samedi 30 mai 2015

Intime ressemblance, de Lisa Scottoline

Quatrième de couv' : Un soir, la journaliste Ellen Gleeson trouve en rentrant chez elle un avis de recherche dans la boîte aux lettres. Un de ces dépliants comme la police de Philadelphie en diffuse chaque jour des dizaines. Sauf qu'en regardant de plus près la photo de celui-ci, son coeur s'arrête soudain de battre : c'est la photo de son petit garçon Will qu'elle a adopté il y a deux ans !
Dès lors, impossible de rester sans rien faire. Son instinct de journaliste et son coeur de mère la poussent à enquêter pour savoir qui est vraiment son fils. Mais, à trop vouloir découvrir ce qui était caché, elle devient gênante pour certains, pour ces hommes de l'ombre qui ne reculent devant rien...

Mon avis : J'avais ce livre dans ma PAL depuis des années, il trônait dans ma bibliothèque chez mes parents, c'était un livre acheté sous la pression chez France Loisirs.

Cependant le sujet était intrigant, une femme reçoit une carte avec un visage d'un petit garçon kidnappé 2 ans auparavant et la ressemblance avec son fils adoptif est frappante.
Chamboulée, bouleversée, elle va mener sa propre enquête. Toute cette partie est sympathique à lire, la femme étant journaliste, est assez téméraire et curieuse, de plus elle a un grand sens de la morale et de l'honnêteté ce qui en fait un personnage moralement intéressant. Cela dit, je ne l'ai pas trouvée attachante. On la voit assez peu avec son fils, elle ne joue pas souvent avec lui, part tôt le matin et rentre très tard, parfois sans le voir de la journée, et les quelques scènes qu'ils passent ensemble elle passe son temps à lui dire des mots d'amour niaiseux, ne l'éduque pas du tout. Elle ne m'a pas semblé faire grand chose pour être proche de son fils dans ses actes.
Je n'ai pas eu d'empathie pour elle, peut-être parce que je ne suis pas mère, ou peut-être parce que le personnage ne m'a pas semblé "sincère" dans l'amour qu'elle a pour son fils.
Son histoire avec Marcelo, son boss, ne l'a rend pas plus attachante. Bien que Marcelo soit un personnage masculin intéressant il me semble un peu trop parfait.
Le fils adoptif d'Ellen se prénomme Will et pour un enfant de 3 ans je trouvais son langage vraiment bien évolué. Même si il est au coeur de l'affaire, on ne connaît pas ses sentiments, c'est un petit garçon qui a dû mal avec les contrariétés, qui est parfois agité. On a l'impression que l'auteure le traite avec une vision d'adulte, c'est à dire que cet enfant n'est qu'un enfant, il n'a pas de sentiments, pique des colères mais n'a pas d'émotions positives, ou affectives réelles. L'auteure ne se met pas du tout à la place de l'enfant.

J'ai eu une version publiée par France Loisirs et la traduction est mauvaise (ou bâclée ?) : "mon petit copain" pour traduire "buddy" (j'imagine), les "mon chou", les "sabots" à toutes les lignes.
Il y a plein de coquilles dans ce texte : un coup on écrit "Carol", un coup "Carole" (genre 10 lignes plus loin, c'est fort !).

Le texte est très inégal, on a de beaux passages descriptifs avec un langage presque soutenu, et des dialogues très réalistes et simples, tout comme certains passages qui sont carrément inconsistants et longs. Je n'applaudirai pas l'auteure pour son style en tout cas.

J'ai trouvé durant l'enquête d'Ellen à Miami que les choses se déroulaient trop facilement. Tout au long du roman, qui est censé être un thriller psychologique, on n'est pas surpris par ce qui va se passer ensuite. Aucun effet de surprise, tout est amené trop facilement. Il n'y a quasiment pas de rebondissements et la fin tombe un peu à l'eau une fois que les révélations sont faites.

C'est un roman qui se lit facilement et dans lequel on plonge assez vite, mais ça manque cruellement de rebondissements, d'effets de surprise. De plus la mauvaise traduction empêche d'avoir une lecture vraiment plaisante.

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