dimanche 30 avril 2017

Le confident, Hélène Grémillon

Quatrième de couv' : Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique.

Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues.

Mon avis : Quand j'ai commencé ma lecture j'ai tout d'abord été surprise par la mise en forme, le récit commence avec une police d'écriture du type Arial, puis on reprend la police habituelle des éditions Folio pour découvrir la lettre qu'a reçue Camille.
Au début je n'ai pas accroché de ouf parce que ça m'ennuyait de lire la vie actuelle de Camille, j'avais trop envie d'en savoir plus sur les lettres qu'elle recevait et qui lui faisaient penser à un manuscrit (Camille étant éditrice).
L'histoire, pour moi, commence vraiment avec ces lettres qu'on découvre et qui nous laissent dans un suspense de fou. J'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman et je suis surprise par la prouesse de l'auteure de nous plonger dans cette histoire de famille un brin compliquée. Elle met en lumière les zones d'ombre d'une histoire familiale au coeur de la Seconde Guerre mondiale.

Je n'en dirai pas beaucoup plus car c'est un roman à découvrir. Le mystère est omniprésent, on tire sur des fils qui nous apportent de nombreuses réponses, crédibles et intéressantes.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteure, les différents points de vue adoptés, le cahier à partir de la moitié du roman dans lequel on ne cache rien des sentiments éprouvés, des désirs honteux et qui sont d'ordinaire réprouvés.

J'aime les secrets de famille qui se révèlent peu à peu, la psychologie des personnages et leur côté malsain, leur cruauté, leurs désirs et leur amour. Les événements de la vie les façonnent, les amènent à raisonner différemment, les poussent au delà de leurs limites.

Ici l'histoire commence en 1975 pour Camille, mais les lettres la plongent dans le passé, durant la Seconde Guerre Mondiale. Malgré cette période que l'auteure a choisie, elle ne nous submerge pas d'informations concernant la guerre, et j'avoue que ça fait du bien de voir de la vie à cette époque, sans que la guerre soit un élément à part entière dans le roman. Ce côté-là me rappelle un peu Le Diable au corps, dans lequel l'histoire se passe durant la Première Guerre Mondiale, sans que l'auteur ne nous noie sous les dates et faits de cette guerre.

En bref, je le recommande vivement, il est captivant.

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vendredi 28 avril 2017

Quelques minutes après minuit, Patrick Ness

Quatrième de couv' : Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d'un arbre gigantesque qui apporte avec lui l'obscurité, le vent, les cris. Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage. Il veut connaître la vérité...

Un formidable hymne à l'amour, douloureux et drôle. Le parcours d'un jeune héros attachant et courageux. Un texte inoubliable.


Mon avis : J'avoue que j'ai pris ce livre parce qu'on l'avait reçu en gratuit (la version en poche) durant l'été, je m'étais dit que je le lirais assez vite et puis je l'ai laissé traîner dans ma PAL comme beaucoup d'autres. Et pourtant il se lit très vite et si je l'avais lu plus tôt j'aurais pu faire une fiche ou le conseiller à Noël, quelle erreur...

Bref, lu aujourd'hui en quelques heures, il est moins intense que ce à quoi je m'attendais. Il y a pourtant beaucoup d'aspects sombres dans ce roman : la maladie de la mère de Conor, l'ombre géante de l'arbre, la violence qui envahit Conor jour et nuit, sa colère mais aussi son isolement.
Ce roman n'a rien de joyeux, mais il permet de montrer aux jeunes qu'on peut exorciser des douleurs en disant ce qu'on a sur le coeur, même si c'est difficile.

On oscille toujours entre réalisme et merveilleux, la figure du monstre n'étant pas si effrayante, ou Conor étant trop grand pour la voir comme telle, ce monstre va l'aider à mieux comprendre ce qu'il ressent et ce dont il a besoin.
J'ai beaucoup aimé que l'auteur amène cette histoire de manière réaliste et sans pathos. On aurait pu très vite tomber dans la niaiserie, mais pas du tout, le sujet est traité avec beaucoup de délicatesse, de pudeur et de justesse. Malgré le chaos qui règne en Conor, il parvient à trouver un apaisement et les mots de l'auteur nous y amène, dans un dénouement auquel, malheureusement, on s'attendait.

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Criminal Loft, Armelle Carbonel

Quatrième de couv': Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort.
Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé.
Chacun d'eux devra vous convaincre qu'il mérite de vivre.

Préfacé par Laurent Scalese, Criminal Loft est un véritable page turner, poussant les codes de la télé-réalité à leurs extrêmes et impliquant le lecteur/spectateur sur la question de la peine de mort. L’emploi de la première personne nous immerge totalement dans cet univers oppressant, nous permettant de découvrir l'humain derrière le masque du monstre.


Mon avis : J'avais acheté ce livre fin 2015, après une critique de Gérard Collard au Magazine de la Santé. Je pensais le lire dans la foulée, mais à ce moment-là j'ai commencé un job de renfort en librairie pour Noël ce qui ne m'a pas laissé de temps pour le lire. Il a rejoint ma PAL pendant 1 an et demi... Depuis, j'ai oublié ce que Gérard Collard avait pu dire au sujet de ce livre, et vu que je n'en ai jamais entendu parler sur Booktube, je n'avais aucun préjugé sur ce roman.

