vendredi 7 août 2015

La pyramide des besoins humains, de Caroline Solé

Quatrième de couv' : L’ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd’hui, cette théorie est le principe d’un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains.
Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n’en restera plus qu’un.
Et moi dans tout ça ? Disons que je m’appelle Christopher Scott. Disons que j’ai dix-huit ans. Que
j’habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres.
Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat n° 12778. Je n’existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu’un, et même quelqu’un de célèbre.
Et c’est bien ça le pire.

Mon avis : Un peu déçue. Si au début je trouvais l'histoire et l'intrigue originale et intéressante, la fin m'a semblé expéditive.

On part d'une théorie élaborée par Maslow selon laquelle il existe 5 besoins humains formant une pyramide. Il faut remplir chaque étape pour passer à la suivante.
Ajoutons là-dessus les dérives de la télé-réalité alliée aux médias sociaux et vous obtenez ce roman.

Le personnage principal est Christopher, un jeune garçon de 15 ans vivant dans la rue. Un jour, il va tomber sur ce nouveau jeu en ligne et diffusé à la téle : La pyramide des besoins humains.
J'ai bien aimé Christopher, il vit dans la rue, en explique les raisons, parle de son quotidien, nous donne un éclairage différent sur les marginaux. Christopher ne se leurre pas du tout sur son existence, il est très lucide, refuse de troquer sa vie actuelle pour retourner chez ses parents, regrette seulement l'absence de son frère. Il est très mature pour son âge, la rue lui apprend beaucoup sur les autres autour de lui.
Et puis sans trop savoir pourquoi, Christopher va participer à ce jeu en ligne. Il crée un profil sur lequel il faut parler de soi, se montrer, s'exprimer sur son quotidien à travers des photos, des vidéos et un texte de 500 mots minimum par semaine. Plus on a de visites, plus on réussit à gravir la pyramide (et plus on fait le buzz forcément...).
C'est difficile pour lui de s'exprimer, puisqu'il survit plus qu'il ne vit. De plus il voit clairement que si son avatar possède un nombre incroyable d'amis en ligne et suscite beaucoup de réactions, lui, est à peine regardé dans la rue par les habitants de Londres ou les touristes.

Les manipulations de la télé-réalité et l'influence des réseaux sociaux sont remis en cause par l'auteure. Mais je n'ai pas trouvé que c'était une réflexion assez aboutie, notamment en ce qui concerne la célébrité et le fait que tout soit commercialisable.
Je me demande pourquoi l'action se déroule à Londres ? Pourquoi pas en France ? Est-ce que qu'elle se situe en Angleterre parce que les anglo-saxons sont plus prompts à créer des programmes télé trash ?

La fin m'a paru facile, un peu trop rapide. Dommage parce qu'on aurait pu en tirer un peu plus de conclusions.

Les thèmes abordés sont la marginalité, la survie dans la rue ainsi que la quête de reconnaissance par les médias comme la télé ou les réseaux sociaux.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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