samedi 31 août 2019

La reine sous la neige, François Place


Quatrième de couv' : Une tempête en plein ciel, 

un avion dérouté, 
un vol de portable,
un coup de foudre, 
deux amoureux, 
une reine morte, 
un enfant perdu,
un tigre évadé du zoo,
une statuette de plastique,
une enquête impossible, 
Londres sous la neige. 

Un roman mystérieux et envoûtant par François Place



Mon avis : Voilà le dernier SP de chez Gallimard que j'ai reçu en tant que libraire jeunesse. Je pensais le laisser pour ma collègue qui reprend le rayon et puis finalement je l'ai commencé, et il était si bien que je l'ai ramené chez moi pour le lire.

👑❄️🎡

L'histoire ressemble un peu à un film où l'on suit d'abord un personnage, Samantha Hez, 18 ans, qui doit se rendre à Amsterdam pour fêter les 4 ans de son petit frère. Mais à cause d'une tempête de neige, l'avion doit atterrir à Londres, où elle devra passer la journée. De rencontres en rencontres, l'histoire se développe autour de nombreux personnages, et autour d'une enquête de police. Et puis plusieurs événements importants vont s'intercaler et feront de ce moment londonien un souvenir impérissable pour de nombreux personnages de cette histoire.

👑❄️🎡

J'ai vraiment bien aimé les personnages, la construction de ce roman, le style, l'humour de l'auteur, les thèmes abordés et puis surtout Londres. (Je suis dans cette période pré-automnale qui revient année après année où Londres m'attire inexorablement, allez savoir pourquoi !)

👑❄️🎡

Il y a pas mal de personnages, enfants, ados et adultes qui se croisent dans ce roman. Je les ai tous trouvés sympathiques, attendrissants pour d'autres, et surtout très réalistes. Samantha Hez a déjà été blessée, mais elle reste néanmoins une jeune fille rêveuse, tout comme Eliot, on ne peut que vouloir le meilleur pour ces deux personnages qui croiseront sur leur route des personnes bienveillantes.

Quant à la construction de ce roman, elle s'articule autour d'une journée fatidique à Londres, pour qu'ensuite en découlent des conséquences pour chacun des personnages. On fait quelques sauts dans le temps vers la fin du roman, ce qui ne gâche rien, puisque nous connaissons le dénouement des arcs narratifs proposés par l'auteur.

Et puis il faut bien avouer que l'idée de plonger le pays dans un deuil national m'a beaucoup plu, ce n'est pas encore arrivé, mais les années passent et cet évènement ne saurait tarder. C'est avec beaucoup d'amusement que j'ai découvert comment l'auteur imaginait de quel façon les anglais vivraient ce moment.

Le style est teinté d'humour. Il est aussi maîtrisé et m'a permis d'apprendre du nouveau vocabulaire. Ça s'adresse à un public d'adolescents mais je trouve que le style fait très adulte.

En ce qui concerne les thématiques, même si elles ne sont pas approfondies et ne font pas débat (ce n'est pas le but de l'auteur), elles sont nombreuses, on trouve pêle-mêle : la famille, la perversion narcissiques dans le couple, le harcèlement scolaire, la bisexualité, l'amour, le racisme, la guerre dans des pays lointains et l'immigration, les difficultés liées au travail précaire, les coutumes ancestrales, bref ce sont des sujets qui parsèment l'histoire mais surtout qui donnent du corps aux personnages.

👑❄️🎡

Un excellent roman, qui je l'espère trouvera son public. Il m'a permis de passer un bon moment, avec des personnages attendrissants.

(il paraitra le 19 septembre, jetez-vous dessus !)

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

jeudi 29 août 2019

Une apparition, Sophie Fontanel

Quatrième de couv' : Et si tout ce qu’on racontait sur les cheveux blancs était faux ? Et si l’heure de la teinture était révolue ? Et si on sonnait le glas des angoisses et des servitudes ?
C’est en partant de cette intuition que Sophie Fontanel, un soir d’été, décide d’arrêter les colorations et de regarder pousser ses cheveux blancs. Comme elle est écrivain, elle en fait un livre, sorte de journal romancé de ce qu’elle n’hésite pas à appeler une « naissance ».
Les semaines, les mois passent : un panache lui vient sur la tête, à mille lieues des idées préconçues sur les ravages du temps. Elle réalise que l’âge embellit aussi les femmes et que les hommes n’ont pas pour les cheveux blancs l’aversion qu’on supposait. Elle découvre que notre société n’attendait qu’un signal, au fond, pour s’ouvrir à une splendeur inédite, d’une puissance extraordinaire.
Ce roman est une fête. Celle de la liberté.


