jeudi 27 novembre 2014

Privée, de Véronique Olmi

Quatrième de couv' : "Le métro, lui, s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines, charrie des détresses souterraines et des suicides différés. Et ses portes s'ouvrent et se ferment devant la misère qui piétine dans ses souliers fendus - s'ouvrent et se ferment au signal sonore, râle malade qui s'échappe de sa bouche comme un dernier baiser..."

C'est avec une concision remarquable que Véronique Olmi aborde à travers ce recueil de nouvelles le douloureux de la vie quotidienne, mais sa générosité et sa sensibilité sont assez fortes pour donner à ses personnages une luminosité incomparable.

Mon avis : Ce sont des nouvelles et il y en a 11. Alors je vais probablement pas vous parler de chacune. Ce serait trop long. Je vais plutôt vous parler de mon ressenti à propos de l'ensemble de ce livre.

Oh comme j'en ai marre d'enchaîner les mauvaises lectures ! Pourtant il y a un ouvrage de cette auteure que j'avais aimé il y a de ça plusieurs années. Evidemment, j'aurais dû me douter que ce recueil de nouvelles serait une déception. Même si en soi, les nouvelles ont toutes un début, un milieu et une fin, elles restent extrêmement contemporaines. Et c'est ça dont je me lasse actuellement, c'est le style typiquement contemporain et presque contemplatif des auteurs français. Il ne se passe rien dans leurs livres !
Que ça manque d'action ! Les points de vue sont externes et du coup on ne s'investit pas en tant que lecteur dans la courte histoire qui nous est contée.
Alors les sujets étaient "intéressants"mais malheureusement je me suis ennuyée. Ça ne m'a pas poussée à réfléchir sur les effets du temps, du métro ou de la famille et de ses démons. Non. ça m'a laissée indifférente.

Mais c'est de ma faute, je devrais le savoir que je ne trouve pas tellement d'intérêt dans la littérature française.

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mercredi 26 novembre 2014

Le fait du prince, d'Amélie Nothomb

Quatrième de couv' : Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate. 

Mon avis : La quatrième de couv' n'indique pas grand chose. Donc je vais résumer brièvement, sans spoiler. Un homme sonne chez Baptiste Bordave, prétextant une panne de voiture et ayant besoin de téléphoner. Mais il s'effondre et décède. A partir de là, Baptiste va prendre une grande décision.

Autant je n'ai pas vraiment aimé les nouveaux livres d'Amélie Nothomb, autant celui-ci je l'ai apprécié ! Sauf la fin qui retombe comme un soufflé. Mais disons que les 150 pages qui précèdent la fin m'ont emballée.
Le premier chapitre est un d'un humour cynique à mourir ! J'ai adoré.
Le second chapitre prend une tournure différente, on entre dans le vif de l'histoire, on découvre Baptiste, homme tout à fait banal, qui va vivre une aventure aussi peu crédible qu'un téléfilm de l'après-midi sur M6. Même si c'est loufoque, notre imagination nous autorise à accepter tout ce qui est écrit.
C'est une histoire dans laquelle il se passe des choses, et c'est bien mieux qu'un roman contemplatif ! Bref j'ai été assez séduite par ce court roman.

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lundi 24 novembre 2014

Créer son commerce, de Pascal Madry

Quatrième de couv' : Créer un commerce est une aventure passionnante. C'est aussi un projet exigeant, dont les différents aspects économiques, commerciaux, financiers, juridiques et fiscaux doivent être abordés avec rigueur pour se donner toutes les chances de réussir !
Cet ouvrage vise à vous accompagner tout au long du parcours qui va vous mener de l'idée à la réalité de votre entreprise. Il présente :
les outils pour réaliser l'étude de votre potentiel de marché et élaborer votre plan d'affaire prévisionnel, deux aspects incontournables pour tester la solidité du projet et convaincre d'éventuels partenaires financiers ;
les règles et astuces pour bien choisir votre emplacement, votre local, votre assortiment de produits, votre personnel, vos moyens de communication, le statut juridique et le régime fiscal de votre entreprise, votre régime social et celui de votre conjoint ;
vos démarches administratives (immatriculation au RCS, déclaration d'embauche...) pour que celles-ci ne soient plus vécues comme un parcours du combattant !
Illustré de nombreux cas, cet ouvrage pratique est complété d'un lexique et d'un carnet d'adresses.

