dimanche 29 juin 2014

L'amour est déclaré, de Nicolas Rey

Quatrième de couv' : Nicolas est un anti-héros, autrefois accro à l'alcool, à la cocaïne et aux médicaments. Après ce "léger passage à vide", il s'était fermement résolu à ne plus céder à aucune substance destructrice. Jusqu'à son idylle irrépressible et décalée avec Maud. Pleine de vie jusqu'à l'arrogance, affranchie de nombreux codes sociaux, avide de sexe mais dédaignant le couple, Maud incarne typiquement le genre de femme dont on ne se remet jamais. Et l'amour n'est-il pas la plus dangereuse des addictions ?

Mon avis : Comment dire ? Si vous aimez Beigbeder, il y a de fortes chances que vous aimiez Nicolas Rey, même si ce n'est pas tout à fait pareil...
C'est un roman fragmenté, comme des chroniques du quotidien de Rey mises les unes à la suite des autres, avec pour fil rouge l'amour qu'il éprouve pour Maud, cette femme un peu, (carrément) exubérante dont il est fou amoureux au premier regard. On connaît ses angoisses, les conseils qu'il donne à son fils en ayant bien conscience que les choses ne changent jamais en amour : on souffre toujours.
Certains n'aimeront pas son côté bobo, péteux, moi j'y trouve un certain humour, comme si l'auteur se moquait de lui-même.
Faut avouer que ce n'est pas un livre très consistant, 150 pages, pas grand chose à en tirer sinon que la drogue ça fout vraiment en l'air les neurones. Je ne me suis pas ennuyée mais bon, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable.

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vendredi 27 juin 2014

Dernier chapitre, de Gérard Lambert-Ullmann

Quatrième de couv' : "On laisse tomber les références littéraires et les poses qui vont avec. On parle fort, comme une bande de potes. On chante. On boit. On chante encore. Faouzi et Isham transforment leurs guitares en oud, laissant les poèmes se coudre sur le rythme, moelleux, craquant. On échange des braises. On brûle des campements. Trois heures plus tard, nous sommes frères pour la vie. Aucune légion ne pourrait écraser notre tribu. J'ai le sentiment d'avoir vécu un siècle. Je vide les cendriers comme si je buvais des étoiles."

Gérard Lambert-Ullmann a été libraire à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) durant dix-huit années. Au fil de ce Dernier Chapitre, il revient sur des moments exaltants mais aussi sur les désillusions que ce commerce "pas comme les autres" devait lui réserver. Incurable lecteur doublé d'un humaniste invétéré, il a fait du partage de ses bonheurs littéraires l'axe essentiel de sa vie.

Mon opinion : Eh non ce n'est pas une nouveauté, ni même un best-seller et pourtant il pourrait l'être pour tout libraire. Ce livre raconte par bribes la vingtaine d'années pendant laquelle Gérard Lambert a travaillé dans sa librairie : de l'inauguration à la fermeture, avec tout le quotidien du libraire, perles, pensées, réflexions, on saura tout !
Si vous souhaitez vous informer un peu sur ce métier, lisez-le !
(et ne le commandez pas sur Amazon ce serait une offense)

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jeudi 26 juin 2014

La grâce des brigands, de Véronique Ovaldé

Quatrième de couv' : Un soir de juin 1989, Maria Cristina Väätonen reçoit un appel de Lapérouse : la voici replongée dans les méandres de son enfance au Canada. Elle a pourtant quitté son village à seize ans. Elle est devenue un écrivain célèbre et mène une vie libre et scandaleuse en Californie. Mais, au fond, elle est restée la vilaine soeur. Il lui faudra revenir sur ses pas pour conquérir définitivement sa liberté...

Née en 1972, Véronique Ovaldé est notamment l'auteur de Et mon coeur transparent et de Ce que je sais de Vera Candida, tous deux largement primés.