Mon avis : Ce livre je voulais absolument le lire depuis sa sortie, sauf que payer 19€ pour 252 pages, pardon mais je m'étrangle. Alors j'ai patiemment attendu sa sortie en poche. Je suis tombée dessus par hasard en cherchant un livre pour une cliente, et je me suis dépêchée de m'en mettre un de côté.

👩🏻👉🏻👩🏻‍🦳

Dans ce livre, Sophie Fontanel raconte son rapport aux cheveux blancs. Elle explique comment elle en est venue à prendre la décision de cesser les teintures. Elle raconte ses séances chez sa coiffeuse, avec qui elle a des discussions profondes sur le sens de sa démarche. Elle nous montre l'évolution de ses cheveux, grâce à une trentaine de photos réunies au milieu du livre. Dans une sorte de journal de bord, nous la suivons dans ses interactions avec autrui, amis, connaissances ou même inconnus.

👩🏻👉🏻👩🏻‍🦳

Pourquoi ce livre m'intéressait ? Eh bien parce que depuis Février 2017, j'ai décidé d'arrêter les teintures et les décolorations. Déjà par souci économique et de temps : passer 3h chez le coiffeur, débourser 120 balles une fois tous les 2 mois, c'est NON. Et puis tous ces produits bourrés de silicones qu'on nous met sur le crâne, sans nous demander notre avis, ça non plus je ne le veux plus. Alors j'ai entamé une expérience : celle de laisser pousser mes cheveux au naturel. Je savais déjà que j'avais des cheveux blancs, mon premier étant apparu à 17 ans. Je fus plutôt surprise et attendrie par cette jolie mèche argentée qui se dessinait près de mon visage. Je me suis dit qu'il était temps d'accepter ça. De me démarquer. Honnêtement je me sens plus libre et forte depuis que je laisse mes cheveux argentés prendre leur place dans ma chevelure brune.
Contrairement à l'autrice, ce n'est pas toute ma chevelure qui vire au blanc. Je n'aurai pas eu cette démarcation bicolore bien nette qu'elle a eue pendant 1 an et demi. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il m'est plus facile d'accepter de voir mes cheveux perdre leur couleur. Et puis je crois qu'on est de plus en plus nombreux∙ses à faire ce qu'on veut de nos cheveux : je vois tant de jeunes adultes qui se teignent en bleu, en rose, en vert. Il y a 10 ans de ça, on n'osait pas encore et on se contentait des teintures classiques de supermarchés. Je pense qu'il est vraiment plus facile d'accepter ses cheveux blancs aujourd'hui en 2019, qu'il y a encore 10 ans.

👩🏻👉🏻👩🏻‍🦳

J'ai bien aimé l'écriture, j'ai trouvé de jolies phrases. J'ai aussi beaucoup aimé le regard bienveillant que l'autrice porte sur les autres femmes, surtout sur celles qui cachent encore leurs cheveux blancs.
Libre, Sophie Fontanel l'a toujours été. Mais ses cheveux blancs lui confèrent une liberté supplémentaire, car chacun en va de son petit commentaire à ce sujet, alors que faire ? accepter sans sourciller ? Ou répondre avec humour ? elle choisit la seconde option, ne cédant surtout pas à la pression d'une société qui voudrait que la femme aux cheveux blancs reste enfermée chez elle et ne se montre pas, parce qu'elle serait le symbole de la vieillesse, et au secours ! on ne veut surtout pas voir ça. A vrai dire, les hommes ne veulent surtout pas voir ça, car ça les renvoie à leur propre vieillesse. J'ai adoré ce passage où elle dit qu'un homme qui lui demandait son âge (50 ans) avait ajouté le sien à celui-ci, faisant une somme de 100 ans. Alors que si il demandait la même chose à une jeune femme (25 ans), il ôterait 25 ans à son âge, faisant ainsi une soustraction qui le rassurerait sur sa virilité.

👩🏻👉🏻👩🏻‍🦳

Un bon livre. Il peut peut-être révolutionner les choses auprès de certaines femmes, grâce à cette démarche. C'est vrai qu'il faut être curieuse, plutôt que courageuse, pour oser laisser ses cheveux au naturel.
J'enlève quelques points, parce que je n'avais pas spécialement envie de connaître la sexualité de Sophie Fontanel et puis parce qu'elle évolue dans un milieu très aisé, où on voyage tous les 4 matins. (Good for you hein, mais bon ça fait un peu étalage de richesse).

