce que pour la première fois, à l'observatoire de Columbia, ils avaient vu autre chose qu'eux-mêmes.
J'avais eu la même expérience dix ans plus tôt. La Seconde Guerre mondiale avait dévasté l'Europe, des millions et des millions de gens avaient été massacrés, et en me montrant à moi aussi qu'il y avait autre chose que ma vie, l'année où j'y avais voyagé m'avait libérée de chaînes dont je n'avais même pas conscience."

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Shadow Hills, d'Anastasia Hopcus

Quatrième de couv' : Depuis la mort de sa soeur jumelle, Perséphone est hantée par d'étranges visions. Déterminée à en savoir plus, elle se rend à Shadow Hills, la ville de ses cauchemars. Une école mystérieuse, des étudiants aux capacités psychiques hors du commun... Quels sombres secrets cachent les habitants ? Perséphone en est persuadée : l'histoire de ce lieu est liée à la disparition brutale de sa soeur. Mais la jeune fille n'est pas au bout de ses surprises...

Mon opinion : Je me suis surprise à bien aimer ! ça faisait des semaines que je repoussais la lecture de ce "pavé" pour ados et finalement c'était très prenant.
On plonge dans une ville assez spéciale, où Perséphone va commencer son année. Ce n'est pas une héroïne timide (comme souvent dans les romans ados), elle est même sacrément téméraire ! Elle se rend à Shadow Hills suite au décès de sa soeur, Athéna. Elle a lu dans son journal intime que sa soeur en parlait. Depuis, Perséphone fait des rêves qui la hante... Pour percer à jour le mystère de cette ville, Perséphone va s'entourer du très beau Zach, d'Adriana l'ado riche et belle et de Brody, le mec un peu défoncé.
Très vite, elle va découvrir que suite à une épidémie au 18è siècle, une mutation génétique a transformé les habitants, qui ont des pouvoirs extraordinaires.
Alors il faut s'accrocher si on n'est pas trop fan de littérature fantastique parce que ce livre est rempli de choses hallucinantes. Je trouve qu'on entre très vite dans ce roman : on est balancé direct dans ce livre. Pas d'atermoiements de la part des parents de Perséphone, peu de choses sur son passé, hormis le décès de sa soeur. C'est pas mal d'avoir un livre qui entre dans le vif du sujet direct.
Un bon livre pour aborder ce genre littéraire. Et puis j'ai lu qu'il y aurait un tome 2. Personnellement je pense que le tome 1 se suffit à lui-même.


mardi 8 octobre 2013

La bibliothécaire, de Gudule

Quatrième de couv' : Pourquoi la vieille dame qui habite en face de chez Guillaume écrit-elle très tard la nuit ? Quelle est cette jeune fille qui ne sort de chez elle qu'à la nuit tombée ? Pour résoudre ces mystères, Guillaume se lance dans un fantastique voyage au pays des livres et de l'écriture.

Mon opinion : Je ne sais pas pourquoi mais quand je vois le nom de cette auteure ça me fait automatiquement penser à mon enfance. Peut-être ai-je déjà lu d'autres livres de cette auteure étant plus jeune, sans m'en souvenir ?
Bref, pour ce qui est de ce livre je n'ai pas été super emballée. Sauf au début, mais très vite ça part dans quelque chose de très fantasque et moi ça ne m'a pas vraiment plu.
Cela dit, c'est assez sympa pour donner envie aux plus jeunes d'aborder les histoires qui sont citées dans ce récit, à savoir Les Misérables, de Victor Hugo, ou Le Petit Prince.
A part ça les dessins qui illustrent ce récit, sont juste horribles.

Je dirais que c'est un livre destiné aux jeunes dès 10 ans.

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dimanche 6 octobre 2013

Ecarlate, d'Hillary Jordan

Quatrième de couv' : Coupable d'avortement afin de garder secrète une liaison interdite, Hannah Payne est condamnée à être teinte en rouge, la couleur de son crime. Stigmatisée, mise au rebut d'une société américaine intolérante, victime d'un système judiciaire radical et de la haine des hommes, elle n'a plus qu'une seule issue : fuir à tout prix.

