samedi 31 janvier 2015

L'envoûtement de Lily Dahl, de Siri Hustvedt

Quatrième de couv' : Dans une petite ville du Minnesota, où jaser donne la mesure du temps, Lily Dahl, jolie serveuse de dix-neuf ans, rêve de Marilyn et d'ailleurs. Toute à ses désirs de fuite, elle se laisse séduire par un mystérieux peintre new-yorkais de dix ans son aîné et épouse sa vocation d'actrice en décrochant un rôle pour une pièce de théâtre. Jusqu'à ce qu'une série de phénomènes étranges vienne donner à sa jeunesse le parfum capiteux du danger.

Mon avis : Quel ennui ! C'est déjà la deuxième fois que je lis un roman de Siri Hustvedt, et franchement, je m'ennuie. Ça manque d'actions, il y a trop de détails. Parfois on a un sursaut de rebondissement, et puis ça s'essouffle très vite, trop vite.
Je voulais rester en Amérique, suite à la lecture du livre de Kasischke, mais dans celui-ci on est dans l'Amérique profonde, l'Amérique pauvre, qui ne donne pas envie. J'ai eu l'impression d'être dans une atmosphère sombre, grise de pluie, parfois rouge foncé du coucher de soleil. J'avais l'impression que ça manquait d'air, de verdure, j'imaginais une ville minière, alors que ce n'est pas le cas. Il y a une mauvaise atmosphère, une mauvaise ambiance dans ce livre. Je n'arrêtais pas de le prendre, de le poser, j'avais envie de faire autre chose, de lire autre chose.

Les personnages sont peu profonds, on fait juste un saut dans leur vie, mais on connaît peu leur passé. Et quand c'est le cas, leur vie n'a pas été une partie de plaisir. Les personnages ont parfois des liens avec d'autres sans qu'on ne saisisse vraiment pourquoi. A un moment je me suis dit que l'auteure faisait exprès d'ajouter des personnages histoire de rendre son histoire plus palpitante, mais pas du tout, ça ne fait qu'ajouter de l'incompréhension pour le lecteur. La vie de cette petite ville du fin fond de l'Amérique ne m'a pas plu.
Ça aurait pu être tellement plus intéressant, ne serait-ce qu'en approfondissant le personnage d'Edouard Shapiro et sa relation avec Lily.
Un seul point positif : c'est la belle relation entre Lily et sa vieille voisine Mabel. Les moments qu'elles passent ensemble sont des plages de repos, d'amitié et de tendresse que j'ai aimées lire dans ce livre.
Vers la 250è page, il se passe quelque chose, on se prend au jeu, mais ça s'essouffle toujours très rapidement.

Je me suis franchement ennuyée avec ce livre et je ne vous le conseille pas ! Une vraie déception.
On ne m'y reprendra plus, je passerai désormais mon chemin quand je verrai un titre de Siri Hustvedt.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

vendredi 30 janvier 2015

La vie devant ses yeux, de Laura Kasischke

Quatrième de couv' : Diana, la quarantaine, mariée à un professeur de philosophie et maman d’une petite Emma de 10 ans, est cette mère de famille américaine typique qui habite une belle maison, accompagne les sorties scolaires de sa fille, cuisine admirablement et enseigne le dessin. Pourtant le passé – et l'événement traumatisant qui en est au cœur – ne cesse de la hanter, par bouffées, et ces flashes sont autant de ruptures dans la narration du présent de Diana.

Il existe dans ces pages à la beauté fantomatique bien plus qu’un portrait de femme pensant avoir dissimulé son cauchemar derrière une façade brillante. Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche.

Troubles, hantises, obsessions du corps, de la sexualité, de la mort rôdent sans cesse dans un univers idyllique que métaphores, style sensuel, sensations visuelles ou verbales teintent de malaise, font vibrer de frissons. Jean-Luc Doin, Le Monde.


Mon avis : Avec Laura Kasischke, il faut se méfier. On nous la présente comme une auteure contemporaine. En un sens c'est le cas. Mais elle ajoute toujours des éléments surnaturels à ces romans (j'avais déjà lu Rêves de garçons). La mort vient régulièrement s'inviter dans ses ouvrages.
Le prologue déstabilise. Puis on commence la première partie et on se demande "quel rapport ?" C'est au fil des pages qu'on va découvrir où l'auteure veut nous emmener.
Tout au long de ce livre, elle distille des petits éléments qui sèment le doute dans notre esprit. Je me doutais bien qu'il allait y avoir un truc tordu, mais je ne l'ai compris qu'à la 300è page (sur 330). On a du mal à assembler les incohérences pour comprendre.
On n'est pas dans du thriller, parce que ça ne fait pas peur, mais on doute. A un moment je me suis dit que ça ressemblait un peu à Puzzle, de Franck Thilliez que j'ai adoré en 2014. Et puis en fait, c'est tordu, mais moins que dans Puzzle. Pour moi c'est un tour de force, l'auteure nous présente une histoire incroyable et on met du temps à le comprendre. On alterne entre la folie, le doute, les absences, on ne sait pas trop quoi penser, mais on se sent à la frontière de quelque chose...

Avec Laura Kasischke on est en pleine Amérique : dès la première page, on retrouve un terrible événement qui n'arrive en général qu'aux USA. On a l'ambiance de la petite ville universitaire avec le centre-ville en brique rouge, la petite banlieue avec ses belles maisons avec les galeries sur lesquelles on laisse une balançoire, des rocking chairs, les immenses centres commerciaux. Bref, on ne pourrait pas être dans un cadre plus américain, et ça tombe bien, j'avais envie d'y être !

On découvre la vie parfaite de l'héroïne, Diana. Mariée à un homme plus âgé, mais très beau. Ensemble ils ont une enfant, Emma, petite fille blonde, sage, parfois angoissée, gentille. Ils vivent dans une belle maison, Diana est femme au foyer, elle se passionne pour le dessin. Mais derrière cette parodie de vie parfaite, il existe une réalité qui est toute autre...

Dans ce livre les sens sont exacerbés, on voit, on sent, on goûte, on entend, on touche. (J'en ai pas oublié ? Bon, c'était facile). Il y a tellement de détails sensoriels. Ça créé l'ambiance, ça nous force à nous mettre à la place de Diana qui vit ces choses, qui sent toute cette vie autour d'elle.
Hier soir après avoir fini le livre, je me demandais quels étaient les liens entre le dernier passage au zoo et la révélation finale. En y réfléchissant, ça m'a frappée. Les sons des sandales sur le goudron, la course et l'angoisse qui fait transpirer, les animaux qui sont des métaphores. J'ai trouvé ça génial, un vrai travail d'auteur !

C'est un livre que j'ai beaucoup aimé, parce qu'il est mystérieux, il traite de plusieurs sujets, et l'écriture est parfaitement maîtrisée et surprend le lecteur.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

jeudi 29 janvier 2015

Wonder, de R.J. Palacio

Quatrième de couv': Ne jugez pas un livre garçon sur sa couverture son apparence

"Je m'appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire."

Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n'est jamais allé à l'école. Aujourd'hui, pour la première fois, ses parents l'envoient au collège... Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux ?

Dans la lignée du Bizarre incident du chien pendant la nuit, un petit bijou de sensibilité et de drôlerie. Un roman irrésistible sur le destin peu ordinaire d'August Pullman, un enfant différent.


Mon avis : Quelle jolie lecture ! C'est un livre qui se dévore ! On ne voit pas le temps passer.

L'alternance des points de vue m'a semblé très judicieux parce que ça nous apporte des témoignages complémentaires sur la vie d'August mais aussi autour d'August.
J'ai beaucoup aimé en savoir plus sur Via, la soeur d'August. Elle n'a pas eu la vie facile elle non plus et j'ai trouvé son témoignage très émouvant.
L'avis de Justin, le copain de Via m'a un peu moins plu, parce que le style est particulier : pas de majuscules en début de phrases, ni même pour les prénoms...
Quant à August, on découvre vraiment ce qu'il peut ressentir quand les gens le regardent et c'est parfois bouleversant.

C'est un livre jeunesse, et pourtant j'ai trouvé que ça ne se traduisait pas forcément par l'écriture. Certes parfois August pose des questions d'enfant, il peut s'énerver facilement. Mais pourtant c'est un livre que j'ai trouvé moins jeunesse que d'autres. (Par exemple Vous parler de ça, ou How to love, étaient vraiment des livres jeunesse avec des héroïnes peu matures, et pourtant elles sont bien plus âgées qu'August...)

