lundi 14 juillet 2014

Le cercle, de Bernard Minier

Quatrième de couv' : Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens... et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers.
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Mon avis : C'est le premier thriller que je lis de cet auteur. Faut dire qu'avec l'été, Pocket nous a envoyé un tas de livres en grande quantité (dans le cadre d'une opé) et on se retrouve avec une bonne vingtaine de Minier "Le cercle". 
J'ai donc emprunté ce pavé (800 pages presque) pour le lire durant ce long week-end de 3 jours. Et je dois bien dire que je l'ai dévoré. Je viens aussi de passer 6h pour lire au moins 450 pages, sans rien faire d'autre que lire. J'ai le cerveau un peu en bouillie. MAIS ça ne m'empêche pas de vous conseiller vivement ce polar ! 

C'est une enquête avec pas mal de rebondissements, un peu trop de personnages à mon goût (ouais j'avais du mal à démêler la toile d'araignée qui s'était tissée pour monter le stratagème final). J'étais pas loin d'avoir compris le truc, mais les explications à la fin étaient les bienvenues ! On a juste un happy end un peu... foireux, qui sonne faux par rapport au reste du livre, qui dégage tout de même une atmosphère hyper sombre, pleine de tensions. 
Pour une fois on a un flic qui sort un peu du lot de flic aigri et solitaire. Certes Servaz agit seul la plupart du temps, mais on le voit protéger sa fille, retrouver d'anciens amis, c'est un flic qui a une passion pour la littérature, le latin et Mahler. Il exerce son métier avec beaucoup d'énergie et les journées sont hyper longues (parfois trop, quand on nous raconte 7 jours j'ai l'impression que ça se déroule sur 2 semaines ou un mois) pour lui et ses adjoints. 
L'intrigue est hyper bien menée, les twists sont surprenants, Servaz se fait quand même souvent berné et je le sentais à des kilomètres, je n'arrêtais pas de me dire qu'il tombait dans tous les pièges, et puis finalement il s'en sort plutôt pas mal. J'aurais pas fait mieux !
Ce qui me laisse perplexe en revanche c'est la vivacité intellectuelle des "méchants", leur faculté à dissimuler les preuves ou à comprendre des détails (la scène où Servaz se bat avec une personne sur la propriété du type qui élève des chiens pour le combat, l'autre comprend rapidement que Servaz est désarmé, j'ai trouvé ça dingue. Ou encore les réflexions que se fait Servaz quand il est dans une situation hyper critique, enfin, il réfléchit, il analyse - et il sauve sa peau - mais comment il fait ?).

Les intermèdes sont hyper flippants et on se demande souvent quels liens ils ont avec le reste de l'histoire mais tout s'éclaire à la fin. Et c'est ... surprenant. 

Bref, je vous conseille de foncer !

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

2 commentaires:

  1. J'aime bien les polars flippants, je crois que je vais me laisser tenter !

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    1. Tu fais bien, Bernard Minier est un très bon auteur de polar !

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