"Ecarlate n'est pas seulement l'un des meilleurs livres de l'année, c'est aussi l'un des modèles du genre dystopien [...]. Un roman, qui, s'il ne manquera pas de faire s'élever les voix de la controverse, est également appelé à devenir un classique du XXIè siècle." Publishers Weekly

Mon avis : Hannah Payne a été élevée dans la religion. Religion qui a plus d'emprise sur la société que l'Etat. Nous sommes dans un monde proche du nôtre : l'électricité se commande grâce à la voix, les personnages peuvent géolocaliser quelqu'un, et surtout la science a fait une terrible avancée : inoculer un virus qui influe sur la mélanine d'un humain afin de le rendre Rouge, Jaune, Vert ou Bleu, selon le crime qu'il a commis.
Hannah Payne est une Rouge, car après avoir aimé un homme, elle n'a pas voulu garder leur enfant. Cet homme était marié, très reconnu par ses pairs. Si leur liaison avait été révélée, ç'aurait été un scandale. Elle l'a donc protégé en enfreignant une loi : l'interdiction à l'avortement (décidée après une histoire de pandémie à contamination sexuelle - enfin ça c'est un truc que j'ai pas saisi et qui était assez mal expliqué dans le récit).
Bref, Hannah va être condamnée à devenir Rouge. Elle est laissée en liberté mais pendant 16 ans il faudra qu'elle porte sa couleur. Qu'elle l'assume.
Elle va faire des rencontres qui seront révélatrices. Enfin elle comprendra que son éducation l'a rendue dépendante.
Son voyage dans la vie, si je puis dire, va lui apprendre à devenir elle-même, à s'émanciper de la religion (qui est sacrément présente dans ce roman !), et à accepter ses choix.

Apparemment ce livre est assez proche de La Lettre Ecarlate de Nathaniel Hawthorne (que je n'ai pas lu). En tout cas, même si ce n'est pas un énorme coup de coeur, je trouve très réussi le monde reconstitué par l'auteure. Parfois on a envie de balancer le livre très loin parce qu'on ne veut surtout pas que ce qui s'y passe se reproduise dans notre société. On apprend la solitude, la traque, la fuite, mais aussi la solidarité, l'amitié, ce qui apporte un peu d'espoir dans ce roman qui est toutefois assez sombre par certains côtés. C'est aussi un livre qui fait réfléchir aux dérives religieuses, racistes ou encore scientifiques.

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mardi 1 octobre 2013

Carrie, de Stephen King

Quatrième de couv' : Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau !
Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. mais c'est sans compter la mesquinerie des autres élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

Mon avis : Ça m'a moins emballée que Misery ou Dôme. Dommage. Heureusement le livre est court. Mais j'ai eu du mal à le finir... Je crois que ça m'a un peu trop destabilisée le nombre de voix différentes dans ce livre : article de journaux, extraits d'études, récit par tel personnage puis par un autre avec des flashbacks... Pffiou.
Pourtant le début me branchait bien mais sur la fin, tout va plus vite et en même temps on a le sentiment de peiner à voir le bout du roman... Bref, déception qui mérite cela dit la moyenne.

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dimanche 29 septembre 2013

Carbon Diaries 2017, de Saci Lloyd

Quatrième de couv' : Un an a passé... La vie de Laura Brown est toujours rythmée par les restrictions d'énergies, ses deux petits copains potentiels et son groupe punk. Mais les Dirty Angels sont expulsés de Londres lors d'une manifestation étudiante. S'ensuit une tournée à travers l'Europe à bord d'un vieux van : entre la guerre pour l'eau, les interventions militaires et les trahisons en amitié comme en amour, Laura doit se battre pour garder son insouciance... De quoi alimenter son journal !

"Un livre brillant qui vous fera réfléchir entre deux éclats de rire" The Guardian


Mon opinion : Cette fois-ci, plus de tempêtes ou d'inondations catastrophiques, les gens se sont habitués au rationnement. Pourtant Saci Lloyd va bien plus loin en nous proposant un roman qui mêle politique, montée de l'extrême droite et problèmes d'immigration. Laura Brown et sa clique après quelques mois difficiles à Londres, vont partir en tournée en France. Mais le voyage va s'avérer bien plus compliqué et les voilà parqués dans un camp/centre de rétention en Italie où ils vont survivre dans des conditions précaires.
Ce récit est bien plus sérieux que le précédent, notamment en ce qui concerne la politique et l'investissement dans la "révolution". Laura doit faire des choix : s'investir ou rester bien au chaud chez ses parents en attendant que tout se calme ? Parce qu'après tout, Laura n'a que 18 ans...

En fait j'ai trouvé celui-ci bien plus dramatique et je ne le conseillerais qu'à des jeunes de 16-17 ans, quand on forge son esprit critique et qu'on se sent concerné par la politique. Je pense que moralement faut s'accrocher parce qu'on a vite tendance à se mettre à la place de Laura. C'est un bon livre mais il est pesant parce qu'on retrouve des éléments de ce qui se passe actuellement en Europe et de ce qui risque d'arriver dans le futur. Dans le précédent (Carbon Diaries 2015), on voyait qu'on ne pouvait pas faire grand chose contre les éléments qui se déchaînent. Hors là, on est confronté à des situations où chacun peut faire quelque chose pour apporter sa pierre à l'édifice et construire une société qui ne sera pas bâtie sur la haine envers autrui. C'est intéressant mais on n'est plus dans l'insouciance du précédent roman.