Certains passages sur le collège m'ont rappelé quelques souvenirs désagréables. L'auteure sait vraiment nous plonger dans ce moment de notre vie, où la cruauté envers les autres peut être très présente. Difforme ou pas, on passe tous par là, quand les imbéciles réussissent à nous faire perdre confiance en nous. Au collège, l'amitié est tellement fragile. Un rien peut la provoquer, l'éteindre, puis la ranimer. C'est une période difficile de la vie, et que ce soit pour August, Jack ou Via et Miranda, j'ai trouvé que c'était très juste et très réaliste.

La famille d'August est incroyable, on aurait vraiment envie de vivre avec eux, d'aller les rejoindre sur leur canapé, jouer avec leur chienne Daisy (Ô Daisy...!), discuter dans la cuisine avec les parents et voir dans tous leurs gestes et leurs regards l'amour qu'ils ont pour leurs enfants.

Je pense que c'est un très bon livre à proposer aux plus jeunes, comme aux plus âgés ! On a tous une leçon à tirer de ce livre. Je ne dirais pas que c'est un coup de coeur, mais parmi tous les livres de la section Jeunesse, c'est vraiment un indispensable à avoir en rayon et à présenter aux lecteurs de tout âge.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 27 janvier 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés, de Katarina Bivald

Quatrième de couv' : Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel...

Mon avis : C'est un roman sympathique que nous propose l'auteure. Je l'ai trouvé agréable et j'ai souvent souri au cours de ma lecture.
Ça donne foi en l'autre, en l'humain. On voit la solidarité, que l'intégration dans un pays étranger peut être simple et source de nouveautés pour une ville.

L'histoire commence aux côtés de Sara mais très vite on s'attache aux autres personnages. Certains ne sont pas ma tasse de thé (genre Grace ! ou Claire ou même Jen, qui sont des personnages assez stéréotypés). Bizarrement j'ai eu plus de mal à apprécier les personnages féminins que les personnages masculins.
La narration à la 3è personne met quand même une certaine distance, bien qu'elle permette de nous montrer tous les personnages de cette petite ville, mais sans grande profondeur (hormis peut-être pour les personnages de George et de Caroline).
J'avais parfois envie de faire partie de cette petite ville, qui retrouve force et espoir pour se reconstruire, se renouveler. Les habitants avaient besoin de la venue de Sara pour retrouver du pep's. C'est agréable de voir aussi que Sara prend pleinement confiance en elle au cours de son séjour, de jeune femme timide toujours plongée dans les livres, elle va s'ouvrir et se lier d'amitié avec les habitants de la ville, elle va vraiment s'intégrer au point qu'eux ne voudront plus la laisser partir ! Sara, pourtant étrangère à Broken Wheel, va devenir le lien entre chaque habitant.

J'y ai néanmoins relevé des petits points négatifs : la narration est parfois bizarre, on passe d'une pensée d'un personnage à sa réalisation effective, sans détails avec une ellipse narrative sans saut de ligne. L'action est parfois subite et c'est un peu étrange. Mais c'est peut-être typique de l'écriture suédoise, je ne sais pas...
Au début du roman, il y avait vraiment des passages où je ne comprenais pas du tout ce que les personnages voulaient dire, ni où ils voulaient en venir.

Sara partage beaucoup sa passion des livres avec Amy. Je m'attendais à ce qu'on la voit conseiller des livres à ses clients, mais finalement assez peu, elle conseille George, Gertrude et Sophy. Et c'est tout ! Pour un livre qui parle de livres, de librairies, de libraire, je trouve que ça manque cruellement de conseils de lecture...

Et deux dernières choses, qui sont plus "la faute" de l'éditeur : certains livres mentionnés ne sont pas accompagnés de l'auteur qui les a écrits. Une note en bas de page pour préciser qui est l'auteur du livre cité n'aurait pas été de refus.
Aussi, l'éditeur aurait pu établir la liste de tous les ouvrages cités. Quand j'ai vu qu'elle n'y était pas, je l'ai faite de mon côté dans un carnet en notant tous les livres mentionnés. Je trouve que ça aurait pu être sympa que l'éditeur en fasse la liste et l'intègre à la fin du livre.

Pour conclure, des points négatifs, mais après tout c'est un premier roman, et je suis peut-être trop exigeante. Il s'agit d'une lecture agréable, dans laquelle on prend plaisir à se plonger.


La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 25 janvier 2015

Mange, Prie, Aime, d'Elizabeth Gilbert

Quatrième de couv' : A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute.
Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde !
En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur…
Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ?


Mon avis : Attention il y a quelques spoilers ! Mais en même temps, beaucoup ont peut-être déjà vu le film ou lu le livre, donc... ne m'en voulez pas trop !

L'Italie : Le voyage des saveurs. 
Liz profite de la nourriture. Elle découvre des plats, nous parle de leur aspect, de l'odeur, de la consistance. Ça nous donnerait presque faim !
Elle nous explique aussi sa vie personnelle : son divorce, sa liaison avec David puis la difficulté à se séparer de lui. Elle évoque sa dépression, mais aussi le fait qu'elle ne veuille pas d'enfants.
Elle fait des parallèles entre elle et Rome. En se rendant bien compte que malgré ses efforts pour connaître la langue, bien manger, et visiter au hasard des rues, Liz n'appartiendra jamais à Rome.


J'ai beaucoup aimé cette partie, qui est pleine de vie, de découvertes de l'Italie, des saveurs, etc. On a envie de le vivre comme Liz !

L'Inde : Le séjour spirituel.
Liz débarque dans un ashram en Inde. C'est un lieu isolé où on se retire quelques temps pour méditer et prier.
Cette partie m'a beaucoup moins enthousiasmée. On suit le parcours spirituel de Liz, donc en terme d'actions, il ne se passe pas grand chose. Il y'a une grande discipline à suivre, Liz n'est pas totalement libre de ses mouvements et doit s'astreindre à des séances de méditation et de prières.
J'ai toujours beaucoup de mal à comprendre la méditation. Ça reste un grand mystère, qu'est-ce qu'on ressent ? Qu'est-ce qu'il faut faire ou penser pour réussir à méditer ? Pour ressentir l'expérience transcendentale ? Tout ce qui arrive à Liz, aux moments où elle médite, ça reste très obscur. Je ne comprends pas vraiment les trucs puissants qui lui arrivent.
En revanche j'ai beaucoup apprécié Richard du Texas, qui m'a fait rire, et m'a fait aussi réfléchir.

L'Indonésie : Au coeur des traditions
Comment définir cette partie ? Liz quitte l'Inde pour l'Indonésie. Elle n'a rien prévu, seulement elle doit rendre visite à un vieux sorcier rencontré 2 ans plus tôt. Liz trouve facilement un hôtel, puis une petite maison à louer. Elle va revoir le vieux sorcier, qui au départ l'avait oubliée ! Avec lui, elle va discuter de choses et d'autres, de son métier à lui, du monde en général.
Cette partie c'est le voyage, la découverte des traditions indonésiennes. C'est au contact des habitants du village d'Ubud, que Liz va comprendre ce pays, tout du moins l'île de Bali. On découvre avec elle la mentalité balinaise, les rituels, les croyances en une médecine particulière (celle des guérisseurs et des sorciers).


C'est aussi pour Liz la découverte de l'amour. Après les peines de coeur des dernières années, Liz hésite et tergiverse un peu, puis finalement se lance. C'est finalement sereine et libérée, qu'elle décide de partager sa vie avec Felipe.


Dans l'ensemble c'est une lecture agréable, la première partie m'a beaucoup plu. La seconde un peu moins parce qu'on suit les pensées de Liz, sans qu'il n'y ait d'actions. Quant à la dernière partie, on vit une belle fin d'aventure, qui mêle aussi des pensées plus profondes à des découvertes sur la culture balinaise. Liz en plus ne manque pas d'humour, on a l'impression d'être avec une bonne copine qui nous raconterait ses aventures ! C'est un récit empreint de sagesse, de richesse et de générosité humaine.

Quant à l'adaptation cinématographie, elle ne retranscrit pas à la perfection le cheminement de Liz, l'accent y est d'ailleurs plus mis sur l'amour, alors que dans le livre on voit bien que Liz ne le cherche pas. La fin du film n'a rien à voir avec le livre. Des tas de choses sont passées sous silence, d'autres sont dans le désordre, certaines phrases sont dans la bouche d'autres personnages, d'ailleurs certains n'existent pas dans le film. Bref, le film présente de beaux paysages mais il ne ressemble pas tellement au livre. Le livre est plus riche, plus dense et plus sincère.

