vendredi 27 février 2015

Comme un roman, de Daniel Pennac

Quatrième de couv' : Les droits imprescriptibles du lecteur
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.

Mon avis : Ce livre m'a donné encore plus envie de lire. Et de lire les classiques cités dans le texte. Heureusement on les a à la maison.
J'ai bien aimé ce livre, qui est inspirant pour inciter les jeunes à lire.

C'est un essai en 4 parties, mais qui se lit avec plaisir. Ce n'est pas du tout rébarbatif.
La première partie est sur l'apprentissage de la lecture, ça m'a fait replonger dans mes souvenirs d'enfance. Malheureusement je me suis rendue compte que je ne me souvenais pas du tout du plaisir que j'avais pu ressentir en découvrant que je pouvais lire.
La seconde partie s'intitule "Il faut lire (le dogme)" : un ado n'arrive pas à avancer dans la lecture d'un roman. Plus tard, on découvre la correction de copies par un prof, le sujet étant "Lisez pour vivre !", tous les élèves sont unanimes, et hypocrites, "oui il faut lire".
Dans la troisième partie, il décrit la façon dont un enseignant a donné goût à la lecture à de nombreux jeunes. C'était vraiment bien de voir comment le goût de la lecture pouvait apparaître juste en lisant à haute voix à une classe le début d'un roman. De plus Daniel Pennac a inséré des passages de romans dans ce chapitre, et j'étais bien contente de les trouver dans la bibliothèque familiale pour m'y plonger moi aussi.
La dernière partie m'a plu car l'auteur développe les 10 commandements du lecteur et j'ai trouvé ça plutôt intéressant de créer des droits (notamment celui de ne pas finir un livre, que j'ai toujours du mal à mettre en pratique !)

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Retour au collège, de Riad Sattouf

Quatrième de couv' : A 27 ans, Riad Sattouf, traumatisé par ses années de collège, décide de retourner en 3è. Mais pas n'importe où : chez les riches. Le jour de son arrivée, le principal le
prévient : "Dans mon établissement, vous n'entendrez pas beaucoup de "nique ta mère". " Raté. L'élève Sattouf a tout vu, tout entendu. Et il en est ressorti avec une certitude : les adolescents des beaux quartiers sont loin d'être des enfants sages...

Mon avis : Sortie il y a une dizaine d'années, j'ai retrouvé cette BD chez mes parents.
Les dessins ne sont pas très beaux. Aucun des personnages n'est vraiment à son avantage. Côté illustrations, je ne suis pas fan.

Ça se lit très vite, il n'y a pas vraiment de fil conducteur, on suit une classe de 3è durant quelques jours. Il y a 2 intermèdes (ceux d'élèves de 6è) qui sont vachement durs et ça fait mal au coeur...

On sent que l'auteur relève des moments qu'on a tous plus ou moins connus, ce sont des moments que les professeurs n'ont pas l'air de remarquer. Certains élèves sont franchement maltraités, et pourtant ils essaient de se convaincre que leur sort n'est pas "grave".
On sent en eux toute la fougue de la jeunesse, les bêtises qui leur donnent de l'importance, les groupes qui se forment et pour quelles raisons.
L'image du collège est parfois effrayante, que ce soit pour les profs, comme pour les élèves.
J'aime bien l'idée que l'illustrateur nous dévoile tout. C'est intéressant de faire une BD sur le quotidien des collégiens, sans aucune censure. D'autant plus qu'il s'est rendu dans un collège réputé et pour les "riches", au final on se rend compte qu'un ado reste un ado, avec les mêmes pensées, l'obsession pour le sexe, la même intolérance envers les autres (riche ou pauvre, si tu pues de la gueule tu seras toujours rejeté par le reste de ta classe). C'est assez amusant aussi de voir que rien ne change, parfois Riad Sattouf met en scène son propre quotidien de collégien.

Une BD qui vous rappellera sans nul doute vos années collège !

mardi 24 février 2015

Un soir de décembre, de Delphine de Vigan

Quatrième de couv' : Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l'envie d'écrire, le premier roman, le succès, les lettres d'admirateurs... Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d'une passion ancienne qu'il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l'écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive - et trompeuse.