Mon avis : Un livre très intéressant et instructif sur les démarches à employer pour monter un commerce.
[Racontage de vie : Après des années à me dire que je n'aurai jamais ma propre librairie parce que les responsabilités et moi... bof bof quoi... (je le pensais même pendant mon année de cours à l'IUT), j'ai pourtant senti poindre en moi l'idée d'ouvrir mon commerce. J'ai travaillé environ 1 an dans une petite librairie indépendante, sans pouvoir trop choisir ce que je voulais mettre en avant ou au contraire, cesser de commander. Etre employée c'est un peu frustrant. Cet été j'ai appris qu'un camarade de l'IUT allait monter sa librairie. ça m'a donné envie. Il y aurait moyen de le faire dans mon coin. Sauf que j'avais besoin de me remettre face à la réalité. C'est pourquoi j'ai emprunté ce livre qui m'a bien remis les idées en place]

En amont on apprend à "Maîtriser votre environnement" : où s'implanter, mesurer la concurrence.
Puis "Identifier votre marché" (la zone de chalandise, le futur chiffre d'affaires).
Et enfin, "Rassembler vos moyens" : trouver un local commercial, constituer un assortiment de produits, choisir un statut juridique et social, faire les comptes, recruter du personnel et adopter une stratégie de communication.

Chaque chapitre est très intéressant. J'y ai même retrouvé des choses que j'avais apprises en cours à l'IUT, mot pour mot (comme quoi les profs se basent bien sur des bouquins pour donner des cours).
J'ai passé l'après-midi à lire ce livre, qui est explicatif, simple et bien conçu.

Bref, c'est un ouvrage que je conseillerai à tout ceux qui souhaiteraient créer un commerce (de n'importe quelle taille).

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dimanche 23 novembre 2014

La grande fille, de Félicien Marceau

Quatrième de couv' : Parce que, ce jour-là, ils sont deux à attendre un taxi et qu'il ne s'en présente qu'un, Pierre, plutôt que de céder sa priorité, propose à Françoise de l'emmener.
C'est là, dans ce mouvement de liberté, que va commencer leur amour, d'abord en cheminant le long de l'itinéraire habituel des amants, ensuite en débouchant sur un carrefour où, impatients et marquant leur différence, les attendent le désir et l'amour.
Ce choix, peu commun, dit-on, mais peut-être moins rare qu'il n'y paraît, cet amour insolite, Félicien Marceau nous les fait vivre avec une allégresse, avec une malice au travers desquelles apparaît un autre visage de l'amour, un autre visage de notre vérité.

Mon avis : Roman distrayant sur l'amour. On a affaire à un couple qui ne trouve pas de plaisir à faire l'amour ensemble mais qui s'aiment. Comment vivre alors ? On assiste à leur choix de vie, durant quelques mois/années (?). Ce n'est pas super intéressant. Mais c'est bien écrit.
Il y a probablement des choses à en tirer, notamment concernant l'infidélité, ou la jalousie.

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samedi 22 novembre 2014

Fleur de Tonnerre, de Jean Teulé

Quatrième de couv' : Ce fut une enfant adorable, une jeune fille charmante, une femme compatissante et dévouée. Elle a traversé la Bretagne de part en part, tuant avec détermination tous ceux qui croisèrent son chemin : les hommes, les femmes, les vieillards, les enfants et même les nourrissons.
Elle s'appelait Hélène Jégado, et le bourreau qui lui trancha la tête le 26 février 1852 sur la place du Champs-de-Mars de Rennes ne sut jamais qu'il venait d'exécuter la plus terrifiante meurtrière de tous les temps.
Sous la plume acérée de Jean Teulé, Hélène reprend vie et accomplit son destin, funeste et fascinant.

Mon avis : Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. J'ai du mal à analyser l'histoire et mon ressenti. En plus le dernier chapitre m'a angoissée.
Décortiquons !
Le style :
Points positifs : J'y ai trouvé beaucoup d'humour noir (très appréciable). Un style original. Certaines phrases sont construites de manière à utiliser des mots peu employés, des synonymes, des périphrases (si je ne me trompe pas). De très beaux passages sont à noter (sur les paysages, pas sur les morts).
Points négatifs : J'ai moyennement apprécié les "gros mots". Je suis une grande amatrice de Margaux Motin, qui a tendance à en utiliser beaucoup, j'en dis moi-même pas mal. Mais dans ce livre, ça m'a paru choquant.

L'histoire :
C'est l'histoire romancée d'Hélène Jégado, tueuse en série. Elle tue tout le monde, sans distinction, hommes, femmes, vieillards, enfants, même les membres de sa famille !
Elle va être découverte, tard, très tard. Et on assiste à la fin à son procès et à son exécution.

C'est une histoire que j'ai trouvé intéressante.
Certains parlent d'un profil psychologique décrit par l'auteur, je ne trouve pas du tout. Pas une seule fois durant la partie où elle traverse la Bretagne je n'ai compris POURQUOI elle tuait.
Ses explications lors de son procès éclairent bien les choses.

(SPOILERS mais tu me diras, c'est pas vraiment ça qui plait le plus dans ce livre) Elle a voulu combattre les angoisses de ses parents en devenant elle-même la mort : à cette époque, les Bretons de Basse-Bretagne croient aux légendes, aux korrigans, aux fées, et surtout à l'Ankou (= la mort). L'Ankou avec sa faux, arrive pour tuer, en appelant 3 fois la personne. On entend sa charrette arriver. Bref, on sait quand la mort arrive.
Hélène/Fleur de Tonnerre, elle ne prévient pas : elle glisse de l'arsenic dans la soupe aux herbes, dans le gâteau qu'elle donne à ses victimes.

Ce qui m'a perturbée c'est le manque de perspicacité des gens. Partout où elle passe des gens meurent. Et personne ne se pose de questions ! Elle est cuisinière dans des maisons, des presbytères. Sa façon de tuer est toujours la même, mais PERSONNE ne s'interroge. Les médecins sont peu éclairés, ils croient au retour du choléra ou à des maladies des îles. Alors que bon, l'empoisonnement à cette époque était quand même LE truc des femmes et LE truc ultra efficace pour tuer quelqu'un sans laisser de traces.

Au final, j'ai bien aimé, c'est original, mais ce n'est pas un coup de coeur.

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mercredi 19 novembre 2014

L'infini livre, de Noëlle Revaz

Quatrième de couv' : Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur.

Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s’apercevoir enfin que c’est de notre quotidien qu’il s’agit.

Roman à l'implacable logique, L'infini livre est porté par une profonde ironie.

Mon avis : J'ai bien aimé ce livre, qui est assez original. Il se distingue des autres livres de la rentrée littéraire, parce que c'est une sorte de dystopie. On entre dans un monde où le livre n'est plus lu : d'ailleurs il n'y a plus rien dans les livres si ce n'est des compilations de mots, de textes, des extraits tirés de banques de données d'expression ou encore du vide (oui oui des pages blanches). Les livres sont appréciés pour leur beauté, leur format, leur couleur, leur relief, etc. Mais certainement pas pour leur contenu !

J'ai eu un peu de mal à me plonger dans cet univers au début.
J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, or, quand un auteur nous plonge dans un monde différent du nôtre on a besoin de repères, là, le repère ça devrait être les personnages, Jenna et Joanna. Mais malheureusement on ne sait rien d'elles. Rien de leur passé, rien de leurs envies, de leur joie. Juste quelques détails du style Joanna a trois enfants, Jenna n'en a pas mais colle des stickers représentant des enfants à ses fenêtres pour se donner l'illusion d'en avoir. Ces personnages sont à l'image de leur époque : creux et froids. Alors ce n'est pas simple de se plonger vraiment dans cet univers quelque peu différent du nôtre.
Certes, on retrouve des choses qui appartiennent à notre époque, qui sont poussées à l'extrême et qui sont angoissantes. La musique par exemple est une matrice. (honnêtement ça ne m'évoque rien du tout ce mot). D'ailleurs tout le passage sur la musique et Larsen Frol m'a clairement ennuyée.
Jenna et Joanna sont deux auteures de leur époque, souvent confondues. Elles vont finalement fusionner pour créer la couverture d'un livre (à leurs dépends) avec d'un côté la moitié du visage de Jenna et de l'autre la moitié du visage de Joanna.
Il existe aussi un parrainage longue-distance (on ne sait pas trop avec quelle partie du monde ou si c'est un monde d'une autre époque ?), qui va permettre à Joanna de se poser quelques questions et surtout de remettre en question son propre travail d'écrivain.

