samedi 18 août 2018

Natacha, Vladimir Nabokov

Quatrième de couv' : Vertige du premier émoi amoureux, fin de la liaison d’un adolescent avec une femme mariée, amour terrorisé d’une femme pour son terrible mari… Perceptions, angoisses, sensations…

Exhumées des archives Nabokov et publiées à partir des années 1990 dans The New Yorker, de magnifiques nouvelles à la langue envoûtante et lumineuses.


Mon avis : Ça faisait un moment que j'avais envie d'acheter ce livre, je l'avais vu sur Bookstagram, et comme j'avais envie de relire Lolita de Nabokov cette année, je me suis dit que ce serait pas mal de lire un court livre de lui avant d'attaquer Lolita.

Sauf que Folio surfe clairement sur un titre faisant écho à Lolita, pour nous proposer en fait, un recueil de nouvelles dont celle qui intitule le recueil est l'une des moins bonnes...

Ces nouvelles sont très, très courtes ! Il y en a 5 et elles ne sont pas du tout égales en terme de qualité...

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Natacha, par exemple, fait à peine 20 pages. C'est l'histoire d'une jeune femme qui s'occupe de son père, un vieillard mourant. Un jour elle part à la campagne avec son voisin et elle commence à délirer. La chute est très prévisible et j'ai trouvé ça dommage.

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La seconde nouvelle s'intitule Le Mot et là aussi on part dans du délire. Un homme se voit entouré d'anges, dont l'un d'eux va lui révéler un mot. Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée, c'est la nouvelle que j'ai le moins comprise, je n'ai pas la sensibilité pour l'apprécier.

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Ensuite on trouve Bruits, l'histoire d'un jeune homme, amoureux d'une femme mariée. Ensemble ils se rendent à la campagne pour voir Pal Palytch. Une fois de plus je n'ai pas saisi le sens de cette nouvelle.

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La vengeance est la nouvelle que j'ai préférée. Dans celle-ci, un vieil homme revient de voyage avec dans sa valise, une surprise pour sa femme. J'avais un peu vu venir le truc, mais on bascule un peu dans l'horreur, et j'ai trouvé cette nouvelle plus fluide à lire, avec une bonne intrigue et du suspense.

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La dernière est Bonté. Là un homme attend son amante dans un parc. Il observe la vie autour de lui. Si son amante se révèle être une femme sans peu de parole, le rejetant sans explications, il réalise cependant la bonté dans les petits actes de la vie.

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Nabokov a mis l'accent sur la langue et sur le choix du vocabulaire. Le traducteur a dû galérer pour choisir les bons mots et retranscrire toute la poésie et le mysticisme de Nabokov.

Cela dit, ces nouvelles manquent d'une intrigue, quelque chose qui m'aurait tenue en haleine.
Une nouvelle n'a pas forcément besoin d'une chute, mais c'est quand même ce que je préfère et ce que j'attends quand j'en lis une.

En somme, je n'ai pas trop aimé ce recueil. Heureusement que les nouvelles sont courtes car je me suis un peu ennuyée en les lisant.

A relire peut-être quand j'aurais une sensibilité pour la littérature russe.

3/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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