Mon avis : J'ai lu tous les livres de Delphine de Vigan au cours des 5 dernières années. Je ne suis pourtant pas une adepte de son style, que je trouve un peu trop lourd dans la description des situations et des sentiments.
Je ressens toujours une sorte de malaise à la lecture de ses livres, je crois que c'est à cause des personnages qui ont tellement de fêlures, de fragilités. Ça me parle et en même temps, je n'ai pas envie de me confronter à leurs problèmes.
Le personnage principal, écrivain à ses heures perdues, connaît le succès avec un premier roman. Il va recevoir une lettre d'une personne qu'il a connue 10 ans plus tôt. Cette lettre va le bouleverser : il va se remettre à l'écriture et perdre goût à la vie. Cette femme qui lui a écrit est un peu sa muse pour ce qui est de la production littéraire, mais concernant sa vie personnelle, tout va se déliter.
Les autres personnages semblent plein de vie, mais ils ne parviennent pas à insuffler ce souffle de vie à Matthieu, qui ne vit plus que pour l'écriture de son livre. On n'a pas accès aux pensées de Matthieu et il apparait pendant une grande partie du roman comme un personnage léthargique. Il souffre, on s'en rend compte, on doit déduire le pourquoi du comment. La douleur qui l'habite le coupe du monde. Les lettres qu'il a reçues vont lui imposer un travail de mémoire, une reconstitution de son histoire peut-être ? en tout cas beaucoup de questionnements qui vont le détruire et détruire sa vie d'homme marié, père de deux enfants.

Je n'ai pas été conquise par ce roman, dont l'histoire semble racontée avec trop de banalités alors qu'au fond la psychologie du personnage est hyper complexe.
C'est une histoire d'attentes, un roman psychologique aussi.

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L'amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder

Quatrième de couv' : "La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre."

Mon avis : Ce livre tient plus de l'essai que du roman. Très peu d'actions, beaucoup de réflexions, de grandes phrases qui nous marquent ou qui nous parlent. Je n'ai pas relevé de citation parce que le livre à lui-seul est une (longue) citation.
Je l'avais lu il y a plusieurs années sans en garder le moindre souvenir, je me suis donc replongée dans ce livre la mémoire vide. Je n'ai pas été déçue, même si je ne suis pas un parisien médiatisé de 30 ans en 1995, ce livre me parle sur ses réflexions à propos des générations Zapping, du mariage qui est vécu comme une passade, de l'amour qui ne dure plus, bref de quoi vous faire déprimer et regretter d'être né à la mauvaise époque. Mais je pense que c'est un des bons livres de Beigbeder. Pour en avoir lu quelques-uns, celui-ci est le plus accessible à tout le monde, et peut plaire au plus grand nombre. Ce livre a maintenant 20 ans et il n'a pas pris une ride.
Certains n'apprécieront pas le côté alcool, sexe, drogues et privilèges de la naissance. Pour moi, Beigbeder est la représentation même de l'homme désabusé qui se vautre dans tout ça, sans honte et sans pudeur, donc ce côté relativement présent dans le livre ne m'a pas gênée. Ça aurait été un autre auteur, moins connu pour ça, j'aurais sûrement détesté ou été choquée. Là, c'est Beigbeder, on sait qui il est, on sait ce qu'il écrit et on sait qu'il écrit ça pour faire vendre.
Pour moi, le personnage et son histoire sont complètement au second plan, puisque ce qui prime ce sont les réflexions de l'auteur à propos de l'amour. Je me demande encore comment ils ont réussi à en tirer un film (la magie du cinéma !).

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lundi 23 février 2015

Absences, d'Alice Laplante

Quatrième de couv' : Après l'assassinat d'Amanda O'Toole, septuagénaire retrouvée amputée de quatre doigts dans son appartement, la police n'a pas grand mal à diriger ses soupçons sur la voisine et amie de la victime. Jennifer White, ex-chirurgienne orgueilleuse, n'entretenait-elle pas un rapport de force complexe avec la victime, fait de rivalités et de trahisons ?
Difficile de percer ce mystère quand la principale suspecte souffre d'Alzheimer et qu'elle ignore elle-même si elle est coupable... Face à une personnalité aussi imprévisible et tourmentée, la vérité ne peut être simple.

« Appeler Absences un thriller, une chronique de la maladie, ou une saga sur l'amitié, serait confiner ce roman à un genre qu'il transcende. » The New York Times


Mon avis : Franchement pas un succès. On ne peut pas parler d'un thriller parce qu'il n'y a pas vraiment de suspense. L'enquête policière n'est pas vraiment développée, on assiste juste à des interrogatoires. Le réel motif de l'assassinat est à peine expliqué (une sombre histoire d'argent et de moralité à deux balles).