C'est vraiment le résumé qui m'a intriguée : pour une télé-réalité on introduit 8 criminels, destinés à l'injection létale (le roman se déroule aux USA), dans un sanatorium désaffecté, rempli d'histoires effrayantes. On a là 8 criminels, 6 hommes et 2 femmes, qui doivent toucher les téléspectateurs pour gagner la grâce du public et ainsi échapper à la peine de mort. Surprenant tribunal, mais qui fonctionne puisque des millions de téléspectateurs suivent quotidiennement les aventures des criminels dans ce huis clos.
L'auteure s'intéresse surtout à cette histoire de criminels, surveillés par des dizaines de caméras et deux gardiens, qui va dégénérer.

Il n'y a qu'aux Etats-Unis qu'un tel programme aurait pu être diffusé à l'antenne puisqu'il pose pas mal de problèmes éthiques : la peine de mort, la manipulation par la production, la fascination du public pour ce jeu morbide, et jusqu'où la télé-réalité peut-elle aller ?

J'aime bien (parfois) me faire peur, sauf que cette lecture est assez soft concernant la présence d'esprits. L'ambiance est finalement assez peu effrayante, une plus grande description des lieux ou de l'ambiance en général n'aurait pas été de refus.


Concernant le style il n'est pas exceptionnel, cependant les répétitions des surnoms donnés aux personnages m'a vite gavé. Pareil concernant le passé de John, le personnage principal, on nous serine qu'il a été agressé par son père durant toute son enfance, et la venue du père qui aurait pu être une source de tension retombe vite comme un soufflé.
D'ailleurs le personnage de John est très particulier, condamné à mort pour avoir violé et tué des femmes, il est extrêmement misogyne et si ça m'a choquée au début, j'ai vite compris que c'était un anti-héros que j'allais devoir supporter durant 400 pages, car c'est à travers ses yeux qu'on découvre l'histoire. J'ai eu du mal à trouver crédible qu'il soit psychiatre, même si il est très intelligent et que ses connaissances lui permettent de vite comprendre qu'on cherche à les empoisonner, je trouve qu'il y a un truc qui ne va pas, qui ne colle pas.

J'ai dévoré les deux premières parties, cependant la troisième perd totalement son rythme alors qu'il s'agit du dénouement. Dénouement qui ne m'a pas surprise, il y a assez peu de suspense.
J'aurais aimé quelque chose de beaucoup plus fort concernant le personnage principal, un véritable retournement de situation, et malheureusement l'identité de la Voix de l'Ombre était assez attendue et manquait de piquant.

Par contre on ne retirera pas à ce livre qu'il est un vrai page-turner. J'ai vraiment été prise dans l'histoire dès le début, avec ses personnages tous plus atroces les uns que les autres. Ils sont tous détestables, et on a du mal à se mettre à leur place.
Finalement la lecture a été plus divertissante pour moi que source de réflexion.

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lundi 24 avril 2017

7 années de bonheur, Etgar Keret

Quatrième de couv' : Si une roquette peut nous tomber dessus à tout moment, à quoi bon faire la vaisselle ? Et les oiseaux du jeu Angry Birds, lancés à pleine vitesse sur de frêles maisons, ne ressemblent-ils pas à de furieux terroristes ? Avec une ironie hors du commun, Etgar Keret relate sept années de sa vie à Tel-Aviv : la naissance de son fils, sa sœur ultra-orthodoxe et ses onze enfants, ses tournées mouvementées…


Mon avis : J'ai commencé à lire ce livre en décembre 2015 pendant mes pauses dèj'. Puis j'ai abandonné, par manque de concentration.
Je l'ai lu entièrement la semaine dernière, par bribes. Mais devant la foule de choses à dire sur ce livre, que j'avais déjà oubliées ou que j'étais incapable de mettre des mots sur ma lecture, j'ai décidé de le relire et d'écrire peu à peu ce que j'en pense.
Le livre est en 7 parties, une pour chaque année de la vie de l'auteur qui écrit ici une sorte d'autobiographie, très romancée et teintée de beaucoup, beaucoup d'humour.


  • Durant la première année, son fils Lev, naît le jour d'un attentat à Tel-Aviv. Il plaisante sur l'idée que son fils a attendu son heure pour voir le jour, une fois que tous les blessés de l'attentat ont pu être soignés. Il parle de cette petite personne qui a pris une place importante dans sa vie, puis évoque le fait qu'il ne sait pas dire non aux démarcheurs téléphoniques, avant d'expliquer comment il a culpabilisé un chauffeur de taxi qui refusait de le prendre avec son fils, ouvrant alors une réflexion sur la guerre dans laquelle les Israéliens et Palestiniens vivent encore aujourd'hui. 



  • Durant la seconde année, il raconte une anecdote tordante lui étant arrivée par rapport aux dédicaces qu'il écrivait dans les livres qu'il publiait. Il parle aussi de ces longues heures de vol qu'il effectue pour se rendre en dédicace à travers le monde et du temps libre qu'il s'accorde alors. Sa rencontre avec un Suisse lui permet aussi de mieux appréhender une lecture dans un pays profondément hostile à sa nationalité. Il en vient aussi à parler de sa religion et des propos choquants qu'il y a eu tout au long de sa vie à son égard. Un voyage en Italie lui fait revenir des souvenirs d'enfance, du passé de son père, et lui fait mettre le doigt sur ce qu'il écrit : "ne jamais renoncer à trouver un angle qui mette la laideur sous un meilleur éclairage et suscite affection et empathie {...}"



  • Durant la troisième année, les missiles menaçant l'université où il enseigne, lui permettent de retrouver un vieil ami d'enfance. Il explique comment se déroule Yom Kippour. Puis au parc une maman lui demande si son fils fera "l'armée quand il sera grand", question on ne peut plus importante en Israël et qui prend une dimension imposante par rapport aux choix de l'état. Il parle aussi de l'idolâtrie qu'il a pour son grand frère, un frère qui l'inspire beaucoup et auquel il tente de ressembler "Cette fierté que m'inspirait mon grand frère et l'espoir qu'en grandissant je deviendrais un peu comme lui, capable de mener des éléphants à travers les forêts vierges sans jamais avoir à élever la voix.", et enfin une belle leçon sur le pardon nous est contée lors d'un trajet en taxi.



