mardi 21 février 2017

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas

Quatrième de couv' : Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.
Les tribulations d'un fakir devenu culte.

Mon avis : Je suis franchement mitigée sur ce titre. Il ne m'a pas fait sourire, j'ai trouvé que c'était poussif, mais en même temps j'avais envie de savoir si le fakir allait réussir à rentrer chez lui ? Je l'ai donc lu jusqu'à la dernière page, malgré mon ennui et mon agacement grandissant.

Les passages à propos des clandestins sont censés être touchants mais on assiste depuis le début à une comédie, et tout à coup on change de registre, pourquoi ?
Je n'ai pas aimé le style d'une pauvreté affligeante, ni ce changement régulier de registre. Quand un auteur écrit un roman il ne peut pas jouer sur plusieurs tableaux, au risque de larguer son lecteur. C'est ce qui s'est passé pour moi. Je m'attendais à rire, je n'ai pas ri. Mais je n'ai pas été non plus touchée par l'histoire des différents clandestins de ce livre, parce qu'ils manquent de profondeur, d'un passé, d'un espoir qui donnerait du sens à leur traversée de la Méditerranée.

Crédibilité 0 pour chaque rebondissement de ce roman.

Les running gag m'ont profondément agacée et je pense tout simplement que je ne suis pas adepte de l'humour lourd de l'auteur.

L'histoire d'amour est nulle au point de se taper la tête contre un mur. Sérieusement, qui tombe amoureux durant un repas à Ikea ?

Les personnages ne sont pas très intéressants, sauf peut-être Wiraj. Sinon la française est plate, le fakir benêt, Sophie Morceaux (haha, que c'est drôle (non)) est invisible et son entourage, pareil.

L'histoire dans l'histoire est intéressante même si c'est le genre de procédé qui m'agace prodigieusement dans un roman, mais pourquoi le fakir doit-il devenir écrivain pour devenir un honnête homme ?

Maintenant qu'il fait partie des contemporains à connaître, au moins je l'aurais lu, mais je ne pense pas le conseiller. Je lui avais mis la moyenne, mais j'ai finalement abaissé ma note à un 3/10.

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lundi 20 février 2017

Une mort très douce, de Simone de Beauvoir

Quatrième de couv' : « La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma sœur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas m'emporter !" Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte." Elle a réclamé un supplément d'Équanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : "Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie. »

Mon avis : J'avais peur de lire un ouvrage de Simone de Beauvoir, peur que ce soit complexe, écrit dans un style auquel je n'adhère pas, que je ne comprendrais pas.
Et puis je suis tombée sur ce court ouvrage, dans lequel Simone de Beauvoir raconte les derniers jours de sa mère. Encore une fois, je craignais un texte larmoyant. Et pas du tout ! Il y a du détachement et de la clarté dans l'écriture puisque Simone de Beauvoir a une relation d'adulte avec sa mère, qui fait d'elle presque la mère de sa mère. Elle la prend en charge, la confronte. Elle a aussi énormément de recul sur le caractère de sa mère et Simone ne se soumet pas à elle.

Il y a quelques passages qui m'ont fait poser le livre, mais c'est surtout à cause de l'aspect médical, quand on découvre l'état dans lequel le corps se trouve malgré les soins apportés par les infirmières.

Dans ce livre, elle raconte les derniers jours de sa mère, passés à l'hôpital où celle-ci a été admise pour une fracture du col du fémur. Finalement c'est un cancer à un stade avancé qu'on lui découvre.

J'ai trouvé des idées très avant-gardistes pour l'époque (on est dans les années 60) où Simone de Beauvoir parle d'euthanasie. J'ai aimé connaître son avis sur ce sujet. Car voir un proche souffrir est une réelle souffrance pour l'entourage. Simone s'oppose en cela à sa soeur, qui souhaite prolonger les jours de leur mère autant que possible. Simone se range à ses côtés, puisque le corps médical, exempt de sentiments, met en place un acharnement thérapeutique, afin de développer des techniques médicales et s'exercer à garder en vie des personnes si proches de la mort. C'est une attitude extrêmement cynique et horrifiante, doit-on tout accepter au nom de la médecine ?

Simone évoque aussi la religion, qui comptait beaucoup pour sa mère, alors qu'elle, est athée. Sa mère a prié tout au long de sa vie pour que Simone soit "sauvée". Pourtant lorsque vient la dernière heure, la mère refuse de voir un confesseur.