Concernant le style, c'est évidemment à l'image de Jennifer, et de sa perte de mémoire. On est vraiment dans sa tête et c'est difficile à suivre, puisqu'elle perd complètement la mémoire, a des flashback totalement désordonnés. Le lecteur doit s'accrocher si il veut venir à bout de ce livre. (Au moins ça nous sensibilise à la perte de mémoire d'un patient atteint d'Alzheimer).

L'idée de perte de mémoire m'a attirée, mais quant à l'histoire c'est une grande déception. J'avais lu Avant d'aller dormir, bien avant tout le succès qu'il a eu, et j'avais adoré, c'est d'ailleurs ce livre qui m'a fait découvrir les thrillers psychologiques.
Mais ici rien à voir, l'histoire me parait bâclée, on s'encombre d'éléments inutiles et lourds. Peut-être pour donner une consistance au personnage de Jennifer ? En tout cas, son passé n'est pas plus intéressant que son présent...
Ses enfants sont des caricatures et profitent tout deux de la maladie de leur mère. Tous les personnages secondaires sont assez plats, et forcément ils échappent à la mémoire de Jennifer (et donc au lecteur), qui doit chaque fois les redécouvrir.

Je regrette que l'éditeur présente ce livre comme un thriller, parce que ça n'a rien de tel. Le New York Times parle de saga sur l'amitié, mais ça ne l'est pas non plus, le thème de l'amitié étant ici plus qu'obscur car abordé par une personne dont la mémoire est défaillante. En revanche "une chronique de la maladie" serait le terme le plus judicieux pour qualifier ce livre et j'y aurais mis sûrement moins d'attentes que dans un thriller.

Au final j'ai lu ce livre, en espérant aller jusqu'au bout pour pouvoir m'en débarrasser. Pas une bonne chose donc...

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dimanche 22 février 2015

La femme qui décida de passer une année au lit, de Sue Townsend

Quatrième de couv' : Depuis dix-sept ans, Eva voit sa vie lui échapper dans son quotidien effréné de mère et de ménagère. Jusqu'au jour ou elle se met au lit... et décide d'y rester ! Mais la rumeur se répand et bientôt une foule d'admirateurs se presse à son chevet. Burn-out ou grève féministe, Eva trouvera-t-elle, dans ce geste inouï, un sens à sa vie ? La papesse de la comédie satirique british épingle les absurdités de la vie moderne dans une fable, aussi sombre que follement drôle.

Mon avis : Avec un titre pareil le livre ne pouvait que m'attirer. Mais c'est finalement mon père qui l'a acheté et me l'a conseillé.
Bref, tout commence le jour où Brian Junior et Brianne, les deux jumeaux d'Eva et Brian partent à l'université. Une fois partis, Eva va se coucher dans son lit et ne plus en sortir pendant 1 an. Ses raisons ? elle ne les connaît pas. Son entourage va donc devoir composer avec cette nouvelle donnée dans leur vie.
Au lieu de s'enfermer dans la solitude, du fond de son lit, Eva va rencontrer un tas de gens. Jusqu'à ce que la situation dérape...

On découvre une série de personnages qui gravitent autour d'Eva. Chacun a une histoire, des secrets révélés, et tous ces gens (quelque peu excentriques) qui n'avaient pas grand chose en commun, vont se retrouver sous le même toit l'espace de quelques mois.

C'est un ouvrage loufoque, bourré d'humour. Mais attention, humour british ! Parfois c'est assez subtil, parfois franchement débile. Bref, on rigole bien.

La fin n'est pas à la hauteur du reste du livre, c'est même assez dommage de perdre des points sur cette fin qui devient de plus en plus loufoque et sombre, alors que le reste du bouquin gardait un ton humoristique.

Ce roman se lit rapidement, on n'est pas loin du page-turner, même si il n'y a pas vraiment de suspense. Disons qu'on a envie de connaître la prochaine frasque d'un des habitants de la maison !

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jeudi 19 février 2015

La jouissance, de Florian Zeller

Quatrième de couv' : Cette histoire commence là où toutes les histoires devraient finir : dans un lit. Pauline et Nicolas vivent ensemble depuis deux ans. Deux ans, le temps d'avoir des souvenirs en commun, une vraie complicité et des références à eux. Le temps de faire un bébé. Le temps de constater que l'amour s'en est allé.
Tandis qu'ils font et défont l'amour, les trahisons, les déceptions et les malentendus s'accumulent. Le couple est-il condamné à se séparer ?