Mon avis : Pour être honnête je ne savais pas à quoi m'attendre et c'est pas plus mal. J'ai bien aimé cette histoire de famille, cette biographie-fiction de la vie de Maria Cristina.
Je trouve que le style de l'auteure participe énormément à la réussite de ce livre. Autant il existe des livres dont le style ne transcende pas, autant dans celui-ci si il n'y avait pas cette écriture formidable (mais parfois un peu lassante), l'histoire serait incroyablement banale.
C'est une histoire d'émancipation, de liberté aussi. Notamment quand on sait quelle a été la vie de Maria Cristina jusqu'à ce qu'elle quitte Lapérouse. C'est une histoire de femme, de construction de soi. C'est un très bon livre et je le recommande.

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Ma tronche en slip, de Vincent Cuvellier

Quatrième de couv' : Benjamin aime bien qu'on le regarde. Normal, il est le plus mignon de sa bande. Franchement, il adore quand les filles lui tournent autour. Il pense même qu'à ça !
Quand il se fait repérer dans la rue par une agence de mannequins, il est super heureux qu'il se passe enfin quelque chose dans sa vie.
Mais quand il se découvre en slip sur des affiches géantes près de son lycée, avec le slogan "Y en a qui sont bien dans leurs baskets. Moi je suis bien dans mon slip !" c'est presque trop. Et si ça finissait par payer avec les filles ?

Mon opinion : Bon ben c'est un roman pour ados, mais surtout pour les mecs, plutôt entre 15 et 18 ans. C'est l'histoire d'un jeune qui est repéré pour devenir mannequin. Du coup, à 15 ans, c'est un peu la honte de poser presqu'à poil. Mais en même temps, ça lui donne sacrément confiance en lui.
Tout va un peu vite, c'est pas très détaillé. Mais je pense que c'est fait exprès parce qu'un mec de 15 ans, ça parle pas des masses. Et encore moins de ses sentiments. Alors quand la grand-mère de notre héros tombe malade, on a l'impression qu'il est un peu blasé, alors qu'en fait, il est ravagé, mais il ne le dira jamais. Eh, c'est un mec non ?!

Si vous avez un ado (plus de 15 ans quand même) qui lit pas trop, il peut franchement commencer par ce livre.

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lundi 23 juin 2014

84, Charing Cross Road, d'Helene Hanff

Quatrième de couv' : Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes.
Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour.

Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.
Texte inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique.

Mon opinion : ... Et ce n'est qu'à la fin que je découvre que c'est une histoire vraie !
J'ai trouvé cette femme, Helene, trop vive, trop rentre-dedans et trop exigeante. Frank est britannique et est plus dans la retenue, je le trouve plus réel, alors qu'elle, semble un peu trop façonnée par un auteur, d'où la raison pour laquelle j'étais surprise de découvrir qu'il s'agissait de vraies lettres.
J'ai bien aimé voir comment au fil des années, les anglais se détendent quand ils écrivent à cette femme (américaine).
Je me dis toutefois qu'on peut en avoir une lecture un peu plus poussée, où on remarque nettement la supériorité de l'Amérique, presque la modernité à travers le caractère très spontané et vif d'Helene. L'Angleterre parait coincée, déjà à cause de la fin de la guerre et du rationnement qui ne lui permet pas d'évoluer vraiment. Même les aristocrates vendent leurs livres aux bouquinistes pour avoir de l'argent, on sent la déchéance de ce pays suite à la guerre. Certains s'exilent (Megan et Cecily). Pourtant petit à petit on sent que la situation s'arrange. Frank parle de sujets plus cool (les Beatles, sa famille, ses filles qui font preuve de modernité). La fin m'a surprise, je suis repartie en arrière pour relire les dates des lettres précédentes histoire de voir si je n'avais rien loupé.
Quelque chose m'a dérangé dans ce livre, et c'est peut-être dû au comportement d'Helene. Hormis sa générosité concernant l'alimentation pour ces libraires, je la trouve égoïste (peut-être), alors qu'eux l'ont toujours traitée avec beaucoup de respect, ils se sont démenés pour lui trouver ses ouvrages, convertir le prix des livres en dollar, etc., j'ai eu l'impression qu'elle ne les remerciait pas assez pour ça. Qu'elle manquait de reconnaissance d'un certain côté. Je ne sais pas... On dirait que tout lui est dû et qu'elle peut se permettre, sous couvert d'humour, de les traiter de fainéant, de leur reprocher avec véhémence que ce n'est pas l'édition qu'elle souhaitait. Je pense que ça l'arrangeait bien de ne pas pouvoir aller en Angleterre (sous prétexte qu'elle n'avait pas d'argent pour).
Bref, une lecture en demi-teinte parce que le caractère d'Helene ne m'a pas plu du tout.