Je n'ai pas trouvé le pathos auquel on peut s'attendre avec ce genre de récit. Pourtant on est touché par les questionnements de Simone de Beauvoir sur la fin de vie, sur la souffrance, sur le corps médical, sur la relation mère/fille aussi.
En fait ce roman est universel, il parle d'un sujet auquel il nous est impossible d'échapper : la souffrance qui accompagne la mort, qu'on soit mourant ou simple spectateur de la déchéance d'autrui.


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Nous sommes tous des féministes, de Chimamanda Ngozi Adichie

Quatrième de couv' : « Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon avis : Tout le monde en a parlé sur la blogosphère et sur Booktube de ce livre. Alors je l'ai acheté, pensant découvrir un pan du féminisme que je ne connaissais pas. Ça fait bien 10 ans que je suis consciente des problématiques féministes, du coup ce texte ne m'a rien apporté. 
Je trouve par ailleurs qu'on y lit assez peu de solutions. Ce sont des énonciations de faits, de situations vécues, sans proposition pour lutter contre le pouvoir qu'on prête automatiquement aux hommes. Cependant le texte peut interpeller, mais plutôt les novices en matière de féminisme, sans que ça ne les effraie. 

J'ai par contre bien aimé la nouvelle qui suit le texte. "Les marieuses" nous raconte l'histoire d'une jeune femme qui quitte Lagos pour émigrer aux Etats-Unis afin de s'y installer avec son tout nouveau mari, un nigérian qui vit depuis 11 ans aux USA. Elle découvre alors non pas seulement un dépaysement total entre les deux continents, mais aussi une mentalité différente de la sienne, auprès de celui qu'on lui a choisi afin qu'elle en devienne sa femme. 
J'ai été un peu déçue que l'histoire ne soit pas plus longue, pas plus creusée. J'aurais adoré lire l'histoire de cette femme qui découvre un nouveau pays, va-t-elle se fondre dans la mentalité des américains ? Ou va-t-elle continuer de vivre selon les traditions de son pays d'origine ? 

dimanche 19 février 2017

Vous plaisantez, monsieur Tanner, de Jean-Paul Dubois

Quatrième de couv' : Avant d’hériter de la maison familiale, Paul Tanner menait une existence paisible. Mais depuis qu’il a décidé de la restaurer, rien ne va plus ! Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s’être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Chronique d’un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains : le récit véridique d’un chantier infernal, coloré d’une bonne dose d’humour… noir !

Mon avis : J'ai énormément aimé ce livre. Je l'ai trouvé par hasard dans la bibliothèque de ma mère et en lisant la quatrième de couv', je me suis dit qu'il allait certainement me plaire. Et c'est le cas !
On ne connait pas grand chose de monsieur Tanner, seulement qu'il vient d'hériter de la maison de son oncle et que celle-ci est en très mauvais état. Une longue série de travaux sera nécessaire pour la rendre habitable. De nombreuses difficultés s'amorcent alors, faute de trouver de bons ouvriers pour réaliser les travaux. Monsieur Tanner va de catastrophes en catastrophes, dépensant des sommes astronomiques pour pouvoir faire de cette maison, SA maison.
C'est dans le style que réside l'humour, les situations sont dépeintes avec un humour noir, de l'autodérision qui ne laisse que peu de place à l'apitoiement. C'est une galerie de portraits dont on ne se lasse pas, on aimerait que le roman soit plus long pour rire encore un peu des mésaventures, mais aussi des belles rencontres que fait Tanner.

C'est un roman léger mais qui fait beaucoup de bien !
Que vous soyez ou non concernés par des travaux, je vous conseille de découvrir ce roman, très drôle si vous appréciez l'humour noir et l'autodérision.

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vendredi 17 février 2017

Passer l'hiver, d'Olivier Adam

Quatrième de couv' : C’est l’heure où tout bascule, où les failles se creusent. Les enfants dorment, innocents, et le couple fatigue ; on oublie dans l’alcool et la mélancolie le froid du monde. Prof, chauffeur de taxi, infirmière, ex-taulard, vivent ces moments suspendus. Ces nuits de solitude opaque, et s’imposent l’effort de tenir, invaincus, jusqu’au lendemain : passer l’hiver, en somme.