Mon avis : Voilà un roman que je ne garderais pas longtemps en mémoire. C'est un livre sur la génération née dans les années 80, sur la difficulté à s'aimer et à ne fréquenter qu'une seule personne pour le restant de ses jours. En fait c'est un livre qui met l'accent sur la différence de conception de l'amour et du couple.
Je me sens plus proche de Pauline parce que ma vision de l'amour est la sienne : entière, exclusive, fidèle. Quant à Nicolas j'ai eu envie de le claquer : il a un mal fou à exprimer ses envies d'aller voir ailleurs, il cherche à combattre ce qu'il appellerait sa nature d'homme qui le pousse à être infidèle, mais au final il n'y arrive pas, par lâcheté peut-être ? Pour lui, voir d'autres femmes que la sienne c'est profiter pleinement de la vie et du monde.
Il y a une bataille entre l'égo de chacun, une volonté de jouir de la vie, sans être importuné par la femme, qui elle, cherche à se rassurer en s'engageant. C'est typiquement dans l'air du temps parce que ça nous montre l'individualisme exacerbé de notre société. J'imagine que beaucoup pourront se reconnaître dans ce portrait d'un couple de notre époque.

Je n'ai pas vraiment saisi le parallèle avec l'Europe, j'ai trouvé que c'était tiré par les cheveux.
Je n'ai pas compris qui est le narrateur et ça m'a paru bizarre, comme si il était un voyeur qui nous racontait l'histoire de Pauline et Nicolas.
Bref, je n'ai pas franchement aimé cette histoire, ni sur la forme ni sur le fond qui laisse une sensation de désespoir total pour les générations à venir.

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mercredi 18 février 2015

A l'ouest rien de nouveau, d'Erich Maria Remarque

Quatrième de couv' : "Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes..."
Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, A l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

Mon avis : Quel roman ! On découvre la première guerre mondiale du point de vue d'un soldat allemand. Mais au delà de son origine, c'est la guerre et ses atrocités qu'on découvre. On oublie bien vite qu'il est allemand, les difficultés que lui et ses camarades de tranchées connaissent sont les mêmes qu'ont connues nos Poilus, du côté français, ainsi que les Alliés. Les rats, le manque de nourriture, la peur, la folie qui s'empare des soldats, les permissions qui font plus de mal que de bien, les blessures et les amputations à la chaîne dans des hôpitaux de fortune, les vies détruites.
Paul a tout juste une vingtaine d'années quand il s'engage volontairement dans l'armée, largement poussé par le discours patriotique d'un professeur.
On assiste à des réflexions sur l'inutilité de la guerre, qui a raison, qui a tort ? qui sont-ils eux, soldats, pour se faire tuer, et pourquoi ? A qui profite cette guerre qui détruit des générations d'hommes ? Et puis quelle vie pourront-ils mener après avoir tué ?
Dans ce roman on lit la souffrance physique, mais aussi l'incompréhension des civils quand Paul obtient une permission d'une quinzaine de jours. Que peuvent-ils comprendre de ce qui se passe sur le front ? Des hommes tués sous leurs yeux ? Des corps blessés, des membres arrachés, des poumons gazés ?

C'est un témoignage poignant, qui nous confronte aux difficultés qu'ont connues les soldats lors de la Première Guerre Mondiale. Il y a pas mal de ressemblances entre Paul, le héros, et l'auteur, qui s'appelle (en fait) Erich Paul Remark. Il a aussi combattu sur le front Ouest en 1916 avant d'être blessé et rapatrié. La mère d'Erich est décédée d'un cancer, tandis que dans le roman, la mère du héros souffre d'un cancer.
Ce livre est souvent étudié au lycée et c'est une bonne chose que les jeunes soient confrontés à un tel livre, la guerre peut paraître tellement abstraite pour nous qui sommes nés un siècle plus tard, hors là, nous sommes vraiment au coeur des tranchées, au coeur des combats. C'est un livre incontournable pour qui voudrait en savoir plus sur cette guerre.