samedi 21 juin 2014

Ma grand-mère avait les mêmes, les dessous affriolants des petites phrases, de Philippe Delerm

Quatrième de couv': "Ce ne sont pas des passionnés de la brocante. Ils hésitent à s'enquérir du prix d'une paire de fauteuils, de couverts en argent. Ils s'éloignent de quelques pas, s'annoncent le prix revendiqué, et l'un deux lance alors : Ma grand-mère avait les mêmes !"

Philippe Delerm décrit comme personne les instants familiers à chacun de nous. Au fil de ces petites phrases toutes faites, faussement anodines, il démasque les sentiments enfouis et met à nu l'émotion.

Mon opinion : J'aime beaucoup. De manière générale, j'adore quand Philippe Delerm décortique la langue française, les expressions toutes faites. J'ai toujours l'impression qu'il sait expliquer ce que je n'arriverais pas à expliquer avec mes mots à moi.
Ça se lit très vite, mais on peut savourer chaque "nouvelle" à son rythme.
Ce livre fait partie de la collection Le goût des mots, chez Points, collection dirigée par Philippe Delerm d'ailleurs.

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vendredi 20 juin 2014

Les hommes cruels ne courent pas les rues, de Katherine Pancol

Quatrième de couv' : "Je n'ai aimé que des hommes cruels.
Les hommes gentils, on ne les aime pas.
On les aime beaucoup mais sans plus.
Vous connaissez une femme qui a perdu la tête pour un gentil garçon ? Moi non."

Mon opinion : Oh la la, j'ai eu tellement de mal à lire ce livre, les 120 premières pages étaient difficiles et ça ne s'est pas amélioré. Je me suis forcée à le lire jusqu'au bout, j'ai trouvé des passages qui me plaisaient, quand la jeune femme (sait-on son prénom d'ailleurs ? je ne crois pas) essaie de se convaincre qu'elle est formidable et que si le type ne veut pas d'elle alors il ne sait pas ce qu'il perd. Ou quand elle essaie d'assumer ses multiples identités (la crétine, la démone, la guimauve), là je me suis reconnue en elle. Mais c'est tout, je n'ai pas trouvé ce personnage très sympathique ni attachant.
Les passages sur la portée de l'amour de son père durant son enfance puis sa vie d'ado voire d'adulte m'ont laissés sur ma faim. Je n'ai pas compris en quoi l'amour de son père l'attirait vers des hommes qui la rejetteraient un jour ou l'autre. Je n'ai pas compris pourquoi elle ne voulait plus des hommes qui lui montraient leur amour. L'auteure n'explique pas très bien la relation de cause à effet...
Pour ce qui est de la fin, ça sonne comme un mauvais happy end et j'ai trouvé ça dommage. Vu comment c'était parti, aucune histoire d'amour n'aurait pu sortir (dans la vraie vie) de tout ça. En bref, pour moi c'est une lecture difficile qui ne m'a pas convaincue.

Quant au titre, je crois qu'aujourd'hui il pourrait facilement être remplacé par Les hommes cruels courent les rues. (oui, bon)

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mercredi 18 juin 2014

Tea for Two, tome 2, Les hommes légers sont parfois lourds, de Lucile Gomez

Quatrième de couv' : Parmi bonbons, cookies et autres sucreries, l'amitié de Bretzelle et Baba évolue... Aux aventures sucrées s'ajoute un ingrédient épicé. Mescal, un mexicain excentrique, dragueur et bisexuel vient pimenter la vie du salon de thé.
"Les hommes légers sont parfois lourds", deuxième part du gâteau Tea For Two, nous est servie, relevée par un humour piquant.

