jeudi 28 mars 2019

Grisha, Leigh Bardugo

Quatrième de couv' : OMBRE. GUERRE. CHAOS.

Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.

ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.

L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.


Mon avis : On ne va pas se voiler la face, ce qui m'a fait acheter ce livre c'est sa couverture. Allez en librairie, regardez-la et vous comprendrez que c'est dur d'y résister ! (Elle est de Guillaume Morellec et juste Waouh !)
Comme je suis un peu raisonnable, je n'ai pas acheté les 3 tomes d'un coup, parce que je craignais de ne pas du tout accrocher à l'univers. Je lis assez peu de fantasy, c'est un genre qui m'est plutôt hermétique.

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Alors Grisha, j'en ai pensé quoi ?
Tout d'abord, je croyais que Grisha était le personnage principal du roman, eh bien pas du tout ! Grisha est le nom qu'on donne aux individus qui ont des pouvoirs. Dans ce monde qui n'est pas daté, et qui ressemble beaucoup à la Russie, Alina et Mal sont deux orphelins qui ont intégré l'Armée. L'un comme traqueur, l'autre comme cartographe. Lors d'un passage sur la Non-Mer, le skiff sur lequel ils se trouvent, est attaqué par des volcras, sorte de monstres ailés qui repèrent leurs proies dans les ténèbres de la Non-Mer. C'est alors qu'Alina fait preuve d'un pouvoir insoupçonné et qu'elle va devoir apprendre à développer.

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Honnêtement, je l'ai trouvé un peu long à démarrer. Au début on ne comprend pas du tout son pouvoir. Elle est séparée de Mal et je me suis demandé si il avait une importance dans la suite ou si il s'agissait juste de la caution "amour impossible". Puis on assiste à son entraînement pour développer son pouvoir. Et enfin, quand on s'y attend le moins, un événement vient tout bouleverser, j'avoue ne pas l'avoir vu venir. Et puis on passe dans une phase que j'apprécie moins dans les romans car elle est vraiment dure à rendre palpitante : la fuite. J'ai eu du mal à déterminer la durée de cette fuite, et ce n'était pas très intéressant parce qu'Alina se retrouve dans la nature, à ne faire rien d'autre que surveiller ses arrières et fuir.
La fin en revanche m'a paru un peu précipitée, même si j'étais contente d'y arriver. Je me doutais un peu que ça se finirait comme ça, vu qu'il y a encore 2 tomes après. Disons que ça fait résolution, presque happy ending, sans être une vraie résolution. D'un côté ce livre peut se suffire à lui-même, là par exemple je n'ai pas spécialement envie de me jeter sur la suite. D'un autre côté, on sent qu'il faut une suite pour clore certaines questions.

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J'ai plutôt bien aimé ce livre, mais comme j'ai peu l'habitude de lire de la fantasy, me plonger dans un roman comme ça, ça a été un peu difficile. Heureusement que géographiquement ça ressemble à la Russie, sinon j'aurais eu encore plus de mal à imaginer les scènes. Quant à l'époque, je verrais bien cette histoire se dérouler au XIXè siècle pour l'ancrer dans quelque chose de connu.

Je me suis peu attachée aux personnages et à leur sort. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Ils ne sont pas particulièrement désagréables ou niais. Ils sont même bien construits. Mais j'ai trouvé que certaines phrases faisaient très clichés dans les échanges entre Mal et Alina, surtout vers la fin.

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Par contre j'ai vu au moins 3 coquilles dans le livre, sur des accords tout cons en plus, dommage qu'elles aient passé la relecture.

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Dans l'ensemble c'est une bonne lecture, qui plaira forcément aux amateurs du genre fantasy. Je suis plus mitigée parce que je n'ai pas l'habitude d'en lire et que j'ai besoin de le raccrocher à quelque chose que je connais ou que mon cerveau peut se figurer. Pour ce qui est du contenu, je dirais que la trame est assez classique et que j'y ai vu quelques longueurs, mais rien de bien grave, on a suffisamment de rebondissements pour rendre le tout intéressant.

6/10

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Pulsions, Kyan Khojandi, Bruno Muschio, Boulet

Quatrième de couv' : Dans « bref. », j’ai mis mes doutes, mes angoisses et mes fantasmes. On en a ri ensemble. Ça m’a fait gagner quatre ans de psychanalyse. 

Quatre ans après, on en a parlé dans un spectacle, sept ans après on en a fait un livre. 


Mon avis : Quand Bref. est sorti, je n'ai loupé aucun épisode. J'ai écouté tous les podcasts Marché-Parlé de Navo (Bruno Muschio). J'aime aussi écouter Boulet dans la Nuit Originale quand il raconte des histoires qui font peur. Ces trois personnes sont des gens que j'apprécie suivre (de loin en loin).

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J'avais vu passer le spectacle Pulsions sur Youtube, et je l'ai mis dans mes vidéos à regarder un jour ou l'autre. Alors quand je suis tombée sur ce livre au boulot, j'ai commencé à le lire, discrètement, quand je m'ennuie un peu. Et j'ai adoré ! Vraiment, j'étais super contente de retourner vers cette lecture, d'en lire quelques pages.

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Ce livre se présente comme un texte, avec des pages de bande dessinée. C'est super original. On a du texte, celui du spectacle, évoquant les différentes formes de pulsions ressenties par Kyan, et Boulet illustre la suite, dans des vignettes. C'est drôle, c'est léger, tout en abordant des sujets plus graves. Kyan se confie sur ses amours, sur le décès de son père, entre autres.

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J'ai adoré découvrir ce livre, au point que je l'ai acheté et je le relirai sûrement de temps en temps. Je m'y suis plongée sans a priori et je suis vraiment contente d'avoir découvert cette nouvelle forme de livre.

8/10

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lundi 18 mars 2019

Les filles du nord, Mélody Gornet

Quatrième de couv' : Venue à Édimbourg dans l’espoir de se reconstruire après une peine de cœur, Madison fait la rencontre de Fern et Arbor, ses colocataires, qui l’entraînent dans une année universitaire riche en expériences et découvertes.



Mon avis : L'autre jour, je suis à nouveau passée dans ma librairie jeunesse préférée et j'ai craqué sur 2 romans qui n'étaient pas dans ma wishlist, et dont je n'avais pas entendu parler.
Ce roman me faisait envie parce qu'il parlait de l'Ecosse et d'Edimbourg, tout en faisant mention d'une colocation de jeunes. J'imaginais une sorte d'Erasmus, version écossaise.

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A mon grand désespoir ce n'est pas ce que j'ai trouvé dans ce roman...
L'histoire est plutôt sombre, triste. Si vous déprimez, franchement vous n'allez pas en ressortir avec le sourire, car sur 237 pages, seules les vingt dernières sont plutôt positives.

Madison, 18 ans, a décidé de faire ses études à Edimbourg. Dès son arrivée, elle rencontre une jeune fille pleine de vie, Fern. Celle-ci lui propose de vivre en colocation dans une auberge de jeunesse, ce que la jeune Madison mettra une semaine avant d'accepter.
Le récit est entrecoupé, à chaque fin de chapitre, de texte en italique, que j'ai eu du mal à comprendre... Ce sont des métaphores, avec des personnages qui sont en fait des cartes. Bref, je n'ai pas du tout aimé ces passages, dont je n'ai pas vraiment vu l'utilité, puisque dans le texte (normal) Madison fait peu à peu son deuil d'une histoire qui l'a détruite.

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Pour tout vous dire, je n'ai pas été très touchée ni bouleversée par ce qui a rendu Madison si malheureuse. Autant je peux comprendre le sentiment de trahison, mais en même temps, elle s'était bercée d'illusions, pour quelqu'un qu'elle n'avait jamais vu IRL.
Sa fuite en Ecosse je ne la comprends pas. Pourquoi fuir quelqu'un qui ne vivait déjà pas dans son pays à elle ? J'ai eu l'impression que c'était un prétexte pour situer l'action en Ecosse, certainement un endroit que l'autrice affectionne.

