mercredi 1 janvier 2020

Sujet inconnu, Loulou Robert

Quatrième de couv' : Je. Tu. Elle. Sujet : inconnu. Au fond, elle ne sait pas qui elle est. Une gamine bizarre, grandie sans amis au fin fond du Grand Est. Ici, rien ne se passe jamais. Le vide, l’absurde. Alors il faut partir. Partir pour survivre, partir pour ressentir. Paris. La fac en solitaire. Et soudain, c’est lui. C’est toi. La peau pâle, jean noir et marinière : l’amour comme une urgence. L’urgence d’apprendre. Détruire, dit-elle. Écrire, enfin – car son sujet c’est elle, c’est lui.
Et dans la perte, se trouver.


Mon avis : J'ai acheté ce livre très récemment, en me disant que comme il n'est pas très long, ce serait parfait à lire en décembre.
Evidemment je ne l'ai pas lu d'une traite, puisque trop fatiguée en décembre pour lire. Je l'ai donc commencé, repris, abandonné et enfin fini.

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J'avais peur de découvrir les ouvrages de cette autrice. J'avais l'impression que ça ressemblerait à Lolita Pille, une autrice de romans trash que j'avais lus quand j'étais ado. Mais bon, comme je suis curieuse, je voulais tester un titre de Loulou Robert.
Déjà, il faut savoir un truc sur moi et le style d'écriture : je déteste les phrases au rythme saccadé. Je savais que l'autrice usait de ce procédé, donc avant d'acheter le livre, je l'ai feuilleté et lu quelques lignes. Ça me semblait lisible. Cependant, au bout de 60 pages d'un tel rythme, de texte haché et de répétitions, j'ai abandonné la partie. Si je vous en fais la chronique aujourd'hui, c'est que je suis tout de même allée jusqu'au bout de ma lecture, mais du coup ce procédé stylistique fait gravement chuter ma note.

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En ce qui concerne l'histoire, c'est peut-être celle de l'autrice, ou inspiré de faits réels lui étant arrivés. Jeune fille de 18 ans, la narratrice vient vivre à Paris pour ses études. Un jour, elle fait la rencontre d'un garçon magnifique, mais ça n'aboutit pas. Un an plus tard, miracle, il est là devant elle. Commence alors une histoire d'amour, mais pas n'importe laquelle, celle dans laquelle elle se révèle, elle aime plus que tout, elle subit, surtout.
A côté de ça, il y a les "racines" : ses parents dans le Grand Est, et sa mère plus particulièrement.
... Et on tombe dans la tristesse. Puis dans le glauque et on touche à un sujet qui ne porte pas de nom, mais qui s'infiltre à travers les lignes.

A vrai dire, je n'ai pas trop aimé que l'autrice nous emmène sur ce terrain. Je m'attendais à autre chose. Je me suis pourtant laissée porter par l'histoire, mais j'en ressors avec une sensation de tristesse. Il n'y a rien de lumineux dans ce texte, soyez prévenus !

Par ailleurs on sent que la narratrice est jeune, pour elle c'est tout ou rien. L'amour jusqu'à la destruction, il n'y a pas de nuances. Selon moi, il y a pas mal d'immaturité chez ce personnage. Oui à la passion, mais une telle autodestruction est malsaine et il faut parfois accepter de grandir pour se protéger.

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Ce que j'ai le plus aimé dans ce texte, c'est le recul de la narratrice. Elle SAIT qu'elle est trop fusionnelle avec sa mère, elle SAIT qu'elle vit une relation destructrice. On a envie qu'elle parte, qu'elle quitte tout, elle essaie et elle échoue.
L'autrice met le doigt sur certaines choses : quand on a un cancer, on est enfin aimé. Une telle vérité dite sans complexe, ça pique un peu. C'est dérangeant.

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Beaucoup de gens ont aimé, moi non. Que ce soit à cause du style ou de l'histoire, ça ne m'a pas touchée. Je mets une note moyenne, parce que ce n'est pas mauvais, mais ça ne m'a pas embarquée. Ce n'était peut-être pas non plus le genre de roman dont j'avais besoin en ce moment.

5/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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