mardi 24 septembre 2019

Five feet apart, Rachael Lippincott, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis

Quatrième de couv' : Depuis son plus jeune âge, Stella a l'habitude de tout contrôler. Surtout à l'hôpital, où ses poumons défaillants l'envoient régulièrement. Traitement, régime, suivi médical, rien n'échappe à son organisation.

Tout l'inverse de Will, qui n'attend qu'une chose : avoir 18 ans, sortir d'ici et vivre enfin.
Ils n'ont rien en commun, en dehors de leur maladie, celle-là même qui leur impose une distance de trois pas à tout instant.

Peut-on vraiment aimer quelqu'un sans jamais l'approcher ?


Mon avis : L'éditeur a recouvert le livre d'une jaquette représentant une image du film, mais si vous la retirez, vous allez découvrir une couverture magnifique.
Le dessin est de Lisa Perrin et c'est sublime.
J'ai acheté le livre uniquement pour sa couverture, parce qu'à vrai dire, une histoire sur des ados malades, ça me branchait moyen. Quand on a lu Nos étoiles contraires, c'est un peu comme si on les avait tous lus.

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Stella est atteinte de la mucoviscidose depuis son plus jeune âge. L'Hôpital Sainte-Grâce, elle le connait comme sa poche puisqu'elle y séjourne chaque fois que son corps a un coup de mou.
Cette fois-ci, elle y fait la rencontre de Will, lui aussi atteint du même mal, avec l'option B. cepacia en plus. Pour lui, la greffe de nouveaux poumons n'est plus possible. En gros, ses chances de survie sont très, très limitées.
Evidemment leur première rencontre va mal se passer : Stella est une control freak, alors que Will est résigné sur son sort et n'attend que sa majorité pour cesser les traitements et vivre au jour le jour.
Mais puisqu'on est dans une romance, ils vont finir par s'aimer.

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En réfléchissant sérieusement à cette histoire, je trouve qu'il manque quelque chose : l'étincelle entre les deux personnages.
Will et Stella se disent amoureux l'un de l'autre, pourtant ils n'ont rien en commun, ne se racontent rien de leur vie en dehors de l'hôpital.
A vrai dire, ils s'aiment, parce qu'ils sont dans la même situation, parce qu'ils vivent au même endroit et que leur histoire d'amour est impossible. Voilà.
En fait, pour moi, ils se bercent d'illusions. Et je crois que si ils éprouvent de l'amour l'un pour l'autre, c'est pour se raccrocher à la normalité, aimer quelqu'un et en être aimé c'est ce qu'il y a de plus normal dans une vie, or leur vie n'est pas normale. Finalement leur histoire d'amour les rapprochent d'une certaine forme de normalité, les pousse à vivre et à garder espoir.
Mais je crois que si ils se connaissaient vraiment, dans un autre contexte, ils ne tomberaient pas amoureux. Plus on t'interdit un truc, plus tu en as envie, pas vrai ? Ici c'est ça : ils n'ont pas le droit de se toucher, de s'approcher, c'est donc l'interdit ultime. Alors forcément, ils veulent le braver. Ce sont les Roméo & Juliette du XXIè siècle.

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Soyons honnête : ce roman manque d'originalité. On passe vite sur les personnages secondaires, comme les parents par exemple, qui auraient pourtant tellement de choses à exprimer. Les amis ne font que de brèves apparitions et ne servent pas à grand chose. Ils sont juste là pour permettre à Will et à Stella de se rendre compte de leur attirance réciproque.
Les personnages sont plutôt stéréotypés. Stella a un côté maniaque, qui veut tout contrôler, et c'est très... fatigant. Elle n'a que 17 ans, elle se raccroche à tous ces rituels, comme la prise de médicaments quotidienne, pour avancer, pour vivre un jour de plus, mais elle a du mal à lâcher prise. Au point qu'elle vit pour ses parents plutôt que pour elle.
Quant à Will, c'est le garçon qui veut se rebeller, mais en même temps il ne le fait pas...
Je les ai trouvé un peu creux ces personnages.

En plus on a des passages narratifs assez lourds, assez longs, et par moments je me suis ennuyée, alors que le roman ne comporte que 306 pages et c'est écrit assez gros...

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Je n'ai pas passé un mauvais moment avec cette lecture, mais pfff... j'ai trop senti les intentions de l'autrice : me faire pleurer. Et moi ça me bloque complètement.
De plus, le style n'a rien de particulier, il n'est ni bon, ni mauvais, c'est juste linéaire et sans accroc. Il n'a pas de poésie non plus, très peu d'éléments humoristiques, bref rien qui ne le fasse sortir du lot.

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Je savais très bien en achetant ce roman, que ce serait tire-larmes, que ce serait fait pour m'émouvoir. Mais voilà, je suis toujours aussi insensible, et ce genre de roman ne me fait pas pleurer (par contre devant le film je pense que je peux me transformer en madeleine).
Ce n'est pas un mauvais livre, mais c'est du vu et revu. Ou alors pour l'apprécier, il faut avoir envie de lire un livre sur la maladie et les histoires d'amour impossibles.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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