  • Durant la quatrième année, il apprend que le président iranien a pour projet secret de détruire Israël, partant de cette info, il décide alors de ne plus s'occuper des tâches ménagères et de profiter à fond de son argent et de son temps restant. Il nous parle aussi de sa soeur, devenue juive orthodoxe, qu'il regrette d'avoir perdue. Et enfin il finit par nous raconter la passion qu'il a, avec sa femme et son fils pour le jeu Angry Birds, et les réflexions que cela provoque en lui. 



  • Durant la cinquième année, il fait un voyage en Pologne et une photographie en noir et blanc l'émeut plus qu'il ne l'aurait cru. Une discussion avec son fils de 5 ans, lui ouvrira les yeux sur les nantis qui se permettent de détourner des fonds (entre autres), une discussion qui nous permet aussi à nous lecteurs d'en apprendre un peu plus sur la manière dont ces gens, plein de confiance, trahissent l'esprit critique de leur population pour obtenir ce qu'ils veulent. Il rejoint un groupe de yoga pour femmes enceintes (le groupe pour débutant n'étant même pas à sa portée !) puis un cours de Pilates qui le ravit ! Il rédige ensuite quelques réflexions que lui inspire l'écriture de nouvelles, la sienne, sa toute première, mais aussi celles d'autres, qui amènent à la création. Un simple voyage à destination d'Amsterdam lui fera péter les plombs. Et enfin, un moment partagé avec son fils est l'occasion de parler d'un sujet qu'on a l'habitude de taire. 

  • Durant la sixième année, il apprend la maladie de son père et retrouve l'enthousiasme de celui-ci, malgré les difficultés qui l'attende. Il passe une nuit dans un musée à Zagreb, et découvre la puissance de la xénophobie, les passages qu'elle se fait dans les détails du quotidien. Un séjour à Disneyland Paris lui permet de découvrir les talents de financier en herbe de son fils. Une journée affreuse le bouleverse et nous touche aussi en plein coeur. Son fils lui demande de se laisser pousser la moustache, ce qui ouvre de nouveaux sujets de discussion avec son acupuncteur qui, plus jeune, a fait la guerre au Liban, dans des conditions irréelles. Il raconte aussi la façon ubuesque dont ses parents se sont rencontrés, 50 ans plus tôt. 

  • Durant la septième année, une paire de chaussures laissées par son père décédé 1 mois plus tôt lui sauve la mise lors d'un voyage à l'étranger. Quand le passé rejoint le présent, il ne laisse pas indifférent ni l'auteur qui écoute les signes que l'univers lui envoie, ni le lecteur surpris par tant de bonté et de bienveillance des dizaines d'années après des événements atroces. On assiste à une journée bien remplie de l'auteur. Puis à une sirène d'alerte lorsque l'auteur, sa femme et son fils sont sur l'autoroute, contraints de s'arrêter, ils s'allongent au sol et se protègent les uns les autres, ne faisant plus qu'un (un sandwich pastrami !) attendant que la zone soit sécurisée après l'explosion d'une roquette. Et enfin le récit se termine sur la nouvelle appelée Sept jours de deuil, ou la shiv'ah, 7 jours durant lesquels la famille proche du défunt (ici le père) observe une période de deuil, accueillant la famille, récoltant des anecdotes sur le défunt parent. 


Ce livre est une petite pépite. J'ai vraiment adoré chacune des nouvelles, qui sont très courtes (3 à 5 pages). J'aime beaucoup l'humour un peu pathétique et l'autodérision utilisée dans ce livre.
L'auteur a un véritable sens de la formule et des sujets qui nous paraissent si banals sont décrits d'un angle, d'un point de vue original, et se finissent par une chute résolument drôle !
Certaines nouvelles sont davantage dans l'émotion et on est touchés par ce que l'auteur souhaite transmettre.

L'impression générale qui ressort de ce livre c'est cette féroce envie de vivre, d'en profiter chaque jour, sans se prendre la tête, parce que là où l'auteur vit, une roquette peut exploser demain.


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mercredi 19 avril 2017

Ça aussi ça passera, de Milena Busquets

Quatrième de couv' : Après la mort de sa mère, Blanca quitte Barcelone pour s’installer dans la maison de vacances familiale de Cadaqués. Sous le soleil de la Méditerranée, elle cherche l’apaisement. Une troupe disparate et invraisemblable l’accompagne : ses deux ex-maris, ses fils, ses amies Sofía et Elisa, son amant Santi et, bien entendu, sa mère, intellectuelle libre et exigeante. Blanca l’a tant aimée et tant détestée. Elle lui écrit mentalement une lettre et lui dit avec ses mots tendres, drôles et poignants, que face à la mort elle choisit la légèreté, l’été, la vie.

Mon avis : Je n'ai vraiment pas aimé ce roman. Pourtant je l'ai choisi au hasard l'autre jour, n'en ayant pas entendu parler, en me fiant juste à la 4è de couverture. Quel mauvais choix ! Peut-être n'étais-je pas dans la bonne période pour lire ce roman ?