Je pense qu'il y a un tas de choses intéressantes dans ce livre, et certains en parleront mieux que moi. Mais apparemment, quelques lecteurs ont lâché le livre aux 3/4 du roman, je comprends tout à fait ce point de vue, la fin devient plus obscure, même si on retrouve un certain côté "aventure".

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lundi 17 novembre 2014

La septième vague, de Daniel Glattauer

Quatrième de couv' : Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit à Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de sexe, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où les caresses sont interdites ? «Pourquoi veux-tu me rencontrer ?» demande Leo, inquiet. «Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir», répond Emmi, séductrice.

Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit, jusqu’au dernier mail…

Mon avis : Pour celles et ceux qui me suivent régulièrement, vous savez que j'ai lu Quand souffle le vent du Nord il y a quelques semaines. J'ai été plutôt conquise par ce roman sous forme épistolaire, mais version moderne, avec des mails. Evidemment, la fin de ce livre m'avait laissée dans l'expectative ! Qu'allait-il se passer ensuite ?

Et l'auteur, heureusement ! nous a pondu une suite. Un poil en dessous du premier tome. Emmi et Leo sont moins attachants j'ai trouvé dans celui-ci. Leurs blablas m'ont semblés parfois un peu prise de tête, et sonnaient parfois un peu trop creux. On tourne souvent en rond. Pour tout vous dire, lorsqu'il se passait un événement important pour ces deux personnages, trois pages après j'avais déjà oublié...
L'idée d'une "armoire à sentiments" m'a bien plu. Certains ont tendance à fermer à double tour leur coeur, et l'armoire l'illustre très bien ! Il y a de jolis passages, des phrases qui résonnent en moi.

Je ne peux pas trop vous en révéler sur ce second tome, parce que je ne veux pas vous spoiler les deux livres. Quoiqu'il en soit, j'ai moins aimé ce second tome, peut-être un peu moins "lumineux" que le premier.

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samedi 15 novembre 2014

Le tunnel, d'Ernesto Sabato

Quatrième de couv' : Juan Pablo Castel, artiste peintre, est un meurtrier. Du fond de sa prison, traversé par des éclairs de lucidité, il se dévoile. Un autoportrait tout en taches sombres, bardé par endroits de rouge : celui du sang, et celui de la passion. Car Juan Pablo est l'assassin de la femme qu'il continue à aimer plus que sa vie... Une réflexion sur l'isolement de l'artiste et la passion amoureuse - lucide, cruelle, bouleversante.

Mon avis : Ce livre ne m'a pas vraiment plu. Mais le résumé est fidèle à l'histoire. On suit cet homme, Juan Pablo Castel, qui est au fond de sa prison et nous explique pourquoi. Il a tué une femme, la femme qu'il aimait. Comme c'est un homme qui passe son temps à analyser et à tout décortiquer, le voilà qui le fait aussi avec ses lecteurs. Ce roman, c'est 135 pages où le narrateur va nous expliquer qui est Maria et pourquoi elle l'a intéressée. Il va décortiquer chaque mimique, chaque geste, chaque regard de Maria, et pourquoi elle fait ci, et pourquoi elle fait ça, et dans quel but ? pour lui c'est toujours dans un but perfide, sadique, dans le but de lui nuire. Cet homme a un problème avec les autres, qui relève totalement de la psychiatrie ! Et surtout ça le pousse à commettre l'irréparable. Pas de repenti, pas d'excuses, non, juste le récit de cet homme, ce misanthrope, à propos de sa passion amoureuse et dévorante pour Maria.                                          

L'auteur a voulu qu'on déteste son personnage, qu'on se sente nous aussi, étouffé(e)s par ses pensées dévorantes. C'est un pari réussi, mais pour autant je n'ai pas aimé ce livre. Bien qu'il soit très bien écrit, bien pensé, bien mis en scène.