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Ensuite, ce qui m'a pas mal irritée, c'est l'ambiance pesante du roman. Madison est affreusement malheureuse, ça dure des mois, et même quand elle se sent amoureuse de quelqu'un d'autre, plutôt que d'en ressentir de la joie, elle s'oblige à refouler ses sentiments. Alors je comprends, son attirance est difficile à expliquer, surtout quand on n'est pas sûre des sentiments de l'autre, mais je l'ai trouvé tellement renfermée, tellement en souffrance, tellement malheureuse, que c'en était fatigant à lire. Même les personnages qui l'entourent n'ont pas réussi à apporter un peu de pep's à ce roman.
La mélancolie et la tristesse sont au coeur de ce roman, et ça ne m'a pas plu. J'aurais aimé plus de passages un peu plus vivants comme celui, effrayant, dans les "Vaults". Ça c'était entraînant et ça donnait un aspect original à l'histoire.

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En dehors de ça, je reconnais que le style de l'autrice est bon, qu'il n'y a pas de coquilles et que sa connaissance d'Edimbourg, donne envie de s'y rendre pour y passer quelques temps.

Une lecture assez mitigée, car j'en ressors franchement attristée. Je m'attendais à autre chose, à plus de positif. Je m'étais sûrement fait une idée toute autre de ce roman.

5/10

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dimanche 17 mars 2019

Snap Killer, Sylvie Allouche

Quatrième de couv' : Un élève de terminale est retrouvé mort un dimanche à l’aube, pendu par les pieds à une branche de platane, au milieu de la cour de son lycée. 980 élèves suspects, sans compter le directeur, les profs et le reste du personnel, l’enquête s’annonce complexe. Pourquoi le meurtrier a-t-il pris le risque fou de cette mise en scène ? Y a-t-il un lien entre ce meurtre et le suicide d’une élève de seconde, victime d’un harcèlement brutal sur les réseaux sociaux quelques mois plus tôt ? Pour la commissaire Clara Di Lazio et son équipe, aucun indice ni aucune piste ne sont à négliger.



Mon avis : J'ai eu la chance d'avoir ce livre en Service Presse fin janvier. Je pensais le lire plus tôt, en tout cas réussir à le finir avant sa sortie, et puis finalement j'ai lu d'autres livres avant, et je n'ai lu que les 200 premières pages de celui-ci durant mes pauses dèj', pour le finir aujourd'hui, tranquillement à la maison.
Je n'ai pas lu le précédent tome de cette série, Stabat Murder, mais la représentante m'a assurée que je pouvais lire celui-ci sans connaître le précédent.
Je me suis lancée et j'ai bien aimé.

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Il s'agit d'une enquête policière, menée par Clara Di Lazio. On découvre le corps pendu d'un jeune homme au milieu de la cour de son lycée. Cette histoire démarre 6 mois plus tôt, avec des problèmes de harcèlement en milieu scolaire et le suicide d'une jeune fille. Au début on ne sait pas trop où ça nous mène, l'autrice nous balade un peu, mais finalement tout se recoupe.

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Malheureusement, comme j'ai déjà lu des polars pour adultes, j'avais vite deviné qui était le coupable, vu que l'indice lâché vers le milieu de l'histoire, était gros comme une maison. Ça ne m'a pas empêché d'apprécier le roman, mais j'avoue que je ne peux pas parler de twist final surprenant, vu que je m'attendais à cette fin. Le roman est destiné à des adolescents, qui eux, n'auront peut-être pas l'habitude de lire des romans policiers, et seront sûrement surpris par les révélations finales.

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J'ai adoré l'équipe qui gravite autour de Clara Di Lazio, et je serais très curieuse de connaître son passé à elle, qui a l'air d'être chargé. J'envisage de lire Stabat Murder, même si le milieu me plait moins que celui de Snap Killer. Dans Stabat Murder, on suit des étudiants du Conservatoire, et personnellement le monde de la musique ne m'intéresse pas trop.

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En bref, Snap Killer est un roman qui tient en haleine, qui est rythmé et dynamique, grâce à des personnages déterminés et sérieux dans leur enquête. Les motivations du coupable m'ont paru peu approfondies, mais on peut s'en contenter. Les relations entre les personnages sont bien construites et permettent de façonner de véritables caractères.

7/10

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21 printemps comme un million d'années, Camille Brissot

Quatrième de couv' :  Victor & Juliette. Amis depuis toujours, ils se connaissent par cœur. Elle fait tellement partie de sa vie qu’elle habite presque chez lui. Il sait décrypter le moindre de ses éclats d’humeur, se tient prêt à la rattraper si elle trébuche. 
Car Juliette, insaisissable, est toujours en mouvement. Elle vit sans penser à l’après, comme si chaque jour était le dernier.

Et vous, que feriez-vous si vous appreniez qu’il vous reste peu de temps à vivre ? Un roman solaire et bouleversant.


Mon avis : En lisant ce roman je me suis dit "mais pourquoi je ne l'ai pas acheté plus tôt ?"
C'est vrai ! pourquoi j'ai attendu 2 mois avant de l'acheter ?
Une fois en ma possession, j'ai eu très envie de le commencer de suite. C'est ce que j'ai fait vendredi en fin de journée, je ne pensais pas le finir aussi rapidement, mais force est de constater que je l'ai dévoré.

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Les chapitres sont plutôt court, le texte est écrit gros et surtout, surtout, on ressent une urgence de vivre à travers ces mots. Quand je lisais ce texte, je ne pouvais pas m'arrêter, je voulais comprendre, je voulais savoir, je voulais lire les mots qui disent le plus terrifiant.
Dans le présent, l'histoire est racontée par Victor à des jeunes filles du service oncologie d'un hôpital. Il raconte ses souvenirs de Juliette, sa meilleure amie, décédée à 21 ans d'une maladie rare.

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Ce n'est pas larmoyant, ce n'est pas tire-larmes, mais si on a un peu de coeur, on est vite ému∙e.
Je ne suis pas toujours très à l'aise avec les romans sur des malades en fin de vie. Pourtant là, ce texte m'a semblé vraiment beau, sans jamais tomber dans le pathos.
Peut-être parce que c'est raconté par Victor, quelques années après le décès de Juliette, et qu'il a eu le temps de prendre du recul sur leur relation, sur son propre deuil et son chagrin. Cette narration rend le roman intense, plein de suspense. On s'accroche aux lèvres de Victor, que va-t-il nous apprendre sur Juliette ? Cette fille, qui dès qu'elle a appris sa maladie, a décidé de vivre plus fort, plus vite, de prendre ses décisions en fonction d'elle-même et de personne d'autre. Oui, elle est égoïste, mais qui ne le serait pas en apprenant qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre ?

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Ce roman m'a fait l'effet d'une bombe, il est foudroyant et grandiose par la force de ses personnages, qui sont plein d'imperfections. Victor se laisse vampiriser par Juliette. Juliette est insupportable car si difficile à suivre dans toutes ses envies, dans son urgence de vivre. Et pourtant je les ai aimés ces deux jeunes adultes.
Je crois que leur relation amicale, sans ambiguïté, est ce qui m'a le plus plu : ils se connaissent par coeur, acceptent les défauts de l'autre, ils sont à la fois dépendants de l'autre et totalement indépendants, capable de vivre loin sans se voir durant des semaines. En fait, ils ont gardé intacte leur amitié d'enfance, chose très difficile à faire je trouve. Ils ne sont jamais tombés amoureux l'un de l'autre mais ils s'aiment, d'amitié. Et dans leur vie à chacun, cette amitié est nécessaire. Elle le devient encore plus quand ils apprennent la maladie de Juliette, dont ils refusent de voir les conséquences. Pourtant elles vont peu à peu envahir son quotidien...

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J'ai lu une critique négative sur ce livre, et bien que je comprenne pourquoi la personne n'a pas adhéré, ses arguments sont tout à fait recevables, moi j'ai été touchée et bouleversée.
Ça m'arrive si peu souvent avec les livres, alors je veux préserver mon coup de coeur, et là je peux affirmer que c'en est un. Je prendrais plaisir à relire ce livre, magnifique et puissant, solaire et tendre.

