dimanche 27 janvier 2019

Gros sur le coeur, Carène Ponte

Quatrième de couv' : C'est l'histoire d'une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile.
C'est l'histoire d'un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C'est l'histoire d'un professeur d'allemand qui séduit.
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.
Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi et renaissance.


Mon avis : J'ai acheté ce roman récemment en me disant que je le lirai vite et j'avais bon espoir qu'il soit bien écrit et intéressant, afin de pouvoir le conseiller. Malheureusement, c'est une déception.

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Mélissa (qui veut qu'on l'appelle "Mèl'", elle le répète 10 fois dans le roman, rien de plus agaçant...) a dû emménager dans une ville et quitter son lycée ainsi que sa meilleure amie, Camille.
Arrivée dans cette nouvelle ville, elle tombe par hasard sur son nouveau prof d'allemand, un certain David, la trentaine, absolument magnifique. Mais ça ne suffira pas à lui enlever l'angoisse de faire sa rentrée dans un nouveau lycée. Plutôt que d'aller vers les gens, Mélissa se renferme et devient la cible de moqueries de la part de Morgane.

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Le personnage de Mélissa est harcelé, sous prétexte qu'elle serait trop grosse. Déjà mal à l'aise avec son corps, Mélissa se sent rejetée, s'isole et n'ose plus manger, de crainte de grossir. Elle fait tout pour disparaître, encaisse les réflexions de Morgane. Jusqu'au moment où elle ne peut plus.

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Si la question du harcèlement est bien traitée, l'écriture m'a gênée. Outre les coïncidences trop évidentes et les facilités narratives (par moment j'avais l'impression d'être devant une série ou un film américain pour ados avec tous les clichés du genre), l'histoire manque vraiment d'approfondissement, surtout au niveau des émotions ressenties. Les choses se déroulent trop vite, 100 ou 200 pages de plus auraient été nécessaires pour faire de ce livre un roman vraiment abouti.

Les dialogues sont pour la plupart peu crédibles. Lisez-les à haute voix et vous verrez que ça ne sonne pas toujours très contemporain, que c'est un peu surfait.

J'ai trouvé qu'au début Mélissa était parfois très sûre d'elle dans sa façon de s'exprimer, ce qui ne collait pas avec le personnage que l'autrice dépeignait. Elle ose dire des choses que même moi, adulte, je n'aurais pas le cran de dire à quelqu'un que je viens de rencontrer.

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Autre chose qui m'a gênée : à mon époque, le lycée était un endroit (relativement) agréable, les lycéens (du moins ceux de mon lycée qualifié de bourgeois) étaient suffisamment matures pour ne pas se comporter avec cruauté, comme on le lit dans ce roman. En fait, il m'aurait semblé plus crédible de situer l'action au collège, où les esprits sont moins développés, moins affûtés, et où j'ai effectivement assisté à de nombreuses scènes de harcèlement scolaire.

L'histoire avec le professeur était à mon avis de trop. On réalise assez vite ce qui va se passer, et je n'ai pas trouvé utile d'ajouter au calvaire de Mélissa cette histoire qui est un tout autre sujet, du coup peu ou moins traité que celui du harcèlement.

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Un roman sur le harcèlement scolaire, qui vaut le coup d'être lu pour cette thématique, qui apparemment concerne beaucoup d'adolescents.
Malheureusement des défauts dans l'écriture m'ont plusieurs fois fait sortir de l'histoire. C'était trop rapide, trop simplifié, dommage que le roman n'ait pas été plus abouti. Ce n'est pas parce qu'on destine un roman aux jeunes qu'il faut en négliger le style. Je n'ai pas été vraiment touchée par ce roman, je crois que j'en attendais mieux.

4/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

lundi 21 janvier 2019

Gioconda, Nikos Kokàntzis

Quatrième de couv' : "Gioconda est un de ces "petits" livres que l'on n'oublie pas de sitôt. Dans la Grèce de la Seconde Guerre mondiale, deux adolescents vont découvrir la magie du désir et de l'amour. La tourmente de la guerre emportera cet amour mais ce livre nous le restitue avec une force, une vérité extraordinaires et nous gardons longtemps au coeur sa lumière."
Marie-Jo Sotto-Battesti, librairie Goulard, Aix-en-Provence.

"Le livre que je préfère au monde." Dominique A.

"Le plus bel hommage à la vie que l'on puisse imaginer." Antoine Pamiers, Télérama.

"Un témoignage lumineux." Gérard Pussey, Elle.