« La phrase est impeccable, le rythme est évident. Passer l’hiver place Olivier Adam dans la lignée des grands nouvellistes. »
Le Monde des Livres

Mon avis : Je n'avais aucune attente par rapport à ce livre emprunté à ma mère, qui est une grande fan d'Olivier Adam, du coup pas de surprise ni trop positive, ni trop négative.
Il s'agit de 9 nouvelles réunies autour d'un même thème : le moment où le quotidien étouffe.
Même si les nouvelles sont assez courtes, j'ai réussi à m'immerger suffisamment dedans, mais je sais que je vais très vite oublier chacune des histoires.
Ce n'est pas un recueil très positif, au contraire, toutes les nouvelles sont tristes, sombres, négatives. Il y a peu d'espoir. Il ne se passe pas grand chose, ce sont des morceaux pathétiques du quotidien. Parfois survient un événement, mais il n'apporte pas beaucoup plus au personnage qu'une réflexion sur sa propre vie, sans agir pour l'améliorer... ou alors c'est au lecteur d'imaginer que le personnage va s'en sortir, peut-être ?
Chaque personnage, venant d'un milieu différent, homme ou femme, ne supporte plus son quotidien, ni son état d'être humain.
Honnêtement si j'étais déprimée, ce recueil m'aurait achevée...
En fait l'écriture et le style assez simple, mais direct et imagé, rendent les histoires intéressantes. Du coup je mets la moyenne à ce recueil de nouvelles, bien difficile à conseiller pourtant.

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lundi 13 février 2017

De feu et de neige, Journal d'une jeune Française en Russie, d'Anne-Marie Pol

Quatrième de couv' : Prise dans l'invasion des armées napoléoniennes à Moscou, la jeune Félicité va devoir survivre dans le froid et l'adversité.
1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d'une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est passionnément amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon 1er a décidé d’envahir la Russie ! Félicité et sa mère sont livrées à elles-mêmes dans la ville en guerre, alors que le Français est devenu l’ennemi du Russe.
Félicité n'a d'autre choix que de fuir pour survivre, dans les flammes de l'incendie de Moscou, puis dans les steppes enneigées de la Russie…

Mon avis : Autre service presse que j'ai eu à lire durant l'hiver, j'ai réussi à finir celui-ci pour ma dernière semaine de boulot.
Anne-Marie Pol explique dans un prologue avoir trouvé dans la doublure d'un sac acheté dans une brocante, un petit cahier sur lequel une jeune fille a écrit entre 1812 et 1814. Elle a lu les passages encore lisibles et a donc imaginé ce qui s'est passé entre les lignes.

Félicité vit avec sa mère sous la protection d'une comtesse, en Russie. Amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse, Félicité organise une représentation d'une pièce de théâtre de Marivaux, avec Fédor, sa soeur et un autre ami. Mais ils ne pourront jamais la jouer, car Napoléon a envahit la Russie et se rapproche rapidement de Moscou.
Les premiers chapitres nous présentent une jeune fille, dont l'amour est partagé, vivant un quotidien sans problèmes. Jusqu'au jour où la guerre va opposer les deux françaises à leur protectrice russe.
Et surtout Fédor décide de s'engager dans l'armée. La jeune fille est désespérée, Fédor part, et Félicité n'a pas la certitude qu'il reviendra. Les Français sont de plus en plus mal vus, Félicité et sa mère sont déchirées entre leur patrie d'origine et la Russie, le pays qui les a accueillies depuis 5 ans.
La comtesse quitte la ville pour se réfugier dans sa résidence secondaire, laissant mère et fille françaises dans la grande maison de Moscou.
C'est alors le récit d'une survie qui nous est conté.

Roman d'aventure, roman historique, biographie, ce roman réunit tout cela.
Personnellement je suis peu intéressée par la Russie. Pourtant ce roman m'a emportée et j'en garderai certainement un bon souvenir. Peut-être parce que justement il sort de ce que j'ai l'habitude de lire.
J'ai eu un peu de mal à croire le récit du cahier car il y a beaucoup de passages où la chance apparait, et je trouve ça tellement fou qu'il arrive de telles retrouvailles dans un pays immense comme la Russie. Je suis un peu sceptique pour certains passages...
Pourtant l'auteure a rendu le tout très cohérent, entre ce qu'elle invente et les passages écrits dans le cahier de la véritable Félicité d'Autin.
J'ai bien aimé les aventures que vit Félicité, qui la font grandir, prendre conscience de la nature humaine. Surtout qu'au départ elle est assez peu aimable. Je la trouvais égoïste, amourachée d'un garçon d'un autre rang. Puis elle prend sur elle pour aider sa mère, Akim et les autres personnages qu'elle rencontre sur son chemin.
Sa mère par contre est imblairable du début à la fin. C'est vraiment un personnage agaçant, qui vit dans le passé, est superficielle. Je pense que l'auteure voulait en faire un personnage avec des marottes qui font rire le lecteur, mais c'est l'effet inverse, elle est insupportable !

C'est un roman qui m'a plu, et qui m'aurait aussi plu si j'avais eu 12-13 ans je pense. Il est bien écrit, il y a des rebondissements, quelques personnages insupportables, mais dans l'ensemble c'est une bonne lecture.

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Confessions d'un ami imaginaire, de Michelle Cuevas

Quatrième de couv' : "Imaginaire ou pas, on n'est invisible que si c'est ce qu'on croit."

Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l'esprit de Jacques Papier : il a l'impression que personne ne l'aime. A l'école la maîtresse l'ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table ! Heureusement, il y a Fleur, sa soeur et meilleure amie, toujours à ses côtés...
Un jour, Jacques apprend la terrible vérité : il est l'ami imaginaire de Fleur !
Il convainc alors la fillette de le libérer. C'est ainsi que Jacques Papier commence un surprenant voyage, drôle et touchant - pour découvrir qui il est vraiment, et où est sa place.

Une véritable leçon de vie portée par la voix tendre et originale d'un héros pas comme les autres, qui charmera les lecteurs de 8 à 99 ans.

Mon avis : La repré Nathan m'avait filé plein de services presse pour l'hiver, du coup j'ai entamé mes lectures avec le plus court, celui pour enfants de 9-10 ans.
Jacques Papier est un ami imaginaire, mais il ne le sait pas lui-même jusqu'à ce que divers éléments lui sautent à la figure. Il est surpris, choqué même. Les parents de Fleur ayant toujours joué le jeu, Jacques a du mal à croire qu'il n'est pas réellement le frère de Fleur ! Qu'il n'a pas une existence physique, qu'on ne le voie pas. Et pourtant, Jacques Papier est issu de l'imagination de Fleur. Elle a grandi avec Jacques à ses côtés.

Je trouve l'idée originale : on nous présente un personnage imaginaire, qui a une vie, des sentiments, des désirs et aussi un humour bourré d'ironie. C'est à travers lui qu'on nous raconte l'histoire.

J'aime beaucoup le message comme quoi un ami imaginaire peut aider un enfant à sortir de sa coquille, à aller vers les autres, à devenir un petit humain doté de belles qualités.
Une bonne lecture.

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dimanche 5 février 2017

Autopsie Whitechapel, de Kerri Maniscalco

Quatrième de couv' : J'étudie le corps des femmes qu'il assassine de sang-froid.
J'assiste, impuissante, à la terreur qu'il fait régner sur Londres.
Je sens son ombre peser sur moi. Ses sourires malsains. Son regard de tueur.
Je pense connaître l'éventreur...

Mon avis :  Nous sommes en 1888 et Jack l'Eventreur sévit dans les rues de l'East End à Londres. L'auteure s'inspire fortement de cette affaire sordide, pour y placer sa protagoniste.
Audrey Rose est une jeune femme très intéressée par la science et plus particulièrement par la médecine médico-légale. Elle dissèque des corps et ça lui plait, mais pour une femme de cette époque, c'est absolument contraire aux bonnes moeurs !
Heureusement pour elle, son oncle l'y autorise et lui apprend même comment à faire. Son père, lui est contre cette pratique. Il tente vainement de lui interdire de sortir pour se rendre chez son oncle. Mais Audrey Rose ne se laisse pas faire. Pour l'époque elle est très féministe. D'ailleurs je reproche à ce roman ses gros clichés sur le féminisme. J'ai eu l'impression que l'auteure arrivait avec ses gros sabots pour répéter que les femmes sont cloitrées chez elles, et dans leur corset trop serré, qu'il n'existait que 2 sortes de femmes : les prostituées qui n'ont pas d'autre choix que ce métier, et les femmes de bonnes conditions qui font du shopping à longueur de journées. Mais heureusement, Audrey Rose est là pour rétablir l'équilibre ! Ouf.

Nous plongeons au XIXè siècle, dans un roman sombre qui tourne vers le gothique. Entourée de son oncle et de Thomas, un charmant jeune homme passionné comme elle de médecine légale, elle va tenter de découvrir qui est Jack l'Eventreur. Mais que serait un roman adolescent sans une histoire d'amour ? Audrey Rose et Thomas vont jouer au chat et à la souris tout au long du livre.

