jeudi 28 février 2019

Du haut de mon cerisier, Paola Peretti

Quatrième de couv' : ... Le voici entre vos mains. 
Mafalda vous attend, à fleur de sourire et d'émotions.


Mon avis : J'ai reçu ce SP au boulot, sans savoir dans quoi je m'embarquais vu que le résumé est très succinct.
La couverture est très jolie et c'est assez rare que je lise un roman traduit de l'italien pour les plus jeunes. J'étais franchement intriguée.

🍒🍒🍒

Concrètement, on est sur une petite pépite !
Honnêtement, même en le lisant doucement sur environ une douzaine de pause dèj', j'ai adoré cette histoire super touchante. J'hésite à vous la raconter, car si l'éditeur n'en a pas trop dit, c'est sûrement pour une bonne raison...

🍒🍒🍒

L'autrice, Paola Peretti, a mis beaucoup d'elle-même dans le personnage de Mafalda, qui est une petite fille très touchante. Mafalda connaît certaines difficultés dans sa vie, qui vont en s'accentuant. Malheureusement, rien ne pourra empêcher l'inévitable. Pourtant, grâce à son entourage, Mafalda va pouvoir appréhender plus sereinement et avec du courage ce qui lui arrive.

🍒🍒🍒

Comment vous dire que ce livre est vraiment beau, et en même temps triste et touchant ? J'ai déjà envie de le relire !

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 24 février 2019

Les Bois de Sawgamet, Alexi Zentner

Quatrième de couv' : Dans les immenses forêts du Grand Nord canadien, à Sawgamet, colonie de bûcherons et de chercheurs d'or, le froid est si intense, la coupe si dangereuse et les esprits si susceptibles, que survivre est déjà presque une offense à la nature. Une femme est en train de mourir. Stephen, son fils, devenu pasteur, contemple son corps fragile. A l’approche d’un nouvel hiver, les souvenirs de cette saison redoutable et superbe s’imposent à lui : la disparition de son père et de sa jeune sœur Mary, pris par la glace, alors qu’il n’avait que 10 ans ; les histoires de son grand-père Jeannot et de sa femme bien aimée Martine…
Un monde perdu, sauvage et merveilleux revit, où les caribous d’or côtoient les sorcières des bois, où les hommes se révèlent dans la beauté stupéfiante de l'hiver.

Ce premier roman d’Alexi Zentner est d’une effrayante beauté. Xavier Houssin, Le Monde des livres.


Mon avis : J'ai acheté ce livre sur le site d'Exploratology en fin d'année 2018, après avoir visité leur site en long et en large pour trouver des romans que je ne connaissais pas, susceptibles de me plaire.
Celui-ci n'avait rien à voir avec ce que je lis d'habitude. Puis je l'ai un peu vu sur Bookstagram ces dernières semaines et après plusieurs lectures jeunesse, j'avais envie de revenir à du contemporain adulte. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, juste que si je ne le lisais pas cet hiver, je sentais qu'il resterait dans ma PAL pendant encore longtemps.

🌲🍁🌨

L'histoire nous est racontée par Stephen, qui est revenu à Sawgamet voir sa mère malade. Il s'est décidé à y exercer son emploi de pasteur afin de remplacer son beau-père. Il prend alors le temps de nous raconter l'histoire de Sawgamet, cette ville du Canada, fondée par son grand-père, Jeannot.
A la fin du XIXè siècle, Jeannot a 18 ans et accompagné de son chien, il s'arrête sur les bords du fleuve Sawgamet, et ne tardera pas à y trouver une pépite d'or. De nombreux hommes vont le rejoindre, afin de vider le fleuve de son or et bâtir une ville.
Mais ce n'est pas un roman sur la ruée vers l'or qu'on nous raconte ici, c'est l'histoire d'un village, ou plutôt d'une famille sur 3 générations, à travers les histoires de Jeannot, contées par Stephen.

🌲🍁🌨

Ce qui m'a plu, c'est de lire quelque chose que je n'ai pas l'habitude de lire, à savoir une histoire de famille, peuplée de tragédies, de créatures fantastiques, et surtout de la nature dont les éléments sont capables de se déchaîner pour empêcher toute civilisation de prospérer. Je ne spoile rien, mais parfois on tombe dans du glauque +++ ... mais c'est pour la survie de l'espèce !
J'ai bien aimé l'environnement assez hostile des forêts canadiennes, dans lequel des humains ont décidé de s'installer, malgré la rudesse des hivers.
La touche de fantastique qui est apportée, se fond assez bien dans l'histoire, car elle est constituée de légendes indiennes, mais j'ai tout de même eu du mal à y adhérer, dans le sens où je n'ai pas trouvé comment expliquer de façon rationnelle qu'un incendie se déclenche tout seul par exemple.

🌲🍁🌨

C'est bien écrit, même si parfois je me perdais dans la temporalité du roman. Le narrateur parle parfois de son présent : accompagner sa mère vers sa dernière demeure. Parfois, il raconte son enfance avec ses propres souvenirs d'événements (tragiques ou marquants) qu'il a vécus. D'autres fois, il nous rapporte les histoires que Jeannot lui a racontées lorsqu'il avait 11 ou 12 ans, des histoires qui datent de l'époque où Jeannot était jeune, donc des histoires qui ont une quarantaine d'années. Bref, on navigue entre toutes ces époques et ça peut être dur à suivre. Mais j'avoue avoir eu une préférence très marquée pour les histoires de Jeannot, qui sont dramatiques, parfois avec une touche de fantastique.

🌲🍁🌨

Cela dit au début, j'ai eu du mal à apprécier ce roman, dans le sens où je n'avais pas spécialement envie de le reprendre. Il n'y a pas de suspense qui tiendrait en haleine par exemple. C'est plutôt un roman d'ambiance : le froid, les hivers qui s'éternisent, la nature omniprésente avec laquelle les personnages rythment leur vie. A mon avis c'est vraiment le genre de livre qu'il faut lire en hiver, sinon on a du mal à se projeter dedans. De plus, le début du roman parait assez technique puisqu'on nous raconte les méthodes qu'ont les bûcherons pour scier du bois et l'acheminer dans d'autres contrées.

🌲🍁🌨

Le côté histoire de famille est plaisant, j'avoue avoir eu envie de savoir ce que les personnages devenaient, de quelle façon la nature intervenait dans leur existence.
Bref, un bon roman, assez original pour moi, qui ne lis pas souvent ce type d'histoire.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 18 février 2019

Les gardiens des secrets, t.2, La course contre la montre, Trenton Lee Stewart

Quatrième de couv' : Grâce à la famille Meyer, Ruben connaît désormais les secrets de la montre qui rend invisible. Accompagné de sa meilleure amie Penny et de son frère Jack, il fait route vers la Nouvelle-Ombrie pour affronter son ennemi juré, alias La Fumée, et mener à bien son plan pour libérer la ville.


Mon avis : Dans l'article précédent, je vous disais que l'auteur nous laissait sur un sacré cliffhanger, j'étais très pressée de commencer ce second (et dernier) tome afin de découvrir ce qui allait se passer pour Ruben.

⭐︎⦿⭐︎

Dans ce deuxième volet, Ruben n'est plus seul, il a trouvé le soutien et l'aide précieuse de Penny et de son grand frère Jack. Sans eux, il ne serait arrivé à rien. On continue dans l'aventure avec ce tome qui nous ramène à la Nouvelle-Ombrie.

⭐︎⦿⭐︎

Si j'ai trouvé le projet qu'ont les enfants pour retirer à la Fumée son bien le plus précieux, peu crédible, je suis contente de voir que l'auteur a pensé à ajouter des rebondissements à son histoire, car jusque là, je trouvais que les choses se déroulaient de façon un peu trop facile pour notre héros.
La première partie du roman nous laissait croire à un plan bien ficelé. Cependant ce qui se déroule dans la seconde partie, nous prend par surprise, bien qu'on se doutait que le plan initial n'allait pas se dérouler comme défini par les enfants. En bref, ce sont plein de rebondissements qui nous attendent.

