jeudi 8 février 2018

Entre Dieu et moi, c'est fini, Katarina Mazetti

Quatrième de couv' : Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent par la tête. La seule qui la comprenait, c'était Pia, son amie pour la vie... enfin, pour cent vingt jours, "sans compter les week-ends", Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l'amour, de la mode, du beau Markus dont toutes les filles rêvent, de son père qu'elle voit deux fois par an, de sa mère qui s'engueule avec son nouveau jules, et même de Dieu. Seulement voilà, Pia n'est plus là. Alors, pour ne pas se laisser aller à la tristesse ou à la colère, Linnea se souvient...
C'est avec une verve aussi tendre qu'hilarante que Katarina Mazetti incarne une adolescente bravache, curieuse et paumée, qui parle aux murs pour ne se confier à personne. Formidable roman sur l'amitié et les tourments adolescents, Entre Dieu et moi, c'est fini est suivi de Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini, et de La fin n'est que le début.

Mon avis : Lors d'un stage en librairie, j'avais eu la possibilité de prendre des livres gratuits et j'avais choisi celui-ci. Il a traîné dans ma PAL pendant 5 ans ! Et pourtant il n'est pas très long (135 pages).
Mais j'avais détesté Le mec de la tombe d'à côté, que j'avais lu en 2011 (il n'est pas chroniqué sur le blog), et du coup je ne voulais pas lire d'autres romans de cette autrice.
Jusqu'à maintenant ! Puisque j'ai refait un tri de ma PAL et en lisant le résumé, je me suis décidée à le sortir.

La thématique n'est pas franchement joyeuse. Dès le début on sait que Pia, l'amie de Linnea est décédée. Linnea va revenir sur les 120 jours qu'elle a passée en compagnie de son amie : leur rencontre, leur moments toutes les deux, qui était Pia, etc.
On n'assiste pas aux 120 journées, mais à quelques événements marquants. Linnea nous raconte aussi sa vie, son quotidien et ses questionnements : ses parents se sont séparés quand elle n'avait que 3 ans. Elle ne sait pas pourquoi. Elle n'aime pas son père, qu'elle ne voit que 2 fois par an, et elle se demande si on doit vraiment aimer toutes les personnes qui nous sont liées par le sang ?
Côté coeur, elle qui est attirée par Markus, ne comprend pas pourquoi c'est Henrik qui est amoureux d'elle, alors qu'il ne l'attire pas. Et elle ressent une colère et une frustration qu'elle n'arrive pas à exprimer clairement. C'est typiquement un comportement que je connais et que je trouve intéressant à développer dans un roman (c'est d'ailleurs la première fois que je lisais quelque chose sur ce sujet et que le personnage réagissait comme moi dans la vie).

Au final on découvre Pia à travers les yeux de Linnea, et bizarrement, je n'ai pas tellement aimé Pia. Je la trouve grande gueule, et pourtant Linnea nous permet de voir que Pia n'est pas que ça. Pia ne montre rien de sa souffrance, alors quand elle s'exprime elle a besoin que ça résonne !
Si on ne saura pas le pourquoi du décès, l'autrice glisse néanmoins quelques indices.

Je ne me suis pas impliquée dans ce roman, mais c'est sûrement parce que je suis distraite ces derniers temps.
Il est globalement bon, le style est bien, l'écriture légère, Linnea est une ado sympathique à suivre car elle vit son lot de trucs pas cool qui arrivent à l'adolescence, et l'histoire est bien menée.
Peut-être parce qu'il est trop court, ce roman ne m'a pas plus emballée, mais je reconnais qu'il est bon et peut être émouvant.
Je pense que j'aurais aimé le lire plus jeune, car il apporte des réponses importantes sur des sujets qui nous concernent à l'adolescence.
Ce roman fait partie d'une trilogie. Je ne sais pas encore si je lirai la suite, peut-être si je la trouve, mais je crois que je peux aussi me contenter de ce titre et de sa fin.

6/10

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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