Pour s'évader, ce livre est parfait. Tandis que le film aura plus un côté "romantique". Je suis ravie d'avoir effectué cette lecture qui me faisait envie depuis un moment. Une très bonne lecture que je conseille à toute personne qui chercherait à s'évader de son quotidien !

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

mardi 20 janvier 2015

Les Affamés, Chroniques d'une jeunesse qui ne lâche rien, de Léa Frédeval

Quatrième de couv' : "Parce qu'on est jeune, on accepte mieux les douilles que la vie nous balance ? Parce qu'on est jeune, on vit mieux que d'autres dans 9 mètres carrés ? Parce qu'on est jeune, on a davantage les capacités de travailler 75 heures par semaine cumulant vie étudiante, boulot et stage ? C'est une blague ou juste un complot entre individus de plus de 30 ans pour se dédouaner de ne plus vivre ainsi ?"
Léa Frédeval a 22 ans, habite Paris et fait partie d'une jeunesse abonnée aux petits boulots pour financer ses études et aux stages peu rémunérés en entreprise.
Dans ce livre, souvent drôle, souvent triste aussi, elle raconte son quotidien, loin de toute naïveté et insouciance. Elle souligne surtout l'énergie et la créativité d'une génération qui ne lâche rien, qui existe malgré tout et fera le monde de demain.

Mon avis : Sur divers sujets qui font nos vies, Léa Frédeval va expliquer aux autres générations (bon à la nôtre aussi) ce qu'on vit, les injustices, les choses anormales, les problèmes de notre génération, dite "sacrifiée". Je me suis retrouvée dans certains de ses propos.

Il s'agit de son expérience, ses anecdotes, mais on peut se retrouver, notamment dans ses réflexions concernant les relations et l'amour à l'heure des réseaux sociaux, la sexualité à l'heure du porno, elle évoque tout ça avec justesse. Elle parle de l'alcool qui sert à oublier les problèmes du quotidien, le cannabis qui détend après les longues et dures journées qu'elle affronte.
Aujourd'hui nos repères se sont effondrés. Aimer ? Fonder une famille et rester ensemble jusqu'à la fin de sa vie ? Avoir un emploi et le même jusqu'à la retraite ? C'est devenu impossible.
Avec ce livre, très souvent je me suis dit : "ah tiens, elle a mis le doigt sur quelque chose que je pensais aussi".

C'est un ouvrage qui devrait être lu par les autres générations, celles de nos parents, de nos grands-parents pourquoi pas, et puis surtout par les hommes et femmes politiques qui passent complètement à côté de la jeunesse de ce pays. On est au coeur de leur discours, mais dans les faits, il n'y a rien de concret pour nous. Rien pour nous aider à devenir des adultes dans un monde qui ne veut pas des jeunes.
Il y en a qui partent à l'étranger, elle en parle, mais elle défend aussi sa position, vouloir rester en France.
Quand on leur parle, les adultes ne voient pas notre jeunesse, mais la leur. Ils revoient leur jeunesse, qui était probablement moins compliquée que la nôtre, plus linéaire sûrement. Ils ne cherchent pas à nous connaître, à savoir ce qu'on fait de nos vies, ils prennent avec dédain nos angoisses, nos problèmes. (Il n'y a qu'à voir certains commentaires sur les sites d'actu qui ont parlé de ce livre, c'est effarant de voir autant de suffisance de la part d'"adultes")

Personnellement c'est un ouvrage que je vais garder sous le coude parce qu'il est très intéressant. C'est ma mère qui l'a acheté, lu et me l'a prêté en me disant "il faut absolument que tu le lises".

Au passage, ce livre fait partie de mon challenge 1 mois, 1 consigne 2015. Je valide pour le mois de janvier "un livre sorti en 2014", puisque ce livre est sorti le 6 mars 2014.


dimanche 18 janvier 2015

Let it Snow, de Maureen Johnson, John Green, Lauren Myracle

Quatrième de couv' : The worst blizzard for fifty years. Three wintry love stories. One magical night.

It's Christmas Eve and Gracetown has been buried by snow. But the weather is more than just an inconvenience. When one girl unexpectedly steps off a stranded train, she sets off a series of life-changing events.
Soon fourteen pumped-up cheerleaders will descend on the local Waffle House, the Duke's DVD night will be rudely interrupted for a Twister mission, and a lovesick barista will determine the fate of a single teacupe pig...
As the three stories collide, strangers cross paths and romance blossoms with heart-warming consequences.

Touching, hilarious and filled with alternative festive cheer - what else did you expect from a trio of today's bestselling authors ?

Mon avis : Let it Snow a été traduit en français sous le titre Flocons d'amour. Vous l'avez peut-être vu sur des blogs, ou des vidéos sur Booktube de personnes l'ayant lu en français.
Ce sont trois nouvelles destinées à la jeunesse.
J'ai bien aimé le style des 3 auteurs, bien que celui de John Green soit assez différent de celui des auteurs féminines.
Les personnages dans toutes les histoires sont intéressants et ne sont pas neuneus. C'est peut-être parce que chaque nouvelle est à la première personne et qu'on connait mieux comme ça les personnages.
Quant à la langue, parce que je l'ai lu en VO, c'est accessible. Il y a des adjectifs que je ne comprenais pas mais ça n'empêche pas de suivre l'histoire.

Je vais vous parler un peu de l'histoire de chaque nouvelle.

The Jubilee Express : Jubilee est une jeune fille, amoureuse de Noah, elle doit passer la soirée chez lui, mais ses parents sont en garde à vue à cause d'une émeute et elle va devoir partir chez ses grands-parents pour passer Noël. Elle est jetée dans un train. Mais à cause d'une énorme tempête de neige, le train s'arrête en pleine voie. Elle fait la rencontre de Jeb, dans le train, qui l'informe qu'ils sont à proximité de Gracetown. Elle décide de sortir du train et elle rejoint le seul truc ouvert, le Waffle House. Là, elle va rencontrer Stuart qui va l'accueillir chez lui. Elle va être prise en charge par la famille de Stuart et Stuart va lui ouvrir les yeux sur sa relation avec Noah.

J'ai plutôt bien aimé cette nouvelle. Jubilee est une ado, amoureuse d'un mec mais qui ne la traite pas comme elle devrait. C'est vrai qu'à cet âge-là, on a l'impression de devoir être traitée comme une princesse en amour (on s'aperçoit avec l'âge que c'est pas comme ça). Donc Stuart va lui ouvrir les yeux sur cette relation, qui a son avis, n'est pas saine. On passe avec Jubilee par divers sentiments.

A Cheertastic Christmas Miracle : 3 amis, 2 garçons et une fille passent la veille de Noël ensemble. Plutôt que de rester tranquillement à regarder des films, un autre pote, qui travaille au Waffle House, va les appeler pour les obliger à venir le rejoindre parce qu'il y a 14 cheerleaders au dinner et qu'elles veulent jouer à Twister. On va suivre leur aventure au cours de la nuit, puisque ça va être une vraie mission de parcourir les quelques kilomètres, sur la route enneigée. Au cours de ce trajet, les masques vont tomber, les sentiments vont s'affirmer.

La nouvelle est palpitante, même si parfois le rythme s'essouffle au cours de la "mission".
Quant au style, c'est plus incisif, plus dans l'ironie, que dans les autres nouvelles. On a vraiment l'impression que John Green se met à la place des ados. Il met d'ailleurs en scène des ados un peu à part, qui ont pas mal d'humour, et qui sont fous de cheerleaders. (mais j'imagine que c'est un truc typiquement américain).

The Patron Saint of Pigs : Addie est en pleine rupture amoureuse, et c'est plutôt de sa faute. Après une dispute avec son mec, Jeb, elle a déconné en se laissant embrasser par un autre mec, Charlie. Elle l'avoue à Jeb, et elle met elle-même un terme à leur relation. Mais très vite elle se rend compte que c'était une mauvaise idée puisqu'elle l'aime toujours. Ses copines viennent lui remonter le moral. Pour au final lui dire que "eh cocotte t'es hyper égocentrique, ça suffit, tu penses qu'à toi".
Sorti de nulle part, Tegan lui annonce qu'elle peut enfin avoir son teacup pig, un cochon mini-mini. Mais qu'il va falloir que quelqu'un aille le chercher le lendemain au magasin d'animaux. Evidemment Tegan ne peut pas, mais Addie, se propose d'aller le récupérer, puisque de toute façon elle doit aller travailler le lendemain dès 4h30 du matin. Comme vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu.

Dans le fond, je trouve que c'est la nouvelle la plus simple à lire, la plus fluide.
Addie a tendance à créer des drames, à vivre dans le drame. Mais ses copines ne sont pas mieux qu'elles, puisque plutôt que de remonter le moral d'Addie, elles l'enfoncent en lui disant qu'elle ne pense qu'à elle-même. En même temps, elle vient de rompre avec son mec, c'est normal d'être malheureuse, non ? Bref, j'ai trouvé abusé la façon dont ses amies la poussent à changer. Si encore c'était justifié, pourquoi pas ? Mais là, nous on voit Addie malheureuse, on ne la voit pas en train de ne penser qu'à elle tout le temps. Ce côté égocentrique que ses amies veulent lui faire endosser, je n'ai pas trouvé ça moralement juste. Du coup elle prend vachement sur elle pour résoudre des problèmes, et l'auteure veut nous faire croire que c'est ce qu'il fallait faire pour devenir une meilleure personne.
Après réflexion, même si la nouvelle est distrayante, la morale ne m'a pas plu.


En gros, c'est une bonne lecture pour lire en anglais. Ce n'est pas trop enfantin. Moi qui ne suis pas très lecture jeunesse j'ai bien aimé ces nouvelles.
Le petit truc en plus c'est que les histoires s'entremêlent à la fin. Déjà parce qu'on y retrouve les personnages des deux autres nouvelles, et parce que les 3 histoires se passent dans la même ville.

jeudi 15 janvier 2015

Rescapé, de Sam Pivnik

Quatrième de couv' : Sam a à peine 13 ans lorsque les Nazis envahissent la Pologne en 1939. Pour la communauté juive, c'est le début de la vie en ghetto : privations, humiliations, violences arbitraires, peur, rafles. En 1943, Sam est déporté avec les sept autres membres de sa famille au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Il n'a que 16 ans. Porté par une volonté de vivre hors du commun, il va connaître l'enfer, et en revenir.
Âgé aujourd'hui de 87 ans, Sam Pivnik est l'un des derniers survivants de la Shoah. Il témoigne pour les générations futures, pour ne jamais oublier que cela a eu lieu, que des millions d'hommes, de femmes et d'enfants y ont laissé leur vie.

Mon avis : Et encore un témoignage de survivant de la Shoah. Je n'en démordrais pas c'est bien un sujet qui m'intéresse. Que dire à propos de celui-ci ? C'est toujours émouvant, toujours incroyable.

Sam Pivnik a eu une chance énorme. Notamment lors de la fin de la guerre, quand il s'est retrouvé sur le bateau Cap Arcona et que celui-ci a été détruit par les Alliés, qui pensaient tirer sur un navire rempli de SS. Eh bin non les mecs ! C'était un bateau rempli de déportés, qui pensaient sauver leur vie. (Je vous ai mis un lien vers la page Wikipedia qui explique ça mieux que moi). C'est 7500 déportés qui ont été décimés au moment où ils entrevoyaient un soupçon de liberté. Horrible.
D'ailleurs cet épisode du Cap Arcona, c'est encore une des choses que j'ai découverte en lisant un témoignage.
C'est ça qui me fascine, c'est que chaque fois j'en découvre un peu plus sur l'horreur et la barbarie des Nazis.

Pire découverte, encore, des déportés ont été amenés par Max Schmidt, un SS, dans la ferme des parents de celui-ci. Les parents ont utilisé la "force de ces ouvriers" pour des travaux à la ferme, mais les ont aussi gracieusement nourris, les ont logés quelques nuits. Lors des derniers jours de la guerre, pour sauver sa peau, Max Schmidt s'est fait passer pour un déporté, tout ça sous le regard des déportés eux-mêmes, qui ont donné leur accord pour qu'il agisse ainsi. DANS QUEL MONDE VIT-ON ???!!!
Comment, en tant que Juif déporté, ayant vécu le pire des labeurs, dans des conditions abominables, avec des SS et des Kapos qui menaient des actions absurdes et tuaient sans raison, comment peut-on accepter qu'un SS endosse l'identité d'un déporté mort, pour éviter toute peine de prison ?

Je comprends assez mal que Sam Pivnik, après avoir réussi à sauver sa peau des camps, soit allé en Palestine pour se battre afin d'établir l'état d'Israël. Je conçois qu'une terre d'exil ait été nécessaire pour de nombreux Juifs qui avaient réussi à sortir des camps. Mais je comprends moins que ce soit au péril de leurs vies.

A la fin du livre, Sam Pivnik nous parle un peu des peines encourues par les SS qu'il avait connus. Beaucoup d'entre eux se sont exilés à l'étranger, d'autres se sont suicidés. Mais certains ont repris une petite vie, anonyme, ont vécu, et vivent peut-être encore, n'auront pas été jugés pour de tels actes. Ils ne seront jamais jugés pour avoir accepté de commettre les pires atrocités, pour avoir tué délibérément des millions de Juifs, de tziganes, de prisonniers politiques. Des hommes, des femmes, des vieillards et de nombreux enfants.

Une chose dont on ne parle jamais, c'est du côté des Alliés, quand les Américains, les Russes ont libéré les camps et qu'ils ont vu des tas de corps sans vie, des hommes presque morts, les actes barbares qui avaient eu lieu dans ces camps, qu'en ont-ils pensé ? Quelles ont été leurs réactions ? Quel choc ça a été pour eux ? En font-ils encore des cauchemars ?

Pour finir, on se sent tout petit à côté de ce qu'a vécu Pivnik.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

dimanche 11 janvier 2015

Le blues des petites villes, de Fanny Chiarello

Quatrième de couv' : Ce matin-là, dans la cour du collège, Sidonie s'apprête à faire quelque chose de dangereux, d'irréparable peut-être. De ces choses que l'on fait quand on perd la tête et que l'on veut à tout prix échapper à soi-même.
Sidonie est une jeune fille qui normalement n'a peur de rien, qui porte des chaussures rouges, n'aime que la musique classique, ne s'intéresse à personne et a toujours pensé que sa vie ne commencerait que lorsqu'elle aurait quitté l'affreuse petite ville où elle est née.
Mais ce matin-là, dans la cour, la vie a le rythme obsédant d'un blues, le parfum d'une amitié fulgurante, l'évidence d'une histoire d'amour si forte, si parfaite que Sidonie n'aurait jamais pu l'imaginer. Et elle a le visage de Rébecca.

Mon avis : Alors c'est LE livre de l'adolescence. L'auteure a su tout dire, tout témoigner de l'adolescence. C'est la période de toutes les découvertes, du monde, des humains, des pensées, des esprits étriqués.

Sidonie est persuadée que sa vie prendra un tournant différent quand elle rejoindra "la grande ville". Elle se figure une vie baignée de culture. Elle s'imagine déjà passer des heures aux musées, au cinéma, à la bibliothèque, etc. Elle voudrait quitter son corps pour n'être qu'une âme qui ne se nourrit que de culture. On voit que la question du corps à l'adolescence est quelque peu survolée.
Bref, un jour, Sidonie qui a fait le tour de la plupart des filles à qui elle pouvait se greffer pour avoir un semblant d'appartenance à un groupe, va ouvrir les yeux et découvrir Rébecca. Rébecca, petit être à part, seule au fond de la classe, qui grave avec son compas des noms étrangers.
Au début, elle va la repousser autant que possible, parce que Rébecca lui ressemble trop. Et ça lui fait peur. Mais peu à peu, elle va réaliser qu'elle a besoin d'elle. C'est le début d'une amitié forte, et d'un amour fou, comme on en connaît qu'à l'adolescence.
C'est un roman qui parle d'amour. Sidonie aime Rébecca et inversement, mais on ne parle pas d'homosexualité, ce sont les autres qui nomment cet amour ainsi. Ce sont les autres qui vont leur faire penser qu'elles ne sont pas "normales". Cet amour qui est tout naturel, elles ont trouvé leur âme soeur, rappelons-le, va leur faire découvrir l'incompréhension, les moqueries, et le rejet par leurs parents. Beaucoup de choses auxquelles faire face quand on n'a que 15 ans.

Je ne me suis pas trop attachée à Sidonie, parce que sur certains côtés elle m'a parue immature. Bon c'est normal à son âge... Mais j'ai préféré Rébecca. Elle est plus posée, plus calme, plus tempérée. Bien que leurs échanges de lettres soient très... précieux...!
C'est avec Rébecca qu'elle va découvrir plein de choses : le blues, la grande ville, l'amour, l'âme soeur.

Quant au style j'ai eu un peu de mal parfois. C'est totalement à l'image de Sidonie puisque le narrateur est interne, c'est "je" qui parle, donc Sidonie. Sidonie se démarque, toujours.
Parfois on a des phrases qui m'ont rappelé celles de Malika Ferdjoukh avec Quatre soeurs, ou Boris Vian avec L'écume des jours. Parfois c'est très imagé. Parfois c'est intellectuel.

Ce roman, c'est le roman de l'anti-conformisme auquel on aspire quand on est ado.
Un livre qui mérite vraiment d'être lu et qui sort des sentiers battus, en abordant pourtant les difficultés de l'adolescence.

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vendredi 9 janvier 2015

Si je reste, de Gayle Forman

Quatrième de couv' : Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.
Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...

Mon avis : C'est bête, c'est un ouvrage que j'ai déjà lu il y a des années (au moins 4 ans si j'en crois le dépôt légal du livre), et encore une fois je n'en avais pas un grand souvenir. Résultat : j'avais l'impression de découvrir le livre, même si j'en connaissais les grandes lignes. Surtout que vous, lectrices et blogueuses/booktubeuses, vous en avez beaucoup parlé au moment de la sortie du film.

Bref, ce livre ne m'a pas émue aux larmes. Faut dire qu'en ce moment on a un peu la tête ailleurs, pas vrai ?

L'histoire de Mia est présentée assez originalement, bien que le style ne soit pas transcendant. Ce n'est pas de la grande littérature, le livre ne donne pas vraiment à réfléchir... Une chance sur un milliard qu'il nous arrive la même chose qu'à Mia !
Les scènes de blessures, de réanimation et tout, m'ont un peu dégoûtée, mais ça c'est mon point faible, je suis incapable de voir du sang, l'intérieur d'un corps, la chair, etc.
Evidemment, l'amour que lui témoigne son entourage est assez touchant, toute cette vie de famille aussi qu'on découvre au fil des pages, c'est assez juste dans la façon dont c'est raconté. Il n'y a pas un côté larmoyant, qui nous ferait dire "Reste Mia". Elle a le choix, soit vivre sur les ruines du passé, vivre avec de beaux souvenirs mais qui constitueront à jamais une blessure impossible à refermer, soit mourir, et abandonner derrière elle des personnes qui l'aiment, même si ils ne sont pas tous de sa famille de sang, mais une famille reconstituée.
Ce choix est le coeur du roman.
Mais il manque un truc. Un truc qui ferait de cette lecture un coup de coeur, un livre inoubliable.

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La mémoire des murs, de Tatiana de Rosnay

Quatrième de couv' : Lorsqu'on entre quelque part, on peut s'y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les pierres s'imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s'en décharger et les restituer.
Fraîchement divorcée, Pascaline, une informaticienne de quarante ans, vient de trouver l'appartement de ses rêves. A peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d'un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d'un tueur en série.
Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l'amène à la lisière de la démence.

Mon avis : J'avais déjà lu ce livre il y a des années, mais je n'en avais aucun souvenir. Même en le relisant je n'en ai aucun souvenir.
Sauf, qu'effectivement, quand j'emménage quelque part, je me pose des questions sur le passé de l'appartement. Qui y a vécu par exemple. Et avant d'avoir lu ce livre je ne pense pas m'être posée ces questions.

Les recherches de Pascaline deviennent obsessionnelles, sa vie entière est bouleversée par ce qu'elle découvre. Elle va perdre pied, confondre assassin et les événements de son propre passé. Elle n'aura plus les idées très claires.
C'est un roman sombre. Très sombre. Il est court mais on suit très vite le cheminement des pensées de Pascaline, on suit sa descente aux Enfers, son refus d'être aidée, et puis la tragédie qui va se dérouler.

Je trouve que Tatiana de Rosnay excelle quand elle passe d'un genre à l'autre. Elle fait du contemporain avec des variantes, parfois c'est du policier, du thriller psychologique, de l'historique. Très souvent elle tire des faiblesses des humains un roman, parfois négatif, sombre, comme celui-ci, d'autres fois les faiblesses vont devenir des forces.

Je ne conseillerais pas particulièrement ce roman, il peut s'avérer déprimant, voire dérangeant.
En tout cas ce n'est pas ce à quoi on s'attend quand on commence la lecture de ce livre.

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mardi 6 janvier 2015

Coup de foudre à Austenland, de Shannon Hale

Quatrième de couv' : Jane Hayes, 33 ans, est une jeune femme parfaitement normale et équilibrée... Ou du moins le serait-elle, sans l'adaptation par la BBC d'Orgueil et Préjugés qui a viré chez elle à l'obsession et réduit sa vie sentimentale à néant. En effet, quel homme au monde pourrait soutenir la comparaison avec Mr Darcy, joué par Colin Firth ?
Et quand une parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir anglais où des clientes fortunées vivent dans la peau des héroïnes de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels pour son bien...

Mon avis : Je n'ai pas pour habitude de lire de la chick-lit. Ça doit m'arriver 3 fois par an, grand max. Mais le côté Austenien de ce livre m'a attirée. En plus il est court et le résumé me plaisait bien.

Pour ma part je ne connais pas encore l'oeuvre d'Austen, bien que je possède tous les livres. Je n'ai pas dépassé les 70 premières pages de Raison et sentiments. Donc je n'avais aucune raison d'être influencée par son oeuvre.

J'ai bien aimé ce livre : l'écriture, la structure du roman et l'intrigue, même si on la devine un peu, tout ça m'a plutôt plu.
L'auteure elle-même sait quand son récit est cliché et n'hésite pas à intégrer une pointe d'ironie, histoire de nous faire savoir qu'elle sait que ça craint, mais qu'il faut en passer par là pour rester dans le genre de la chick lit.

Jane est une femme d'une trentaine d'années, qui n'a pas encore connu le grand amour. Les chapitres sont entrecoupés d'une courte page sur chacun de ses ex petits amis. Ce qui peut s'avérer assez drôle parfois.
Jane hérite d'un séjour de 3 semaines en Angleterre, à Pembrook Park, où, dans un immense manoir, les femmes qui y séjournent, vivent comme au XIXè siècle. Tout est mis en scène, de la décoration aux vêtements, des balades l'après-midi aux rebondissements au cours des 3 semaines. Mais attention ! Il faut se prêter au jeu, sous peine d'être renvoyée chez soi. On sent que Jane a envie de jouer le jeu, mais en même temps, elle aimerait du réel, du concret.
Elle est torturée par l'idéal qu'est Mr Darcy, et se dit qu'à la fin de son séjour, elle cessera d'aimer les hommes, elle cessera de les idéaliser. Néanmoins, on ne va pas lui faciliter les choses, et elle connaîtra des sentiments qui peuvent parfois lui être étrangers.

Au cours de ce voyage dans le temps, elle va découvrir la vie à l'époque d'Austen : les corsets, les robes Empire, les chapeaux, mais aussi le protocole, les longues balades dans le parc, l'ennui, les discussions creuses, etc.

Parfois Jane est un peu pénible, mais ce n'est pas une héroïne gourde. Voyez ? Elle sait quand c'est de la comédie, elle n'avale pas tout ce qu'on lui raconte. On sent qu'elle est quand même perdue, elle était venue pour se retrouver, et finalement, elle oscille toujours entre plusieurs hommes, entre la réalité et la comédie dans laquelle elle joue.
Certains passages sont trop rapides, notamment avec Martin. J'ai trouvé que ça allait beaucoup trop vite, que c'était cliché.
Les autres personnages sont aussi drôles. Miss Charming est à pleurer de rire, quand à Mr Nobley, il est le personnage qu'on aime détester... On les trouvera caricaturaux, mais c'est leur rôle !
Cependant la fin annonce un retournement de situation qui est plutôt plaisant.

Si vous êtes attirée par le monde d'Austen, si vous aimez les personnages un peu à la Bridget Jones, si vous êtes fan de comédies romantiques, alors ce court roman est fait pour vous.
Au passage, un film a été tiré de ce livre, et je vais m'empresser de le regarder ! Après visionnage : ce film est hilarant et fidèle au livre en ce qui concerne les grandes lignes. A voir absolument !

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samedi 3 janvier 2015

Un prof en enfer, d'Arthur Ténor

Quatrième de couv' : Antoine Vachet, professeur de lettres, s'apprête à faire sa toute première rentrée scolaire dans un collège dit "sensible". Persuadé que ses lascars d'élèves ne feront de lui qu'une bouchée, Antoine cumule les crises d'angoisse et les nuits sans sommeil.
Et pourtant, lui qui voit déjà ce poste en ZEP comme un supplice va connaître une expérience unique, celle d'une réalité qui dépasse tout ce qu'il a pu imaginer...

Mon avis : Ce jeune homme commence tout juste sa carrière à l'Education Nationale, lui qui a toujours aimé ce métier, il va déchanter devant une classe dite difficile. C'est sa première expérience et il va se poser beaucoup de questions sur sa manière d'enseigner. A mon avis, c'est quelque chose qui doit revenir très souvent chez les profs, de remettre en question sa façon d'enseigner, d'appliquer l'ordre, de réussir à se faire respecter par des élèves turbulents. Pour ma part, je me souviens avoir été dans un collège classé ZEP, parce qu'il était en pleine campagne, il n'y avait pas vraiment "d'éléments perturbateurs" dans ma classe, mais il arrivait que certains profs pètent un plomb face à nous. J'ai toujours eu conscience de la difficulté que c'était de tenir une classe et c'est justement la raison pour laquelle je ne suis pas devenue prof.
Bref, ce roman montre les angoisses d'un jeune prof, on découvre les événements qui arrivent dans une classe intenable. Alors parfois ça peut paraître cliché, très cruel, mais continuez votre lecture, une surprise vous attend !
A la fin, on a un véritable rebondissement qui apporte de la fraîcheur au livre, de l'optimisme.

Si vous envisagez cette carrière, vous pourriez avoir envie de lire ce livre. Si vous êtes parents d'ado, idem. Et si vous êtes ado vous-mêmes, ce livre pourra vous ouvrir les yeux sur votre attitude en classe, ou celles de vos camarades, qui peut mener la vie difficile à un prof (un prof qui est aussi un être humain, comme vous).

Retrouvez le blog de l'auteur ici : http://arthurtenor.canalblog.com/
Au passage, j'aime beaucoup ce que publie les éditions Oskar, ce sont des livres qui parlent aux jeunes, avec des thèmes comme la société, la famille, l'écologie, la tolérance, etc. Ils ont catalogue très complet pour aborder avec les plus jeunes ces thèmes importants.

vendredi 2 janvier 2015

Le secret, de Frédéric Lenoir

Quatrième de couv' :  « Emilie fut la seule à remarquer que son fils avait dans le regard quelque chose de nouveau, d'indéchiffrable, une lumière impalpable qui lui rappelait ce bonheur intérieur qu'elle-même ressentait lorsqu'elle allait visiter son propre secret. Elle sut que Pierre taisait l'essentiel, mais elle resta silencieuse. »
Que s'est-il donc passé dans la vieille vigne abandonnée où l'on a retrouvé Pierre Morin inanimé après deux jours d'absence ? Dans le village, tous s'interrogent, se passionnent, et cherchent à percer à tout prix son secret.
Avec ce récit captivant d'un genre tout à fait nouveau, aux frontières du conte philosophique et du roman à suspense, Frédéric Lenoir nous offre une parabole sur les choix et les valeurs essentielles de notre existence.

Mon avis : C'est une jolie fable philosophique, assez courte.
Je pense que les collégiens ou lycéens devraient l'étudier en cours. Ça les marquerait et leur apprendrait l'humilité et que l'argent ne fait pas tout.
J'ai bien aimé ce roman, parce qu'on plonge à une autre époque, dans le Sud (du moins moi j'ai lu les dialogues avec l'accent du sud, haha !). On découvre la vie d'un village, avec ses notables, aveuglés par l'ambition, la réussite sociale, et par l'argent. Ils se tirent tous dans les pattes, bref ce ne sont pas des personnages très sympa...
Pierre Morin est un jeune homme, un peu différent parce qu'il est attiré par la nature, il passe ses nuits dans un champ, et va tout faire pour l'acquérir. Il possède un secret et chacun va vouloir connaître ce qui se cache dans ce champ. Les notables du coin sont tous obsédés par ce qu'a découvert Pierre. Et ils vont finir par le découvrir...
C'est un roman vraiment intéressant, intelligent et qui nous questionne sur les valeurs essentielles de la vie. On est aussi tenu en haleine car on ne comprendra qu'à la fin quel est le secret de Pierre.
L'écriture est simple, fluide et agréable à lire.
Je recommande vivement ce livre !

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jeudi 1 janvier 2015

Bilan Lectures 2014

J'aurais pu le faire avant, mais avec mon marathon Harry Potter, mon retour à l'appart et mes parents chez moi durant 2 jours, je n'ai pas vraiment eu le temps de me pencher sur la question.
Mais allons-y :
Je suis très satisfaite, car j'ai lu 137 livres cette année ! 

Je m'amuse d'un rien, mais on notera que ma toute première lecture en 2014 était L'île du crâne, livre qui a inspiré J.K. Rowling pour sa saga Harry Potter, dont la lecture a clôt mon année 2014. La boucle est bouclée comme on dit !

Je reprends le modèle de l'an dernier :

- 24 livres avec des notes en dessous de 5/10
- 13 livres avec une note de 5/10
-  61 livres avec une note supérieure à 7/10


Le Top du Top avec une note de 10 :
0, je suis incapable de mettre un 10, pour moi ça correspond à la perfection et aucun livre ne l'a égalée !

Qui a obtenu 9/10 ?

Belle Epoque, d'Elizabeth Ross 
Le cercle, de Bernard Minier
Les morsures de l'ombre, de Karine Giebel
Le plus petit baiser jamais recensé, de Mathias Malzieu
Puzzle, de Franck Thilliez

On voit donc une nette préférence pour les thrillers ! 


Qui a obtenu 8/10 ? 

L'île du crâne, d'Anthony Horowitz
Le banc, de Sandrine Kao
Alex, de Pierre Lemaître
Kamo, l'idée du siècle, de Daniel Pennac
Lettre d'une inconnue, de Stefan Zweig
Quatre soeurs, Enid, de Malika Ferdjoukh
Journal d'un chat assassin, d'Anne Fine
Quatre soeurs, Hortense, de Malika Ferdjoukh
Quatre soeurs, Bettina, de Malika Ferdjoukh
Robe de marié, de Pierre Lemaître
La maison aux 52 portes, d'Evelyne Brisou-Pellen
Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne, d'Antoine Paje
Ma grand-mère avait les mêmes, de Philippe Delerm
Dernier chapitre, de Gérard Lambert-Ullmann
Eleanor & Park, de Rainbow Rowell
Glacé, de Bernard Minier
La femme au carnet rouge, d'Antoine Laurain
Les mots qu'on ne me dit pas, de Véronique Poulain
Price, de Steve Tesich
Juste après dresseuse d'ours, de Jaddo
Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer
Le dernier gardien d'Ellis Island, de Gaëlle Josse
Demain est un autre jour, de Lori Nelson Spielman
Sept histoires qui reviennent de loin, de Jean Christophe Rufin

Comme l'an dernier, des lectures vériées, qui obtiennent une note assez élevée ! 


Qui a obtenu 7/10 ? 

Maladie d'amour, de Nathalie Rheims
Les princes charmants n'existent pas, de Maïa Brami
Dernières nouvelles du martin pêcheur, de Bernard Chambaz
Un tout petit rien, de Camille Anseaume
Le joueur d'échecs, de Stefan Zweig
Ariol, tome 1, d'Emmanuel Guibert & Marc Boutavant
Des ronds dans l'eau, d'Hervé Commère
Les brumes de l'apparence, de Frédérique Deghelt
Tea for Two, tome 1, de Lucile Gomez
L'homme qui a oublié sa femme, de John O'Farrel
Légère comme un papillon, de Michela Marzano
Le saut du requin, de Romain Monnery
Qui ? de Jacques Expert
Le bômeur, une vie de bobo chômeur, de Nathanaël Rouas
Mort et vie de Lili Riviera, de Carole Zalberg
Quatre soeurs, Geneviève, de Malika Ferdjoukh
La vie épicée de Charlotte Lavigne, tome 1, de Nathalie Roy
La deuxième vie d'Amy Archer, de R.S. Pateman
Les mères, de Samantha Hayes
La grâce des brigands, de Véronique Ovaldé
La reine des lectrices, d'Alan Bennett
Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle
Mon année Salinger, de Joanna Smith Rakoff
Soie, d'Alessandro Baricco
L'évasion de Kamo, de Daniel Pennac
L'enfant de Schindler, de Leon Leyson
Nos séparations, de David Foenkinos
La septième vague, de Daniel Glattauer
Créer son commerce, de Pascal Madry
Le fait du prince, d'Amélie Nothomb
L'origine de la violence, de Fabrice Humbert
L'appartement témoin, de Tatiana de Rosnay

Beaucoup d'auteurs contemporains ! 


