lundi 1 décembre 2014

L'origine de la violence, de Fabrice Humbert

Quatrième de couv' : Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père le stupéfie et ne cesse de l’obséder.
Ce prisonnier, David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l’autre famille, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n’évoque l’existence… Au cours de sa quête, le jeune homme comprend qu’en remontant à l’origine de la violence, c’est sa propre violence qu’on finit par rencontrer…

Ce roman a obtenu le prix Orange en 2009.

Un roman haletant, au style clair, sec, dépouillé. Sans doute la grande révélation de l’année 2009. François Brunel, Le Journal du Dimanche.

Un puissant hommage à la mémoire des morts. Alexandre Fillon, Lire.

On reste abasourdi par ce torrent de violence souterraine qui peut couler sous les sourires et la bienséance. Un grand livre, vraiment. André Rollin, Le Canard enchaîné.

Mon avis : Ce livre traînait dans ma PAL depuis très longtemps. Au moins 4 ans je dirais. Et pourtant quand je l'ai acheté, le sujet m'intéressait beaucoup, et puis finalement je ne l'ai lu que maintenant.
Cela dit, j'ai bien fait de le garder car ce livre est vraiment un bon livre.
Tout d'abord l'histoire m'intéressait : un homme découvre lors d'un voyage à Buchenwald une photo d'un détenu qui ressemble à son père. Intrigué, il va enquêter (ça j'adore), puis découvrir qu'il s'agit en fait de son grand-père (je ne vous spoile rien). Le roman est en deux parties, la première est dédiée à cette recherche et aux révélations. La seconde est plus dans le présent, il va parler de sa vie à lui, de l'enseignement dans les banlieues, de sa violence, de ses grands-pères, de leurs vies, de leurs morts, de son amour pour une Allemande, petite-fille d'un nazi.
La deuxième partie m'a paru moins rythmée, au début j'ai eu peur de ne pas aimer celle-ci. Et finalement, l'auteur arrive à nous tenir en haleine sur certains sujets.
J'ai encore une fois appris plein de choses sur les camps de concentrations, sur les SS et leur barbarie qui relevait d'une grande absurdité, ou d'une grande folie. J'en ai appris un peu plus sur Ilse Koch, cette femme absolument horrible, bien que je ne sache pas si tout est vrai.
C'est un peu le seul problème de ce livre c'est qu'on ne sait jamais ce qui est vrai et ce qui est faux.

C'est une réelle quête d'identité, avec en toile de fond la Shoah, mais aussi la bourgeoisie française du milieu du XXè siècle.
Pour moi qui suis extrêmement curieuse de cette période de l'histoire, ça m'a beaucoup plu.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

2 commentaires:

  1. Coucou, je suis complètement d'accord avec toi ! J'avais du lire ce livre en cours de français de 2de (ça remonte) et j'avais tout comme toi vraiment adoré ce roman ! :)

    (ps : j'ai découvert ton blog grace à insta et je suis convaincu, j'aime assez le fait que tu fasse du beauté comme du littéraire, c'est beaucoup de boulot tout ça je viens moi-même d'ouvrir mon blog et je m'en rend bien compte!) (c'est moi Emeline qui s'est étonnée devant ton immense PAL :p)
    Bisouus !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu l'avais lu pour les cours ? Mais c'est génial ! Je ne savais pas qu'il pouvait être mis au programme par les profs, en tout cas c'est une très bonne chose.

      Merciii :) ça me fait plaisir ! J'espère que mon blog continuera à te plaire !

      Supprimer