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mercredi 12 novembre 2014

Demain est un autre jour, de Lori Nelson Spielman

Quatrième de couv' : Qu'avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l'empire cosmétique familial à la mort de sa mère, elle apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu'un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait 14 ans. Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette life list.
Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n'en veut pas. Tomber amoureuse ? C'est déjà fait, grâce à Andrew. A moins que...

Mon avis : Bon, bon, bon. J'ai bien aimé. Voilà, j'ai attendu bêtement pour lire cette petite merveille. Okay c'est pas de la grande littérature. L'idée de départ n'est pas dingue de ouf, puisqu'il s'agit de réaliser les objectifs d'une liste. Mais pas de n'importe quelle liste, celle de Brett, qu'elle a rédigée quand elle avait 14 ans. Oui, mais Brett a 34 ans. Ses objectifs de vie sont-ils toujours en adéquation avec sa vie actuelle ?
On se laisse emporter par ce roman, on suit les humeurs de Brett, on est désespérée avec elle, puis heureuse, on la voit se battre, se remettre en question, renouer avec une amie perdue de vue. On découvre une femme qui a un grand coeur, et qui s'est perdue en chemin.
Ses objectifs vont être réalisés avec originalité et c'est ce qui m'a plu. L'auteure n'a pas choisi la facilité, ne concédant pas à son personnage tous les privilèges de sa caste. Je dirais que c'est un roman d'initiation. Très féminin, certes. Mais sans être niais. (Bon sauf la fin mais chuuut pas de spoilers!)
On ne voit pas le temps passer, ni les pages défiler. C'est un vrai feel-good book.
Evidemment je suis un peu déçue de ne pas avoir retrouvé une liste d'objectifs pour m'y atteler ! Ce genre de roman nous touche toutes un peu, parce qu'on se demande forcément "Qu'ai-je abandonné ? Qu'est-ce que je n'ai pas fait qui aurait pu me rendre meilleure ? Suis-je sur le bon chemin ?"

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vendredi 7 novembre 2014

Sa vie dans les yeux d'une poupée, d'Ingrid Desjours

Quatrième de couv' : Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des moeurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d'une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loi. Emu. Au point de croire de nouveau en l'avenir. Mais il est aussi persuadé qu'elle est la pièce manquante pour démasquer le psychopathe qu'il traque. Et s'il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s'ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d'une poupée...

Mon avis : J'ai pour habitude de prêter les polars que je lis, notamment à mon petit frère. Et bien ce thriller il est hors de question que je le lui prête ! J'avais rarement lu des passages aussi trash dans un polar. Il y a même un moment où j'ai arrêté ma lecture parce que ça devenait trop glauque. (Je vous rappelle que mon cerveau se représente absolument TOUTES les scènes quand je lis un livre).
Ça m'a rappelé la folie d'Amy dans Gone Girl/Les Apparences (livre lu y'a un an) (film vu y'a 1 semaine, et qui m'a fait faire un malaise, haha quelle émotive !).

Y'a pas de rebondissements dingues dans ce livre, mais on plonge vraiment dans la folie de la jeune fille. Et c'est peut-être ça le plus impressionnant. Sa folie va la pousser à faire des choses absolument horribles.
On sait qu'elle a eu un passé affreux, entre un père incestueux (puis absent) et une mère devenue aveugle qui ne peut pas lâcher sa fille et a sur elle une influence incroyable.
Le personnage de Barbara prend de l'assurance très vite, une forme de résilience suite à un événement insoutenable (raconté dès les premières pages, avec force détails). Son assurance va la pousser à commettre l'irréparable. Sont mêlées la Brigade des Moeurs, un flic encore très abîmé par la vie (si les auteurs pouvaient arrêter de créer des flics qui ont vécu des traumatismes personnels, ce serait bien, ça changerait !), une dizaine d'hommes qui vont subir la folie de Barbara.
Les hommes ne sont pas très bien vus dans ce roman. Certains sont des violeurs, d'autres des menteurs, d'autres des profiteurs ou encore des manipulateurs, bref une belle bande de salauds.
"tous les hommes sont des salauds" est le leitmotiv de Barbie !
Les poupées ont un rôle assez important dans ce livre, l'une d'elle parle à Barbara, lui indique quoi faire, c'est un peu, le Petit Diable, vous savez, qui parle à l'oreille dans les BD. Je sais pas si c'est le cas pour vous aussi, mais depuis toute petite, les poupées m'ont toujours effrayée, un peu comme les clowns.
L'histoire d'amour est sûrement un peu trop tordue pour être plausible, mais ça s'intègre bien dans la folie de Barbara, et ça nous montre plutôt bien la déchéance affective dans laquelle l'homme est tombé (je ne vous dirai pas de qui il s'agit).
Il y a une forte trame psychologique : comment le traumatisme se résorbe ? Peut-il disparaître ? Comment se transforme-t-il ? Quelles traces laissent-ils dans la vie d'une personne ? etc. Finalement on en apprend beaucoup sur les mécanismes psychologiques de l'humain : chaque coup laisse une blessure.

