vendredi 30 mai 2014

Pas son genre, de Philippe Vilain

Quatrième de couv' : Il est professeur de philosophie, elle est coiffeuse. Contraint de quitter la capitale pour enseigner à Arras, le premier rencontre la seconde sans vraiment la remarquer. Langage, goûts, références.... tout les oppose, et pourtant, elle devient son amante. Le mépris et l'ennui se profilent à l'horizon, mais qui croit mener le jeu peut bien être joué.

Une réflexion drôle et mélancolique qui décortique le choix amoureux, le racisme des sentiments et l'absurde de l'amour.

Mon opinion : Faut vous prévenir, ce n'est pas une histoire d'amour niaise, adorable, qui se finit bien. Non là, on est dans le réel, dans ce qui arrive à des tas de gens tous les jours. François, prof de philo parisien, muté à Arras, est du genre à avoir une haute opinion de lui-même, alors quand il se trouve face à Jennifer, coiffeuse, et qu'il réalise qu'elle lui plait, il commence à réfléchir. Oui il veut bien d'elle comme amante, mais non, il ne veut pas faire d'elle sa compagne. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il la méprise, elle l'exaspère avec son manque de culture, elle ne comprend pas les textes profonds qu'il lit, elle est coiffeuse et n'a pas d'ambition selon lui. Il est hyper condescendant !
François est un indécis. Il attend qu'on prenne les décisions pour lui. Pourtant il y réfléchit sérieusement, tout ce roman est rempli de ses réflexions. Cependant il ne bouge pas, stagne, ne fait pas d'effort pour aller vers elle, pour créer un lien fort avec elle et passer au-dessus de ses a priori, il ne s'engage pas, tout simplement.
Autant vous dire que j'ai détesté ce personnage (forcément, suite à mon expérience personnelle) et j'ai failli balancer ce livre plusieurs fois tellement il me bousillait parce qu'il m'expliquait (peut-être) les choix de mon ex, que je n'avais pas vus sous cet angle.

Avec un tel roman, on se pose la question "pourquoi se mettre en couple avec quelqu'un qui ne partage pas les mêmes centres d'intérêt que soi ?", ou encore "qu'est-ce qui fait durer une relation hormis l'attirance physique ?" C'est le thème de la différence culturelle et sociale qui est abordé dans ce court roman et ça donne à réfléchir.

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mardi 27 mai 2014

Les mensonges, de Karen Perry

Quatrième de couv' : Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin, architecte, jusqu'au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé. Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de quitter le Maroc et de revenir vivre en Irlande.
Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s'imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un train sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d'une femme au beau milieu d'une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s'est-il vraiment passé à Tanger ?
La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l'un croit savoir de l'autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu'à une vérité totalement inattendue.

Avec ce formidable premier roman, Karen Perry pousse le suspense psychologique à son paroxysme, capturant au passage toute la complexité, les non-dits, les doutes et les impasses de la vie conjugale. D'une lucidité effrayante, d'une tension constante, Les Mensonges vous tiendra éveillés toute la nuit, jusqu'à une conclusion sidérante.

Mon opinion : Décevant. Avec un pitch pareil je m'attendais à une intrigue hyper complexe, mais là c'est d'une simplicité affolante. On nous parle de suspense, mais que dalle ! Je me suis arrêtée de lire plusieurs fois à n'importe quel endroit parce que justement ça manquait de suspense. C'était lent, c'était plat. Les révélations n'étaient pas exceptionnelles et j'avais deviné assez vite le mensonge qui avait crée la situation.
Pour moi, c'est loin d'être un thriller. Et c'est une très grosse déception parce que je m'attendais à mille fois mieux, à plus de développement, quelque chose de plus sombre, de plus pervers même. L'alternance des points de vue du couple ne m'a pas branché plus que ça, ça ne les rend pas plus intéressant. J'ai eu du mal à me faire un avis sur la femme, Robin, parce qu'elle est plus en retrait que son mari, elle a moins de caractère et on peine un peu à se l'imaginer.
Bref, vous pouvez passer votre chemin.

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dimanche 25 mai 2014

Sans télé, on ressent davantage le froid, de Titiou Lecoq

Quatrième de couv' : Comment survivre à une rupture amoureuse ? Comment s’insérer dans une société qui, clairement, n’attend pas les bras ouverts un bac + 5 de sémiologie ? En adoptant une technique de survie simple : la débrouille.
Avec un journal de bord hilarant, Titiou Lecoq livre la cruelle réalité de toute une génération, pour qui la vie moderne est jalonnée d’obstacles, dont le premier consiste à sortir de son lit le matin.
Se dessine le quotidien d’une jeune femme d’aujourd’hui, qui passe sa vie entre les boulots, les cartons, ses amis précieux et les histoires foireuses. Incapable de survivre sans télé ni ordi. À la recherche du « connard merveilleux », elle teste plusieurs formules (dont un Partenaire Chocapic avec qui partager ses petits-déjeuners). Car elle doit aussi faire face aux nouveaux rapports hommes/femmes : on discute, on boit, on baise. Le lendemain, on se réveille et on réfléchit.
Voici la trajectoire décapante d’une trentenaire, depuis le départ de son premier amour jusqu’à la découverte de la vie avec Têtard, son fils. Titiou Lecoq raconte le quotidien de toute une génération. Caustique, drôle, elle décrypte une époque où on ne badine pas avec l’amour. Ni le porno.