Nous sommes en Espagne en été, et nous découvrons Blanca, quadragénaire dont la mère vient de mourir après une lente agonie. Pour faire face à ce décès, elle compte bien emmener tout son entourage en vacances à Cadaqués, dans la maison de son enfance où affluent souvenirs de sa mère, que même le sexe qu'elle pratique avec tous les hommes à ses pieds, ne suffit pas à les faire disparaître.

Je n'ai pas aimé le nombre trop important de personnages pour un si court roman (à peine 200 pages) et on a une tripotée de personnages, adultes et enfants, et ça a été très compliqué de savoir qui était qui.

Je n'ai pas apprécié le caractère et la personnalité narcissique de Blanca, que l'on suit toujours dans les moments où elle est triste ou quand elle couche avec des hommes. Dans la vie quotidienne j'essaie de ne pas faire de slut-shaming, mais ici j'avoue que je vais me lâcher : tous les hommes y passent : ses deux ex-maris, un amant occasionnel, qui sont pour la plupart en couple et donc infidèles. Elle donne l'impression de plaire à tous les hommes qu'elle croise, elle les séduit tous, et ceux-ci ne peuvent se refuser à elle. Pourquoi ? Bin voyons, elle est triste donc il faut la réconforter, donc faisons du sexe ! Ça arrange bien les mecs de penser que le sexe est un réconfortant, qui plutôt que de prendre la peine de l'écouter, se jettent sur elle pour la séduire ou lui donner du plaisir.

Quoi qu'il en soit, ses états d'âmes ne m'ont pas du tout touchée, ni même émue. Je l'ai trouvée inconsciente et irresponsable : elle boit et fume sans arrêt, elle ne prend pas la peine de cuisiner pour ses enfants, elle ne leur propose aucune éducation et fait tout pour qu'ils soient autonomes bien avant l'heure.
Elle se focalise tout le temps sur elle-même : comment apparaître la plus à plaindre auprès de ses amies. J'ai eu l'impression de lire un roman sur une femme qui se victimise d'avoir perdu sa mère. Elle se plait à être malheureuse.

Je n'ai pas aimé la forme du roman. Parfois Blanca s'adresse à sa mère, en la tutoyant, parlant de ses souvenirs, puis on repasse au présent dans un autre style narratif personnel puisque Blanca s'adresse à nous lecteurs, et c'est à n'y rien comprendre !

Je me suis ennuyée, j'ai lu jusqu'au bout parce que je ne sais pas abandonner un roman et encore moins quand il ne fait que 200 pages. Un roman vide de sens, creux et inintéressant. Il ne m'a rien apporté.

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samedi 15 avril 2017

Bonjour Tristesse, de Françoise Sagan

Quatrième de couv' : La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Mon avis : C'est après avoir vu la vidéo de LemonJune sur sa chaîne dernièrement que j'ai eu envie de relire ce roman.
Je l'ai découvert en 2007, à l'époque j'avais 17 ans, je faisais un voyage scolaire en Pologne et pour occuper les nombreuses heures de car j'avais pris ce roman. Il ne m'a laissé aucun souvenir. Comme le voyage a été extrêmement perturbant, voilà pourquoi j'ai certainement oublié ce roman, gardant juste en mémoire le fait que je l'ai lu à ce moment-là.
Je pense aussi que je n'avais pas la maturité pour comprendre le sens de ce livre, et à l'époque je l'ai certainement lu comme n'importe quel roman, sans en chercher le sens.

Cependant 10 ans plus tard, interloquée de voir les émotions qu'il a procurées à Lemon June, j'ai voulu moi aussi ressentir ces émotions en le relisant ! Mais lors de ma relecture, je pense m'être moins investie dans la lecture que Lemon.
De plus certains points m'ont choquée parce que Lemon les avait soulevés. M'auraient-ils choquée si elle n'en avait pas parlé ?
C'est grâce à son avis et à son regard plus affûté que le mien que j'ai pu lire et ouvrir des pistes de réflexion à la lecture.

La première partie est totalement immergeante : Tous les personnages évoluent dans peu ou prou les mêmes cercles de la bourgeoisie d'après-guerre. Le décor est vite planté : dans une villa sur la Côte d'Azur, nous suivons la narratrice, Cécile, partie en vacances d'été avec son père et sa nouvelle maîtresse, Elsa, tranquillement installés depuis deux semaines, quand débarque Anne, la meilleure amie de feu la mère de Cécile.
L'équilibre qui régnait est remis en question. Anne devait venir en train, eh bien non ! Elle débarque en voiture, faisant attendre le père de Cécile sur le quai de la gare. Anne dirige sa vie comme elle l'entend, et à mon sens elle se distingue des femmes de son époque, en étant présentée comme une femme moderne. Contrairement à Cécile et son père, Anne est discrète, bien élevée, froide et donneuse de leçons. Néanmoins on trouve chez elle des touches de modernisme : selon elle, une femme doit étudier et travailler pour vivre par elle-même et ne pas dépendre d'un homme. Au contraire des maîtresses que le père de Cécile accumule et entretient.
Cécile est une jeune fille de 17 ans, qui a raté son examen et vit sa vie de façon très libre pour l'époque, parce que son père lui autorise et l'encourage dans cette liberté. Tous deux ont une relation fusionnelle, et Cécile accepte totalement les frasques de son père. Elle sait qu'il ne peut s'établir en couple de façon durable et qu'il aime séduire, plus particulièrement des femmes plus jeunes que lui, qui profitent de sa richesse.
Le père de Cécile la voit déjà comme une adulte et estime que c'est à elle de se construire comme elle le souhaite. Il partage avec elle des discussions sur l'amour ou la musique, lui permettant de s'élever intellectuellement, lui apportant une maturité folle pour une fille de 17 ans.
Certains trouveront Cécile agaçante, personnellement je ne lui attribue pas ce trait de caractère, je dirais qu'elle est complexe parce qu'elle se trouve à un âge où quitter l'enfance et l'insouciance pour entrer dans le monde des adultes est intimidant et elle oscille constamment entre ces deux états.