⭐︎⦿⭐︎

En revanche j'aurais aimé en savoir plus sur la Fumée et ses intentions, on nous le présente comme un type impatient, vil et avec des problèmes psychiatriques, or j'aurais voulu savoir quelles étaient ses connaissances à propos des objets, quels étaient ses projets à terme et de quelle façon il comptait régner sur la ville, en possédant les deux objets. J'ai trouvé que ce personnage manquait de nuances.

⭐︎⦿⭐︎

J'ai beaucoup aimé cette histoire, même si ma préférence va au premier tome, que j'ai trouvé plus excitant dans sa trame narrative, car il s'y déroulait plus de choses diverses dans des lieux différents, alors que dans le second tome, on suit la mise en place d'un plan, puis le plan qui ne va pas comme le souhaiterait les enfants (avec la 2nde partie on est dans un huis clos). Bref, ça manquait un peu de diversité dans la trame narrative. La fin est un peu longuette, j'aurais aimé y voir un peu plus les adultes.
Cela dit, c'est un bon roman d'aventure, qui mêle un peu de fantastique et une pointe de dystopie.

7/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 15 février 2019

Les gardiens des secrets, Trenton Lee Stewart

Quatrième de couv' : Au lieu d’aller à l’école, Ruben préfère mille fois explorer la Nouvelle-Ombrie. Parcourir les ruelles désertes, escalader les façades, se faufiler dans les moindres passages… Jusqu’au jour où il se retrouve coincé au sommet d’un immeuble abandonné et découvre une montre ancienne. Ruben n’est pas au bout de ses surprises : véritable trésor, cet objet suscite la convoitise de bien des gens, et donne à son porteur le pouvoir d’invisibilité… Ruben et sa complice d’aventure, Penny, vont devoir protéger leur trouvaille, coûte que coûte…


Mon avis : J'ai craqué sur ce roman pour sa couverture et uniquement pour ça. J'adore les phares et les étoiles qui brillent, donc la couverture ne pouvait que me plaire !
Pourtant j'ai attendu longtemps avant de me procurer ce roman, alors que je l'avais sous les yeux tous les jours. Bref, j'avais quand même assez envie de le découvrir, d'autant plus que le second tome vient juste de sortir.

⭐︎◎⭐︎

Je l'ai commencé hier matin et je l'ai fini le soir même. J'ai été complètement emportée dans cette histoire et comme la fin nous laisse sur un gros cliffhanger, je me suis acheté le second tome aujourd'hui et je compte bien le lire ce week-end.

⭐︎◎⭐︎

Ruben est un jeune garçon très intrépide, qui s'ennuie tout seul pendant que sa mère est au travail.
Un jour, après avoir escaladé un immeuble, Ruben découvre une montre ancienne, qui ne fonctionne pas. Il va se poser tout un tas de questions sur cette mystérieuse montre.
On se retrouve dans une histoire qui mêle aventure et éléments fantastiques. Ruben est un jeune garçon super débrouillard. Il n'a pas froid aux yeux et va tout faire pour découvrir le mystère qui entoure cette montre.

⭐︎◎⭐︎

J'ai ADORE ce livre. Je ne m'attendais vraiment pas à être prise comme ça dans une telle histoire mais j'ai littéralement dévoré le roman. C'est bien écrit, bien traduit, le suspense est maintenu tout au long de l'histoire. On va de découverte en découverte et l'auteur ne perd pas son temps dans des descriptions longues et ennuyeuses par exemple. C'est très haletant !

⭐︎◎⭐︎

Un petit bémol cependant dans la seconde partie qui manquait un peu de piquant, j'avais l'impression qu'on tournait en rond, sans avoir de réponses. On nous répétait un peu les mêmes histoires sans en voir le bout. Dommage. Cependant je suis pressée de lire la suite.

⭐︎◎⭐︎

Un roman d'aventure très haletant, avec un personnage qui ne manque pas de courage.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 10 février 2019

Summer, Monica Sabolo

Quatrième de couv' : Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer Wassner, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?

Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?

Une œuvre magnétique à la lisière du thriller et du récit poétique. Nathalie Crom, Télérama.