9/10

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La nouvelle, Cassandra O'Donnell

Quatrième de couv' : « Je vous présente une nouvelle élève, annonça le prof, elle s’appelle Haya. Elle vient de Syrie… »

C’est drôle, songea Gabriel, il y a des gens qui attirent l’attention sans qu’on sache pourquoi… Cette fille, il ne la connaissait pas, mais elle l’intriguait à cause de ses yeux graves et la manière dont elle relevait fièrement le menton comme un défi…


Mon avis : Il m'arrive (parfois mais assez rarement) de lire au boulot... je veux dire : sur mon temps de travail, pas durant ma pause, mais pas quand les chefs sont là, et uniquement si j'ai fini mon rangement, mon réassort, mes commandes et mes retours. Bref, comme on est à une période où j'avance bien dans tout ça, et qu'on a peu de clients en semaine, il m'arrive de me plonger dans un bouquin. Ça fait partie du job après tout, de lire les livres !

Je me suis mise à lire ce court roman de Cassandra O'Donnell, après en avoir entendu parler sur la chaîne de Manon, Vibration Littéraire, que je suis assidument depuis quelques mois (pour tout vous dire, c'est à cause d'elle que j'achète PLEIN de romans ados.)

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Me voilà donc le midi à l'accueil de la librairie, n'ayant rien d'autre à faire que d'attendre le chaland à renseigner. Je prends avec moi ce petit livre qui m'intrigue et qui sera certainement une bonne lecture à conseiller aux 9-12 ans.

Dans ce roman on suit Gabriel, un jeune collégien qui fait la rencontre d'Haya, une nouvelle élève arrivant de Syrie. Ouvert d'esprit, le jeune garçon va discuter avec elle, essayer d'en apprendre plus sur sa vie d'avant, bien qu'Haya soit très discrète sur le sujet. La jeune fille de 11 ans a déjà vu beaucoup trop d'horreurs dans son pays.
Malheureusement, une fois arrivée en France dans un petit village breton, elle devra faire face à l'intolérance et aux préjugés. Mais c'est sans compter sur Gabriel, qui l'aidera à se défendre (bien qu'elle n'en ait pas toujours besoin). Haya est une jeune fille forte, déterminée et qui sait prendre du recul. Gabriel est plus sanguin, il a du mal à garder son calme quand on attaque la jeune fille. Autant j'ai trouvé qu'il jouait au prince défendant sa princesse, autant j'ai trouvé ça bien qu'il ne laisse pas passer des injustices, qu'il se révolte et rentre dans le lard de ceux qui sont clairement racistes.
L'histoire met aussi en scène la grand-mère de Gabriel, une femme âgée, qui n'a jamais révélé son secret à ses petits-enfants.

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Les thématiques de l'intégration, de l'apprentissage d'une nouvelle langue et de toutes les difficultés qui en découlent, sont au coeur de ce roman, très bien écrit, bien que sa structure soit très classique.

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Pour un public de pré-ados, c'est un très bon livre sur le sujet des réfugiés syriens qui arrivent en France après avoir vécu les pires horreurs. Je trouve qu'il est important que des enfants, encore peu empreints de préjugés, puissent découvrir ce roman qui amène à une plus grande tolérance et ouverture d'esprit. C'est un roman d'actualité et j'espère qu'il touchera les plus jeunes.

8/10

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jeudi 14 mars 2019

La maison de poupée, M.J.Arlidge

Quatrième de couv' : Une jeune fille se réveille dans un lit qui n’est pas le sien. Plus inquiétant : la chambre dans laquelle elle se trouve n’est qu’un décor reconstitué dans une cave dont elle est prisonnière. La panique monte. Comment a-t-elle atterri ici ? Et pourquoi ?
Pendant ce temps, des promeneurs font une découverte macabre : le corps décomposé d’une femme sur une plage. La disparition de la victime remonte à plusieurs années sans jamais avoir été signalée : la famille continuait de recevoir des nouvelles via les réseaux sociaux et n’avait donc aucune raison de s’inquiéter.
Pour la détective Helen Grace, c’est la preuve que le meurtrier qu’elle traque est pervers, mais aussi intelligent et manipulateur.
L’heure tourne. Et quelque part, une autre femme lutte pour sa survie…


