lundi 17 octobre 2016

Sothik, de Marie Desplechin et Sothik Hok

Quatrième de couv' : Sothik est né en 1967 dans un Cambodge en pleine tourmente. Il a trois ans quand la guerre civile fait rage, huit ans quand les Khmers rouges prennent le pouvoir. Du jour au lendemain, tout change. L’argent est aboli, les livres sont détruits, la religion interdite, la propriété privée n’existe plus. Sothik et sa famille doivent quitter leur maison en laissant tout derrière eux et prouver sans cesse leur obéissance au nouveau régime. Mais cela ne suffit pas ! Les Khmers rouges décident brutalement d’enlever les enfants à leurs parents afin de mieux les éduquer. Sothik rejoint un groupe d’enfants de son âge. La famille n’existe plus, la terreur et la famine s’installent…

Marie Desplechin est allée pour la première fois au Cambodge en 2014. Invitée à rejoindre Sipar par Suzanne Sevray, longtemps en charge de l’international à l’école des loisirs, elle a suivi sur place le travail des équipes et fait la connaissance de Sothik. C’est à la fin d’un séjour de trois semaines qu’ils ont décidé de travailler ensemble à ce livre, que Tian a accepté d’illustrer.

Mon avis : Parue il y a peu, cette biographie a été rédigée par Marie Desplechin. Elle raconte l'histoire de Sothik Hok, un cambodgien qui a vécu durant 4 ans sous le régime des Khmers rouges.
On nous a brièvement parlé du Cambodge au lycée et n'étant pas très portée sur la littérature et l'histoire de l'Asie, j'ai vraiment découvert avec ce roman la vie des Cambodgiens entre 1975 et 1979.
Le point de vue est évidemment celui de Sothik, c'est par sa voix que nous découvrons les atrocités qu'il a vécues, ainsi que la façon dont la vie était dirigée sur tous les plans par les Khmers. Il s'agissait d'une dictature, où le partage, la solidarité étaient les maîtres-mots. Cependant, si derrière ces mots se cachent un idéal, il est tout simplement impossible d'accorder aux humains une égalité parfaite.
Nous découvrons que les habitants des villes sont déportés vers les campagnes, car la population urbaine serait "corrompue". Il n'existe plus de propriété privée. Il n'y a plus d'hôpitaux, ni de médecins, ni de médicaments. Chacun se voit proposer le même repas midi et soir au prétexte d'égalité : une soupe d'eau avec quelques grains de riz et parfois des morceaux de poisson au fond ! Interdiction est faite de manger ce que propose la nature : une abondance de fruits, du riz, etc. qui sont envoyés à l'étranger (et plus particulièrement en Chine).
Chacun travaille et a un poste spécifique. Les enfants travaillent également, vêtus de l'habit noir, sans chaussures, au milieu des rizières pour tuer les rats. Il leur arrive d'avoir affaire à des reptiles et plus particulièrement à des cobras ! Les enfants n'ont plus de liens ni avec leurs parents ni avec leurs frères et soeurs. Ils sont livrés à eux-mêmes mais surveillés par les cadres du régime.

En bref, j'ai découvert ce régime et sa mise en place grâce à cette biographie qui met en lumière une période de l'histoire dont on nous parle assez peu. (Je crois que les cours d'histoire sont vraiment survolés au lycée et c'est bien dommage !). Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre qui se lit très vite (environ 80 pages) et qui est très intéressant !

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vendredi 14 octobre 2016

Miss Dashwood, Nurse certifiée, De si charmants bambins, de Gwenaële Barussaud

Quatrième de couv' : Dans leur château normand, monsieur et madame de Grandville sont désespérés : leurs charmants bambins, Godefroy et Charlotte, multiplient les bêtises et font fuir les gouvernantes. Heureusement, la célèbre école de nurses anglaises, la prestigieuse Perfect Children Academy, a promis de leur envoyer une demoiselle à la hauteur de la situation, et c'est l'excellente Daisy Dashwood qui a été choisie pour cette périlleuse mission.
Avec ses connaissances toutes fraîches en matière d'éducation, ses diplômes flambants neufs et son réputé flegme britannique, Daisy Dashwood semble effectivement dotée des qualités requises pour corriger les insupportables descendants de la famille Grandville ! Mais il ne faut jamais sous-estimer l'incroyable résistance des enfants français, ni leur extrême inventivité...

Caprices en pleine rue, batailles de mottes de terre, odeurs de camembert, pianiste myope et dressage de marcassin réussiront-ils à déstabiliser la jeune nurse anglaise ?

Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce roman pour enfants de 9 à 12 ans, qui est plein d'humour.
On plonge dans le XIXè siècle, dans la campagne normande, chez la famille Grandville. Les enfants terribles, Godefroy et Charlotte font la connaissance de leur énième gouvernante, Daisy Dashwood. Cette jeune fille arrive tout droit d'Angleterre où elle a appris certaines méthodes pour s'occuper des enfants et les divertir. Mais Godefroy et Charlotte sont d'atroces "marmots" et vont la faire tourner en bourrique, jusqu'à ce que Daisy comprenne la raison pour laquelle ils sont si pénibles. Ces enfants ont besoin d'attention et ils le font savoir de la seule manière qu'ils connaissent : en faisant des colères et des bêtises. Dès lors, Daisy va s'adapter afin de les occuper au mieux et en faire des enfants plus sages, mais aussi plus à l'écoute de leurs émotions. Elle va ruser et développer son imagination puisqu'elle ne peut compter sur les conseils théoriques qu'elle a appris à la Perfect Children Academy. Daisy est une jeune femme naïve, qui doit tout apprendre sur le tas, elle est très ingénieuse, attachante et surtout déterminée !

Ce roman est vraiment génial pour les enfants, déjà il nous emmène à une autre époque, que personnellement j'aime beaucoup.
Il est aussi très drôle, les situations sont parfois cocasses, mais aussi touchantes. On ne s'attarde pas dans de longues descriptions, on est dans l'action !
Et enfin, la morale est subtile mais peut s'adresser aussi aux parents de notre époque !

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jeudi 13 octobre 2016

La différence invisible, de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez

Quatrième de couv' : Marguerite a 27 ans et à première vue, rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise, vit en couple... Pourtant, elle est différente et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Lassée de se sentir en permanence décalée, elle décide un jour de partir à la rencontre d'elle-même ; sa vie va s'en trouver profondément modifiée.

Mon avis : J'avais entendu parler de cette BD par une cliente à la librairie, mais comme on fait peu de BD, on ne l'avait pas en stock.
Aujourd'hui, en allant dans une librairie près de chez mes parents, mon regard s'est posé dessus, il y avait un bandeau et un petit coup de coeur du libraire qui expliquait de quoi il s'agissait. Et ça a fait tilt ! J'avais effectivement eu envie de lire cette BD, parce que je me pose des questions sur l'autisme Asperger.
Julie Dachez est la scénariste de cette histoire et je l'avais découverte cet été sur Youtube, sur sa chaîne, où elle racontait sa vie en tant qu'autiste Asperger.
Je m'étais déjà plus ou moins reconnue dans ses difficultés, et en lisant la BD aussi. Mais je pense que beaucoup de gens hypersensibles peuvent se reconnaître dans ses états. Le diagnostique est donc indispensable pour déterminer si on est oui ou non autiste Asperger.

L'histoire bien que redondante au départ, est surtout porteuse d'espoir. Avant de connaître le diagnostique, Marguerite (l'héroïne) se sent à part, elle ne comprend pas le langage imagé, a du mal avec le second degré, subit le bruit autour d'elle, a un mal fou à établir des liens avec les gens de son travail ou les amis de son copain, et ceux-ci sont extrêmement mauvais envers elle, puisqu'ils la trouvent différente, pas drôle, ennuyeuse, etc.
Il y a des ellipses narratives, car l'histoire se déroule sur plusieurs années : les délais pour obtenir un rdv avec un Centre Ressources Autisme sont très longs par exemple, ne serait-ce que pour confirmer le diagnostique. Mais ça nous montre qu'il faut être patient, pour enfin savoir ce qui nous arrive.

Le dessin est agréable et très simple, comme le choix des couleurs. Je ne dirais pas que j'aime énormément, mais la mise en dessin du scénario dans les cases est vraiment bien faite.

En bref, une BD touchante qui peut plaire à ceux qui s'intéressent à ce sujet.

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mercredi 12 octobre 2016

Et mes yeux se sont fermés, de Patrick Bard

Quatrième de couv' : Tout le monde change durant l'adolescence. Maëlle n'est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur Facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s'habiller, quitte son petit ami... Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180 degrés. S'il y a une chose qui ne change pas chez Maëlle, c'est son caractère déterminé. C'est pour sauver le monde, que victime d'un rapt mental, elle rejoint les combattants de Daech. Maëlle devient Ayat.

Mon avis : J'appréhendais cette lecture, parce qu'on est loin de mes thématiques favorites. Pourtant, comme me l'avait dit ma collègue, ce roman est indispensable pour éclairer les jeunes (et les moins jeunes !) sur les méthodes d'embrigadement de nouvelles recrues par les djihadistes.

C'est un roman choral : ils sont nombreux à avoir connu Maëlle avant son changement et à parler d'elle, à raconter la jeune fille déterminée qu'elle était, puis comment ils n'ont rien vu, ou n'ont pas voulu voir ce changement de personnalité, comment Maëlle s'est radicalisée en peu de temps, avant de partir en Syrie rejoindre son futur mari.

On sent que l'auteur s'est beaucoup documenté sur le sujet. Il explique quelles sont les méthodes de Daesh pour recruter de nouveaux jeunes via une propagande sur les réseaux sociaux. En les faisant douter sur notre société avec les théories du complot, en éveillant leur pitié pour les enfants en Syrie, en leur montrant des images de tortures, en leur promettant un mariage et une vie dans une belle maison en Syrie pour les filles, ou des armes et le combat pour une idéologie pour les garçons, ils arrivent peu à peu à séduire de jeunes Français en manque de repères, qui n'étaient pas destinés à faire le djihad.

Grâce à ce roman on sort aussi des préjugés qu'on peut avoir : Maëlle est une jeune Française, d'origine bretonne, pas croyante à la base, bien éduquée, sérieuse, sportive, mais surtout très sensible aux injustices et c'est sur ce point que l'embrigadement va se faire. Via Facebook, Maëlle va rencontrer un homme qui va "l'initier à l'islam". Sensible aux arguments du garçon, des liens qu'il lui envoie, elle va peu à peu croire aux théories du complot, faire de nouvelles connaissances virtuelles qui vont l'entourer jusqu'à lui envoyer des messages en continu, ne lui laissant plus le temps de réfléchir par elle-même. C'est véritablement un "rapt mental" qui va pousser la jeune fille à partir en Syrie et à renier sa famille.

Le ton est juste, chaque personnage qui raconte son point de vue a une véritable identité et il est intéressant de découvrir comment chacun a perçu le changement de Maëlle et qui se sent coupable de n'avoir rien fait pour elle. Mais c'est aussi un roman qui met en lumière le manque de communication entre un ado et ses parents.

Un roman vraiment indispensable, à lire. Un roman d'actualité, un roman de société, pas simplement un roman destiné à la jeunesse. C'est une lecture percutante et qui vaut la peine d'être lue !

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jeudi 6 octobre 2016

The Ones, de Daniel Sweren-Becker

Quatrième de couv' : Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son copain James et elle font partie du 1 % de chanceux sélectionnés par le gouvernement pour être modifiés génétiquement à la naissance.
Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs…
Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allègrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où Cody pourrait aller pour la cause…

Mon avis : A la librairie on avait reçu le service presse de ce livre en juillet, malheureusement j'ai commencé à le lire le 14 ou 15 juillet, juste après les événements de Nice. Autant vous dire que j'avais la tête ailleurs, et que le macaron apposé sur la couverture "Attention ce livre est une bombe" n'était pas la meilleure idée pour faire vendre ce livre dans le climat actuel français.
Je ne le lisais donc que quand je me rendais à la plage, et cette année je n'y suis pas tellement allée, d'où la raison pour laquelle j'ai mis 2 mois et demi (!) pour venir à bout de ce roman.

Le sujet est intéressant ; faisant partie d'un programme-test, des humains ont été génétiquement modifiés pour en faire des "Elus", des êtres parfaits. Nous les découvrons (James et Cody) à l'adolescence, au moment où ils doivent évoluer dans une société qui les rejette, car le reste de l'humanité se sent lesé de ne pas posséder leurs dons.

Cependant le sujet est assez mal exploité. L'intrigue est un peu bancale parce qu'on dirait que l'auteur a commencé à écrire une histoire sans trop savoir quelle direction prendre. Si il a voulu soulever la question des humains dont l'ADN serait génétiquement modifié, j'aurais aimé qu'il aille plus loin dans la réflexion.

On a une histoire d'amour qui m'a très peu touchée, et des réactions presque froides à l'annonce de certaines choses. James a un mal fou à prendre la défense de son père ou même à le croire. Je l'ai trouvé très froid vis à vis de sa famille et complètement niais vis à vis de Cody, sa copine.
Les personnages m'ont paru froids et antipathiques. Même les pseudos-anarchistes sont des personnages qui restent en surface.
Je n'ai pas du tout aimé la fin.

Je ne serais vraiment pas longue par rapport à cette lecture, parce que je n'étais pas du tout dedans, je ne suis pas le public cible pour ce genre d'ouvrage de dystopie. Je lui ai attribué une note vraiment moyenne, mais je pense qu'il pourrait plaire à certains qui trouveront certainement l'histoire trépidante.
Evidemment certains thèmes sont mis en lumière : le racisme, l'eugénisme, le poids de la loi dans une société donnée.