En gros, un bon thriller psychologique qu'on a du mal à lâcher, un vrai page-turner mais si vous n'avez pas le coeur bien accroché, passez votre chemin !

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et ici un très bon résumé du roman (alala si je savais aussi bien résumer un livre)

mercredi 5 novembre 2014

Nos séparations, de David Foenkinos

Quatrième de couv' : « Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Émilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais c'est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité. »
Alice et Fritz s'aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons : la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d'enfance, deux Polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr.

Mon avis : J'avais choisi de lire ce livre avant que Foenkinos soit le gagnant du Prix Renaudot 2014. Hier donc, je me préparais une sélection de livres à emporter pour les lire durant mon long trajet en train, direction l'Anjou (à nouveau) (j'ai fait un saut de puce à Bayonne juste pour aller à mon rendez-vous à Pôle Emploi) (bienvenue dans ma vie de chômeuse). (On va se calmer sur les parenthèses et passer au livre).

J'avais lu il y a 3 ans La délicatesse, et je crois me souvenir ne pas avoir aimé. De toute façon, plus un livre est encensé, moins il y a de chances que je l'apprécie. Donc, Foenkinos c'était pas trop mon copain. J'ai acheté ce livre à la librairie parce que j'étais pas en grande forme moralement, en tout cas c'est certainement pas pour sa couverture que je l'ai acheté, elle est sacrément laide !
Puis je l'ai laissé dans ma PAL pendant quelques mois. Et hier je l'ai sorti en me disant "il est pas bien épais, ça ne va pas alourdir ton sac". Au final, je l'ai lu aujourd'hui (je pars demain), rapidement en 2h30. Et je dois dire que c'est pas mal.
C'est une sorte de tragi-comédie. On alterne le drame avec des passages sympa, drôles voire parfois grotesques (le coup des dents fissurées...).
Ce n'est pas un style dingue, c'est du contemporain.
Je me suis attachée au personnage de Fritz, il m'a fait rire, m'a un peu émue, je l'ai trouvé lâche, concon, et puis finalement un peu plus mature à la fin du roman qu'au tout début.
C'est le genre de roman qui se laisse lire, mais surtout qui pourrait facilement être adapté au cinéma.

Un détail, certes mais que je comprends difficilement : pourquoi les hommes sont autant marqués par leur premier amour ? Si vous souhaitez m'éclairer, allez-y en commentaire ! ;)

Si vous êtes un peu triste, vous pourrez aisément vous jeter sur ce livre pour retrouver le sourire après une séparation.

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mardi 4 novembre 2014

Marya, une vie, de Joyce Carol Oates

Quatrième de couv' : Orpheline de père, abandonnée par sa mère, Marya Knauer est confiée à son oncle et sa tante. Elève brillante mais solitaire, confrontée à la peur et à la cruauté, elle se plonge avec passion dans les études. Dans ce livre aux forts accents autobiographiques, Joyce Carol Oates donne à voir de façon magistrale comment la littérature peut changer une destinée.