Mon avis : J'ai découvert ce roman sur le site de la box littéraire Exploratology. Comme je ne suis pas particulièrement en demande de goodies autour de la littérature, j'ai passé une commande de 4 livres sur ce site.
Voici comment est présenté le récit par l'éditeur sur le site d'Exploratology : "Né à Thessalonique en 1930, Nìkos Kokàntzis découvrira l'amour avec Gioconda en 1943. Juive, celle-ci sera déportée à Auschwitz... et n'en reviendra pas. En 1975, Kokàntzis décide de raconter leur histoire d'amour, pour que Gioconda revive à travers ses mots."
Depuis que je l'ai reçu en Décembre, j'avais du mal à résister à l'envie de découvrir ce court texte. 124 pages d'une écriture fluide, nous racontent l'histoire du narrateur, Nikos, 13 ans à l'époque, et de Gioconda, sa voisine juive, qui vont ensemble découvrir la force du sentiment amoureux et l'amour physique, avant la déportation de Gioconda.

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On oublie souvent que c'est toute l'Europe qui a subi la Seconde Guerre mondiale et que les nazis étaient littéralement partout. Personnellement c'est grâce à la littérature que j'ai appris que la Grèce aussi avait été envahie par les Allemands. Ce récit rapporte cette partie de l'Histoire. Nous sommes au début des années 40 et Nikos raconte qui sont ses compagnons de jeux, et à quoi ressemble Thessalonique sous l'occupation allemande.
Le roman prend une autre direction quand les sentiments de Nikos et Gioconda sont enfin révélés l'un à l'autre. Nous assistons à la découverte de leurs corps d'adolescents. Avec beaucoup de sensualité, l'auteur (qui n'aura écrit qu'un seul livre dans sa vie) décrit le désir d'un adolescent pour une fille dont il est amoureux. Le désir mûrit en cachette entre ces deux adolescents, qui s'aiment inconditionnellement.
Et puis 1943 arrive, les Juifs sont déportés. Le roman prend un tournant tragique, et c'est à demi-mots que Gioconda et sa famille accepteront leur triste sort.

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Avec ce récit autobiographique, Nikos Kokàntzis inclue son histoire d'amour malheureuse dans la tragédie de la grande Histoire. Il raconte Gioconda, afin qu'elle ne meure pas une seconde fois avec lui. Grâce à ce récit, c'est elle et tous les Juifs grecs qu'il a fait revivre.

Malgré l'aspect tragique de l'histoire, je ne me suis pas sentie touchée ni profondément bouleversée par ce récit. Je dois être assez déconnectée de mes émotions, ce qui fait que j'enlève quelques points à cette lecture, qui a pourtant de grandes qualités narratives.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 18 janvier 2019

Nos éclats de miroir, Florence Hinckel

Quatrième de couv' : Chère Anne, ma vie n'est vieille que de quatorze ans et onze mois, pourtant je sais déjà qu'écrire en fait partie intégrante. Alors, dans ce journal, je vais te raconter ce qui m'interroge, me fait rire ou me bouleverse. Toutes ces choses que je n'oserais jamais dire à voix haute : le voile devant les yeux de ma mère ; ma meilleure et parfois cruelle amie Bérénice ; ma grande soeur, si forte et déterminée ; Dimitri, mon amour d'enfance perdu de vue ; la complexité du monde. Mais aussi mon reflet, si mouvant qu'il m'échappe... ou parfois se brise.
Je vais te parler de nos éclats de miroir.
Les tiens, les miens, les leurs.


Mon avis : J'ai acheté ce livre après l'avoir découvert dans mes nouveautés, je le trouvais vraiment beau et tout doux. La couverture et le titre me donnaient envie de le découvrir.
Par contre, je viens de voir que ma collègue l'avait reçu en SP et me l'a déposé aujourd'hui dans mon bac...

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Cléo est une jeune fille très posée, très souriante. Elle décide de se confier à son journal, comme Anne Frank l'a fait des années avant elle. Cléo a beaucoup de recul sur sa situation familiale, tout comme dans ses relations avec son amie Bérénice.
A travers ses confidences, elle nous raconte l'adolescence, l'amitié toxique, la perte et la distance avec un parent.

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J'ai trouvé Cléo très mature. Elle a une façon d'écrire qui fait très adulte, c'est peut-être le défaut de ce livre, on ressent trop la patte de l'autrice adulte.
Cependant, les personnages sont dépeints avec beaucoup de justesse, leurs faiblesses ne nous sont pas cachées, Cléo les pointe du doigt mais les aborde avec douceur et délicatesse. Elle est aussi très consciente de sa personnalité et de toutes ses facettes.

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Un très bon roman, qui malgré des sujets durs, reste très doux et délicat, très intime. On entre dans la vie de Cléo en se frayant une petite place, on dévore ce court roman au style prenant et fluide.

8/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

jeudi 17 janvier 2019

Mystère au cinéma, Martin Widmark & Helena Willis

Quatrième de couv' : Qui enlève des chiens à Valleby, la ville de Léo et Maya ?
Les propriétaires sont au désespoir : on leur réclame une rançon de cinq cents euros en échange de leurs petites bêtes adorées.
Le temps presse. Léo et Maya décident de mener l’enquête, qui les conduira dans les recoins les plus secrets du cinéma Bio-Rio…


Mon avis : J'ai pris ce très court livre au boulot, car en ce moment il y a une sélection de gratuits, pour 2 poches achetés. En tant qu'employée, j'ai (au moins !) le droit de prendre des gratuits, du coup j'en ai pris pas mal, que je n'aurai pas forcément achetés autrement. Dont Léo et Maya Détectives, une petite série de romans d'enquêtes pour les enfants dès 7-8 ans.

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Dans ce premier tome, Léo et Maya, deux jeunes détectives en herbe, apprennent par les journaux que depuis 3 jours, ce sont 3 chiens qui ont été enlevés dans leur petite ville. A eux deux, ils vont mener leur enquête pour trouver le coupable et rendre leurs chiens à leurs maîtres. L'histoire est émaillée de dessins (on adhère ou pas au style d'illustrations)

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Alors, c'est très court, ça va très vite et les personnages ne rencontrent que très peu d'obstacles. Mais tout de même, c'est pas mal du tout pour les enfants qui veulent lire des histoires à suspense. Ce n'est pas forcément très original, ni bien écrit et pour les adultes ça se lit hyper vite, mais je crois que ça peut véritablement contenter des enfants qui ne veulent pas entrer dans les détails des affaires ou de la psychologie des personnages.

Sympathique, mais pas ouf.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 13 janvier 2019

En amoureux, Arnaud Guillon

Quatrième de couv' : Paul et Ninon se rencontrent un soir chez des amis. Alors que le premier se remet d'une rupture et que la seconde s'ennuie dans son mariage, ils succombent à l'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Faite de promenades et de rendez-vous, leur histoire commence à Paris que l'été a vidé de ses habitants.
« Et si nous partions en amoureux ? » propose un jour Ninon.
Cette idée enchante Paul. Ninon ne connaît pas les Cyclades. Paros, avec sa nature sauvage et sa mer turquoise, est l'endroit rêvé pour l'amour. Mais l'amour réserve parfois des surprises et le paradis peut devenir l'enfer.
De sa plume délicate, Arnaud Guillon explore les vertiges du désir et met au jour la complexité des êtres.


Mon avis : Je suis tombée sur ce livre par hasard et c'est la photo sur la couverture qui m'a attirée. Et cette histoire de voyage en amoureux aussi m'attirait. J'ai acheté le livre sans jamais en avoir entendu parler. J'ai voulu le commencer tout de suite parce qu'il est court. Mais dès les premières pages j'ai compris que ça n'allait pas le faire...

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Le style est étonnant : parfois précieux, avec des inversions verbe-sujet, des passages d'étalage de culture musicale, cinématographique ou littéraire et puis des passages très crus de sexe ou de désir. Déjà ça partait mal.
Mais quand j'ai commencé à être perdue parce que l'auteur racontait des souvenirs des personnages sans aucune introduction, je me suis dit qu'il me laissait sur le carreau. Parfois il nous raconte les pensées d'un de ses personnages, nous décrit ce qu'il voit puis il saute dans la tête d'un autre personnage, qui lui n'a aucun intérêt dans l'histoire. Par exemple, à un moment les deux protagonistes arrivent dans leur chambre d'hôtel à Paros et là l'auteur se met à nous raconter les pensées de l'hôtellière, sans que ça n'ait d'intérêt dans le développement du récit. Pourquoi faire ça ? Rajouter des lignes ?

Les dialogues sont parfois si peu crédibles ! Les personnages s'expriment vraiment comme dans un livre. Ça ne sonne pas réaliste.

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Quant à l'histoire, on ne peut pas dire qu'elle soit très originale... Paul et Ninon tombent amoureux. Paul a vécu une trahison de la part de son ex-compagne deux ans plus tôt, quant à Ninon elle ne s'entend plus avec son mari, avec qui elle a eu un enfant.
Paul rencontre Ninon dans une soirée d'amis commun. A partir de là, ils vont passer du temps ensemble, puis décider de partir en Grèce pendant quelques jours "en amoureux".
Mais entre-temps, Ninon a passé des vacances dans sa famille et a revu son mari. Quand elle arrive en Grèce avec Paul, tout a changé pour elle, pourtant elle va continuer de jouer la comédie, prétextant que ses sentiments pour Paul peuvent peut-être revenir. Bref, elle joue avec lui et il ne sait plus quoi faire.

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Je n'ai pas aimé certains passages de l'histoire, comme le moment où Paul balance un cendrier pour, je cite : "ne pas la gifler". Wouah mec, tu parviens vachement à te contrôler, quel bel effort de casser un objet plutôt qu'une femme.
Attention aussi au sexisme dans ce roman : le petit garçon, fils des amis de Paul, pose des questions sur l'espace, tandis que la petite fille présente ses poupées à Ninon.

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Les personnages ne sont pas très développés, le seul aspect qu'on connaît d'eux c'est à travers leurs relations amoureuses passée ou présente. C'est à peine si on sait leur métier, ou si on perçoit leur caractère dans d'autres aspects que l'amour.

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Une déception. En fait, l'histoire aurait pu me plaire, mais je ne vois pas où l'auteur voulait en venir : est-ce une façon de montrer que les femmes ont le pouvoir sur les hommes quand il s'agit d'amour ?

De plus, le style m'a déplu et ça m'a vraiment agacée. C'est très bobo-parisiano-centré, les personnages sont riches et privilégiés. Rien de mieux pour me donner envie de revendre ce livre très vite...

3/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

vendredi 11 janvier 2019

Qui ment ? Karen Mc Manus

Quatrième de couv' : Une intello, un sportif, un délinquant, une reine de beauté… un meurtrier. Qui allez-vous croire ?
Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l'élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle… Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n'est pas accidentelle. Dès lors qu'un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d'eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre.
Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont tous quelque chose à cacher…


Mon avis : J'ai lu ce roman (un SP) au boulot pendant ma pause-déjeuner durant les mois de décembre et janvier, alors j'ai mis un temps fou à le lire. Et je sais que je ne vais pas en garder un bon souvenir.

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Dans Qui ment ?, on découvre 4 personnages qui ont assisté à la mort d'un de leur camarade de classe, Simon Kelleher. Comme ils n'étaient que 5 dans la classe (ces élèves étaient tous collés pour possession de portable durant un cours, portables qui ne leur appartenaient pas d'ailleurs), la police estime que l'un des 4 élèves est forcément le meurtrier de Simon.

Durant tout le roman nous alternons les points de vue et découvrons les avancées de l'enquête, grâce aux récits de chaque personnage. Chacun avait des choses à cacher, mais comme tout ado après tout.
La fin n'a rien de surprenant et les 75 dernières pages sont un peu longues et superfétatoires.
Personnellement j'avais deviné le "coupable" parce que ça m'a semblé assez évident.

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Au niveau du contexte, c'est très américain. On est dans un lycée en Californie, avec des ados qui sont des "clichés" : Addy est la jolie blonde effacée qui sort avec Jake, un mec populaire, Bronwyn est celle qui réussit bien en cours mais qui a ses failles, Nate est dealer, fils d'un alcoolique et d'une femme qui s'est tirée à cause de ses addictions, et enfin Cooper, le parfait joueur de foot américain, est homosexuel mais n'a pas encore fait son coming-out.
De son côté, Simon était le créateur d'une application qui diffusait des rumeurs sur les élèves du lycée, bref le type un peu particulier et peu apprécié.

Je ne me suis attachée à aucun des personnages. C'est peut-être parce que j'ai lu ce livre sur plus d'un mois et demi, mais je ne les ai pas trouvé sympathiques. De plus j'avais beaucoup de mal à discerner qui était qui. Pour moi ils se ressemblaient tous et leurs prénoms ne collaient pas à la description qui en avait été faite.

Ce qui m'a plu, c'est que malgré l'interdiction faite par leurs avocats, ils vont néanmoins se parler, apprendre à se connaître. Plus que la police (qui n'apparait que très peu et semble paumée) ce sont eux qui vont lever le voile sur le coupable.

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L'autrice ancre son roman dans notre époque, avec l'utilisation des smartphones, la sur-médiatisation des affaires policières, d'autant plus que celle-ci met en scène des adolescents, des personnes fragiles, en quête d'identité. Et ça ouvre une réflexion sur le traitement qui est fait des affaires criminelles.

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Un roman qui a eu beaucoup de succès, mais un succès plutôt immérité. Ce n'est ni bien écrit, ni plein de suspense, mais pour des adolescents qui n'ont pas l'habitude de lire des polars, ça peut être une bonne introduction aux romans de ce genre, puisque l'autrice laisse des indices tout au long de l'histoire.

5/10

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Sur le fil, Estelle Maskame

Quatrième de couv' : Elle l'évite depuis un an, et pourtant...

MacKenzie Rivers avait tout pour elle : des amis formidables, de bonnes notes et, cerise sur le gâteau, le beau Jaden Hunter qui craquait pour elle. Mais tout s’est écroulé lorsqu’une tragédie a frappé la famille Hunter. Désarmée face à la souffrance de ceux qu’elle aime, MacKenzie ne voit qu’une solution : fuir. Cependant ses sentiments pour Jaden ne tardent pas à la rattraper…


Mon avis : J'ai souvent hésité à acheter ce livre. Je n'ai pas lu la saga D.I.M.I.L.Y, parce que les romances entre ados me branchent moyennement. Mais la couverture de celui-ci me plaisait beaucoup trop et un jour de folie acheteuse, en novembre, je l'ai pris. Je n'ai pas attendu trop longtemps pour le sortir de ma PAL parce qu'il n'est pas trop long, et je l'ai dans mon rayon au boulot donc je voulais pouvoir le conseiller.

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L'histoire est celle de MacKenzie, qui ne parle plus aux jumeaux Hunter depuis un an. Pourquoi ? Parce qu'elle craint de faire un faux pas (entre autres...)
Chez elle, la situation n'est pas au beau fixe, ses parents ont connu un drame et arrivent péniblement à s'en remettre.

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Au lycée, "Kenzie" a deux amis. J'ai trouvé ça super que pour une fois, dans un roman ado, la jeune fille soit amie avec 2 garçons. L'un est homo, l'autre est hétéro et les trois forment un trio qui s'entend bien. Les personnages sont bien construits et assez attachants.

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Même si le style n'a rien d'extraordinaire (j'ai aussi trouvé 2-3 coquilles), c'est très fluide et facile à lire.
L'histoire est sympa et j'ai été plusieurs fois surprise, parce que l'autrice prenait une direction différente de celle que j'avais envisagée.
Les thèmes abordés sont le deuil, l'alcoolisme d'un proche, l'amitié et la culpabilité.

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Beaucoup comparent ce roman à la saga D.I.M.I.L.Y, estimant que c'est moins bien... Perso, je vais me contenter de ce titre, je ne suis pas du tout attirée par une saga en 3 tomes pour le moment. Mais j'ai trouvé ce roman plaisant à lire et je l'ai pris pour ce qu'il est.

7/10

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vendredi 4 janvier 2019

Premier amour, dernier amour, Susie Morgenstern

Quatrième de couv' : Elle a dix-huit ans, elle est un peu trop grosse ; elle est de nationalité américaine et étudiante à Jérusalem.
Il est grand et hirsute ; il est français, parle à peine l'anglais et participe à un colloque scientifique.
Dès l'instant où elle l'aperçoit, c'est le coup de foudre !
Peu importe les différences, l'avis des amies et de la famille : elle est amoureuse ! Et ce premier amour est si fort qu'il ne pourra être que le dernier...


Mon avis : Aujourd'hui, lors d'une virée impromptue (non, je l'avais prévue en vrai mais chut !) chez un bouquiniste, je suis tombée sur ce livre de Susie Morgenstern. Je ne compte plus le nombre de livres que j'ai lus de cette autrice. Alors tous ne sont pas bons, mais je passe souvent un moment sympa.
Là c'est le dessin de la couverture qui a attiré mon regard, j'ai retourné le livre et là : "Jérusalem". Je suis sûrement dans une phase où j'ai besoin de lire des romans qui se passent en Israël, donc j'ai acheté le livre (pour 2,85€), qui n'avait pas l'air très abîmé, juste un peu jauni, mais il date de 2004, ça me semble donc normal.

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Cette histoire c'est celle de l'autrice et de son premier amour : Jacques, qui deviendra son mari. Il s'agit de leur rencontre. Elle, étudiante américaine à Jérusalem pour un semestre, lui, philosophe qui participe à un colloque de quelques jours dans la ville sainte. Mais leur histoire aura-t-elle une suite quand ils auront quitté Jérusalem pour rentrer chez eux ?

On trouve dans ce roman beaucoup de questions sur l'amour : l'aime-t-il ? Pourquoi ne la touche-t-il pas ? Elle, est-elle certaine que c'est LUI ? Avec beaucoup d'enthousiasme, Susie tente de répondre à ces questions, persuadée qu'elle tient là l'amour, tandis qu'autour d'elle tout le monde la pousse à laisser tomber.

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J'ai bien aimé ce court roman, même si je trouve qu'il ne s'adresse pas vraiment aux enfants. Il est indiqué à partir de 11 ans, mais même si c'est une jolie histoire, la façon de la raconter le classe, selon moi, plutôt dans les romans autobiographiques, et pas forcément pour les enfants. Il n'y a rien de choquant, mais je ne pense pas que ça intéresserait beaucoup d'enfants ou d'ados de lire une histoire d'amour comme celle-ci (avec son lot de difficulté et de tergiversations). Je me trompe peut-être, mais je crois que si on me l'avait mis dans les mains à 11 ans, je n'aurais pas été particulièrement touchée.
J'ai trouvé que c'était agréable à lire, même si la fin nous est spoilée dès le résumé.

7/10

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jeudi 3 janvier 2019

Shalom Salam maintenant, Rachel Corenblit

Quatrième de couv' : Camille et Chaïma se rencontrent dans un hôpital à Toulouse. L'une est au chevet de sa grand-mère, l'autre de son grand-oncle.
Elles sortent en même temps respirer dans le couloir. Elles rient, elles parlent. Elles ne savent pas encore que ce qui les lie, elles et leur famille, c'est une histoire qui a commencé il y a longtemps, dans les années 1940.
Ou plutôt quatre histoires, celles de Léah, Oumaïma, David et Yashin. L'un se cachait dans un petit village de France. Les deux filles se terraient dans une cave à Jérusalem, tandis que le dernier était en route vers un camp de réfugiés, en Cisjordanie.
Le destin, la fatalité, le mektoub, on peut ne pas y croire. Mais entre Camille, d'origine juive, et Chaïma, d'origine palestinienne, ce jour-là, à Toulouse, il s'agit plus que d'une simple rencontre. Elles vont se raconter leur histoire familiale, par-delà leurs différences, par-delà les haines et les souffrances.

Reconstitution sensible du long conflit entre les peuples israélien et palestinien, ce roman de Rachel Corenblit, publié pour la première fois en 2007, n'a rien perdu de son actualité. 


Mon avis : Je suis tombée sur ce roman par hasard dans ma librairie jeunesse et je l'ai acheté sans trop réfléchir, parce que j'aime bien voir comment est traité le conflit israélo-palestinien dans la littérature. Je n'en avais entendu nulle part et j'espérais tomber sur une pépite.

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Le roman est assez court (142 pages) et se compose de courts chapitres qui font parler différents personnages, à différentes époques. J'avoue avoir eu du mal à situer qui était qui et pareil avec les périodes historiques. Je ne suis pas du tout une experte de l'histoire d'Israël et de la Palestine, du coup ça ne me parlait pas trop les dates. Quelques notes de l'autrice pour situer les périodes, ça aurait pu être bien ou une frise chronologique à la fin du livre.

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Cela dit j'ai bien aimé voir comment chacun réagissait à ce qu'il se passe dans ce pays, en fonction de ses origines et de sa religion. Les quatre personnages initiaux sont : Léah, Oumaïma, David et Yashin. Si au début on ne sait pas trop ce qui va les lier, on le découvre peu à peu. On se doute aussi que Chaïma et Camille sont deux jeunes filles de 2006 qui ont un lien avec chacun d'eux. Ce sont elles qui se racontent leur histoire et celle de leur famille. Comment sont-elles liées ?
C'est ce qu'on découvre dans les dernières pages, une fois qu'on a lu les peines, les souffrances et les difficiles épreuves qu'ont vécues leurs familles.

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C'est toujours un sujet super tendu et je n'ai pas envie de faire d'impairs, donc je n'en dirais pas plus.
C'est un bon livre, mais il manque peut-être d'intensité, d'émotions, ou alors je n'étais pas assez attentive pour ressentir vraiment quelque chose. Dommage.

6/10

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