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samedi 14 février 2015

Fahrenheit 451, de Ray Bradbury

Quatrième de couv' : 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Le pompier Montag se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

Mon avis : Je m'attendais à plonger dans un monde dystopique (du genre Le meilleur des mondes) et ce n'est pas tout à fait ça. Certes on est dans un monde un peu différent du nôtre, et j'imagine qu'à l'époque (le livre est paru en 1953), les écrans à la place des murs ça devait paraître impressionnant, tout comme les Coquillages qui sont des sortes d'appareils Bluetooth comme on a aujourd'hui, mais qui servent dans le roman à transmettre les informations ou les publicités. Rien de très étonnant pour nous aujourd'hui.
Toute la réflexion autour de la censure des livres, ainsi que de la disparition des intellectuels est très intéressante.

L'éducation, la scolarité est diminuée, rabaissée, elle ne sert plus à rien :
"La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat, seul le travail compte, le plaisir c'est pour après."

On peut faire un parallèle avec ce qu'on vit actuellement, et plus particulièrement avec ce qu'on a vécu au début du mois de Janvier lors des attentats de Charlie Hebdo, on nous a présenté des faits, nous n'avons pris aucun recul durant les jours qui ont suivis. On nous a dit comment penser et qui être ("Je suis Charlie"), sans prendre le temps de la réflexion :
"Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront alors l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du surplace. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C'est la porte ouverte à la mélancolie."

Dans le roman la société est déshumanisée, les gens ne se parlent plus, durant le récit Montag ne reconnaît pas sa femme ou plutôt il ne la connaît pas. Il n'y a pas d'amour entre eux.

A propos des livres et surtout de la culture de masse qui uniformise la pensée : "Est-ce que vous voyez maintenant d'où viennent la haine et la peur des livres ? Ils montrent les pores sur le visage de la vie. Les gens sont installés dans leur tranquillité et ne veulent que des faces de lune bien lisses, sans pores, sans poils, sans expression."

Quand Montag prend de l'assurance, réfléchit, il se retrouve dans quelque chose de totalement manichéen : "- Je ne veux pas changer de camp pour continuer à recevoir des ordres. Il n'y a aucune raison de changer si c'est comme ça."

Plus tard Montag fait la rencontre de vieux "sages" qui ont conservés dans leur mémoire les textes des livres : "Le mieux est de tout garder dans nos petites têtes, où personne ne peut voir ni soupçonner ce qui s'y trouve. Nous sommes tous des morceaux d'histoire, de littérature et de droit international ; Byron, Tom Paine, Machiavel ou le Christ, tout est là."

La morale de l'histoire : "Il espérait qu'un jour, nos cités s'ouvriraient pour laisser plus largement entrer la verdure, la terre et les espaces sauvages, afin de rappeler aux hommes que c'est un tout petit espace de terre qui nous a été imparti et que nous ne faisons que survivre dans une immensité qui peut reprendre ce qu'elle a donné aussi facilement qu'elle peut déchaîner son souffle sur nous ou envoyer la mer nous dire de ne pas crâner."

Je n'ai pas vraiment lu ce livre par plaisir, je voulais savoir de quoi il retournait, mais malheureusement, le livre n'a rien de "divertissant". Les phrases sont très imagées, on a beaucoup (trop) de métaphores. Le livre se découpe en 3 parties et il a des qualités littéraires très fortes : le schéma narratif est très conformiste. Le discours est très anti-conformiste ("penser par soi-même") pourtant la forme est ultra-classique. On suit le voyage "initiatique" d'un seul personnage, qui a peu d'appui auprès de lui, mais va réussir à comprendre pourquoi il se sentait différent, et va accepter cette différence, pour s'émanciper d'un monde en guerre, un monde où tout est standardisé.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce livre, mais je ne suis pas prof de littérature !
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas une lecture pour se divertir, mais bien pour réfléchir.

Je vais aussi regarder le film, dont j'avais sûrement vu des extraits quand j'étais en 1ère L.

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vendredi 13 février 2015

Attention Dieu méchant, de Shalom Auslander

Quatrième de couv' : Rabbins violents, épouses perverses, chiens culpabilisateurs ou encore chimpanzés suicidaires : autant de personnages loufoques peuplent les histoires de ce recueil délicieusement blasphématoire. Un régal de drôlerie, qui, derrière un humour dévastateur, soulève des questions fondamentales sur la condition humaine et son besoin d'interdits.