Mon avis : No offense, mais je me suis emmerdée ! Et pourtant j'étais super emballée par le résumé, j'avais envie de me retrouver en Marya, et quelle déception !
Marya est rigide, hautaine, compliquée, voleuse. Chaque chapitre de sa vie me la faisait détester un peu plus. Sa vie n'est pas plus intéressante qu'une autre. Elle vient d'une famille pauvre, sa mère disparait, elle et ses frères vont vivre chez leur oncle et tante, vont grandir dans une famille qui n'est pas très saine non plus. Et puis Marya va tout faire pour partir loin de là, éviter le mariage auquel elle est destinée, et elle entre à l'université où elle devient une élève brillante, acharnée, obsessionnelle.
Mais ses centres d'intérêt ne m'ont pas branchée, ce sont des thèses philosophiques, religieuses, médiévales, etc. Marya est particulièrement intéressée par les hommes brillants, intelligents, cultivés, qui sont dans des "niches" littéraires. Elle devient l'amante. Se targue d'être plus aimée que l'épouse. Bref je n'en dis pas plus, il n'y a pas d'actions, c'est simplement la vie d'une femme. Pas forcément intéressante, pas le genre de personnes avec qui on voudrait être amie.

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L'enfant de Schindler, de Leon Leyson

Quatrième de couv' : Alors que tout semble perdu pour Leon Leyson, déporté à l’âge de douze ans dans un camp de concentration, un homme – un nazi – lui redonne espoir. En l’employant comme ouvrier dans son usine, Oskar Schindler fait du petit Leon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d’autres juifs pris dans les filets nazis.

Mon avis : C'est le témoignage du plus jeune enfant sauvé par Schindler pendant la seconde guerre mondiale. On découvre sa vie, sa petite enfance passée dans un village tranquille dans l'est de la Pologne, puis la vie à Cracovie et surtout le début de la guerre. On découvre les moments affreux vécus par la famille de Leon : la privation, la faim, les brimades, les attaques gratuites.
Et puis le travail qui va les sauver puisqu'il leur procure une sécurité (incertaine certes) mais au moins ils ne sont pas envoyés dans les camps d'extermination.
On découvre aussi l'après-guerre, ce qui est souvent éludé dans les témoignages des déportés (où on nous parle rapidement du retour à la vie normale), alors que là, Leon et sa famille vont passer 3 ans dans un camp dirigé par les Américains, en Allemagne, où les Juifs peuvent reprendre des forces, manger à leur faim, être soigné, et surtout attendre l'autorisation pour émigrer.

La fin de ce livre m'a moins plu parce qu'on a des photos de la vie de Leon Leyson et des témoignages d'amour de la part de ses proches et j'ai trouvé ça un peu superflu. C'était peut-être un besoin pour eux de lui témoigner ça mais ça n'apporte rien au lecteur.

Après je pense que ce livre peut toucher un public d'adolescents, mais il doit être plus intéressant de leur projeter le film La liste de Schindler en parallèle, pour qu'ils se fassent une meilleure idée du contexte de l'époque. En tout cas moi j'ai revu ce film quelques jours avant de lire le livre et ça m'a plutôt aidée à visualiser les lieux, les scènes. Je pense que l'Education Nationale pourrait faire lire ce livre aux élèves de 3è. L'écriture est fluide, adapté pour les jeunes, les chapitres sont bien structurés. Et puis surtout c'est un témoignage touchant.

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samedi 1 novembre 2014

Les disparus de Fort Boyard, d'Alain Surget

Quatrième de couv' : En pleine émission de télévision, trois candidats disparaissent mystérieusement dans le dédale de Fort Boyard. Trucage ou enlèvement, le mystère plane.
Fort Boyard, c'est justement en face d'Oléron où Damien, Jerôme et Emilie passent leurs vacances. Quelques coups de rames et les voilà partis à la recherche des disparus.

Mon avis : Je continue avec un autre livre pour les enfants. Encore une fois c'est une aventure, des enfants regardent Fort Boyard, qui se déroule exceptionnellement en direct, mais au cours de l'émission, trois participants disparaissent. L'émission est arrêtée, la police mise sur le coup.
Les trois enfants qu'on suit au cours du roman, vont décider de se rendre sur le fort (ils habitent sur la côte juste en face), après avoir vu une lumière alors qu'il n'est plus censé y avoir personne. Ce qu'ils vont découvrir à Fort Boyard va dépasser l'entendement. Je n'ai pas trop accroché à ce roman (sûrement que quand j'avais 10 ans ça me plaisait beaucoup), car l'histoire ne tient pas debout. Dommage.