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 25 août 2019

Ce qui fait battre nos coeurs, Florence Hinckel

Quatrième de couv' : A la moindre émotion, la petite soeur d'Esteban est en danger. Car elle vit avec un coeur artificiel bas de gamme. En 2030, on sait reproduire presque tous nos organes, mais cela a un coût et tout le monde n'y a pas accès.
Désespéré et en colère, Esteban kidnappe Leila, une adolescente que les médias surnomment la "fille artificielle", et Noah, le riche héritier de la société Organic. Maria, une jeune femme "augmentée" embarque avec eux. C'est le début d'une nuit de cavale sur les routes de France, retransmise en direct sur les réseaux sociaux.

Un roman qui fait battre le coeur, un suspense de tous les instants.


Mon avis : J'ai eu ce livre en SP par ma représentante Nathan/Syros. Elle ne connaît pas trop mes goûts et me file souvent des SP qui sont orientés SF ou anticipation pour ados. Ce ne sont pas les romans vers lesquels je suis très attirée.
Et puis là, comme mon contrat se finit fin août, je voulais essayer de finir mes SP pour les refiler à ma collègue qui reprendra le rayon jeunesse. Du coup je me suis "forcée" à découvrir ce roman, qui est sorti le 22 août.

✧❤︎✧

Alors ! Déjà, j'ai été embarquée dans cette histoire dès les premières pages, il y a un suspense de fou !
On commence par nous présenter les 3 personnages principaux : Maria, une jeune femme qui a une prothèse au niveau du bras, qu'elle a elle-même perfectionnée.
Il y a Leila, qui suite à une maladie rare et auto-immune, a perdu peu à peu tous ses organes naturels, remplacés par des organes artificiels de très bonne qualité (car sa famille a les moyens de les lui payer), mais elle doit passer sa vie enfermée chez elle, pour éviter tout risque de contamination.
Et enfin il y a Esteban, un ado de 17 ans dont la petite soeur souffre d'un problème au coeur : elle a un coeur déjà remplacé (et utilisé par d'autres auparavant) lorsqu'elle avait 3 ans, mais qu'il faudrait à nouveau remplacer par un coeur adapté à son âge et plus performant. Seulement, la mère d'Esteban n'a pas les moyens de faire remplacer le coeur de sa fille.
Alors comme seule solution, Esteban décide de prendre en otage Leila, qui s'est rendue exceptionnellement à une soirée sur une péniche à Paris.
Mais rien ne va se dérouler si facilement et ce sont 4 personnages qui vont se retrouver dans cette voiture, en cavale durant une nuit et une journée.

Le roman se déroule sur une unité de temps assez courte et leurs liens vont se resserrer très vite et fortement au cours de cette nuit où ils tenteront d'échapper à la police.

✧❤︎✧

Comment vous dire à quel point ce livre est une claque ? Il aborde tellement de thématiques ! L'histoire se déroule en 2030, dans un futur pas si lointain et pas impossible selon moi.
TOUT est connecté, les gens utilisent toujours les réseaux sociaux, les maisons sont équipées d'outils connectés, et surtout les progrès de la médecine sont tels qu'on peut prolonger son espérance de vie en remplaçant ses vieux organes par des organes artificiels.
Il est alors difficile pour l'Etat d'établir des lois en fonction de ces progrès, qui pourraient nous mener rapidement à l'Intelligence Artificielle si rien n'est contrôlé.

✧❤︎✧

A travers ce roman, c'est une leçon de philosophie que j'ai prise, sans m'en rendre compte. Toutes ces questions sur la façon dont l'humain peut progresser et améliorer son confort de vie sont très intéressantes. L'autrice arrive toujours à nous présenter les côtés positifs et les inconvénients de tels procédés technologiques.
Je suis très nulle pour expliquer tout ça, mais le roman est si bien écrit, que si le sujet du transhumanisme vous intéresse, foncez !

✧❤︎✧

Les personnages sont aussi très attachants, ils sont tous gentils et bienveillants malgré la situation dans laquelle ils sont plongés tous ensemble. J'ai adoré les voir apprendre à se connaître, la façon dont leur relation change tout au long de leur cavale.

J'ai aimé chaque partie de cette histoire, même si j'ai parfois trouvé quelques longueurs.

✧❤︎✧

Un excellent roman, bien documenté, qui aborde des thématiques auxquelles nous aurons à faire face dans les années à venir. Il est certes très orienté anticipation et questions philosophiques, néanmoins la trame narrative est parfaitement menée et nous fait vivre de nombreux rebondissements.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Le matin de Never World, Marisha Pessl

Quatrième de couv' : Un an après la mystérieuse mort de Jim, son petit ami, Béatrice n'a toujours pas revu leur bande de copains. Populaires, complices, sarcastiques, ils se connaissent depuis toujours mais elle sait qu'ils lui cachent quelque chose.
La soirée des retrouvailles dérape, et leur vie va basculer : ils devront affronter ensemble la vérité et prendre la plus difficile des décisions - ou revivre éternellement la même journée, prisonniers du Neverworld.


