lundi 9 septembre 2019

Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin

Quatrième de couv' : Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au cœur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs.
Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du « beau volcan ». Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour « chats errants ».
Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de « l'amour interdit » et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.

Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de cette saga.


Mon avis : Il y a des années j'avais eu ce livre dans une sélection de livres offerts. Je l'avais lu mais comme ça faisait bien 10 ans, j'ai décidé de le relire, après avoir vu une des adaptations sur Netflix (Enfin l'adaptation récente se base sur des éléments du livre mais surtout elle se passe de nos jours, alors que le premier livre a été publié en 1978).
J'ai commencé à lire le roman en juillet, et comme c'était des chapitres courts, j'en lisais 2-3 de temps en temps. Mais ça m'ennuyait de le laisser traîner, à chaque fois que je le reprenais, je ne me souvenais plus de ce qu'il s'était passé quelques pages plus tôt.

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L'histoire est celle de plusieurs personnages vivant à Barbary Lane, dans la maison d'Anna Madrigal. L'accent est carrément mis sur l'ambiance de San Francisco de la fin des années 70. C'est libre, c'est osé. Bref, quand on pense à l'Amérique, on pense puritanisme, or San Francisco est carrément à l'opposé de ça. C'est très vif, c'est lumineux, et on suit divers personnages qui sont tous très ouverts d'esprit.

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Honnêtement, en le relisant je me suis rendue compte que je n'avais pas du tout ces images en tête. Je pense que le fait d'avoir vu la série, donc la maison vue par les scénaristes de Netflix, a complètement bousculé l'idée que je m'étais faite de ce livre. J'en avais le souvenir d'un livre agréable, cocooning. Alors qu'en fait, à la relecture je me rends compte que c'est surtout une comédie. Il y a assez peu d'éléments tendres, si on excepte les relations d'amitié entre Mary Ann et Mouse ou d'amour entre Edgar et Anna.

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Je ne me suis pas attachée aux personnages, je pensais que leurs liens aussi seraient plus forts, mais ce n'est pas le cas. Leur aspect psychologique est peu développé, ce sont des personnages qui sont parfois dans le drama, alors qu'ils n'ont pas véritablement de raison de l'être.

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Il manquait aussi un fil rouge : on lit beaucoup de dialogues, ça avance uniquement grâce à ça et à des ellipses narratives, mais vers la fin je me suis demandé où l'auteur voulait en venir. Peut-être parce qu'à la base les Chroniques de San Francisco sont sorties sous le format du feuilleton, du coup on n'a pas vraiment une histoire suivie, avec des rebondissements ? Ça ressemble plus à un tome d'introduction qu'à un roman avec une intrigue pertinente.

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Je suis satisfaite de l'avoir relu, même si ça m'a paru long (forcément à le traîner sur plusieurs mois...), mais je ne me suis pas assez attachée aux personnages pour avoir envie de lire la suite. Ou peut-être plus tard, quand ma PAL aura considérablement diminué.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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