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mardi 4 octobre 2016

Les règles d'usage, de Joyce Maynard

Quatrième de couv' :  Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Mais comment avancer dans ce monde complètement chamboulé, privé des règles d'usage qui ponctuaient leur existence ?

Le chemin de la jeune fille la mène en Californie chez son père biologique qu’elle connaît si peu – et idéalise. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais auprès de son beau-père et de son petit frère. Elle délaisse les bancs de son collège et, chaque matin, part à l'aventure, faisant d’étonnantes rencontres : une mère adolescente, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers le pays.
Ces semaines californiennes aideront-elles Wendy à faire face à la nouvelle étape de sa vie ?

   Émouvante histoire de reconstruction, Les règles d’usage évoque avec brio la perte d’un être cher, l’adolescence et la complexité des rapports familiaux. Un roman lumineux.


Mon avis : Je n'avais encore jamais lu de roman de cette auteure, que ma mère aime pourtant beaucoup. Quand le titre est sorti, le résumé m'a pas mal intrigué. J'aime bien les histoires d'adolescentes qui grandissent et évoluent.
Hormis quelques dialogues que j'ai trouvé trop matures, trop portés par la voix d'un adulte, l'auteure parvient toutefois à se mettre à la place de Wendy, 13 ans, qui vient de perdre sa mère durant le crash des deux avions dans les tours du World Trade Center le 11/09/01.

Le début qui constitue la première partie nous plonge à New York, le 11 septembre et les jours qui suivent. Ils sont dévastateurs, et en même temps portés par l'espoir de retrouver un être cher.
La seconde partie est celle de la reconstruction, de l'avancement, de l'évolution de Wendy, qui se fait au gré de ses rencontres.
Quant à la dernière partie, elle semble être un sorte de happy end, teinté d'une douce amertume, comme dans la vraie vie.

Les personnages sont tous justement dosés. Même les personnages secondaires ne se cantonnent pas à quelques caractéristiques de leur caractère, ils sont développés, ils ont un passé, ils sont dotés d'émotions, de réflexions et ne sont pas des clichés ambulants. On sent que l'auteure a passé du temps à les créer, à les développer, elle a un sens de l'observation et une finesse mis au service de l'écriture.

Les décors aussi sont importants. Je suis contente que la partie sur la Californie soit simple, dans le sens où on n'est pas tout à fait dans la Silicon Valley ni à Los Angeles, mais dans une petite ville, où la vie est douce. Ce n'est pas clinquant, c'est une petite ville, avec des gens qui ont une vie simple, un métier ordinaire, etc.

Ce qui m'a le plus émue, je crois, c'est le petit Louie, qui vit très très mal la disparition de sa mère. Bien entendu pour un enfant de 4 ans, il est difficilement concevable de comprendre la mort d'un être cher dans une telle catastrophe. C'était vraiment juste et bouleversant.

Je ne dirais pas que c'est un coup de coeur, parce que j'ai trouvé des longueurs dans ce roman, mais j'ai beaucoup aimé cette histoire de renaissance, de reconstruction. C'est un roman plein de profondeur et de douceur. Il y a énormément d'amour et de bienveillance dans ce roman, et ça fait du bien.

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lundi 3 octobre 2016

Cellule, de Lou Marcouly-Bohringer

Quatrième de couv' : Dans ce court récit vif et percutant, Lou Marcouly-Bohringer nous plonge dans le quotidien d’une famille confrontée à la maladie. Sur un rythme implacable, elle scande les sentiments comme autant de cris d’amour.

Mon avis : Présenté par l'éditeur comme un récit-témoignage, il s'agit d'un roman fortement inspiré par l'expérience de l'auteure. Lou Marcouly-Bohringer est la fille de Richard Bohringer, acteur, réalisateur, etc, qui a malheureusement connu l'épreuve du cancer.
Elle s'inspire de la maladie de son père, pour créer un roman, dans lequel une jeune femme de 26 ans, qui se lamente de n'avoir rien fait de sa vie de jeune adulte (je connais ça...) découvre un matin que sa mère est atteinte d'une tumeur cancéreuse. Ici, pas de point de vue du malade, c'est l'expérience en tant qu'accompagnante que l'auteure développe dans ce roman.
Je vais être assez brève : j'ai beaucoup aimé, j'ai été touchée. Il y'a des passages très éloquents, des choses auxquelles on ne pense pas. C'est direct, c'est franc. C'est bouleversant.
C'est un roman court, qui se lit vite, et je lui ai attribué une très bonne note.

Une citation éloquente : "Tu t'en rendais compte, qu'en me donnant la vie, tu me ferais vivre ta mort ?"

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