Mon avis : Encore un SP lu ! Et reçu en mai grâce aux éditions Gallimard. Ce roman est sorti le 22 août, et contrairement à son épaisseur, il fait 315 pages. J'ai détesté l'épaisseur des pages de ce livre, qui du coup est super lourd. C'est un détail mais ce n'est pas agréable pour lire.
C'est le premier roman de l'autrice à destination des ados. Marisha Pessl publie d'habitude de très gros romans contemporains destinés à un public adulte.

⧨⧓⧩

Ce roman raconte l'histoire de Beatrice "Bee", dont le petit ami, Jim est décédé un an auparavant. A la fin de l'été suivant elle reçoit un sms de son ancienne amie, Whitley, qui lui propose de passer une soirée dans son manoir de Wincroft. Au début réticente, Bee s'y rend, et les 5 amis partent assister à un concert. A leur retour, ils ont un accident, les plongeant dans le "Neverworld".
J'ai peur de spoiler tellement tout ce qu'on découvre est original et perturbant. Alors je vous préviens : je vais un peu spoiler dans la suite, rien ne vous oblige à la lire.

⧨⧓⧩

Les personnages sont quasiment tous riches, ils évoluent de manière assez adulte, malgré leur jeune âge. Ils se sont rencontrés dans un lycée, une sorte de pensionnat assez guindé. Et je me suis souvent demandé ce que Bee faisait là, parce qu'elle ne vient pas d'une famille très aisée.
Ils ne sont pas particulièrement attachants, ni très développés. Car tout se joue dans l'action et la répétition de celle-ci.

⧨⧓⧩

Le Neverworld nous est d'abord présenté comme un espace-temps en boucle. Les personnages revivent éternellement la même journée, en ayant la possibilité de faire tout ce qu'ils veulent (étudier, voir leur famille, faire des bêtises, se faire tuer), mais à la fin ils vivent ce qu'on appelle "une veillée", moment durant lequel leur corps s'engourdit et tombe dans le sommeil, pour se réveiller au matin de la même journée. En boucle.

Ils ont cependant pour mission de voter pour celui, parmi les cinq, qui pourra revenir à la vie. Evidemment chacun vote pour soi-même. Il ne leur viendrait même pas à l'idée de se mettre d'accord. Et ils mettront un temps fou, après de multiples aventures à trouver un consensus.

Malgré des répétitions dans le temps, on ne se lasse pas de ces vies qu'ils mènent à l'infini. A vrai dire, j'avais peur de m'ennuyer, mais l'autrice sait à quel moment il faut faire évoluer l'action, amener des rebondissements. Elle maîtrise totalement le rythme.

⧨⧓⧩

Durant la lecture, je me suis demandé quel était l'intérêt de tout ça, si au fond chaque personnage savait ce qui était arrivé à Jim ?
La fin qui nous est proposée nous permet de comprendre ces incohérences.

⧨⧓⧩

J'ai bien aimé ce roman, je le trouve bien écrit, haletant et intéressant.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 20 août 2019

L'échange, Rebecca Fleet

Quatrième de couv' : Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l'occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d'imaginer que quelqu'un puisse y habiter.
Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu'elle aurait préféré garder enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle...


Mon avis : J'ai acheté ce roman qualifié de "thriller" hier, parce que j'en avais entendu parler il y a peu et même si les avis n'étaient pas géniaux, j'étais bien tentée par l'idée d'échange de maisons.
J'ai lu ce livre en une journée, il ne fait que 340 pages. Cependant, je vais rejoindre la plupart des avis : je suis mitigée et un poil déçue.

⋐⧳⋑

Je ne voudrais pas trop spoiler, mais pour faire court, nous suivons Caroline, femme mariée d'environ 35 ans, à travers 2 périodes : la période actuelle, en 2015 où elle échange son logement avec un∙e certain∙e S.Kennedy qu'elle n'a jamais vu∙e. Et une période plus ancienne en 2013, où elle vivait une relation adultère avec un homme prénommé Carl.
Pendant cet échange de logement, elle va se rendre compte qu'il y a dans la maison qu'elle découvre des éléments qui lui rappellent bizarrement son passé.

⋐⧳⋑

Alors. Je crois que je n'ai pas trop aimé à cause de la façon dont le livre est écrit. C'est plutôt lourd, il y a beaucoup de descriptions d'actions, et surtout de ressentis physiques : cette fameuse Caroline passe son temps à se sentir mal, à avoir le tournis, à être au bord des larmes.

Son mari, Francis est censé être psychothérapeute et comment vous dire ? On n'y croit pas une seconde. Le mec est un déchet total. Certaines de ses séances nous sont racontées à travers son regard et c'est pas crédible. Impossible qu'on laisse quelqu'un exercer ce métier dans cet état-là. Même ses réactions vis-à-vis de sa femme et de son fils sont tout sauf celles d'une personne sensée et responsable.

J'ai été déçue de ne pas faire partie du voyage : Caroline et Francis échangent leur appart' à Leeds pour une maison de la banlieue londonienne, ce qui leur donne l'occasion de faire des excursions dans Londres, de visiter des musées, etc. Sauf que l'autrice ne nous raconte rien de ça : elle ne nous présente que les faits qui se déroulent dans la fameuse maison ou aux alentours dans la banlieue de Londres, ce qui n'apporte aucun répit au lecteur, qui est englué dans une atmosphère déprimante.

Qualifier ce roman de thriller, c'est un peu fort, parce qu'il manque de suspense. Le déroulement est souvent ralenti par les pensées des personnages et le fait qu'ils soient constamment en train de gémir. Ils m'ont vraiment tous agacée ! (même le gamin !!) Je crois que j'ai vraiment du mal avec les personnages qui ont des addictions (j'avais eu le même ressenti avec La fille du train).

Bémol sur ce titre : il y a des coquilles qui n'ont vraiment pas lieu d'être : un "S'en m'en rendre compte" au lieu de "Sans", un bain dans une "baignore", bref, les gars, relisez vous : y'a eu une traduction, une relecture, un grand format, puis un format poche, c'est pas normal.

⋐⧳⋑

En revanche, je ne vais pas mentir, j'ai été prise dans cette histoire, car un retournement de situation arrive au milieu du livre et sur le coup je ne parvenais pas à comprendre comment on pouvait arriver à ça. Il me manquait encore les pièces du puzzle, qui nous sont apportées dans la suite. J'avoue avoir été surprise par ce qu'il se passait et ça m'a plu.

⋐⧳⋑

Pour conclure, oui j'ai bien aimé lire ce roman, mais il présente beaucoup de défauts, au niveau du rythme et des personnages qu'on peine à apprécier. C'est un roman domestique, où on dissèque le couple, plus qu'un roman noir ou un thriller.

5/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 18 août 2019

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Quatrième de couv' : On les a élues "Boudins de l'année" sur Facebook.
Mais Mireille Laplanche et ses "boudinettes", Hakima et Astrid, n'ont pas l'intention de se lamenter sur leur sort !

Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris... pour s'incruster à l'Elysée !

Place aux Petites Reines !!!


Mon avis : Il m'en aura fallu du temps pour sauter le pas et découvrir ce roman pourtant très apprécié sur Bookstagram et Booktube. Je l'ai acheté en mars et je viens de le sortir de ma PAL. Prise dans cette histoire très agréable à lire, je l'ai dévoré en une après-midi.

🚲🎖✨

Elues "boudins" du collège-lycée par un sombre crétin, Mireille, Hakima et Astrid vont se soutenir dans cette épreuve et décider de partir à vélo pour rejoindre Paris, tout en vendant des boudins.
Là-bas, elles souhaitent s'incruster à la garden-party de l'Elysée le 14 juillet, avec chacune un objectif bien précis. Mais leur projet ne plait pas à tout le monde. Ce road-trip permettra aux filles de se rapprocher et de vivre une expérience totalement à part dans laquelle elles s'impliquent corps et âmes.

🚲🎖✨

J'ai dévoré ce roman, et je pense que l'écriture de Clémentine Beauvais y est pour quelque chose. C'est empreint d'humour, tout en abordant des sujets importants pour les ados : le harcèlement et l'humiliation, les canons de beauté, la paternité, les premières règles, le féminisme.
Ce n'est pas un style léger et facile, Clémentine Beauvais use de métaphores et d'images plutôt que de dire par exemple : "Les jeunes filles roulaient sous la pluie". Elle parsème son roman de détails auxquels on n'a pas l'habitude d'accorder de l'importance : les odeurs des villes comparées à celles de la campagne, entre autres.

🚲🎖✨

Ce qui fait la force de ce roman c'est son personnage principal, Mireille. Elle ne se laisse jamais marcher sur les pieds, ne laisse à personne l'occasion de la blesser. Avec un tel tempérament, pas étonnant qu'elle réussisse à motiver ses deux amies à aller jusqu'à Paris. Adolescentes de 16, 15 et 12 ans, elles sont accompagnées du grand frère d'Hakima, Kader, un soldat gravement blessé lors d'une mission dans un pays étranger.
J'ai bien aimé ces 4 personnages et les liens qu'ils tissent au fil du voyage. Déterminés et forts, ils surmontent les longues journées où il faut pédaler des heures durant. Ils font aussi quelques rencontres enrichissantes, l'occasion par exemple de parler de sujet comme l'après-guerre.