Mon avis : C'est marrant comme les livres gratuits sont souvent des livres qu'on oublie vite. Je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce livre, il est constitué de nouvelles et on a tendance à vite oublier les nouvelles.
Certaines m'ont fait rire, d'autres sourire, il y en a une que je n'ai pas comprise du tout, d'autres dont j'ai soupçonné une portée plus philosophique, une qui m'a rappelé une pièce de Beckett (En attendant Godot) et une autre qui fait penser à La métamorphose, de Kafka. Il y a un côté "absurde" qu'on retrouve dans les nouvelles, ce qui nous donne à réfléchir.
L'auteur est très critique envers le judaïsme et la pratique de la religion. On n'est pas loin du blasphème et ce recueil ne fera sûrement pas l'unanimité. Mais si vous n'avez pas peur des livres qui se moquent ouvertement des religions, allez-y.
Cependant évitez peut-être de toutes les lire d'affilée, une overdose est vite arrivée.

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jeudi 12 février 2015

La valse lente des tortues, de Katherine Pancol

Quatrième de couv' : Ce livre est une bourrasque de vie...
Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser. Deux bras qui enlacent ou qui tuent. Un homme inquiétant, mais si charmant. Une femme qui tremble et espère ardemment...
Un homme qui ment si savamment. Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour. Des adolescents plus avertis que les grands... Un homme qui joue les revenants.
Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de se fille...
Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage.
Des personnages qui avancent obstinément, comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent...

Mon avis : Un an et des brouettes après ma lecture du tome 1, je me suis dit qu'il était temps de reprendre les aventures de la famille Cortès et compagnie. Je n'avais pas beaucoup de souvenirs du tome 1, même si j'ai regardé son adaptation il y a quelques mois, mais bon, dans l'ensemble je me souvenais de ce que je pensais des personnages.
Si à l'époque Hortense m'avait paru détestable, je la trouve plus agréable dans ce deuxième tome, parfois j'aimerais avoir sa volonté et sa détermination. Elle ne tombe jamais dans le sentimentalisme et je l'envie ! J'ai trouvé que tous les personnages étaient bien décrits, même ceux qu'on voit assez peu, comme Josiane, Mylène, Marcel, et pourtant il se dégage assez facilement un portrait d'eux au travers des histoires qui leur arrivent.
Joséphine reprend du poil de la bête et lâche un peu son Moyen-Âge pour vivre dans notre époque.

Je ne vais pas vous spoiler l'histoire, je l'ai trouvée intéressante, sûrement grâce à "l'enquête", même si on est très loin du roman policier. C'était une bonne idée et tout se tenait, dans le sens où la psychologie des personnages n'avait pas été négligée.

J'ai mis beaucoup de temps pour lire ce livre, les raisons sont simples : je passe des heures à réfléchir, à écrire pour moi, à repenser à des moments de ma vie, et je passe aussi beaucoup de temps à regarder Downton Abbey que je découvre et dont je suis accro ! J'aurais sûrement lu ce livre plus vite si je n'avais pas été dans cet état d'esprit un peu mélancolique, nostalgique. Car ce livre se lit facilement, le style est pas mal, bien qu'il m'énerve un peu parfois, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi.

On suit la vie de la famille et des amis de Joséphine, bien que ça prenne une tournure parfois un peu surréaliste mais c'est une lecture divertissante, qui pourrait bien inspirer les scénaristes de Plus Belle la vie.

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vendredi 6 février 2015

Les douze tribus d'Hattie, d'Ayana Mathis

Quatrième de couv' : Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère et de ses sœurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l’histoire américaine du XXe siècle. Cette famille se dévoile peu à peu à travers l'existence de ces fils et de ces filles marqués chacun à leur manière par le fort tempérament d'Hattie, sa froide combativité et ses secrètes failles.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant déjà traduit en seize langues, a bouleversé l'Amérique. Telles les pièces d'un puzzle, ces douze tribus dessinent le portrait en creux d'une mère insaisissable et le parcours d'une nation en devenir.

Mon avis : On va découvrir le personnage d'Hattie, à travers l'histoire de chacun de ses enfants.
Le premier chapitre est terrible. Hattie arrive de Géorgie à l'âge de 15 ans, pour vivre à Philadelphie où elle se marie avec August. A l'époque, beaucoup d'Afro-Américains ont quitté le Sud afin d'échapper à la Ségrégation et pour trouver du travail dans le Nord.
" Toutes ces âmes qui avaient fui le Sud étaient, à cet instant précis, rayonnantes de promesse dans ce maudit hiver des villes du Nord. [...] Philadelphia et Jubilee faisaient déjà partie de ces âmes lumineuses, ils incarnaient déjà la naissance d'une nouvelle nation."