Ne parlons pas des livres qui m'ont déçue. En revanche, parlons un peu de l'agrandissement de ma PAL. Eh oui, jusqu'à Octobre, je pouvais emprunter des livres à la librairie durant un certain temps (pas deux mois non plus !), donc je ne lisais pas ceux que j'achetais, mais ceux que j'empruntais. 
Travailler en librairie, c'est aussi être tentée au quotidien, par les couvertures, les résumés, les envies des clients aussi, qui peuvent m'influencer. Donc j'achetais, j'achetais, mais je ne lisais pas les livres, me disant que j'aurais le temps plus tard. Du coup, ma PAL n'a pas beaucoup baissé. 
Je m'aperçois que comme l'an dernier, j'ai mené un No Buy en Novembre ! Pour une fois que j'y arrive... En décembre en revanche je me suis rattrapée, en allant acheter des livres jeunesse, et j'ai passé ma première commande sur The Book Depository.  



Quels sont mes souhaits pour 2015 ? 
  • Faire baisser ma PAL, en lisant un peu de tout. Ma bibliothèque est remplie. Et quand je vois le peu de livres que j'ai lus, rangés dans un autre meuble, je m'inquiète... Il est donc temps de cesser d'acheter et de lire ce que j'ai en stock. 2015 sera l'année des restrictions, ce qui ne fera pas de mal à mon porte-monnaie. 
  • De plus j'aimerais bien sortir de ma PAL des livres que j'ai depuis longtemps. J'ai créé un fichier de ma PAL, rangée par ordre chronologique. J'ai aussi ajouté les livres que j'ai chez mes parents. Ils sont toujours dans ma PAL : 32 livres achetés avant 2013, 30 livres achetés en 2013, 43 livres achetés en 2014. Beaucoup, beaucoup de livres.
  • Je vais aussi participer à un challenge (1 mois 1 consigne) et évidemment je continuerais mon Time To Choose tous les mois, qui ne peut que s'améliorer ! J'ai aussi vu une photo du 2015 Reading Challenge, je ne sais pas si je vais le faire en me focalisant dessus à tout prix, je pense plutôt lire ce que je veux et si ça rentre dans les cases de ce challenge alors tant mieux ! 
  • Je souhaite aussi lire plus de 125 livres. En 2013 j'en ai lu 111, en 2014 j'en ai lu 137, je pense qu'il faut se donner un chiffre entre les deux, et on verra bien ce que ça donnera ! 

N'hésitez pas à me dire ce que vous prévoyez pour vos lectures de 2015, vos challenges, et tout ça. 
Je vous souhaite bien évidemment une bonne année, riche en bonnes lectures ! 

Marathon Harry Potter

Comme vous l'avez peut-être vu sur Twitter, Facebook et Instagram, je me suis lancée dans un marathon Harry Potter, parce que ça faisait trèèèès longtemps que je ne les avais pas lus. Pire ! Les tomes 5, 6 et 7 je ne les avais lus qu'une seule fois, lors de leur sortie.

Je ne vous parle pas de l'histoire, si vous ne l'avez pas lue, vous l'avez peut-être vue, adaptée au cinéma. Et si vous ne l'avez pas lu, lisez-le !

Evidemment relire Harry Potter me replonge dans mon adolescence, me replonge totalement dans cette époque où je n'étais pas dérangée par les réseaux sociaux (j'ai carrément dû mettre mon téléphone en mode "ne pas déranger" durant ce marathon), où je pouvais passer une journée complète plongée dans les tomes d'Harry Potter. A l'époque, la seule distraction c'était MSN, et j'avais des "horaires" pour utiliser l'ordi familial. Mais bon, suffit avec cette attitude de moldue !



Harry Potter m'avait conquise.
Il y a de l'action, des aventures, des énigmes, un monde fantastique super bien construit, qui se base sur des mythes, des légendes, il y a des dialogues vifs mais intéressants, et chaque fois qu'on ne comprend pas quelque chose, l'auteur nous apporte un éclairage avec des explications nécessaires, mais claires et qui se tiennent.

Harry Potter, Ron Weasley et Hermione Granger grandissaient en même temps que moi.
Avec eux, je ne voyais pas le temps passer. Et c'est ce qui rend si géniale cette saga et que je n'ai jamais retrouvé par la suite.
De suivre ainsi les aventures de Potter, vous n'imaginez pas l'attente, l'impatience entre chaque tome. En plus je n'étais pas seule, mon frère aussi les lisait, alors on devait se mettre d'accord sur celui qui lirait le tome en premier. On aimait Harry Potter mais quand même pas au point d'aller à minuit acheter le tome en librairie. (Je ne connais qu'une personne qui a fait ça.)

Alors, cette année, vu que j'ai tout mon temps, je me suis dit qu'il fallait que je les relise, que je loupais trop d'allusions, parce que ma lecture était trop lointaine et que je n'en avais que peu de souvenirs. Il m'a fallu donc 2 semaines et demie pour lire les 7 tomes. Je dois bien avouer que ça m'a pris des après-midi entiers, à ne faire que lire.

C'est assez impressionnant de voir tout ce qu'on découvre dans cette saga à l'âge adulte. Evidemment il y avait des tonnes d'images, de métaphores que je ne saisissais pas étant ado. Et à la relecture je les découvre avec plaisir (nan mais la métaphore du placard ! Comment j'ai pu passer à côté de ça ? Harry sort du placard où il vivait, à partir du moment où il apprend qu'il est un sorcier)

Dans les films, j'ai toujours eu l'impression qu'Hermione était la meilleure amie des garçons, pourtant en relisant les 3 premiers livres je m'aperçois qu'elle n'apparait pas toujours. Ils se disputent et passent des semaines sans se parler. En 3è année, Hermione s'isole parce qu'elle a beaucoup de travail, donc elle est assez peu présente dans l'histoire. C'est bizarre de les voir toujours associés tous les trois.
à mon avis le duo Harry et Ron fonctionne très bien, car tous les deux sont très courageux.
Ron apparaît malheureusement trop souvent dans l'ombre d'Harry, toujours laissé à la ramasse derrière (il est battu assez vite au jeu d'échecs géant dans le tome 1, il n'accède pas à la Chambre des Secrets (tome 2) pour sauver sa petite soeur, etc.) et on comprend aisément que parfois il aimerait tirer un peu la couverture à lui. Ça doit être difficile de grandir dans l'ombre, déjà de 5 grands frères, puis ensuite d'un meilleur ami, meilleur attrapeur de l'histoire de Poudlard, qui obtient aussi facilement ce qu'il veut, qui est courageux et rarement puni pour ses frasques.
Bref, pour moi, Harry est loin d'être mon personnage préféré... Je trouve d'ailleurs que son caractère s'affirme dans le tome 5, il devient exécrable, colérique, il manque de sang froid avec Ombrage par exemple. Il s'oppose à ses meilleurs amis, à ses professeurs. Est-ce parce qu'il est relié à Voldemort ?
Il a un petit côté mégalo aussi, il joue avec la fausse modestie mais au fond il aimerait être préfet comme Ron et Hermione, comme si c'était une récompense pour tout ce qu'il avait fait, avec courage. Il cherche toujours l'approbation des adultes. Et surtout celles de Dumbledore et de Sirius.


Mon tome préféré ?

Avant, mon tome préféré était le 3è, où on faisait la rencontre de Sirius Black, malheureusement comme je connais maintenant l'histoire (et les films qui ont zappé mon imagination), impossible de ressentir la violence des émotions qui m'avaient animée à l'époque. Je me souviens d'avoir fantasmé sur Sirius Black (oui bon...) mais surtout d'avoir vraiment flippé avec Harry, de peur que Sirius lui fasse du mal. J'avais aussi peur des Détraqueurs. C'était le premier tome où Harry n'avait pas à combattre Voldemort et pourtant la peur d'un autre assassin était là.
Cette fois-ci je n'ai pas ressenti tout ça, j'ai même trouvé le début de ce tome un peu répétitif vu que Rowling nous situe encore et encore la famille moldue horrible dans laquelle Harry vit, qu'il est petit, maigre, avec des cheveux noirs dans tous les sens, etc. Et même si il faut situer l'histoire, les rappels comme le fait Rowling sont un peu lourds. J'ai trouvé qu'Harry n'était pas si proche de Sirius, que dans mon souvenir. Ça m'a fait bizarre de me rendre compte de ça.