La deuxième partie se révèle plus psychologique. Le drame a été mis en place dans la première partie et monte crescendo dans cette seconde partie. Cécile va commencer à inventer des stratagèmes pour que les choses aillent dans son sens. J'ai été surprise par son intelligence et sa capacité à manipuler son entourage. Cependant, en adolescente un poil capricieuse (et cruelle), on la découvre aussi torturée par ses désirs, les remettant en question.
Effectivement Anne met en péril l'équilibre construit entre Cécile et son père, qui vivent pleinement leur complicité depuis 2 ans, mais Cécile craint aussi de devoir changer de mode de vie, puisqu'Anne tente déjà de la remettre au travail au lieu de la laisser profiter de ses vacances.
Cécile a aussi une grande acuité concernant le comportement très vaniteux de son père, sans celui-ci, le dénouement n'aurait pas pu se faire de cette façon.

A mon avis, Cécile n'a pas anticipé les conséquences des manipulations qu'elle a mises en place. Elle s'est servi de gens influençables pour obtenir ce qu'elle souhaitait.
Pourtant, la fin nous montrera qu'elle s'est trompée et que les doutes qui la torturaient au départ étaient légitimes.

Evidemment l'émancipation féminine et la sexualité sont au coeur du roman, d'où le scandale qu'a pu créer ce roman à l'époque de sa sortie en 1954. Mais pour moi le scandale ne tient pas là. Alors certes à l'époque c'était le cas, mais le véritable scandale tient dans cette histoire de manipulation et dans le dénouement digne d'une tragédie.

En bref, un roman qui n'était pas accessible pour moi à 17 ans, mais qui l'est désormais, grâce notamment à Lemon June.

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dimanche 9 avril 2017

L'île des oubliés, Victoria Hislop

Quatrième de couv' : L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète.
Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux... et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d'Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...

Bouleversant plaidoyer contre l'exclusion, L'Île des oubliés, traduit dans vingt-cinq pays et vendu à plus de deux millions d'exemplaires, a conquis le monde entier.

Mon avis : Ça a été une bonne lecture. Ces temps-ci j'ai envie de lecture simple (à cause du printemps ?) et c'est exactement ce que j'ai trouvé dans ce roman.
Le style n'est pas très recherché, il est même parfois un peu lourd avec toutes ses descriptions des actions des protagonistes, du genre "il tira la chaise et s'assit pour boire son café, préparé par Maria". On dirait parfois que l'auteure a besoin de tout décrire pour justifier qu'un personnage sorte du cadre pendant quelques chapitres. On va dire que c'est très scolaire comme façon d'écrire.
Même l'histoire est assez peu rythmée, c'est plutôt mou, car les différents rebondissements sont faciles à deviner à l'avance. En fait, l'histoire est cousue de fil blanc et on a assez peu de surprises.
Au début je me suis dit que j'allais deviner l'histoire avant de l'avoir lue comme pour un polar, et puis finalement je me suis laissée prendre la main par l'auteure et j'ai découvert au fil des pages l'histoire d'Alexis et de sa famille.

Alexis est le premier personnage que nous rencontrons ; à 25 ans elle commence à s'établir dans la vie, pourtant elle se compare à sa mère au même âge, et ne se sent pas adulte pour sa part. De fil en anguille elle va réaliser qu'elle ne connait pas du tout le passé de sa mère. Elle sait simplement que celle-ci a vécu en Crète jusqu'à ses 18 ans puis a quitté l'île, mais ne s'est jamais expliquée sur les raisons de son départ. Curieuse, Alexis va profiter d'un séjour en Crète pour rencontrer une vieille amie de sa mère et découvrir ainsi l'histoire de sa famille.

Finalement Alexis est le personnage qu'on connaîtra le moins et est très passive durant le récit, car la majeure partie du roman est consacrée à la période 1939-1958, racontée par Fotini, l'amie de sa grand-mère. Soit 20 ans de la vie non pas seulement de sa mère, mais de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère. Très vite, elle va découvrir que la lèpre a fait le malheur de sa famille, entraînant une série de destins plus ou moins heureux.

Je ne souhaite pas vous raconter plus en détails, car j'estime qu'il faut le découvrir par soi-même. C'est un bon livre, une bonne lecture, si on n'en attend pas trop au niveau du style. Ce n'est pas hyper positif car c'est une histoire qui contient pas mal de drames, mais sans tomber dans le pathos !
On en apprend aussi beaucoup sur la lèpre et la vie des Crétois qui en étaient touchés, contraints de s'exiler sur l'île de Spinalonga. J'ai beaucoup aimé cette partie sur la petite vie qui s'organise sur l'île. L'espoir qui règne en maître sur les insulaires se retrouve dans celui des habitants de Plaka qui résistent comme ils peuvent aux nazis.

Les personnages sont attachants, même si certains sont un peu creux. Il y'a de beaux passages d'amour filial et d'amour passionnel. Les sentiments sont réalistes et rendent les personnages plus réels.

Si vous avez envie de lire une saga familiale qui se déroule sur plusieurs années, dans un cadre ensoleillé (il ne pleut apparemment jamais en Crète) et historique (on traverse la seconde guerre mondiale, étant autocentrée sur la France, je ne savais pas que la Grèce avait aussi subi l'invasion nazie), ce roman est fait pour vous ! En tout cas ça me plairait de lire d'autres livres de cette auteure.

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mercredi 5 avril 2017

Délivrances, Toni Morrison

Quatrième de couv' : Bride est une femme magnifique. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Pourtant, elle a aussi été un choc à sa naissance pour ses parents. La jeune fille est prête à tout pour gagner l’amour de sa mère, même à commettre l’irréparable. Au fil des années, Bride connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge – à autrui ou à elle-même – et du fardeau de l’humiliation, elle saura se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité. Dans son onzième roman, qui se déroule à l’époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes et signe une oeuvre magistrale et puissante.

« Toni Morrison est une icône » Le Magazine Littéraire

« C’est de l’art, voyez-vous, celui de la grande Toni. »Psychologies magazine


Mon avis : Je n'ai pas tellement aimé l'histoire, que j'ai trouvé assez décousue. Pourtant, je ne peux pas nier les qualités littéraires de ce texte. C'est très brut, très dur. Certains passages sont francs et violents presque. On est dans le réalisme, qui touche et bouleverse.
Et à d'autres moments, on savoure des phrases d'une grande beauté, tout comme l'est le personnage de Bride. C'en est presque poétique. On découvre aussi des éléments du fantastique dans ce récit, qui viennent servir l'histoire de Bride.

Impossible de m'attacher aux personnages, ils ne m'ont pas paru suffisamment profonds, malgré leur passé. Peut-être la distance dans l'écriture, le fait qu'on change de point de vue assez souvent.

Et pourtant ils ne sont pas très nombreux ces personnages ! On découvre Sweetness, la mère par qui tout est arrivé, métisse au teint clair. Bride, sa fille, prénommée à l'origine Lula Ann, qui est noire comme l'ébène, à croire qu'elle ne peut pas être sa fille. Puis il y a Booker, l'amour de Bride, dont on découvrira le passé plus tard en se demandant qui est cet homme si mystérieux. Brooklyn, l'amie blanche aux dreadlocks blondes de Bride, qui saura prendre en main le travail de son amie quand celle-ci n'en sera plus capable. Rain, la petite fille sortie de nulle part qui vit avec Steve et Evelyn, un couple de hippies. Et enfin Queen, la vieille tante de Booker.

Bride est une jeune femme au succès indéniable : belle au naturel, professionnelle et ambitieuse, tout lui réussit, jusqu'au jour où elle prend une décision qui va bouleverser sa vie et qui va faire remonter à la surface tant de sentiments de l'enfance qui n'ont pas pu être apaisés.

Bride enclenche alors une démarche pour exorciser l'abandon qu'elle revit au travers de Booker.
Comparable à un voyage initiatique elle se lance sur ses traces. Cependant un accident de voiture va l'immobiliser durant 6 semaines chez un couple de vieux hippies, vivant à 2h de toutes formes de civilisation.
Je n'ai trouvé aucun intérêt pour cette partie de l'histoire, car elle ralentit Bride dans sa "quête". Toni Morrison en profite par ailleurs pour rajouter une couche de trash, faisant intervenir la petite Rain, personnage enfantin résilient et extrêmement fort et endurci.
Ces 6 semaines d'arrêt, durant lesquelles Bride devrait avoir le temps de réfléchir à son projet de retrouver Booker, ne la stoppent pas. Elle s'évertue à vouloir le retrouver, alors que dans la réalité, un tel projet serait vite abandonné. Pourtant Bride continue, reprend son chemin, déterminée, pour finalement obtenir une réponse bien évasive. Dommage.

L'autrice aborde tellement de thématiques en 190 pages : le racisme, la violence, la pédophilie, la culpabilité, la rédemption, le deuil, les traumatismes d'enfance, mais sans jamais dénoncer. Elle se contente de mettre en lumière ces thématiques au travers de cette histoire, sans nous imposer une vision de comment les penser.
Evidemment ses personnages ont des réactions face à ces thématiques, et vivent les choses avec beaucoup de réalisme, pourtant en tant que lecteurs on ne nous invite pas à émettre un jugement sur eux. Je crois que c'est encore cette distance dans l'écriture brute qui ne nous permet pas de les juger sur leurs actes. Ils se jugent déjà suffisamment les uns les autres.

Le titre (traduit) est soigneusement choisi et est totalement cohérent avec l'histoire, métaphoriquement. Le titre anglais "God help the Child" l'est tout autant.

En fait, ce n'est pas un roman qui divertit, qu'on lit pour le plaisir, mais c'est un roman qui a des qualités littéraires indéniables et c'est un livre marquant parce qu'il engrange une réflexion.
J'ai très envie de découvrir les autres oeuvres de Toni Morrison.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 2 avril 2017

Why not me ? Mindy Kaling

Quatrième de couv' : Mindy Kaling shares her ongoing journey to find contentment and excitement in her adult life, whether it's falling in love at work, seeking new friendships in lonely places, attempting to be the first person in history to lose weight without any behavior modification whatsoever, or most important, believing that you have a place in Hollywood when you're constantly reminded that no one looks like you.

In the chapter “How to Look Spectacular”, she reveals her tongue-in-cheek solutions for guaranteed on-camera beauty ; “Player” tells the story of Mindy being seduced, then dumped, by a female friend in LA, and in “Soup Snakes,” she spills some secrets on her relationship with ex-boyfriend and close friend B. J. Novak.

Mindy turns the anxieties, the glamour, and the celebrations of her second coming-of-age into this laugh-out-loud book, to which anyone who's ever been at a turning point in their life or career can relate. And those who've never been at a turning point can skip to the parts where she talks about meeting Bradley Cooper.

Mon avis : Ça faisait vraiment longtemps (au moins 8 mois) que je n'avais pas lu en VO, et j'avais envie de lire un ouvrage léger pour me ré-habituer à la langue.
J'avais lu Is everyone Hanging Out Without Me ? il y a quelques années, et j'avais beaucoup aimé découvrir la vie de Mindy et retrouver son humour, qui me plait dans sa série The Mindy Project.

Je ne me suis pas posée très longtemps devant ma PAL, j'ai pris direct le second livre de Mindy Kaling et je me suis surprise à le lire très vite.
Je n'ai pas eu trop de problème de compréhension sauf sur quelques mots mais dans l'ensemble, avec un niveau relativement bon, on comprend assez bien où elle veut en venir.

L'ouvrage est divisé en 4 parties, avec des sous-chapitres.

Dans la première partie elle parle aux femmes, expliquant avec énormément d'humour comment paraître belle à l'écran (merci les coiffeurs, maquilleurs, directeurs de la photographie). Elle évoque le mariage du point de vue des demoiselles d'honneur et comment ça se déroule aux Etats-Unis, puis elle raconte son expérience dans une sororité à Dartmouth durant ses études. Elle parle de ce que la célébrité a changé dans sa vie, puis elle dresse une liste de ce qu'il faut lui apporter à un dîner et enfin elle raconte une histoire d'amitié avec une jeune femme qui s'est plutôt mal finie.

Dans la seconde partie, Mindy Kaling raconte son parcours professionnel, et plus précisément comment elle a pu créer et faire produire sa série. Elle fait intervenir Greg Daniels, un ami à elle qu'elle considère comme son mentor. Elle évoque aussi le cas des scènes de sexe, disant que beaucoup d'acteurs disent détester tourner ces scènes, alors qu'elle adore !
Elle illustre par des photographies l'une de ses journées-type, qui commence souvent à 5h du matin pour se finir vers minuit. Elle n'hésite pas non plus à parler de ses défauts, comme le fait d'être mauvaise perdante.

Dans la troisième partie, elle parle d'amour et de ses relations. Un épisode de sa relation avec son ami B.J. Novak, comédien avec qui elle jouait dans The Office, est très touchant. Elle parle ensuite de sa rencontre avec le couple Obama grâce auquel elle a pu rencontrer "l'homme du Président", avec qui elle aura eu une relation à distance un peu compliquée. Elle dresse aussi une liste des qualités que doit posséder l'homme de sa vie, avant d'imaginer une folle histoire de séduction, basée sur des échanges de mails et de textos imaginaires.

Et dans la dernière partie, elle se pose pour nous faire part avec plus de sérieux ses réflexions sur la vie, sur la confiance en soi, sur les ambitions et l'importance du travail qui impose des échecs mais aussi des réussites.

Encourageant, stimulant, ce livre (dommage qu'il n'y ait pas encore de traduction française) donne foi en soi pour réaliser ses rêves, rire de ses échecs (sentimentaux ou professionnels), prendre confiance !
Mindy Kaling est fidèle à elle-même, raconte des anecdotes de sa vie avec l'humour qu'on lui connait. Très agréable à lire !

La fiche du livre

samedi 1 avril 2017

ONZE CHOSES SUR MOI (LIEBSTER AWARDS)

Cette année c'est Julie, du blog Hors du temps qui m'a nominée aux Liebster Awards et je l'en remercie.
J'y ai participé il y'a quelques années déjà, mais j'ai mis les articles hors ligne. On n'est pas à l'abri que celui-ci soit aussi remis en brouillon d'ici quelques jours.

Je connais Julie via son(ses) blog(s) et Twitter depuis des années, je pense que ça fait facilement 10 ans ? Je me demande si on n'était pas au lycée à l'époque où on s'est connus via le net ?! Et en 10 ans on ne s'est toujours pas rencontrées !
Bref, je suivrais toujours Julie et son blog où elle expose plein de belles photos de ses voyages ou de ses balades dans les calanques de Marseille. J'adore ses articles et je t'invite à la suivre sur Instagram pour plus de photos, Facebook pour être au courant de toutes ses publications et Twitter !

***
La Côte Sauvage, Presqu'île de Quiberon

Il faut d'abord que je vous raconte 11 choses sur moi.

1/ Je suis une immense flemmarde doublée d'une procrastinatrice. Par exemple, j'aurais pu repousser pendant des jours la rédaction de cet article.

2/ J'aimerais savoir bien dessiner et peindre. Genre du premier coup, sans avoir besoin de gommer mille fois mon dessin, sans avoir besoin de copier des modèles, sans avoir besoin d'un livre pour m'apprendre le dessin.

3/ Je dessine depuis que j'ai 3 ans. A 10 ans, je pensais que je ferais un métier qui consisterait à dessiner la plupart du temps. Et puis j'ai laissé tomber cette passion et depuis je dessine (mal) seulement de temps à autre.

4/ Je me trompe encore entre ma gauche et ma droite quand on m'indique où aller ou quand je dois faire la guide. J'en ai marre.

5/ Depuis quelques semaines j'essaie de manger sans gluten, et bien je peux vous affirmer que ce n'est pas évident du tout. Faire l'impasse sur le pain, les biscottes, les pains au chocolat, les biscuits, les pâtes et compagnie, c'est trop dur.

6/ J'adore les CD. Dès que je peux j'en achète. Je déteste la dématérialisation des objets culturels. Avec mon nouveau MacBook je n'ai plus la possibilité d'insérer un CD pour l'écouter, du coup je suis dépitée. J'envisage d'acheter un poste radio-CD !

7/ J'ai blogué pour la première fois quand j'avais 14 ans. Avec ma meilleure amie. Sur Skyblog. (Au secours).

8/ Je n'aime pas vivre dans une grande ville, j'ai vraiment besoin de vivre dans un petit quartier, ou un village.

9/ Comme Julie, je ne parle jamais de mon blog dans la vraie vie. Pour savoir que j'en possède un il faut vraiment être très proche de moi.

10/ Je suis tellement casanière que je pourrais passer des jours enfermée chez moi.

11/ Je suis une piètre cuisinière, je déteste faire à manger.

***
L'Adieu, Guillaume Apollinaire 


Je dois à présent répondre aux onze questions posées par Julie.

UN / Pourquoi tenir un blog ? J'adore écrire. Le mien est tourné vers les livres, c'est un choix éditorial (oh mon dieu comment je parle ?!) parce que c'est ce que je connais le mieux ! 
DEUX / Pourquoi ce nom (de blog) ? Ah, ça a longtemps été mon secret, mais je vais vous le révéler : Creezy est un livre de Félicien Marceau qui m'a totalement bouleversée quand je l'ai lu. Depuis 10 ans, je le relis tous les ans. Et comme Creezy avec un seul "z" était déjà pris, j'ai doublé la consonne. 
TROIS / Pourquoi tu aimes Arctic Monkeys (on ne peut qu’aimer Arctic Monkeys) ? Je crois que je n'ai jamais écouté délibérément les Arctic Monkeys. J'ai dû tomber sur leurs chansons sans le savoir. 
QUATRE / Pourquoi tu voyages (ou pas) ? Je ne voyage pas parce que je n'ai pas beaucoup d'argent, parce que je suis une fille et que voyager en solo me fait peur, parce que j'ai besoin de mes rituels et de mes habitudes et que voyager va à l'encontre de tout ça. 
CINQ / Pourquoi poster sur instagram (ou pas) ? J'adore voir les photos des autres sur Insta mais je suis très nulle quand il s'agit de prendre de belles photos, d'ajouter un joli filtre, d'avoir un beau feed bien uniforme. Instagram est une bonne manière de montrer les choses qu'on aime, les endroits qu'on visite, mais moi je n'ai pas l'oeil pour faire de jolies photographies. 
SEPT / Pourquoi tu cours (ou pas) ? Je ne cours pas, j'ai d'assez mauvais souvenirs de courses, au collège ou au lycée où je finissais en sueur, rouge, et tremblante. Et là dessus fallait enchaîner sur une journée de cours, non mais n'importe quoi ! 
NEUF / Pourquoi adorer (ou détester) le chocolat ? J'aime tellement ça, le goût est différent selon la forme sous laquelle il est conditionné. Je ne pourrais pas passer une journée sans en manger. 
HUIT / Pourquoi les avocats sont à la mode ? On parle de cuisine ou de la profession ? 
SIX / Pourquoi nous avons plein de candidats complotistes dans cette élection présidentielle française 2017 ? Parce que les candidats souhaitant nous représenter sont pourris jusqu'à l'os. (Sauf un ou deux à gauche. Et encore, je suis sûre qu'on pourrait leur trouver des casseroles.) 
DIX / Pourquoi les avions volent ? C'est une très bonne question que je me suis posée récemment, et je n'ai aucune explication pour ce phénomène. C'est comme les fusées, pourquoi ? Comment ? 
ONZE / Pourquoi la terre est ronde ? Ça c'est une question d'astronomie bien complexe. Un truc de rotation autour du soleil, de planètes, de galaxies. Bref, comme tu peux le voir, je ne suis pas calée en sciences. 

***

Il est temps que je nomine 11 blogs, qui ont moins de 200 abonné(e)s sur Hellocoton. Alors faut que je vous avoue, je vais de moins en moins sur Hellocoton et j'ai grandement diminué mes abonnements. J'avoue que j'ai tenté de lister 11 blogs, mais je sèche au bout de 3...


Mais je vais tout de même créer 11 questions et participera qui veut ! 

1/ Aimes-tu lire ? 

2/ Que lis-tu actuellement ? 

3/ Achètes-tu tes livres en librairie ? 

4/ Musique ou silence pendant une heure de lecture ? 

5/ Automne ou Printemps ? 

6/ Blog ou journal intime ? 

7/ Mer ou piscine ? 

8/ As-tu une bucket list ? 

9/ As-tu peur d'avoir bientôt 30, 40 ou 50 ans ? 

10/ Une série à faire découvrir ? 

11/ Un podcast à faire découvrir ? 


N'hésitez pas non plus à mettre un lien vers votre blog si vous souhaitez me le faire découvrir, je serais contente d'en découvrir de nouveaux ! A très vite ! 

(Les photos n'ont rien à voir avec l'article. Mais elles sont de moi. Merci de m'en parler si vous voulez les utiliser)