vendredi 6 décembre 2013

Un avion sans elle, de Michel Bussi

Quatrième de couv' : 23 décembre 1980. Un crash d'avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd'hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu'il s'apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu'il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus qu'un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité...

Mon opinion : J'ai dévoré ce livre, j'y ai passé 6 à 7h hier après-midi, sans rien faire d'autre tellement je ne pouvais plus le lâcher.

MAIS la fin est improbable. Alors l'autre jour je disais que ce n'était pas grave (dans ma chronique sur Le Dîner) si tout n'était pas possible dans un roman, mais là c'est différent : on est dans un polar, y'a des unités de temps. Elles doivent être respectées, d'autant plus que l'auteur les dit tout au long du roman.
Pour vous donner une idée sans trop spoiler, le type met 1h30 à descendre de la montagne, puis 45 min à se rendre dans une ville, puis il fait des recherches, enfin il reprend la route vers un village à 45 min de là. En gros il a mis plus de 3h. La fille se réveille à 7h12 et il est écrit qu'elle met "une bonne heure" à descendre (déjà la meuf est plus rapide que le gars...), donc il est logiquement 8h15 (ou un peu plus).
Hors plus loin dans le roman, on apprend qu'à 8h14 elle est ailleurs, au même endroit que le mec. Et en plus il est dit qu'elle a fait le même parcours que le mec, en voiture, soit au minimum 1h30 !! Elle devrait arriver sur le lieu du mec à 9h45-10h. Mais non, elle débarque à 8h15...
On ne peut pas laisser passer un truc pareil quand on écrit un polar.
Ça a tout cassé pour moi et la fin m'a moins embarquée.

D'ailleurs il y'a une autre erreur, dans les années. C'est écrit 82 au lieu de 80. C'est peut-être juste une erreur de frappe mais quand même. Je suis super vigilante quand je lis un polar parce que tous les éléments doivent se tenir. Tout doit être cohérent !

Vraiment ce livre m'a plu mais je ne lui mets que 8/10 parce qu'on ne peut pas déconner à ce point sur la fin...

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

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