mardi 31 juillet 2018

L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas

Quatrième de couv' : « Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? »
Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs ; en leur centre, prisonniers, un débris, un déchet, un objet : trombone, pince à épiler, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et des psychiatres.

Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite « suintent » la cruauté. Il le sent : bientôt, de l’anodin on passera au tragique...


Mon avis : De Fred Vargas je n'ai pas lu grand chose, seulement Coule la Seine que j'avais apparemment bien aimé mais dont je ne me souviens plus.
En revanche, récemment j'ai revu le film Pars vite et reviens tard, adapté du roman éponyme, et j'ai à nouveau adoré.
En jetant un oeil à la bibliothèque de mon père, j'ai vu qu'il avait plein de romans de Fred Vargas, je lui en ai donc piqué un, le tout premier de l'autrice, celui qui était sur ma wishlist depuis bien longtemps.

⦿▹✓

Ce roman est assez court : il fait 215 pages en grand format. Cependant je me suis ennuyée ! Je me suis même un peu forcée à aller jusqu'au bout, tellement je trouvais que ça manquait de suspense.

Pour résumer rapidement, depuis 4 mois, au petit matin, on trouve dans tout Paris de grands cercles dessinés autour d'objets abandonnés dans les rues. Si au début personne ne s'en inquiète, Adamsberg lui, pressent qu'il va se passer quelque chose de grave dans les semaines à venir.

⦿▹✓

Adamsberg est un personnage qui passe son temps dans ses pensées à rêvasser. On ne sait pas vraiment comment il fonctionne, réfléchit-il ? A-t-il des fulgurances ? J'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas réellement d'enquête, on suit ses intuitions et puis à la fin, PAF ! il a tout trouvé tout seul, tout résolu !
Avec lui, il n'y a pas beaucoup d'action ni de rebondissements, sauf à la fin. Dommage ce manque de rythme et de suspense...

L'autrice nous fait découvrir une galerie de personnages : Danglard, l'inspecteur qui travaille avec Adamsberg, la "Reine Mathilde", une femme qui suit les gens dans la rue (okay...?) et accessoirement la mère de Camille.
Camille est la jeune femme qu'Adamsberg aime mais qui lui a échappé pour faire sa vie ailleurs.
Il y a aussi Charles Reyer, logé par Mathilde, il est un très bel homme aveugle, frustré et colérique. Chez Mathilde on trouve aussi Clémence Valmont, une femme d'une soixantaine d'années qui fait une fixette sur les petites annonces afin de trouver l'amour.
Ils ne sont pas très nombreux et ont tous un lien les uns avec les autres. Pas très crédible je trouve. Même si les explications arrivent, je ne suis pas très convaincue pour autant.

Par ailleurs le côté romance entre Adamsberg et Camille m'a ennuyée et je l'ai trouvé superflu. Quand je lis un polar, je me fiche de savoir si le commissaire ou l'inspecteur a quelqu'un dans sa vie. Hormis si ça a du sens dans la construction de l'intrigue, mais là j'ai l'impression que c'est inutile et ça ralentit encore plus le rythme (déjà pauvre) de l'histoire.

⦿▹✓

Quant au style, je le trouve assez particulier pour du roman policier, c'est un style travaillé, ampoulé. Je n'ai pas l'habitude de dialogues aussi profonds, aussi érudits, ce qui rend parfois l'histoire assez peu crédible. Les conversations entre les personnages sortent de nulle part par moments, c'est vraiment bizarre.

⦿▹✓

Je ne suis pas tellement convaincue par ce premier tome qui introduit la série du commissaire Adamsberg. Mais je ne désespère pas et j'en lirai d'autres.

4/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire