samedi 18 mars 2017

Daisy Miller, d'Henry James

Quatrième de couv' : Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes. Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence. Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contracte une maladie mortelle...

Un admirable portrait d'une femme libre dans une société engoncée dans ses préjugés.

Mon avis : J'ai bien aimé cette nouvelle et elle m'a réconciliée avec Henry James (dont je n'avais pas aimé Le tour d'écrou).

Je ne sais pas en quelle année se déroule cette histoire, probablement fin XIXè, début XXè. On se retrouve en Europe, à Vevey en Suisse puis à Rome en Italie.
Le narrateur nous présente un jeune homme américain, Winterbourne, qui vit à Genève pour ses études, lors d'une de ses balades à Vevey, il rencontre un jeune garçon Randolph un peu bizarre, vite rejoint par sa grande soeur, Daisy Miller.
Dans cette haute société américaine en vacation en Europe, Daisy Miller est connue pour être une jeune femme impudente, d'une franchise désarmante, qui se moque des conventions sociales.

Daisy Miller bavarde beaucoup, de tout et de rien. Notre jeune Winterbourne, est fasciné par la jeune femme, lui trouve toujours des excuses ("elle est en friche", "elle est innocente") lorsque sa tante lui déconseille de la fréquenter. Tout au long du récit il tente de savoir si elle est franchement innocente et n'a pas conscience des règles de la société, ou si elle s'en contre-fiche et assume pleinement ses choix.

La chute ne m'a pas tellement plu. J'imagine que c'était une situation probable pour l'époque, mais pour la nôtre j'ai eu du mal à me la figurer et à la trouver crédible. De plus, ça implique que le "karma" s'occupe des personnes qui ne suivent pas les règles de la société ?

Sinon j'ai bien aimé la distinction entre l'envie de vivre sa vie en se moquant du qu'en dira-t-on, et la vieille Europe traditionnelle qui a des règles qui régissent complètement les vies.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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