Un univers singulier teinté d’onirisme fantastique où Monica Sabolo explore en apnée les profondeurs vertigineuses de la psyché. Véronique Cassarin-Grand, L’Obs.

Il serait dommage, et c’est une litote, de passer à côté de Summer. Raphaëlle Leyris, Le Monde des livres.


Mon avis : J'ai commencé à voir ce livre un peu partout sur Bookstagram, et dans les rayons des librairies. Quand il est sorti en grand format, j'en avais vaguement entendu parler mais ça ne m'intéressait pas plus que ça. Depuis, il est sorti en poche et la couverture me plaisait. Cette histoire de fille disparue, recherchée, sera-t-elle retrouvée ? ça me disait bien.
C'est seulement en le lisant que je me suis rendue compte que c'était le second livre que je lisais ce mois-ci sur cette thématique (le premier étant La tête sous l'eau, d'Olivier Adam) avec également le point de vue du frère de la disparue.
Bref, j'ai acheté le livre jeudi et je l'ai commencé dans la foulée, n'ayant pas envie de le laisser traîner dans ma PAL. J'avais envie de lire du contemporain adulte et ce livre tombait bien.

○•▹

L'histoire est racontée par Benjamin Wassner, qui par fragments, remonte le fil de ses souvenirs pour évoquer la disparition de sa soeur Summer, quand elle avait 19 ans. Proches durant leur enfance, Benjamin ne parvient pas à comprendre cette disparition. Peu à peu, il lève le voile sur des vérités qu'il n'avait pas su entrevoir, lui, avec son regard d'adolescent. Cette disparition a façonné l'homme qu'il est devenu : dépressif, perdu, confus, il a l'impression d'avoir vécu sa vie sans rien voir.

○•▹

A plusieurs reprises je me suis dit que la rythmique des phrases ressemblait étrangement à celle de mon roman fétiche. Pourtant le sujet n'a rien à voir, ou peut-être que si : une jeune femme mystérieuse, qui ne se laisse pas saisir.

C'est bien écrit, mais par moments c'était trop : Benjamin croit voir sa soeur sous la surface de l'eau du lac, comme Ophélie, la femme noyée, représentée par de nombreux peintres. La thématique aquatique est trop présente dans ce roman : les odeurs du lac, les trophées de pêche, la proximité de l'eau, le fait que Benjamin plonge dans une piscine peu entretenue, ou dans le lac, ou qu'il se trouve sur un bateau, ça faisait beaucoup trop de références aquatiques.

Benjamin est torturé par la disparition de sa soeur, qui lui revient en pleine figure, du jour au lendemain au bout de 24 ans. Il entame une thérapie, mais ne se pose pas les bonnes questions, du moins pas celles qui vont le mener à la vérité. Nous suivons donc ce personnage à l'esprit torturé, alors obnubilé par Summer, et sûrement trop défoncé par les médicaments pour y voir clair.
Voilà, nous sommes dans l'esprit embrumé d'un homme qui tente de se réveiller après des années de silence, ce qui crée un récit destructuré et parfois difficile à suivre.

○•▹

Je ne sais pas si j'ai aimé ce roman. Je me sens satisfaite de l'avoir lu, pourtant je ne ressens rien, peut-être à cause de l'excès d'onirisme, qui moi ne me touche pas. Le personnage de Benjamin m'a parfois agacée, mais pas au point de me faire abandonner le livre. Il y a tout de même un fil rouge qui maintient le suspense : Summer est-elle toujours en vie ?

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 3 février 2019

Mon petit coeur de pierre, Lucile Caron-Boyer

Quatrième de couv' : D’après Tom, mon meilleur ami, j’ai un petit cœur de pierre.
Autrement dit, je ne suis pas douée pour les émotions ni les sentiments.

Il y a pourtant plein de choses qui me touchent,
comme les hérissons tout mignons.
Des choses qui comptent,
comme le duo de choc qu’on forme avec Tom.
Des choses qui me manquent,
comme mon père, que je n’ai connu qu’en photo,
mais que je retrouve dans les traits de mon nouveau prof…
Et puis il y a le nouveau de la classe, Alex.
Son sourire, son accent, son petit je-ne-sais-quoi.

Tom dit que mon petit cœur de pierre se craquelle.
Moi, je crois que c’est mon petit monde tout entier
et mes certitudes qui risquent d’exploser…


Mon avis : J'avais souvent vu ce livre passer sur Instagram avec de bons avis. Il se trouve que l'autrice est aussi sur Insta, donc j'étais un peu sceptique devant tant d'éloges. Cela dit, quand j'ai trouvé ce roman neuf dans une librairie d'occasion, je n'ai pas hésité longtemps et je l'ai acheté pour le sortir assez vite de ma PAL.

□❣️□

C'est l'histoire de Marion, 15 ans, qui vit avec sa mère célibataire. Depuis toujours elles mènent une vie tranquille. Marion a un meilleur ami, Thomas, qui a subi des moqueries sur sa couleur de cheveux durant son enfance. A deux, ils sont plus forts et ils peuvent toujours compter l'un sur l'autre.
Tout le monde les croit amoureux. A la rentrée en 3è, Marion découvre que son prof de SVT est le portrait craché de son père décédé avant sa naissance. Se tisse alors un mystère autour de ce personnage, que Marion tentera de résoudre avec l'aide de Thomas mais aussi de son oncle, Sam.

□❣️□

Alors : j'ai bien aimé ce roman mais malheureusement je n'aurais pas grand chose à dire dessus. La plume est belle, c'est bien écrit, et suffisamment crédible pour qu'on y croit.
Cependant rien ne l'a fait sortir du lot à mes yeux. La thématique du harcèlement commence un peu à me gaver dans les romans ado, même si je comprends que ce soit important de l'évoquer.

□❣️□

Au delà de ça, je n'ai pas trop apprécié Marion, que j'ai trouvée plutôt inégale, j'avais du mal à cerner ce personnage. Au début j'avais l'impression que c'était la fille parfaite : l'enfant parfaite qui ne fait pas de vagues pour protéger sa mère, bonne élève, bonne camarade de classe, et ça m'agaçait. Puis au fil de ma lecture, j'ai eu du mal à saisir ses traits de caractère : est-elle timide ? à part ? Est-elle rentre-dedans ou "nature" ? Elle a par moments de sacrées réparties alors que je ne l'attendais pas là.
Parfois elle et Tom m'ont paru très matures, plus lycéen que collégien.

Autre chose qui m'a gênée : le nombre de personnages qui sont tous appelés par leur prénom, même les parents, ce qui fait que j'ai eu du mal à savoir de qui on parlait.

□❣️□

C'est avant tout un roman sur l'amitié entre deux adolescents, c'est léger, avec une pointe d'humour, tout en abordant des sujets difficiles : le harcèlement, la famille, l'amour.  Malheureusement ce roman ne m'aura pas touchée.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 1 février 2019

La tête sous l'eau, Olivier Adam

Quatrième de couv' : Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. »
Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour mais nous n’en avions pas terminé.


Mon avis : A force de voir ce roman sur les tables de ma librairie jeunesse préférée, je me suis dit qu'il fallait que je le découvre.
Pourtant je n'aime pas particulièrement les romans d'Olivier Adam, qui mettent souvent en scène la disparition d'un personnage.

🏄🏻‍♂️⤳◻️

Dans celui-ci, on suit Antoine, un ado dont la soeur a disparu. Est-elle encore vie ? Comment peut-il continuer à vivre sans savoir ce qui est arrivé à sa grande soeur ? C'est le récit de plusieurs vies brisées.

J'ai beaucoup aimé le fait que l'histoire soit racontée par le frère de la personne disparue, ça permet de créer un mystère sur la disparition, mais aussi de raconter le quotidien sans l'autre, sans celle qui nous manque et pour laquelle on s'inquiète.

🏄🏻‍♂️⤳◻️

J'ai beaucoup aimé ce roman. Il est fort et dur, il est poignant et captivant, et on se demande comment on réagirait à la place d'Antoine.
On découvre peu à peu ce qui a pu se passer, et c'est l'horreur avec un grand H. Cette famille déjà brisée par la disparition de leur fille, doit ensuite faire face à ce qui lui est arrivé.
Ils doivent apprendre à apprivoiser leur fille qui a vécu ce que l'humain peut faire de plus atroce, de plus sale, d'inhumain en fait. Ils sont obligés de lui laisser le temps de ré-apprendre à s'exprimer, à se laisser toucher par la vie et par ce qu'elle peut offrir de beau.

🏄🏻‍♂️⤳◻️

Un bémol cependant, l'un des événements qui se déroule à la fin, m'a semblé peu crédible, un peu trop digne d'un film, alors que le ton dramatique, psychologique et sensible de l'histoire ne s'y prêtait pas. A mon sens, cette histoire n'est pas un roman d'aventure, ni un roman policier, mais un roman qui traite des sentiments, de la façon dont on réagit à des événements terribles. C'est sûr que ça apporte du suspense, mais j'aurais préféré une intervention de la police plutôt qu'une résolution grâce au personnage principal.

🏄🏻‍♂️⤳◻️

Antoine est un jeune homme mutique, qui a du mal à s'intégrer au lycée, alors quand ce drame s'abat sur sa famille, il trouve une échappatoire dans le surf. Lui qui n'est pas sportif va adorer suivre le rythme des vagues, se laisser prendre par les rouleaux, en réchapper.

Quant au reste de sa famille, j'ai aimé la façon dont ils sont dépeints avec tellement de sensibilité et de subtilité, c'est fascinant de voir des personnages si vrais : le père est dépressif, la mère qui a tenté de se battre, a choisi de quitter le navire pour construire sa vie avec un autre homme.
J'ai aimé qu'ils abordent ce drame d'une façon différente et qu'ils soient néanmoins tous présents. Dans ce roman, les adultes sont aussi présents que l'adolescent qui est le "héros" de l'histoire. Tous doivent réapprendre à vivre ensemble, à se reconstruire, à avancer.

🏄🏻‍♂️⤳◻️

Une très bonne lecture, très touchante, d'actualité aussi, puisque l'auteur l'a ancrée dans notre époque par des références très contemporaines. Mon roman préféré d'Olivier Adam (il était temps !)

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll

Quatrième de couv' : Par un jour d’été 1862, sur les berges de la Tamise, un jeune professeur d’Oxford, poète et mathématicien, improvise un conte pour distraire les trois fillettes d’un de ses amis. Charles Dodgson, alias Lewis Carroll, est en train d’improviser Alice au pays des merveilles.

Assise au bord de la rivière, Alice s’ennuie un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N’hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans un monde de prodiges et de menaces qui n’est autre que le royaume de l’enfance. Et voici le Chat du Cheshire à l’étrange sourire, la terrible Reine de Cœur, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars, la Tortue-Façon-Tête de Veau et le Valet-Poisson…
Un siècle et demi plus tard, ce monde enfantin et absurde, surréel et symbolique, est resté le nôtre.


Mon avis : Ce livre faisait partie des classiques de la littérature que je souhaitais lire un jour ou l'autre, alors quand je l'ai trouvé parmi les gratuits au boulot, je l'ai pris et j'ai commencé à le lire sur ma pause du midi.

❔♥️💭

J'ai bien aimé le lire, mais je n'ai RIEN compris. Honnêtement ce genre d'histoire complètement foutraque, ça ne me parle pas. J'ai l'impression d'être bête et de ne pas comprendre les références, d'autant plus qu'avec la traduction on perd beaucoup des jeux de mots faits par l'auteur. Je ne vois pas l'intérêt de toutes ces petites scènes posées les unes après les autres : quel est l'intérêt de l'histoire avec la tortue ? Celle de la Duchesse et de sa cuisinière ? Bref, pour moi rien n'avait de sens.
Si le livre avait été plus long je l'aurais abandonné, là il fait 120 pages, ça se lit vite.

❔♥️💭

Je ne me suis pas du tout attachée à Alice, bien qu'elle m'ait fait rire plusieurs fois, par ses pensées à voix haute.

❔♥️💭

Je pense que c'est un livre qui ne me parle pas. Mon imagination est plutôt limitée et du coup ce côté fantasque ne peut pas me toucher.

4/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur