samedi 14 septembre 2019

Bandiya la fille qui avait sa mère en prison, Catherine Grive

Quatrième de couv' : Une prison, c’est un endroit où la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n’entre pas.
Mais une prison, ça peut aussi être un endroit où vit sa mère. Une mère comme toutes les autres, qui gronde quand il faut, vous montre vos boutons comme si on ne les avait pas déjà vus.
Et pas seulement sa mère, mais aussi, sa tante et sa grand-mère.
C’est le cas de Zoé, quatorze ans, issue de cette famille de braqueuses de bijouteries, qui grandit dans ce contexte loufoque, auprès de personnalités hautes en couleurs, persuadée d’avoir à se montrer à la hauteur d’une telle hérédité.


Mon avis : J'ai acheté ce livre parce qu'il était dans mon rayon depuis plus d'un an et que personne ne l'avait acheté. Mais je ne pouvais pas me résoudre à le retourner sans l'avoir lu ! Sa couverture, son titre, ça m'attirait. Je m'étais déjà fait une idée du contenu. Sauf que... je me suis trompée et j'ai découvert une histoire qui se déroulait dans un lieu que je n'avais pas imaginé.

↳■⥀

Je pensais, bêtement, avec un nom comme Bandiya, qu'on serait au Mexique ou dans un pays d'Amérique centrale, or on se trouve à Paris et à Orléans. Vachement dépaysant hein ?
En fait, Bandiya est le surnom de Zoé, qui a 14 ans et qui vit à Paris chez son père et son grand-père. Sa mère, ainsi que sa tante et sa grand-mère sont emprisonnées dans 3 prisons, chacune à un bout de la France parce qu'elles ont fait plusieurs braquages. Ainsi, Zoé n'a jamais connu sa mère hors de prison. Elle va la voir régulièrement, toutes les 2 semaines. Mais pour elle, l'ado qui commence tout juste à le devenir, ce n'est pas facile d'être à la hauteur de ces 3 femmes qui ont risqué leurs vies pour voler aux riches et redistribuer aux plus pauvres.

↳■⥀

J'ai été décontenancée au début, parce que je situais l'action dans une autre partie du monde, alors qu'en fait, on est en France. De plus, je trouvais que c'était lent, qu'il ne se passait pas grand chose, que l'autrice partait dans tous les sens avec des digressions qui se rapportaient au passé de Zoé. Bref, j'étais confuse. Et puis comme le roman est court, il se lit d'une traite et un rebondissement arrive. Ça devient plus intéressant, un peu drôle, et touchant parce que Zoé est assez naïve et crédule.

↳■⥀

J'ai beaucoup aimé les discussions de Zoé avec sa mère ou sa grand-mère, j'y ai trouvé des conseils et des petites leçons de vie.
Des explications aussi sur les rapports parents-enfants : un parent peut ne pas aimer son enfant, peut s'en détacher totalement. C'est dur, mais ça arrive. Dans cette histoire, la grand-mère explique qu'elle a voulu tout faire pour que sa mère la reconnaisse. Mais elle s'est compromise pour plaire à sa mère et  a pris le même chemin qu'elle. Au final, la leçon est de "savoir rester libre dans sa tête. Ne pas se mentir quand une situation ne vous convient pas". Je trouve que c'est un message important à faire passer : on veut toujours plaire aux autres, au point d'en oublier que c'est d'abord à soi-même qu'on doit plaire, c'est sa propre liberté qu'on doit respecter et tout faire pour la préserver.

Finalement ce roman ne parle pas tant de la prison, que du fait de trouver sa place au sein d'une famille où chacun des membres est très atypique et indépendant.

↳■⥀

Je pense que c'est un bon livre, qui a des qualités, seulement il est peut-être un peu trop court et un peu trop jeunesse pour le public qu'il vise.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Aucun commentaire:

Publier un commentaire