Mon avis : Ces derniers temps j'avais envie de lire des romans policiers, et je crois avoir entendu parler de ce roman dans une vidéo sur Booktube.
Au boulot, je me suis donc précipitée sur les livres de cet auteur, et parmi les 4 (en poche) qu'on avait, celui-ci me tentait bien, me rappelant des scènes de la série "Pretty Little Liars".
Il faut savoir qu'il s'agit d'un tome 3 d'une série d'enquêtes. En l'achetant j'en avais conscience, mais je ne pensais pas que ça aurait autant d'importance. Si je peux vous donner un conseil : lisez les romans de M.J. Arlidge dans l'ordre, sinon vous risquez de ne pas saisir toutes les références qui sont faites à des éléments passés.

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Pour l'histoire, tout commence avec Ruby, une jeune fille qui se réveille dans un lieu qu'elle ne reconnaît pas. Très vite, elle comprend qu'elle a été enlevée.
Du côté de la police, la disparition de Ruby est suivie par l'enquêtrice Helen Grace, une femme intelligente et indépendante, qui connaît quelques soucis au sein de son commissariat à Southampton.

🏠🔑⏳

Alors... Comme je l'ai dit, certains passages sont directement liés à des événements qui ont eu lieu dans les tomes précédents, du coup il est parfois difficile de faire les liens. D'autant plus que ces passages sont plutôt liés à la vie privée d'Helen Grace, ce qui m'a peu intéressée.

🏠🔑⏳

Il faut aussi savoir qu'on n'est pas dans un thriller psychologique, mais plutôt dans un roman d'enquête. Ce qui n'est pas mon genre préféré de polars. A vrai dire, je ne suis pas une grande fan de ces enquêteurs qui ont tous le même type de personnalité, à savoir : indépendant, solitaire, égoïste, trop téméraire. Homme ou femme, je trouve qu'ils se ressemblent tous.
Bon pour en revenir à l'histoire, je pensais qu'on allait plus suivre le quotidien de Ruby dans sa prison de poupée, or on vit l'enquête pas à pas. C'était ma première vraie déception dans cette lecture.

🏠🔑⏳

J'ai trouvé que malgré un rythme soutenu et dynamique (les chapitres font 4 pages maximum), tout ça manquait tout de même de suspense. L'auteur n'a pas distillé suffisamment d'indices pour que je participe à la recherche du suspect, qu'on découvre mais sans connaître son identité.

On connaît le point de vue de nombreux personnages, ce qui apporte une touche de dynamisme au récit, néanmoins on se perd un peu dans tous ces personnages, auxquels on n'a pas le temps de s'attacher et qui ne sont pas très développés.

De plus certains dialogues sonnent vraiment faux, c'en était gênant... (Mention spéciale à Lloyd et son père, Caleb, qui ont la conversation la plus stéréotypée du monde !)

🏠🔑⏳

Peut-être que ce n'était pas le bon moment pour moi de le lire, peut-être que si je l'avais commencé la veille d'un week-end de 2 jours j'aurais eu plus envie (et de temps) de le continuer. J'avoue avoir souvent prétexté une fatigue due au boulot pour ne pas avancer dans ma lecture. Mais peut-être parce que je n'y ai pas trouvé l'étincelle que je cherchais.

C'est une petite déception. Même si j'ai bien aimé lire ce roman, qui m'a divertie et m'a tenue en haleine, mais il manquait quelque chose pour que j'accroche vraiment. Il serait peut-être judicieux que je lise les tomes dans l'ordre, pour voir si ça me plait un peu plus.

5/10

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lundi 4 mars 2019

Le Pays des contes, t.1 Le sortilège perdu, Chris Colfer

Quatrième de couv' : Au Pays des contes, rien n'est comme on l'imagine : Boucle d'or est une criminelle recherchée, Blanche-Neige dissimule un lourd secret, et le Petit Chaperon rouge n'a même plus peur du loup. Projetés dans cet univers par un grimoire enchanté, Alex et Conner n'ont qu'un seul moyen de rentrer chez eux : rassembler huit objets magiques, si possible en évitant les foudres de la Méchante Reine. Car cette dernière a un plan machiavélique qui pourrait bien les y enfermer. A tout jamais.


