dimanche 11 août 2019

Quatre murs et un toit, Camille Anseaume

Quatrième de couv' : Avec tendresse et humour, Camille Anseaume  livre, pièce par pièce, un hymne drôle et poétique  à la maison d’enfance.

Quand elle apprend que ses parents ont mis en vente la maison où elle a grandi, Camille décide d’y séjourner  une dernière fois afin de s’imprégner du lieu et lui  faire ses adieux. Chaque pièce résonne encore de  l’écho des joies et des peines passées et la replonge  dans les souvenirs : les manies de sa mère, les blagues  de son père, les amis du grand-frère dont elle est  follement amoureuse, les disputes entre soeurs…des cris, des rires, des larmes, et surtout beaucoup,
beaucoup d’amour. Mais une semaine, est-ce suffisant  pour dire adieu à son enfance ?


Mon avis : J'ai lu tous les livres de Camille Anseaume. J'aime bien en général. C'est rapide à lire, c'est souvent tendre.
Mais par contre, payer 16€ pour 161 pages, c'était hors de question. Alors patiemment j'ai attendu de le trouver chez ma bouquiniste, pour 6€, et là, je me suis décidée à le prendre.

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Dans ce récit autobiographique, Camille Anseaume alterne les chapitres de sa vie d'adulte : elle se rend seule une dernière fois dans la maison de son enfance, et les chapitres racontant des événements du passé ayant eu lieu dans cette maison.
Elle remplit les pièces de ses souvenirs : la cuisine où elle est celle qui distribue les couverts, le sopalin, l'eau, pour décharger sa mère de tout ce fardeau. Ou encore le garage qui abrite les outils et les affaires bien rangées et étiquetées par son père.
Ainsi, c'est l'histoire de sa famille qu'elle raconte à travers cette maison.

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J'ai préféré les passages où elle raconte son enfance ou son adolescence que les passages du présent, où elle explique l'acte d'écrire sur ce qui disparait. Plus touchants, ces moments au sein de sa famille m'ont plus parlé.
J'aime bien l'écriture de Camille Anseaume, qui mêle instants du quotidien et poésie. Enfin, poésie est un grand mot, disons que c'est doux, c'est touchant, ça fait appel à nos propres souvenirs.
Elle parle aussi de ses relations avec son frère, ses soeurs ou ses parents. C'est ici qu'ils ont grandi tous ensemble, ont vécu des chagrins, de la joie, des périodes plus sombres, cette maison a été un refuge pour Camille à certains moments.
J'aime un peu moins les phrases toutes faites qu'elle utilise parfois : "Un jour j'irai vivre en Théorie car en Théorie, tout se passe bien", je trouve que ça me sort du texte, c'est bateau et ça ne créé par de lien avec moi en tout cas.

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Vite lu, il sera aussi vite oublié. Après tout c'est son histoire à elle qu'elle raconte et j'imagine que tout ça lui fait plaisir à elle ainsi qu'à sa famille. Mais pour un lecteur extérieur, il n'y a pas beaucoup d'intérêt, à part peut-être l'envie de se raconter aussi sa propre histoire à travers les murs de sa maison d'enfance.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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