Mon opinion : J'avoue j'ai lu cette BD en deux fois, pas très attentivement, un peu rapidement, et du coup j'ai vraiment l'impression que c'était décousu. Qu'on avance pas trop, alors que le tome 1 laissait un suspense de fou, en fait, il n'en est rien et on est plutôt déçu de ce qu'on trouve dans ce tome 2. Les personnages, qui sont les mêmes que dans le tome 1, ne m'ont pas paru aussi sympathiques, ni attachants. Je les ai trouvés peu réfléchis, un peu idiots. Et vraiment je trouve dommage que l'action ne soit pas plus rapide, plus intelligente même. J'abandonne cette BD.

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Les mères, de Samantha Hayes

Quatrième de couv' : Birmingham, Angleterre. Enceinte, Claudia se met en quête d'une nanny pour son futur bébé et pour garder les jumeaux que son mari, souvent absent, a eus d'un premier mariage. Zoé Harper, charmante jeune femme aux références impeccables, s'impose comme la perle rare et s'installe chez eux. Mais, très vite, Claudia se met à nourrir des soupçons sur cette employée idéale.
Pendant ce temps, la tension monte en ville, ou l'inspecteur Lorraine Fisher enquête sur le meurtre atroce d'une femme sur le point d'accoucher. Et quand une deuxième, puis une troisième femme enceinte sont tuées, la tension se transforme en terreur...

Mon opinion : Ce n'est pas un thriller qui va vous surprendre énormément. Disons qu'on sent un peu qu'il y a quelque chose qui cloche, on nous apporte la réponse dans les 40 dernières pages, mais c'est pas dingue de ouf. Cela dit j'ai bien aimé. Sauf la fin où il manque des mots ou alors il y a trop de mots, vive la traduction et la relecture pas très efficace...
Bref, c'est l'histoire de femmes, qui veulent devenir mère, ou qui le sont (l'inspecteur Fisher connaît des problèmes avec sa fille, une ado qui veut s'émanciper, cette partie du roman n'est pas super intéressante, voire même pas nécessaire mais bon, ça remplit). C'est une histoire de soupçons, parce que la confiance est difficile à installer. Et puis c'est une histoire un peu gore, heureusement sans trop de détails sordides, mais avec des femmes enceintes qui sont assassinées.
C'est un thriller très féminin je trouve, par son sujet notamment. Le fait que l'enquêteur soit une femme (même si elle exerce avec son mari), les hommes sont peu présents (le mari de Claudia est officier de l'armée marine - ça se dit ?), il n'y a pas d'hommes dans la vie de Zoé, Pip a un mari peu présent aussi. Bref, c'est un roman de femme, pour les femmes.

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dimanche 15 juin 2014

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Vivianne, d'Abby Clements

Quatrième de couv' : Et si les petits bonheurs rendaient la vie plus belle ?
Une boutique de crèmes glacées gourmandes, aux délicieux parfums et à la décoration rétro : voilà ce qu'Anna et Imogène héritent un beau jour de leur grand-mère Viviane. Les deux soeurs avaient pourtant chacune des projets, un amoureux, une vie toute tracée à construire, mais elles décident sur un coup de tête de reprendre ensemble la petite échoppe.
Une chose est sûre : cet été ne sera comme aucun autre...

Délicieusement romantique, 
un ravissant roman "so British", 
qui laisse le sourire aux lèvres bien après l'avoir refermé.


Mon opinion : Tout d'abord je tiens à remercier les éditions Prisma pour l'envoi de ce livre. La littérature anglo-saxonne ça me branche et je la trouve toujours plus positive que ce que nous pondent les auteurs français... Bref, ce roman c'est très frais, pas toujours joyeux parce qu'il arrive des choses assez graves, assez compliquées à Anna et Imogène (âgées de 28 et 23 ans), mais elles s'en sortent, elles sont dotées d'une force de caractère qui les pousse à reprendre la boutique de glaces de leur grand-mère. Elles vont connaître des échecs au débuts puisque gérer une boutique ça ne s'invente pas. Mais leur détermination et leur patience vont payer et elles vont réussir à attirer et fidéliser des clients.
J'ai trouvé ce livre intéressant parce qu'il nous montre que c'est difficile de gérer un commerce, mais qu'avec de bonnes idées, on peut réussir.
Je n'ai pas trop aimé ce qui leur arrive dans leur vie personnelle, notamment avec Anna et Jon, c'était superflu et leur relation aurait très bien pu continuer comme au début du roman (oui je spoile un peu, pardon). Quant à Imogène (quel prénom ! - je n'aime pas-), si au début je la trouvais un peu immature et trop spontanée dans ses actes, à la fin, je crois qu'elle est plus apaisée, et elle a réussi à équilibrer sa passion, sa vie personnelle et ses désirs de voyage.
Bref, c'est plutôt un bon roman, même si parfois il peut sembler niais. En tout cas il est distrayant pour l'été.

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dimanche 8 juin 2014

La deuxième vie d'Amy Archer, de R.S. Pateman

Quatrième de couv' : Le 31 décembre 1999, Amy Archer, fillette de dix ans, a disparu de son terrain de jeux habituel. On n’a jamais retrouvé son corps, et la vie de ses parents, Beth et Brian, s’en est trouvée dévastée.
Dix ans jour pour jour après sa disparition, Beth est seule, toujours aux prises avec l’énormité de son chagrin, seule face à l’horreur de ne pas connaître le sort de son enfant unique, quand une inconnue frappe à sa porte, prétendant savoir ce qui est arrivé à Amy.
Beth fait la connaissance d’une fillette, troublant sosie de sa fille disparue, qui sait des choses qu’Amy est seule à pouvoir connaître : le nom de son jouet préféré, des souvenirs de vacances, ce que Beth prend au petit-déjeuner. Mais comment la fillette pourrait-elle être Amy ? Elle n’a pas du tout vieilli… Pour découvrir ce qui est vraiment arrivé à Amy, Beth va devoir remettre en question tout ce à quoi elle croyait et envisager l’impossible.

Aussi glaçant qu’haletant, La Deuxième Vie d’Amy Archer est le premier roman d’une nouvelle voix dans le monde du suspense psychologique britannique. Un thriller coup de poing, qui ravira ceux qui ont aimé Avant d’aller dormir, de S. J. Watson, et Les Apparences, de Gillian Flynn.


Mon opinion : On n'en ressort pas indemne. Ça fait un bon quart d'heure que j'ai fini ce livre et je me sens comme à l'étroit dans mon corps, comme si j'avais une boule au ventre qu'il fallait expulser, soit pas des pleurs, soit par des cris, de l'énergie ou plus prosaïquement en régurgitant tout ce que j'ai lu dans ce livre.
Ce roman m'a un peu déçue sur certains points (notamment quand on nous dit que c'est aussi bien que Avant d'aller dormir et Les Apparences, deux thrillers qui m'ont vraiment tenus en haleine) parce que je m'attendais à autre chose, d'autres suspects et puis surtout, pas une fin ouverte comme ça.
Cela dit, il est bien écrit, bien construit, bien amené. Mais il laisse un goût très amer. Il fait mal, il irrite. Il inquiète aussi. On part de quelque chose d'un peu irréel (le sujet de la réincarnation) et puis de fil en aiguille on arrive à quelque chose d'affreusement réel (mais ça je vous laisse le découvrir).
On doute tout au long de ce livre, des personnages, du personnage principal même et la fin nous submerge d'un doute immense. On prend conscience alors, que chacun a sa propre vérité et qu'elle peut très bien être constituée de doutes.

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mardi 3 juin 2014

La vie épicée de Charlotte Lavigne, de Nathalie Roy

Quatrième de couv' : Piment de Cayenne et pouding chômeur
Charlotte Lavigne, 33 ans, documentaliste pour une émission de télé, est une jeune femme charmante, absolument pas parfaite, mais ô combien divertissante : célibataire, désespérément à la recherche du mari idéal, aimant profiter de la vie et de sa carte de crédit. Mais c'est surtout dans sa cuisine qu'elle cherche à s'épanouir. Charlotte adore concocter de bons petits plats. Déterminée, ingénieuse et aventurière, elle est prête à tout pour séduire ses invités. Son but : réussir le dîner parfait. Mais encore faudrait-il qu'elle laisse de côté le vin et soit un peu moins gaffeuse…

Mon opinion : Voilà qui résume bien l'histoire ! Charlotte a deux buts dans la vie : réussir à être l'hôte parfaite et trouver un mari parfait. Car Charlotte ne peut pas se contenter de "bien" elle veut la perfection. Malheureusement elle a beaucoup de mal à l'atteindre, c'est une sacrée gaffeuse ! Mais elle ne lâche rien. Elle recommence, essaie, se casse la figure mais n'abandonne jamais.
C'est une héroïne très sympathique, bien que parfois un peu too much, elle est "entière" dans tout ce qu'elle fait. Elle est drôle (à ses dépends). J'ai trouvé dommage que certaines situations ne soient pas poussées à l'extrême comme dans Bridget Jones. On s'attend tellement à éclater de rire devant ses gaffes et au final, on peut être un peu frustré(e) que l'auteure ne soit pas allée plus loin pour rendre certaines situations vraiment drôles. En tout cas, on sourit, et c'est déjà pas mal.
Les expressions québécoises sont drôles bien que parfois difficiles à comprendre. Mais c'est original et ça m'a bien plu.
En tout cas, c'est un bon livre, dans lequel les personnages ne sont pas trop stéréotypés. (Bien que Charlotte éclipse pas mal son entourage) J'espère, s'il y a d'autres tomes, que Aisha, Ugo et Maximilien seront un peu plus mis en avant.

C'est un livre détente, qui devrait plaire pour l'été.

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dimanche 1 juin 2014

La première chose qu'on regarde, de Grégoire Delacourt

Quatrième de couv' : Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, vêtu de son caleçon fétiche, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte.
Il ouvre.
Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste. Elle a vingt-six ans, et quelque chose de cassé.

Après L'Ecrivain de la famille et La liste de mes envies, Grégoire Delacourt signe un roman féroce et virtuose sur la naissance de l'amour et la vérité des âmes.

Mon opinion : Bien sûr j'ai entendu parler de la polémique autour de ce livre, Scarlett Johansson qui souhaite faire un procès à l'auteur parce qu'il utilise son nom et son histoire dans ce livre. Et pourtant, ça ne parle pas d'elle... Enfin pas trop. Donc bêtement, je me suis jetée sur ce livre dès réception pour comprendre pourquoi. Et puis surtout pour voir si j'allais pouvoir le conseiller.
Et la réponse est non.

Concernant le style, je n'ai pas aimé. Je sais pas, ça sonne comme la voix-off dans le film Amélie Poulain, sauf que dans un livre, ça ne donne rien, à part une énorme exaspération. C'est plein de références, de digressions, du genre extraits de page wikipedia. Et puis, les vers des poèmes d'un certain Jean Follain, mis comme ça à droite à gauche dans le roman ne m'ont pas plu du tout. Quel est l'intérêt ?
En fait, rien dans ce roman ne m'a plu. On dirait même que l'auteur se moque de ses personnages en les rendant plus mièvres, plus niais que n'importe qui sur terre. Il y a une ironie qui imprègne ce roman tout du long et on ne sait pas trop si ce livre est à prendre au premier ou au second degré.
C'est très populaire, à la limite du vulgaire parfois, tellement il y a de pathos dans ce court roman. L'auteur cherche à nous rendre triste avec deux personnages qui sont blessés par la vie (mais genre au plus haut niveau...). Les événements qui leur arrivent (ou leur sont arrivés) sont extrêmement exagérés (à la limite du risible même, la scène de la mère anthropophage c'est quand même pas triste), comme si l'auteur avait besoin de leur infliger tout ça pour qu'on les trouve beaux de s'aimer, malgré tout, malgré leurs blessures.

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