Mon avis : A force de conseiller ce roman à Noël sur la base de ce que j'en avais entendu dans des vidéos, j'ai décidé de me l'acheter fin décembre et de le lire.
Il faut savoir que je ne suis pas très fan du format saga en plusieurs tomes. Quand je vois qu'une série contient déjà plusieurs tomes, ça ne me donne pas franchement envie de la commencer. D'ailleurs j'ai souvent abandonné une série à la fin du premier tome, même quand le roman m'avait plu.
Mais je me dis qu'en tant que libraire jeunesse, je ne peux pas passer à côté de ce concept, surtout que ça a l'air de plaire aux plus jeunes. Tout ça pour dire que : j'ai décidé de lire le premier tome du Pays des contes.

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L'histoire est vraiment toute simple : deux jumeaux vont tomber dans un livre de contes, et vont se retrouver au milieu de royaumes, dont celui de Blanche-Neige, de Cendrillon, du Petit Chaperon Rouge. Ils vont vivre tout un tas d'aventures, car ils se mettent en quête d'objets afin de réaliser un sortilège de Voeux, qui pourrait leur permettre de revenir dans notre monde. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu et les deux enfants vont aller de découverte en découverte.

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Ai-je aimé ? Eh bien oui, mais pas trop. Déjà, j'ai trouvé que ça mettait du temps à démarrer. Il faut attendre environ 90 pages, durant lesquelles la situation familiale des jumeaux nous est expliquée, pour que les enfants arrivent au Pays des contes. Une fois arrivés, j'ai trouvé que les choses se passaient toujours très facilement pour eux. Ils ne comptent pas beaucoup sur leur courage ou leur débrouillardise, mais surtout sur le facteur chance. Honnêtement j'ai trouvé dommage qu'Alex, pourtant présentée comme une jeune fille brillante, ne mette pas plus en avant ses qualités afin de se sortir d'affaire. Alors ça arrive parfois dans le roman, mais l'auteur a plus souvent fait en sorte que les épreuves soient résolues par un élément extérieur à nos personnages. Dommage.

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A part ça, ça se lit facilement et plutôt rapidement.
Mais malheureusement on passe parfois super vite sur des événements qui me semblaient importants pour la continuité de l'histoire. En une page un problème est abordé et résolu...

Il y a pas mal de remplissage, surtout avec des voyages en charrette à travers les royaumes. Ça semble long pour les enfants, alors que pour le lecteur il ne s'agit que d'une phrase. J'aurais aimé ressentir un peu plus de longueur dans ces moments où les enfants subissent le trajet et ne sont pas actifs. De plus on n'aborde pas la question de la "survie" question nourriture. Au début ils ont quelques petites choses à manger, mais ensuite ? Comment font-ils ?

J'ai trouvé aussi que ça manquait de description. Je n'attendais pas de longues descriptions mais quand même un peu plus à propos des paysages ou des personnages comme les princesses ou les trolls.

Par ailleurs j'ai trouvé que les révélations sur les personnages manquaient de surprise vu que l'auteur laissait beaucoup d'indices nous permettant de deviner ces révélations, qui sont souvent expédiées.

J'aurais aimé aussi que le ressenti des jumeaux soit plus approfondi. Ils sont pris dans un tourbillon d'événements, mais malgré les longs voyages en charrette qui auraient pu être source de réflexion, d'introspection, on a finalement assez peu d'émotions développées par Conner et Alex. En fait, chaque fois qu'ils ressentent quelque chose, ça ne dure que quelques minutes.

Ce roman (en poche) contient 480 pages, et hormis les événements qui sont en fait des épreuves, résolues très vite, on n'a pas grand chose. J'ai l'impression d'avoir lu du vide. C'est bizarre à expliquer.  C'est peut-être aussi parce que je ne me suis pas sentie complètement immergée dans ce monde fantastique ?

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Bref, c'est pas mal, c'est de l'aventure dans un monde fantastique, c'est un poil original car Chris Colfer revisite les contes de fées et leur apporte une dimension nouvelle en lien avec notre monde, cependant j'ai trouvé que ça manquait de plein de petites choses qui font un excellent roman.

6/10

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