Evidemment à notre âge, on voit que Rowling utilise toujours les mêmes schémas narratifs (dans les 3 premiers tomes), assez simplistes. Durant toute l'année Harry et ses amis sont confrontés à des épreuves qui s'intensifient comme par hasard à la fin de l'année scolaire. Ce côté temporel, strict et figé me lasse un peu.


Je dirais plutôt que les tomes que j'ai préférés sont les deux premiers, avec la découverte du monde d'Harry Potter. Puis pour la partie plus sombre, je dirais que le 6 m'a plu. On y découvre le passé de Voldemort. Dumbledore est on ne peut plus présent sur une grande partie du roman. Harry n'est pas contraint à réviser toutes les 5 minutes pour passer ses BUSE, ni pour participer à un match de quidditch, bien qu'il soit devenu capitaine de l'équipe. Et puis on retrouve l'ambiance un peu des premiers tomes. Le côté sentimental ne m'a pas déplu, au contraire, je trouve que ça permet une pause dans la lecture de ces derniers tomes très sombres.
Et puis je me souviens qu'à l'époque, mon coeur s'était brisé en découvrant la mort de SPOILER / Dumbledore / fin du SPOILER. Ça m'avait tellement éprouvée que c'était le seul souvenir que j'avais de ce 6è tome (ainsi que de l'identité du Prince de Sang Mêlé).


Celui que j'aime le moins ?

Peut-être le 4. Il y a une lenteur dans ce tome ! Il parait léger comme les 3 premiers, avec une construction figée. Lecteurs, comme personnages n'ont pas vraiment conscience du monde extérieur à Poudlard. Bien que Rowling introduise des personnages étrangers, déjà avec la Coupe du Monde de Quidditch, puis avec le tournoi des Trois Sorciers. On découvre alors qu'il existe des sorciers partout dans le monde. Pourtant, on reste à Poudlard avec ce tournoi, qui va introduire (un peu tard à mon goût) une action plus sombre, un danger imminent pour la communauté des sorciers et pour Harry. Ces derniers chapitres introduisent vraiment la seconde guerre qui va avoir lieu dans les tomes suivants. Je trouve que malgré les bonnes idées qu'on trouve dans ce livre, l'action est trop lente.

Et après lecture du 5, je dirais que celui-ci est encore plus lent ! Déjà le tome 5 est très long (975 pages), et j'ai noté que toutes les actions sont étirées en longueur. Quand Rowling écrivait les premiers tomes, elle "épurait" un peu les actions. Pas dans ce tome. On sent qu'elle s'adresse à un public plus âgé. Malheureusement, certaines scènes ne valaient pas le coup d'être aussi longues. L'action qui se déroule au Département des Mystères m'a tout simplement paru durer une éternité, et avec tout ce qu'il s'y passe, Harry et ses camarades auraient clairement dû y laisser leur peau. Non pas que je le veuille, mais j'en avais tellement marre que finalement, ça ne m'aurait pas déplu haha ! Surtout, on voit très peu Hermione, alors qu'en principe, c'est elle qui a le cerveau qui chauffe pour aider à déjouer les plans des "méchants". Là elle m'a paru inutile, transparente.
Quant aux décors de cette scène je n'y ai rien compris, je sais bien que c'est difficile pour un auteur d'ajouter des éléments de décor au beau milieu d'une séquence d'actions, mais j'ai vraiment eu du mal avec toutes les pièces dans lesquelles les personnages se trouvaient, l'histoire des gradins, du socle, de l'arcade avec le rideau noir, je n'arrivais pas à imaginer où se trouvaient les personnages.
Et si je n'arrive pas à visualiser une scène, ça veut dire que l'auteur n'a pas été suffisamment clair. Dommage, donc.
Ensuite, le long passage où Dumbledore parle avec Harry, m'a vraiment soûlée. Tout ce qu'il lui raconte il aurait pu le faire plus rapidement. De plus Dumbledore prend sur ses épaules la responsabilité de la mort de /SPOILER/ Sirius /fin du Spoiler/ Et ça m'a encore plus énervée que l'attitude d'Harry, qui manquait de respect à Dumbledore au début de ce passage.
Bref, je trouve donc ce tome trop long, trop étiré en longueurs.


Mon personnage préféré ? 

Dumbledore est vraiment un personnage que j'apprécie, il est sage, observateur, mais il sait s'amuser des situations, j'aime ce côté un peu mutin. Il laisse toujours le bénéfice du doute aux gens, les accepte tels qu'ils sont, en sachant être sévère quand il le faut. Il garde toujours son sang froid, il réfléchit beaucoup avant de s'exprimer, il sait quoi révéler sans trop en dire.
Mais après lecture complète de la saga, je me rends compte que c'est l'un des personnages les plus manipulateurs. Il me semble parfois pire que Voldemort lui-même. Il n'hésite pas à faire prendre des risques à Harry et aux membres de l'Ordre.
C'est un personnage très complexe, tout autant que Rogue, voilà peut-être pourquoi les personnages de Rowling sont autant aboutis, ils ne sont ni tout noirs, ni tout blancs. Exceptés peut-être les héros principaux, qui ont cela dit, des défauts, plus ou moins mis en valeur en fonction des situations.
Bref, disons que pour les premiers tomes, Dumbledore est un personnage en qui on peut avoir une confiance absolue, un sentiment de protection, mais on se rend compte dans le dernier tome, qu'il était bien plus complexe, plus perfide aussi que ce qu'il ne laissait paraître.


Celui que je déteste le plus ?

Il serait trop simple de répondre Voldemort. Je ne pense pas qu'on puisse le détester puisque sans lui, il n'y aurait pas Harry Potter. Les deux sont indéfectibles. Et puis autant Potter est humain, autant Voldemort est monstrueux. Evidemment on déteste les monstres, mais je pense que ma haine pour un personnage aurait plus de sens si je détestais un humain, qui aurait pris un mauvais chemin :
les Malefoy par exemple sont des personnages que je déteste. Mais pas autant que Bellatrix Lestrange, qui voue un culte à Voldemort. Elle n'a aucune pitié, aucune conscience morale, elle torture et tue pour le plaisir.


L'objet magique que je préfère ?

En toute simplicité, une baguette magique ! qui me permettrait de jeter des sorts ! Mais il faudrait les apprendre... Bon alors, plutôt... La cape d'invisibilité ! C'est peut-être en accord total avec ma personnalité, se rendre invisible. Pour passer inaperçue et pour espionner !
La Pensine me semble être aussi un objet intéressant, liée au fait qu'on peut y glisser ses souvenirs et se libérer l'esprit. Les souvenirs ne sont pas altérés par les sentiments, ils sont entiers et objectifs quand ils se trouvent dans la Pensine.

Ma maison préférée ? 

Evidemment Gryffondor ! Ça tient beaucoup au fait que Rowling nous parle assez peu des autres maisons, en dehors de Serpentard et Gryffondor, on sait peu de choses de Serdaigle et Poufsouffle.

Ma matière préférée ?

Le cours de sortilèges, ça semble plutôt utile pour se défendre dans le monde des sorciers !


Ma matière détestée ?

Certainement celle sur les créatures, enseignée par Hagrid. Ça me plairait moyen...


Mon sort préféré ?

Spero Patronum ! Pour repousser très loin les Détraqueurs qui aspirent toute forme de bonheur, de joie, et te laissent sans âme.
En plus créer un patronus, une forme magique argentée et brillante, ce serait du plus bel effet !
Le second, qui me servirait tous les jours, et encore plus quand je perds quelque chose, serait "Accio ...", pouvoir récupérer l'objet dont on désire se servir grâce à cette formule serait génial !



Et vous, seriez-vous prêts à relire les 7 tomes ? Quel a été votre tome préféré d'Harry Potter ? Les lisez-vous en français ou en anglais ?  
Vous pouvez répondre dans les commentaires au questionnaire de l'article, puisque je l'ai emprunté à Juliette, du blog Jenesaispaschoisir.