Née en 1980, titulaire d’un DEA de sémiotique, Titiou Lecoq est journaliste et tient un blog Girlsandgeeks.com, qui croise les thèmes de l’Internet, du sexe et des chatons. Elle est l’auteur d’un premier roman remarqué, Les Morues (Au Diable Vauvert, 2011).

Mon opinion : J'ai bien aimé. Je dois avouer que j'avais aperçu ce titre quelque part, et puis je m'étais dit, c'est super con de parler de télé alors qu'à notre époque notre génération achète de moins en moins de télé, pour la regarder sur ordinateur. BREF.
Je me baladais dans une librairie quand je suis tombée sur ce titre (et sa quatrième de couv' surtout) et je me suis dit que ça sonnait bien. Je l'ai aussi feuilleté un peu, histoire d'être sûre que le ton me plaisait. ça a été le cas. Présenté sous forme de petites chroniques, c'est une sorte d'autobiographie de l'auteure. A vrai dire je ne sais pas à quel point c'est autobiographique ou non. Mais bon, ses réflexions sont celles de notre génération et j'ai découvert, grâce à elle, un truc hyper important et vrai : on veut être la mère et l'amante de nos mecs. Ouf hein ?!
Je suis plutôt contente d'avoir acheté ce livre parce que je le relirai, petits bouts par petits bouts histoire de me remémorer que la vie n'est pas facile, mais qu'on s'en sort toujours avec pas mal d'humour.
Faut quand même vous prévenir : il y a des passages crus, et on peut avoir du mal à s'identifier. Mais dans l'ensemble, ça devrait vous parler.

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lundi 19 mai 2014

Quatre soeurs, Geneviève, de Malika Ferdjoukh

Quatrième de couv' : L'été a presque vidé la Vill'Hervé. Hortense et Enid sont à Paris dans le moins deux pièces de leur tante Jupitère et de leurs deux cousins Désirée et Harry. Bettina est partie camper à la campagne avec les DBB, chez une cousine Bethsabée inventée pour la circonstance. Charlie est là, mais ailleurs. Dans l'inquiétude du lendemain sans doute. Dans la nostalgie de l'hier avec Basile, peut-être aussi. Geneviève, elle, vend des glaces à la plage en regardant passer les bateaux, les pédalos, les cumulos (nimbus) et surtout le mystérieux Vigo qui a commencé par se renverser en vélo devant elle et qui la renverse à son tour.
Ce n'est pas le seul garçon irrésistible de ce dernier épisode, d'ailleurs. Il y a Augustin, l'homme qui met dans sa poche des tas de bêtes : moineaux, canards et autre Bettina ; il y a l'inspecteur Valéry Clotilde ; sans compter quelques revenants dont le Gnome de la Chasse d'Eau qui lui non plus n'est pas vilain de sa personne...

Mon opinion : J'ai dévoré ce dernier tome. Et pourtant je lui trouve plein de défauts.
La partie sur Bettina n'était pas à la hauteur des tomes précédents, où est le cynisme de l'adolescente ? Et en plus on doit deviner qu'elle tombe amoureuse alors que dans les précédents tomes, c'était beaucoup plus clair dans son attitude.
Geneviève m'a déçue à sortir avec un bad boy qui ne la traite pas bien, et ne lui laisse pas beaucoup de choix quant à sa première fois. On n'a pas l'impression qu'elle y réfléchit beaucoup. Pour elle, c'est okay direct. Alors qu'à cet âge-là (16 ans), on se pose beaucoup de questions, on se demande si c'est le bon moment, le bon garçon.
En fait tout va trop vite dans ce dernier tome et c'est dommage. Tout est expédié par l'auteure comme si il fallait qu'elle finisse son roman, en un nombre de pages déterminé.
Les caractères des cinq soeurs sont assez peu développés dans ce tome. La faute à trop de personnages ?
Cela dit, j'ai quand même bien aimé, on sent l'été, les vacances, le soleil, l'insouciance aussi. La fin m'a fait sourire mais m'a aussi attristée. Je m'étais attachée aux personnages et les quitter comme ça, c'est difficile.

Dans l'ensemble c'est une très bonne série pour ados, originale, bien écrite.

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dimanche 18 mai 2014

Mort et vie de Lili Riviera, de Carole Zalberg

Quatrième de couv' : Lili Riviera est retrouvée morte chez elle. La désolation de la scène a saisi les plus concupiscents des policiers et pompiers venus constater son décès : ce corps de la star du porno, aux courbes remodelées jusqu'à l'outrance par la chirurgie, étendu au milieu d'un capharnaüm de vêtements, de bouteilles vides et de boîtes de médicaments, ne suscite plus que la compassion. Cette poupée cassée fut pourtant un jour une enfant, puis une jeune fille, tâchant de s'affirmer entre une mère fielleuse et un père lâche et absent... N'ayant pas la force de s'aimer, Lili a préféré devenir une autre, dans un vertige conjuré jour après jour par le sentiment grisant de plénitude qui l'étreint quand une foule d'hommes à ses pieds tremble d'envie de la toucher.
Sur la terreur d'être soi et d'habiter sa propre chair, sur le désir mécanique humiliant comme un crachat et sur l'aspiration éperdue à être aimé pour ce qu'on est, Mort et vie de Lili Riviera est le portrait déchirant d'une petite fille à tout jamais égarée, retranchée dans le corps aberrant d'une créature à fantasmes, qui toute sa vie ne rêvera que de tendresse.

Mon opinion : Attention, roman sordide. Du début à la fin, la vie de Lili Riviera est triste, dégoûtante et peu reluisante. C'est sur la difficulté à s'accepter, mais aussi sur l'influence d'autrui sur notre propre vie. Lili n'a pas toujours été une battante et elle s'est beaucoup laissé marcher sur les pieds et mener par le bout du nez. Toute son adolescence a été gâchée par un sale type auquel elle n'a jamais su dire non. Ce type va la détruire, exploiter son corps, et elle aura un mal fou à se construire une fois ce type sorti de sa vie.
Ce court roman est assez atroce, même si il est très bien écrit, bien pensé, mais évitez de le lire un jour où vous êtes déprimé(e) car il ne fera que vous rendre plus triste encore.

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Jours tranquilles à Mixing Part, d'Erlend Loe

Quatrième de couv' : Nina Teleman, 43 ans. Prof de norvégien. Lunettes à verres épais. Adore l'Allemagne. Bror Teleman, 42 ans. Dramaturge en herbe. Léger problème avec l'alcool. Déteste tout ce qui est allemand. A eux deux trois enfants. Tout ce petit monde part en vacances... en Allemagne. Ils louent un chalet à un couple de Garmisch-Partenkirchen, les Bader, pas franchement polyglottes : apr!s consultation de divers outils de traduction automatique sur internet, le lieu est rebaptisé "Mixing Part", les Bader "barbier-chirurgien", et les Teleman "Téléhomme". Voilà qui promet... Bror essaie d'écrire, mais il est passionné de cuisine, et fantasme davantage sur quelque cuisinière plutôt que sur le théâtre. Une manière bien à lui d'arranger ses problèmes de couple. Toutes les conditions sont réunies pour couler des jours tranquilles à Mixing Part - ou pas.

Mon opinion : Bien aimé. C'est un peu loufoque. On ne sait pas trop où on va. Les Teleman sont en vacances en Allemagne. Au début il ne se passe rien et tout se joue dans l'écriture, et la superficialité du personnage de Bror, qui est obsédé par le théâtre mais incapable d'écrire. Il est égocentrique, ne s'occupe pas de ses enfants, ne prend pas un instant pour participer aux vacances. Bref, c'est un personnage un peu détestable. Quand soudain un événement le fait redescendre un peu sur terre et renouer avec son entourage. C'est assez difficile de se faire un avis sur ce livre, c'est drôle, c'est écrit de manière originale, mais je ne sais pas ce que je peux tirer de cette lecture.

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Geek Girl, tome 1, d'Holly Smale

Quatrième de couv' : Je m'appelle Harriet Manners et je déteste la mode. Sincèrement. Je préfère savoir que lors d'un éternuement, tous les organes s'arrêtent, le coeur compris, qu'une cuillerée à café d'étoiles à neutrons pèse des milliards de tonnes, ou que le merle bleu ne voit pas la couleur bleue. C'est sûrement pour ça que je n'ai pas beaucoup d'amis et qu'un "fan" a écrit GEEK au marqueur rouge sur mon sac.
Alors que feriez-vous à ma place si une agence de mannequin vous repérait ? Et vous proposait de passer de geek à ... chic ?

Mon opinion : Sympa mais pas aussi fun que j'imaginais. J'attendais ce livre depuis février, c'était présenté comme LA grosse sortie jeunesse et au final ça ne marche pas. C'est sympa mais la sauce ne prend pas... C'est juste sympa. Je ne me suis pas beaucoup attachée aux personnages, ils sont un peu clichés. Ils manquent tous de profondeur, même les adultes.
Ce livre reprend tous les les codes de la littérature adolescente pour jeunes filles et c'est dommage que ça ne sorte pas un peu plus de l'ordinaire. On nous apprend que le vilain petit canard, peut-être malgré tout apprécié pour sa beauté intérieure, peut aussi devenir magnifique avec une mise en valeur de ses atouts. Bref, tout pour rassurer l'ado qui manque de confiance en elle.
On sent que l'auteure s'est fait plaisir à écrire ce livre, mais ça manque d'originalité pour être vraiment bon. Après, c'est amusant, ça se lit vite. Mais ça manque de quelque chose. Le petit truc qui fera la différence.

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Son carnet rouge, de Tatiana de Rosnay

Quatrième de couv' : "Avant de s'en aller, elle enlève son alliance et la pose délicatement sur le capot de la voiture, sans un mot."

Mon opinion : Je ne savais pas dans quoi je m'engageais en commençant ce livre. En fait, ce sont 11 nouvelles sur l'adultère. Et c'est carrément lassant de tout lire d'une traite. C'est bien écrit, certaines nouvelles sont originales, tandis que d'autres sont trop prévisibles. Je trouve que l'auteure enchaîne trop les clichés, elle va à fond dans le prévisible et c'est dommage.
Dans ce livre, les personnages sont toujours un peu les mêmes : homme et femme d'une trentaine d'années, avec un ou deux enfants en bas âge.
Bref, ce recueil de nouvelles, sur ce thème, ne m'a pas plu, plus que ça.

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jeudi 1 mai 2014

Le bomeur, une vie de bobo chômeur, de Nathanaël Rouas

Quatrième de couv' : « Quand Lola m'a ajouté sur Facebook, elle a checké mon profil.
En 586 photos, 320 statuts et 1780 friends, elle en a déduit que j'étais un connard.
Un connard prétentieux.
Pour mes 1780 friends, j'ai une vie cool. Ils ne me voient pas bader le dimanche soir, seul chez moi devant mon ordinateur, une rediffusion de "Zone interdite" en fond sonore, et mon paquet de clopes vides sur la table basse. Je ne vais pas poster de photos de mon rendez-vous Pôle emploi à 9h30 à Belleville en plein hiver et de mon arrivée en scoot sous la pluie.
En fait, j'ai un statut social virtuel cool.
Et un vrai statut social de merde. »

Un portrait romanesque des 20-35 ans, génération qui n'a connu que la crise, mais qui n'a pas renoncé pour autant à la désinvolture.

Mon opinion : RAAAH c'est le genre de bouquin que je ne pourrais pas conseiller à mes clients parce qu'on n'a pas ce type de clientèle. Voilà, ce livre s'adresse surtout aux trentenaires, parisiens, bobo, arrogants. Moi ça m'a plutôt plu, même si le personnage de Nathanaël est un vrai petit con (mais il l'avoue lui-même).
Je trouve que c'est une "critique" de notre société actuelle, avec toutes les difficultés qu'on a, en tant que jeunes, à vivre le chômage, la crise, la difficulté à trouver un emploi malgré un bac +5 par exemple.
Et puis de ce chômage, il en découle une réflexion : le moral est mieux quand on travaille, puisqu'on a un statut social.
Alors même si ce livre soulève des questions sur la société, je ne pourrais pas le conseiller à mes clients bien trop âgés pour comprendre le tiers du bouquin, eux qui n'ont peut-être jamais connu le chômage et n'entravent rien au langage des jeunes, à leur façon de penser. Je pense que ce livre doit sûrement bien marcher dans d'autres librairies, mieux ciblées par les éditeurs.

Une citation qui m'a bien plu et qui est très juste : "Tu ne verras jamais la fille pleurer toute seule dans son appartement. Tu ne verras jamais le mec en train de se branler sur Youporn les larmes aux yeux en se disant qu'il est vraiment une merde et qu'il était fou amoureux de son ex.
Sur Instagram, application où les gens postent des photos de leur vie, c'est la même chose. Tu n'as que des moments de vie joués. Il faut montrer au plus grand nombre que ta vie est plus cool que celle des autres."

Et une autre : "Dans ma génération, on veut tout, tout de suite. Jamais satisfaits. Autour de moi, peu de gens sont vraiment heureux en couple. Certains préfèrent même être seuls et baiser de temps en temps plutôt que d'avoir à affronter des problèmes de couple au quotidien. C'est plus égoïste mais moins risqué.
"Je ne tombe pas amoureuse, donc je ne vais pas être triste, et ça me permet d'aller voir qui je veux quand je veux."
Anouk c'est ça. Elle ne veut pas se donner la chance d'être heureuse. Trop peur de la chute."

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