🚲🎖✨

J'ai beaucoup aimé ce roman, je m'y suis sentie très bien durant toute ma lecture. J'aime l'humour de Clémentine Beauvais à travers la répartie de Mireille, c'est audacieux et subtil. Par ailleurs l'épilogue du roman est construit de façon très poétique et c'est vraiment doux de finir le roman sur cette image.
A mon avis, on ne peut pas être déçu par cette histoire !

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

L'enfant océan, Jean-Claude Mourlevat

Quatrième de couv' : Une nuit, Yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l'océan, les sept enfants marchent vers l'Ouest.

De l'assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée.


Mon avis : Récemment PKJ a sorti des éditions collector très belles de romans qui ont plus ou moins marché chez eux. J'ai forcément craqué pour la plupart de ces éditions, ce qui me permet aussi de découvrir des textes vers lesquels je n'étais pas attirée de prime abord. Je crois n'avoir jamais rien lu de Jean-Claude Mourlevat (pas même La rivière à l'envers, qui est un best-seller de la littérature jeunesse).
Comme on est déjà le 18 août et que je n'avance pas dans mes lectures ce mois-ci, je me suis dit que j'allais faire baisser ma PAL en lisant un livre court.

🚙🥖🌅

Dans ce roman, qui est une ré-écriture du Petit Poucet, nous suivons une fratrie de 7 garçons qui prennent la tangente. Le plus jeune a entendu leur père dire qu'il allait les tuer, alors il réussit à convaincre ses frères de se sauver de la ferme familiale. A travers les discours de divers personnages, nous suivons leur fuite jusqu'à l'océan.

🚙🥖🌅

J'ai beaucoup aimé le procédé : les chapitres sont très courts, en quelques phrases nous découvrons les personnages qui les ont aidés (sans jamais savoir qu'ils permettaient aux enfants de continuer leur fugue). Mais nous suivons aussi les pensées de chacun des frères. Et ils sont très attachants. Fonctionnant par paires, leurs caractères sont différents : les grands sont responsables et doux, les suivants sont plein de colère mais aussi protecteurs, les plus jeunes sont peureux mais courageux. Quant à Yann, le dernier, le Petit Poucet, bien qu'il ne parle pas, est celui qui dirige les opérations. C'est en lui qu'on trouve le plus grand désir de liberté.

🚙🥖🌅

La fin était très cruelle, et je suis contente de trouver un dénouement plus tolérable que ce que j'avais cru comprendre.

🚙🥖🌅

J'ai bien aimé ce roman, qui remet au goût du jour un conte que j'avais plus ou moins oublié. Les points de vue narratifs sont pertinents et nous poussent à connaître la suite. Je trouve que c'est une belle histoire, pleine de suspense et d'émotions.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 16 août 2019

La vie comme elle vient, Anne-Laure Bondoux

Quatrième de couv' : Elles sont deux soeurs. Mado, quinze ans, est bonne élève, sensible et réservée. A vingt ans, Patty est tout l'inverse : exubérante, immature et fêtarde. Jusqu'ici, ne voyant que leurs différences, elles vivaient sur des planètes éloignées. Mais il y a huit mois, leurs parents sont morts dans un accident de voiture, et le juge des tutelles a confié la garde de Mado à sa grande soeur. A présent, elles n'ont qu'une peur : être séparées.
Or, Patty a un secret. Au milieu du désastre, elle est tombée enceinte. Si le juge des tutelles l'apprend, c'est fini : Mado part dans une foyer.
Alors en cachette, les deux soeurs décident de passer l'été en Ardèche, dans la maison coupée du monde laissée par leurs parents. Quand le bébé naîtra, en septembre, on verra bien !
Le problème c'est que Patty s'est "trompée" sur le terme de sa grossesse. Et elles ne sont pas au bout de leurs surprises. Car les mensonges de Patty sont comme des kangourous : ils ont des poches, avec des petits à l'intérieur...


Mon avis : Ce titre a été ré-édité il y a 2 ans à l'école des Loisirs, et il faisait partie de ma wishlist. Quand j'ai vu que je l'avais dans mon rayon et que je devais le retourner, j'ai décidé de me l'acheter et de le lire dans la foulée.

❈❂❈

Mado a 15 ans, s'apprête à passer le brevet, mais cette année est un peu compliquée pour elle : en Octobre ses parents sont décédés dans un accident de voiture, près de leur maison de vacances en Ardèche. Depuis, elle vit avec sa grande soeur Patty, un phénomène qui n'a peur de rien.
Alors que les grandes vacances se profilent pour Mado, elle apprend que Patty est enceinte. Alors plutôt que d'affronter la réalité, elles partent en Ardèche, passent les vacances là-bas, jusqu'au jour où... je ne vous dis pas la suite !

❈❂❈

Dans ce roman, les rôles sont inversés : Mado, 15 ans, sage et anxieuse, se retrouve à gérer une grande soeur, Patty, 20 ans, insouciante, qui vit au jour le jour, et surtout pas la dernière pour raconter des bobards !
J'ai beaucoup aimé Mado, qui est par la force des choses très mature, mais qui redevient une enfant quand elle découvre les joies des premiers baisers.
En revanche j'ai détesté sa soeur, qui est typiquement le genre de personne que je ne supporte pas dans la vraie vie.
Cependant je dois reconnaître que les deux personnages sont terriblement bien dessinés. J'ai bien imaginé chacune des scènes où l'on voit les deux soeurs se disputer, s'affronter ou bien s'aimer.

❈❂❈

Par contre, j'ai trouvé cette histoire un poil trop dramatique, c'était assez réaliste, mais il y avait un petit côté où les événements étaient trop poussifs. Ça faisait beaucoup de malheurs.
J'ai trouvé certains passages assez longs : notamment le retour de vacances, avec des moments très répétitifs, où les personnages ne se parlent pas dans la voiture par exemple.

❈❂❈

Ce roman, vraiment dans la lignée des romans réalistes publiés par l'Ecole des Loisirs, a un petit goût doux-amer. Il y a ces personnages très forts, vivant des événements déconcertants et très durs, qui nous touchent. Mais je crois que j'aurais aimé que les deux soeurs soient un peu plus épargnées.
Le titre est très bien trouvé !

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 11 août 2019

Quatre murs et un toit, Camille Anseaume

Quatrième de couv' : Avec tendresse et humour, Camille Anseaume  livre, pièce par pièce, un hymne drôle et poétique  à la maison d’enfance.

Quand elle apprend que ses parents ont mis en vente la maison où elle a grandi, Camille décide d’y séjourner  une dernière fois afin de s’imprégner du lieu et lui  faire ses adieux. Chaque pièce résonne encore de  l’écho des joies et des peines passées et la replonge  dans les souvenirs : les manies de sa mère, les blagues  de son père, les amis du grand-frère dont elle est  follement amoureuse, les disputes entre soeurs…des cris, des rires, des larmes, et surtout beaucoup,
beaucoup d’amour. Mais une semaine, est-ce suffisant  pour dire adieu à son enfance ?


Mon avis : J'ai lu tous les livres de Camille Anseaume. J'aime bien en général. C'est rapide à lire, c'est souvent tendre.
Mais par contre, payer 16€ pour 161 pages, c'était hors de question. Alors patiemment j'ai attendu de le trouver chez ma bouquiniste, pour 6€, et là, je me suis décidée à le prendre.

🏡🔑🧸

Dans ce récit autobiographique, Camille Anseaume alterne les chapitres de sa vie d'adulte : elle se rend seule une dernière fois dans la maison de son enfance, et les chapitres racontant des événements du passé ayant eu lieu dans cette maison.
Elle remplit les pièces de ses souvenirs : la cuisine où elle est celle qui distribue les couverts, le sopalin, l'eau, pour décharger sa mère de tout ce fardeau. Ou encore le garage qui abrite les outils et les affaires bien rangées et étiquetées par son père.
Ainsi, c'est l'histoire de sa famille qu'elle raconte à travers cette maison.

🏡🔑🧸

J'ai préféré les passages où elle raconte son enfance ou son adolescence que les passages du présent, où elle explique l'acte d'écrire sur ce qui disparait. Plus touchants, ces moments au sein de sa famille m'ont plus parlé.
J'aime bien l'écriture de Camille Anseaume, qui mêle instants du quotidien et poésie. Enfin, poésie est un grand mot, disons que c'est doux, c'est touchant, ça fait appel à nos propres souvenirs.
Elle parle aussi de ses relations avec son frère, ses soeurs ou ses parents. C'est ici qu'ils ont grandi tous ensemble, ont vécu des chagrins, de la joie, des périodes plus sombres, cette maison a été un refuge pour Camille à certains moments.
J'aime un peu moins les phrases toutes faites qu'elle utilise parfois : "Un jour j'irai vivre en Théorie car en Théorie, tout se passe bien", je trouve que ça me sort du texte, c'est bateau et ça ne créé par de lien avec moi en tout cas.

🏡🔑🧸

Vite lu, il sera aussi vite oublié. Après tout c'est son histoire à elle qu'elle raconte et j'imagine que tout ça lui fait plaisir à elle ainsi qu'à sa famille. Mais pour un lecteur extérieur, il n'y a pas beaucoup d'intérêt, à part peut-être l'envie de se raconter aussi sa propre histoire à travers les murs de sa maison d'enfance.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 4 août 2019

Lazy Bird, Andrée A. Michaud

Quatrième de couv' : Qui est la mystérieuse femme qui hante les nuits de Bob Richard, animateur radio à la Solitary Mountain ? En acceptant de s'exiler dans le Vermont pour y animer une émission de musique, cet albinos dépressif ne s'attendait pas à se retrouver la proie d'une auditrice déséquilibrée.
Ses soupçons se portent sur une jeune fille perdue surnommée "Lazy Bird".
Dans cette communauté perdue au coeur de la montagne solitaire, une menace plane, et l'étau se resserre inexorablement autour de Bob Richard.

Un suspense captivant mené avec virtuosité sur une tempo de jazz, par l'auteure de Bondrée (prix des lecteurs Quais du polar/20 minutes et prix Rivages des libraires).


Mon avis : Je sais que Bondrée, de la même autrice, a rencontré un fort succès auprès des lecteurs, mais aussi de mes collègues. Je n'avais pas spécialement envie de commencer par celui-ci, parce que trop peur d'être déçue, alors j'ai préféré prendre Lazy Bird. En plus on y parle de jazz, rien de mieux pour me convaincre de le découvrir.

⟕⟐⟖

Bob Richard est un solitaire, animateur de radio, il vit la nuit. Il quitte son Québec natal pour se rendre dans le Vermont où on l'attend afin d'animer une émission sobrement intitulée The Night, durant laquelle il passe des disques de jazz, les accompagnant d'anecdotes. Très vite, il reçoit des coups de téléphone durant l'émission, d'une certaine Misty. Ses messages le troublent, l'inquiètent.
Sa maison est visitée durant son absence, il se sent en danger.
Et puis il y a Lazy Bird, une ado qu'il va en quelque sorte recueillir. Enfant placée de famille en famille, elle est rude, insolente, mais aussi incroyablement fragile, comme un moineau.

⟕⟐⟖

Ce roman est poisseux, dense et nous plonge dans l'été 2007, entre tempêtes de pluie et disparitions à la chaîne. Harcelé, Bob Richard n'est pas du genre à se laisser faire, différent parce qu'albinos, il ne veut pas abandonner la piste Misty, qu'il confie néanmoins aux flics de Solitary Mountain.
Epaulé par son ami Charlie the Wild Parker, il trouve refuge auprès de cet homme qui a préféré la nature aux bruits de la vie de couple.

⟕⟐⟖

J'avais très envie de lire un roman sombre, quelque chose avec une ambiance particulière, crasse. J'ai délibérément choisi ce roman pour ça, parce que je savais qu'Andrée A. Michaud ne lésinerait pas sur l'ambiance de son histoire. De ce côté-là, j'ai été servie.

En revanche je ne m'attendais pas à autant de détails et de réflexions intérieures. C'est dense et parfois même trop long, on aimerait que ça bouge plus vite, que les noeuds se défassent et j'ai eu l'impression de tourner en rond, coincée dans les pensées de Bob.

J'ai aussi trouvé très surprenant qu'un type comme Bob, très solitaire, se lie d'amitié si vite avec Charlie the Wild Parker ou avec Lazy Bird. Un peu comme des naufragés qui se retrouvent sur une liste déserte, ils se sauvent les uns les autres. Bref, ici dans un tel contexte, j'ai trouvé que c'était rapide et pas très crédible...

J'ai aussi trouvé lourdes les références à des films. Si les références musicales m'ont plu parce que c'est normal, le personnage est animateur radio, les références constantes à des films m'ont lassée.

De plus, la fin m'a semblé très inspirée de film hollywoodien (avec une course poursuite), puis expédiée en deux-deux, et j'ai trouvé dommage que le passage dans le chalet ne dure pas plus longtemps. L'épilogue est plutôt correct, même si il n'était pas si nécessaire dans le sens où on avait compris en fait.

⟕⟐⟖

En bref, si vous voulez une ambiance particulière, dans une petite ville du Vermont, un roman où on se sent emprisonné dans un lieu où il se passe des choses dramatiques, go for it !
Si le français du Québec ne vous rebute pas, go for it !
Par contre, si vous en avez marre des héros geignards, ou des amitiés qui se lient à la vitesse de l'éclair, alors ce roman ne sera pas pour vous.
J'ai aimé me plonger dedans, mais j'ai trouvé que la structure et le dénouement étaient assez conventionnels pour un polar. Il n'y a pas eu d'effet de surprise pour moi.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur