dimanche 30 avril 2017

Le confident, Hélène Grémillon

Quatrième de couv' : Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique.

Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues.

Mon avis : Quand j'ai commencé ma lecture j'ai tout d'abord été surprise par la mise en forme, le récit commence avec une police d'écriture du type Arial, puis on reprend la police habituelle des éditions Folio pour découvrir la lettre qu'a reçue Camille.
Au début je n'ai pas accroché de ouf parce que ça m'ennuyait de lire la vie actuelle de Camille, j'avais trop envie d'en savoir plus sur les lettres qu'elle recevait et qui lui faisaient penser à un manuscrit (Camille étant éditrice).
L'histoire, pour moi, commence vraiment avec ces lettres qu'on découvre et qui nous laissent dans un suspense de fou. J'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman et je suis surprise par la prouesse de l'auteure de nous plonger dans cette histoire de famille un brin compliquée. Elle met en lumière les zones d'ombre d'une histoire familiale au coeur de la Seconde Guerre mondiale.

Je n'en dirai pas beaucoup plus car c'est un roman à découvrir. Le mystère est omniprésent, on tire sur des fils qui nous apportent de nombreuses réponses, crédibles et intéressantes.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteure, les différents points de vue adoptés, le cahier à partir de la moitié du roman dans lequel on ne cache rien des sentiments éprouvés, des désirs honteux et qui sont d'ordinaire réprouvés.

J'aime les secrets de famille qui se révèlent peu à peu, la psychologie des personnages et leur côté malsain, leur cruauté, leurs désirs et leur amour. Les événements de la vie les façonnent, les amènent à raisonner différemment, les poussent au delà de leurs limites.

Ici l'histoire commence en 1975 pour Camille, mais les lettres la plongent dans le passé, durant la Seconde Guerre Mondiale. Malgré cette période que l'auteure a choisie, elle ne nous submerge pas d'informations concernant la guerre, et j'avoue que ça fait du bien de voir de la vie à cette époque, sans que la guerre soit un élément à part entière dans le roman. Ce côté-là me rappelle un peu Le Diable au corps, dans lequel l'histoire se passe durant la Première Guerre Mondiale, sans que l'auteur ne nous noie sous les dates et faits de cette guerre.

En bref, je le recommande vivement, il est captivant.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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