A 17 ans elle donne naissance à leurs premiers enfants, des jumeaux, malheureusement un événement tragique survient, et peut-être qu'il explique en partie la personnalité d'Hattie.

Hattie va avoir de nombreux enfants : 11 au total, et une petite-fille dont elle s'occupera plus tard. Personnellement je me suis fait une sorte d'arbre généalogique pour pouvoir situer qui est qui.

Le récit n'est pas linéaire. Dans chaque chapitre on découvre un enfant d'Hattie, à un moment donné, un moment généralement de transition dans leur vie. On lira par exemple l'histoire de Franklin à 22 ans, celle de Six à 15 ans, ou encore celle d'Ella à 6 mois. C'est un portrait d'un moment de la vie de chacun des enfants, 12 voix différentes. Très souvent on les découvre à l'âge adulte et il y a parfois des flashback qui nous éclairent un peu plus sur la vie de la famille.

A travers le récit de chacun des enfants c'est aussi le portrait d'Hattie qui s'affine. Elle apparait parfois en filigrane, d'autres fois elle est au coeur du récit de son enfant.
Sa personnalité va nous apparaître plus clairement au fil des pages. Ses enfants vont tous subir un sort plus ou moins terrible, mais l'essentiel est qu'Hattie a toujours tout fait pour les nourrir, les vêtir, en dépit de la pauvreté.
"Ils ne comprenaient pas que tout l'amour qu'elle avait en elle était accaparé par la nécessité de les nourrir, de les habiller et de les préparer à affronter le monde. Le monde n'aurait pas d'amour à leur offrir; le monde ne serait pas gentil."
D'ailleurs le nom d'Hattie est Shepherd, berger en anglais, c'est aussi celui qui guide, qui garde, qui soigne. C'est ce qui définit bien Hattie, pas d'amour outre mesure, pas de tendresse. Hattie est une femme courageuse qui aime ses enfants mais sans le montrer et c'est peut-être pour ça qu'on a du mal à l'apprécier ou en tout cas à approuver son attitude. C'est un personnage froid, distant, avec une âme profondément en colère.

Hattie n'aime pas son mari, et pourtant elle va avoir avec lui 11 enfants, leur relation est particulière et assez incompréhensible. Elle est très orgueilleuse et son mari n'est pas à la hauteur de ses attentes, c'est un bon à rien, un fainéant, et pourtant un bon père qui aime ses enfants, s'intéressent à eux et jouent avec eux, contrairement à Hattie. Si elle le déteste autant c'est peut-être pour ces raisons mais aussi parce qu'il arrive à leur apporter quelque chose qu'elle n'est plus capable de leur donner, ou qu'elle a choisi de ne pas leur donner.
A un moment, un choix va se poser et Hattie va réaliser que les hommes autour d'elle sont tous pareils. Elle va faire le choix de la famille et non celui de l'amour (mini-spoiler, mais ça vaut le coup de lire l'histoire pour comprendre ce que je veux dire). Hattie est une personne forte en apparence, elle a des désirs naïfs mais difficilement comblés par les hommes qui l'entourent, qui ne seront jamais à la hauteur de ses espérances. Elle va en tirer une certaine aigreur, décrite par ses enfants qui ne voient pas en elle la femme heureuse qu'elle a pu être par moments. D'ailleurs elle considère ces petits bonheurs comme quelque chose qui lui appartient et qu'ils n'ont pas le droit de voir. Elle garde pour elle ce monde intérieur.

De manière générale, les hommes sont assez mal représentés : ils sont joueurs, alcooliques, ne sont pas travailleur, mais sont ceux qui rapportent néanmoins l'argent à la maison pour faire vivre la famille.
Les femmes sont toutes isolées, abandonnées, trahies, et certaines m'ont paru très exigeantes.
Pourtant les personnages, du moins les enfants sont des personnages réalistes, loin des clichés. On voit comment la société les détruit peu à peu. Certes, leur naissance ne les favorise pas, leur milieu non plus, leur mère manque d'amour à leur égard (peut-on la tenir responsable de leur déchéance ?), et toutes ces conditions réunies font d'eux des personnes bancales, en souffrance.

