samedi 4 janvier 2020

Nouvelles du grand Nord, Jack London

Quatrième de couv' : Depuis plus de vingt ans, Scruff Mackenzie parcourt le Grand Nord canadien, chassant le renne et cherchant l'or. Mais jamais la solitude ne lui a paru aussi insupportable. Il décide de se marier et se rend chez les Sticks, de farouches Indiens. Pour eux, les hommes blancs sont les Fils du Loup, et ils s'en méfient. Mackenzie pourra-t-il obtenir la main de la belle Zarinska, la fille du chef ?

Un choix de trois nouvelles extraites du recueil Le fils du loup : Le fils du loup, Le grand silence blanc, Les gens de Forty Mile.


Mon avis : Ci-contre vous verrez la photo de la version anglaise chez Folio. Impossible de trouver une photo de la version française, sûrement parce qu'il s'agit d'un livre gratuit, que j'ai pu prendre au boulot.
Je n'ai jamais lu de titres de Jack London, même quand j'étais collégienne, donc c'était l'occasion.

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Comme pour tous les livres que je lisais au boulot, je n'étais pas assez concentrée sur ma lecture.
Je n'ai donc pas compris grand chose à la première nouvelle : un blanc a décidé qu'il en avait marre d'être seul, donc il se rend chez une tribu d'Indiens et se bat pour obtenir la fille du chef. J'imagine qu'à l'époque ça ne choquait personne. D'autant plus qu'à la fin, il gagne le combat, nargue les Indiens et embarque la fille.

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La seconde nouvelle met en scène 3 personnages : deux hommes et une femme qui traversent en traineaux le pays. Côté poétique de la chose : le silence blanc trouble les personnages, les poussant à se questionner sur leur présence sur terre, sur Dieu, etc. Jusqu'au moment où un accident arrive et il faut alors prendre des décisions irrévocables.
Entre les coups de fouet aux chiens, le racisme ambiant et la misogynie, cette nouvelle me laisse très mitigée, parce que le reste est beau, c'est narrativement intelligent et correct.
Mais voilà... l'époque fait qu'on laissait passer ce genre de pensées nauséabondes, c'était okay de fouetter ou tuer des chiens, c'était okay de parler des "femmes de race blanche qui auraient crier et pleurer" contrairement à "Ruth, l'indienne".

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Dans la dernière nouvelle du recueil, on se trouve dans une petite ville minière du Yukon où deux hommes, après une altercation verbale, décident de régler ça par un duel. Mais c'est sans compter sur la présence d'un homme qui va leur proposer un autre choix.

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J'apprécie que le style soit simple et fluide. Avec les auteurs du XIXè siècle, j'ai toujours un peu d'appréhension quant à la difficulté du texte. Ces trois nouvelles sont tout à fait abordables pour un public jeune.
Elles ont aussi une ambiance particulière, qu'on ne retrouverait plus dans les romans d'aujourd'hui. La nature est présente, l'ambiance est froide, voire glaciale. Et les hommes sont forcément virils et prêts à se battre.

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C'est un court recueil de nouvelles qui permet de découvrir le style de Jack London et ce qui l'inspire. Très intéressant aussi de voir la véritable nature des hommes face à l'immensité qui les entoure. Malgré ces défauts, qui correspondent aux pensées de l'époque, j'ai apprécié découvrir la plume de l'auteur.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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