L'évasion de Kamo, de Daniel Pennac

Quatrième de couv' : Pourquoi la mère de Kamo l'a-t-elle soudain abandonné ? Pourquoi Kamo, qui ne craint rien ni personne, a-t-il tout à coup peur d'une simple bicyclette ? Et d'ailleurs, qui est vraiment Kamo ? D'où vient ce nom étrange ? Qui l'a porté avant lui ? Toutes ces questions semblent n'avoir aucun rapport entre elles. Pourtant, si l'on ne peut y répondre, Kamo mourra !

Mon avis : J'aime bien Kamo. Et récemment j'ai retrouvé au grenier chez mes parents, deux livres : Kamo, l'agence Babel (que j'avais lu pendant mon CDD et chroniqué quelque part par là), et L'évasion de Kamo.
Je viens donc de lire L'évasion de Kamo. Je ne me souvenais de rien, il est possible que je ne l'ai pas lu, étant plus jeune. Il appartenait peut-être à mon frère. Bref, Pennac nous plonge dans l'histoire de Kamo, toujours avec un mélange de fantastique : ce qui se passe est-il plausible ? Comment ? Kamo se moque-t-il de ses amis et des lecteurs ?

Le narrateur n'est pas Kamo mais son meilleur ami, on retrouve aussi le grand Lanthier, un bon camarade de classe. On a une jolie ambiance de franche camaraderie.
Kamo est de mon point de vue, un garçon très spécial, très admiré par les autres. Il lit Les hauts de Hurlevent, en anglais, par exemple, alors qu'il n'a que 12 ans (14 ans max). Spécial, il est amoureux de Cathy, l'héroïne de ce livre. Sa mère le laisse chez les parents de son meilleur ami, pendant des mois, pour retrouver ses ancêtres en Russie. Etrange façon d'élever son enfant, mais bon !
De son côté, Kamo acteur de son destin dans la première partie du roman, devient une sorte d'acteur passif, il ne passe pas au second plan, mais il fait quelque chose de spécial, qui le positionne comme acteur autour duquel ses camarades gravitent. Au fond ce sont eux les vrais acteurs actifs de cette deuxième partie dans laquelle il faut accepter un peu l'irréel pour prendre plaisir à lire ce roman.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Mystère à Carnac, de Michel-Aimé Baudouy

Quatrième de couv' : En vacances chez leurs amis à La Radoubée, Line, Pierre et les jumeaux tentent de résoudre une énigme qui prend des allures inquiétantes : qui cherche à s'introduire, de nuit, dans la vieille maison bretonne ?
Quel trésor insoupçonné peut donc faire l'objet d'une telle convoitise ?

Mon avis : Je pense que vous pouvez laisser tomber la recherche de ce livre en librairie, il doit être épuisé !
Paru en 1962, on sent bien l'ambiance de ces années-là : les filles à la cuisine et au ménage, les garçons à faire des rondes ou bons à aller chercher le lait (oui messieurs-dames, tous les soirs les gamins vont chercher le lait ! en mode "no fridge"- courses tous les jours et réutilisation des bouteilles, oui bon, une autre époque, on a compris) Heureusement, au cours du roman, l'une des filles va briller par son intelligence et sa perspicacité !
Les dessins n'aident pas à moderniser le texte... Dont l'intrigue est pourtant très intéressante ! Mais je crois qu'il faudrait ré-adapter ce livre dans le contexte actuel.
Il s'agit d'une aventure résolue par des enfants. Comme le titre l'indique, ça se passe à Carnac et pour moi qui aies passé toutes mes vacances d'enfance à Quiberon, ce livre devait me parler quand je l'ai eu en cadeau.
Une bande d'enfants est laissée seule dans une immense demeure, où un voleur tente de sévir. Chacune de ses intrusions sont stoppées. Mais pourtant le danger rôde, les enfants, qui ont des yeux partout s'en rendent bien compte (tandis que les adultes ne se doutent de rien, les parents sont à Madrid, l'autre maman part à Vannes pour gagner des sous). Ils vont petit à petit découvrir ce qui intéresse fortement ce voleur.

En gros, une bonne aventure, pour les enfants. L'intrigue est bien menée, malgré quelques longueurs, peut-être un peu trop de personnages par moments. Mais sinon c'est intéressant.