On découvre aussi l'Amérique entre 1920 et 1980, la ségrégation ainsi que le racisme des Blancs envers les Noirs, l'accent n'est pas mis sur ce sujet, pourtant on sent très fortement la ségrégation à travers les récits. Jusque dans les années 50-60 le Sud est encore très raciste, les populations sont bien séparées, les Blancs s'octroient des droits sur la population noire et j'ai trouvé cela terrible. J'ai même vraiment pris conscience en lisant ce roman, que l'Amérique a fait un immense pas en avant depuis les années 60 en élisant un président noir en 2008. C'est bête mais quand on n'a pas vécu la ségrégation, en tant que français on l'a juste vue à travers les livres d'histoire, c'est difficile de se figurer ce que c'était et de réaliser que l'élection d'un président noir est un événement plus que majeur pour l'histoire de l'Amérique.
Pour en revenir au livre, la ségrégation est toujours d'actualité, même bien plus tard, on voit peu de mixité, le quartier dans lequel la famille vit, est entièrement constitué de familles noires. Dans le Nord il n'y avait pas de lois ségrégationnistes et pourtant il n'y avait pas de mélanges entre les populations.

J'ai trouvé dommage de ne pas avoir une vue d'ensemble de la famille à la fin du livre, de ne pas les retrouver tous en 1980. La fraternité n'est pas représentée dans ce livre. Il y a quelques passages de l'enfance où tous sont réunis sous le même toit et participent ensemble à la vie de la famille. Mais j'aurais aimé voir ce qu'ils sont devenus en 1980, à la fin du roman, pour voir quel genre d'adulte ils sont devenus, ce qui a marqué ou chamboulé leur vie. J'aurais voulu un peu plus.

Ce roman aborde beaucoup de sujets à travers ses personnages : la maternité, l'homosexualité ou la bisexualité, la folie, la religion (beaucoup trop à mon goût), les maladies, l'adultère, le viol, le traumatisme, l'abandon, la guerre du Vietnam, l'espoir d'une vie meilleure.
Il y a énormément de drames dans ce livre. Si vous n'aimez pas ça, passez votre chemin. Ce n'est pas un livre joyeux avec un happy end. C'est un livre difficile (mais sans pathos) qui soulève beaucoup de drames au coeur même d'une seule famille.

C'est un très bon premier roman, qui met en scène le destin de chaque membre d'une famille au coeur d'une nation en construction, dans laquelle les Afro-Américains peinent à s'intégrer.
Une auteure à suivre.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 3 février 2015

Travail soigné, de Pierre Lemaître

Quatrième de couv' : Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre.
Et il a raison. D’autres crimes se révèlent, horribles, gratuits… La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la « méthode Verhoeven ».
Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors normes mais celle-ci va le placer totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu’à la vie même de Camille qui n’échappera pas au spectacle terrible que le tueur a pris tant de soin à organiser, dans les règles de l’art…

Mon avis : Quel bon thriller ! Je suis ravie quand je lis des livres comme ça.
Il s'agit de la première enquête de Camille Verhoeven, suivront ensuite Alex, et Sacrifices. Il ne me reste plus qu'à lire Sacrifices que j'ajoute à ma wishlist.
La première partie nous plonge dans une enquête des plus intéressantes. Des crimes atroces sont réalisés et mis en scène par un tueur fou. C'est le commandant Verhoeven qui va faire le lien entre ces différents meurtres. Mais sa hiérarchie va lui poser quelques problèmes, la presse s'en mêle, et le meurtrier ne lui facilite pas la tâche. Nous assistons à une machination montée de toutes parts...
Quant à la seconde partie, beaucoup plus courte, elle est plus sèche dans l'écriture. Il faut faire vite. C'est aussi une partie plus sombre. Bien plus sombre.
Je ne peux pas vous révéler grand chose, mais c'est un bon thriller, qui tient en haleine. L'enquête est intéressante, le retournement de situation à la fin de la première partie m'a déplu sur le coup, mais c'est parce qu'on nous mène en bateau, une fois qu'on a réalisé ça, on se replonge dans la seconde partie avec terreur.

Attention, âmes sensibles s'abstenir, il y a des détails très trash dans ce livre ! Et les références littéraires sont nombreuses (notamment des références à d'autres polars, ce qui rend le récit bien plus intéressant).

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Ce livre entre dans le cadre du challenge 1 mois 1 consigne. Il fallait choisir de lire un livre de notre genre préféré, et comme j'aime les thrillers, j'ai choisi celui-ci. J'en lirai peut-être d'autres au cours du mois, car ça faisait un moment que je n'en avais pas lu.