J'avoue avoir été très curieuse de savoir qui serait le mystérieux Jack. On sait à la lecture de la quatrième de couv' qu'il s'agit d'un membre de l'entourage d'Audrey Rose, mais lequel ? Tous ont quelque chose à cacher.
Pour elle la déduction prend un sacré temps à se faire (d'où quelques longueurs), pour moi j'avais compris assez vite qui était le meurtrier en série.

Il s'agit, semble-t-il d'un premier tome. Malgré mon intérêt pour ce roman, je ne pense pas lire d'autres livres de l'auteure.
L'histoire est très intéressante. Cependant je n'ai pas été suffisamment embarquée pour en lire d'autres, alors c'est peut-être la faute d'un style un peu simple, qui mêle la langue courante et celle du XIXè siècle... mais ceci est peut-être une affaire de traduction ?

Ou est-ce dû à mon scepticisme face à la fin de cette histoire ?

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Harry Potter et l'enfant maudit, de Jack Thorne

Quatrième de couv' : La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il travaille au cœur des secrets du ministère de la Magie.
Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu.
Quand passé et présent s'entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.


Mon avis : Meilleure vente du rayon ado à Noël, voire même depuis sa sortie en français, je me suis finalement décidée à le lire, un peu après la bataille c'est vrai.
Et je n'ai pas aimé. 
Je l'ai lu entre deux clients, quand j'avais du temps libre au boulot. Ça passe parce que c'est une pièce de théâtre et que ça se lit bien plus vite qu'un roman.

Déjà on dénature complètement l'univers d'Harry Potter quand on perd le côté roman au profit de la pièce. Ça m'a pas mal sauté aux yeux parce que tout s'enchaîne vite, bien trop vite et ce que j'aime dans l'univers magique c'est que les choses prennent du temps à se mettre en place, on passe du temps à lire les scènes de batailles, à découvrir les décors, à réaliser les difficultés qui se préparent.
Dans mon esprit, quand j'imaginais les scènes de cette pièce, je ne voyais qu'une estrade avec un décor noir. Impossible de m'imaginer Poudlard, ou autres endroits cités dans la pièce.
On retrouve certes les personnages mais ils ne sont plus les mêmes. Ron est une parodie de lui-même, un clown. Hermione est vive mais elle a perdu toute la splendeur de son intelligence. Harry paraît imbuvable par moments. Et les nouveaux personnages : Scorpius et Albus sont si peu traités en profondeur qu'on les connait à peine.

L'intrigue est cependant intéressante et aurait été bien meilleure dans un roman. Là, avec la vitesse à laquelle se déroule les scènes on peut largement penser que la pièce est bourrée d'incohérences.
Pour moi on est très loin d'une réussite. Je n'ai pas apprécié cette lecture, j'ai plus l'impression d'un gros coup de marketing, qui a dénaturé le monde magique et fantastique que J.K.Rowling avait crée.

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George, d'Alex Gino

Quatrième de couv' : Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ».
Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille.
Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens verrons enfin qui elle est.
Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ?

Mon avis : George est probablement le livre dont on va le plus entendre parler sur la toile, pour son sujet très actuel : celui du transgenre. C'est un sujet que je ne maîtrise pas du tout, donc je risque de commettre des bévues, n'hésitez pas à me reprendre en commentaire dans ce cas.

George possède un corps de garçon, pourtant au fond de lui, il se sent fille. A 10 ans, il lui est difficile d'assumer cette identité et d'en parler à son entourage. L'occasion se présente quand son institutrice propose de jouer une pièce de théâtre. Seulement, les garçons joueront les rôles masculins, les filles les rôles féminins. George est bien embêtée parce qu'elle se sent fille, elle postule pour le rôle de Charlotte, une araignée, cependant l'institutrice ne comprend pas ce choix, et croit à une blague de George.
Devant les difficultés croissantes, George n'abandonne pas et parvient à déclarer aux autres son identité réelle.

Ce roman est assez court, simple, et il s'adresse à un public jeune. Voilà une bonne chose qui arrive en littérature jeunesse !

Pour les petits défauts de ce roman je dirais les longueurs. On a pas mal de phrases qui ne sont pas très importantes, mais remplissent le roman. On sent que c'est un premier roman et que le style n'est pas ce qui a été le plus travaillé.
Et le fait que je ne me suis pas attachée aux personnages. George n'a pas su me toucher, mais j'imagine qu'on ne peut pas être touchée par tous les personnages qu'on découvre dans des romans.

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